GABON : «C’est Ali qui paye» La réponse ironique du rappeur Tris aux mesures sociales contre le Covid-19

07 avril 2020 à 16h50 - 464 vues

Par RadioTamTam

Composé et mis en ligne quelques heures seulement après la dernière allocution d’Ali Bongo au cours de laquelle il a annoncé la création d’une enveloppe de 250 milliards de francs CFA censée soutenir les personnes et les entreprises impactées par la crise due au Covid-19, le single«C’est Ali qui paye»du rappeur gabonais Tris est une réponse «ironique» à l’élan de générosité affiché par le président de la République.

250 milliards de francs CFA. Forcément, ça fait rêver. Si bien que les internautes rivalisent d’idées depuis que le président de la République a annoncé que cette somme sera décaissée pour atténuer l’impact de la crise due au Covid-19, aussi bien pour les ménages les plus fragiles que pour les entreprises ayant vu leurs activités baisser, voire arrêter. À l’élan de générosité d’Ali Bongo, la réponse de Tris est sans nul doute la plus originale. Le jeune rappeur gabonais qui compte parmi les plus incisifs de sa génération en a fait un single intitulé «C’est Ali qui paye».

Tout y passe. De l’achat du crédit téléphonique au paiement des loyers, en passant par la consommation d’une célèbre bière locale et le transport en taxis (privés), la nouvelle vie des Gabonais que Tris peint dans son single est idyllique… d’autant que tout devient gratuit. Toutes les dépenses sont désormais à la charge d’«Ali [Bongo ?]» et le mot de passe pour en bénéficier : «C’est Ali qui paye !»

«Tout est parti d’un délire, raconte le rappeur. C’est ma perception des choses». Il ne nie d’ailleurs pas que son single est «ironique». Aussi, explique-t-il que son but est de faire comprendre aux Gabonais qu’ils «n’ont pas à attendre ce qu’on ne leur a pas promis», davantage pendant ce temps de crise due au Covid-19.

Et pour Tris, membre du groupe Bwiti Gang, la lutte contre cette pandémie «ne concerne pas que Ya Ali, mais tout le monde, de la présidence de la République au fin fond des Madouaka (quartiers sous-intégrés)». «Je pense qu’on ne devrait pas forcément attendre que le gouvernement fasse pour soi-même essayer de sauver sa vie.»

Source : Gabonrewiew

Propulsé par HelloAsso

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article