GABON : Présidentielle 2025 : Installation de la Commission d’aptitude linguistique, une étape clé du processus électoral Actualité Afrique 2050 28 février 2025
28 février 2025 - 20:13 - 2186vues
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À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde.
Le processus électoral en vue de l’élection présidentielle du 12 avril 2025 au Gabon franchit une étape cruciale ce jeudi 27 février 2025. Armande Longo-Moulengui, ministre de la Culture, procèdera à l’installation officielle des onze membres de la Commission d’aptitude linguistique, une instance déterminante dans la validation des candidatures.
Désormais, pour prétendre à la magistrature suprême, chaque candidat devra obligatoirement justifier de la maîtrise d’une langue nationale, conformément aux nouvelles dispositions du Code électoral (article 170). Cette attestation est une condition sine qua non pour le dépôt des candidatures auprès de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et des référendums (CNOCER).
Qui sont les membres de cette Commission ?
Les onze personnalités désignées pour siéger dans cette commission possèdent des parcours variés, reflétant la diversité linguistique et culturelle du pays. Parmi eux :
✔ Fausther Mickolo
✔ Théodorine Nto Amvamame
✔ Paul Maixent Moussinga
✔ Gouedard Allogho Obame
✔ Grâce Mélissa Mboumba
✔ Théophile Lhyé Moubassango
✔ Cécile Zue Zang
✔ Pauline Ntsangha
✔ Pierrette Renamy
✔ Francis Mouity Mboumba
✔ Marie-Louise Yendi
Leur mission principale : évaluer les compétences linguistiques des candidats afin de garantir qu’ils maîtrisent une langue nationale du Gabon.
Un critère qui fait débat
L’introduction de cette exigence linguistique est une nouveauté qui suscite des réactions contrastées. Certains y voient une avancée vers une meilleure représentativité culturelle et identitaire, tandis que d’autres dénoncent une mesure discriminatoire qui pourrait limiter l’accès à la présidentielle.
Dès l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, les premiers examens linguistiques seront scrutés de près, car ils détermineront qui sera éligible à la course présidentielle.
Cette disposition marque un tournant dans la vie politique gabonaise : désormais, les prétendants à la présidence ne devront pas seulement prouver leurs compétences à gouverner, mais aussi leur capacité à s’exprimer dans une langue nationale, un critère qui s’impose désormais comme un élément fondamental du débat démocratique.



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