GABON – PDG : Titanic politique en perdition, la tendance Louembe-Ngoma va-t-elle sombrer ou sauter du navire ? Actualité Afrique 2050 28 juillet 2025
28 juillet 2025 - 15:40 - 1317vues
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À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde. Restons en contact

Il fut un temps où le PDG était un mastodonte, un pachyderme inamovible de la jungle politique gabonaise. Aujourd’hui, c’est plutôt un éléphant de porcelaine, suspendu au-dessus d’un volcan. À l’approche des législatives et locales 2025, l’ancien géant politique ressemble de plus en plus à un vieux poste télé sans antenne : il grésille, mais personne n’écoute.
Au cœur de ce soap-opéra électoral : la tendance Louembe-Ngoma, ou devrions-nous dire… la faction des sacrifiables. Ces figures naguère fidèles du PDG – Blaise Louembe, Angélique Ngoma, et consorts – pourraient bientôt apprendre que dans la grande loterie politique de 2025, ils ont tiré la boule noire.
Le scénario ?
Une mise en scène millimétrée : d’abord on parle d’unité, on fait des selfies collectifs, on organise des réunions aux allures de veillées funèbres… puis, sans crier gare, on vous retire la chaise au moment de passer à table. Et voilà comment on éteint une branche sans allumer de feu.
Pendant que Louembe et Ngoma révisent leur discours de candidature, Ali Akbar Onanga, lui, observe… sans présenter un seul candidat PDG. Un oubli ? Non. Une stratégie ? Sans doute. Un suicide politique prémédité ? Très probablement. Dans le silence du PDG, c’est l’UDB – l’Union Démocratique des Bâtisseurs – qui se frotte les mains et pavent déjà leur route vers l’hémicycle.
Douze noms en suspens, douze pièces sur l’échiquier qu’on hésite à sacrifier ou recycler :
Louembe, Kalima, Manfoumbi, Ngoma, Moukoumbi, Ntoutoume Leclercq, Nguema Mba, Ngoussi, Megne M’eyi, Otandault, Ndougou, Mekam’ne… Tous, en posture d’anciens titulaires sans maillot.
Le PDG semble avoir opté pour une stratégie inspirée du "kamikaze zen" : ne rien faire, laisser les concurrents s’épuiser, puis mourir tranquillement dans la dignité d’un vieux parti qu’on pleurera dans les archives de l’Assemblée.
Ce n’est pas nouveau. On se souvient :
- Pierre-André Kombila, outsider des Bûcherons, qui a fini par couper le tronc.
- Michel Menga, acteur secondaire devenu héros judiciaire.
Moralité : en politique gabonaise, les vainqueurs sont souvent ceux que l’on ne regarde pas.
Aujourd’hui, c’est Louembe & Ngoma qui rament dans la cale du navire PDG, tandis que le capitaine a déjà sauté dans le canot de l’UDB. Ils sont là, dignes mais trempés, espérant qu’on les repêche avant que le paquebot ne coule.
Rester fidèles à un sigle qui fond comme beurre au soleil ou larguer les amarres et tenter l’aventure en indépendant ? Telle est la question. La réponse ? Probablement dictée par qui tiendra la planche de salut médiatique, ou judiciaire.
Pendant ce temps, au QG du PDG, on applique la célèbre devise :
« Quand ton allié politique est trop ambitieux, offre-lui une promotion… dans le silence. »
CONCLUSION SATIRIQUE :
Le PDG ne semble plus chercher des députés, mais des héritiers notariaux pour son testament politique. Et dans le grand théâtre électoral gabonais, même les figurants savent qu’à la fin, le rideau tombe sur les loyaux, et la lumière reste sur les malins.
Alors, Louembe et Ngoma : naufragés ou navigateurs de la dernière chance ? Réponse en 2025… à condition que le bateau tienne jusque-là.



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