Présidentielle au Gabon : une élection décisive après 19 mois de transition militaire Actualité Afrique 2050 12 avril 2025
12 avril 2025 - 22:06 - 1434vues
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Ce samedi 12 avril 2025, le peuple gabonais est appelé à voter pour élire son futur président, 19 mois après le renversement du régime Bongo par un coup d’État militaire. Cette élection marque un tournant historique : le retour à l’ordre constitutionnel après une transition dirigée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, aujourd’hui grand favori du scrutin.
Sous la bannière du « Rassemblement des Bâtisseurs », le président de la transition se présente comme « le candidat du peuple », fort d’un soutien étendu et d’une visibilité politique renforcée. Il affronte sept autres candidats, dont Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre, qui prône une rupture totale avec le système ancien.
Enjeux de participation : l’espoir face à la résignation
Quelque 920 000 électeurs sont inscrits pour voter dans plus de 3 000 bureaux de vote à travers le pays et dans la diaspora. À Libreville, à l’école Pilote où doit voter le président sortant, les premiers électeurs se sont présentés dès l’aube. Mais ailleurs, l’affluence est plus timide.
L’abstention constitue un enjeu crucial, surtout après un référendum constitutionnel peu mobilisateur en novembre dernier. Plusieurs appels citoyens ont été lancés ces derniers jours pour inciter à une participation massive.
⏳ Une campagne courte, une compétition déséquilibrée
La campagne présidentielle, limitée à 13 jours seulement, s’est déroulée dans un climat jugé inégal. Le président-candidat, omniprésent dans les médias et l’espace public, a bénéficié d’un avantage indéniable. Ses concurrents, en particulier Alain-Claude Bilie-By-Nze, ont dénoncé une campagne verrouillée, sans accès équitable aux canaux de communication.
Sécurité, observateurs et nouvelle loi électorale
Plus de 2 500 observateurs ont été accrédités pour surveiller le bon déroulement du scrutin. Le gouvernement affirme garantir une élection libre, transparente et apaisée. Une nouveauté : les procès-verbaux devront être affichés publiquement et les bulletins incinérés après dépouillement, conformément à la nouvelle loi électorale.
Des attentes sociales immenses
Si le pays reste l’un des producteurs de pétrole majeurs d’Afrique centrale, il continue de faire face à une situation économique difficile : chômage élevé, services publics défaillants, infrastructures vétustes. La population attend des réformes profondes, au-delà des promesses.
Qu’il s’agisse d’un nouveau départ ou d’une continuité, les résultats du scrutin, attendus dès lundi, seront scrutés avec attention au Gabon comme à l’international.




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