Gabon: 50 ans après, nos mamans sont encore obligées de faire de grands sauts


21 octobre 2019 - 167 vues

Gabon-Société- Inondations

Par Jean-Marie Mba et Jophiel

Le Gabon est désormais au régime des inondations ! Tél le légendaire paquebot le Titanic que rien n’arrête.  Le Gabon est grand comme la superficie de l’hexagone de 267 667 km2 et 800 km de cote sur le littoral, le pays le moins peuplé en nombre d’habitants au km2. Le pays pétrolier d’Afrique centrale, avec des ressources minières énormes, une forêt au bois précieux, des ressources halieutiques, un pays bénit des dieux.

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Depuis le retour de la saison des pluies de septembre à novembre, des problèmes d’inondations jamais rencontrés depuis une décennie affectent tout le pays. Les populations ont subi les effets de cette pluie diluvienne qui s’est abattue depuis la semaine dernière.

Ce déluge a terriblement marqué les esprits des 400 000 habitants vivant dans la capitale gabonaise (Libreville)  et de sa banlieue. Pendant deux jours, lundi et mardi dernier, les habitants se sont réveillé les pieds dans l’eau. Une majorité d’habitations de quartiers sous-intégrés  se trouvant ainsi à moitié engloutie par des eaux boueuses infectées d’amas de déchets, qui atteignaient par endroit le pic de 6 mètres de profondeur.

 Dans le centre-ville, principal point d’attraction de la capitale gabonaise ou se situe le palais présidentiel des Bongo ainsi que la plupart des bureaux de l’administration centrale, la circulation des véhicules et des piétons était presque impossible. Les eaux tumultueuses sortant comme des geysers d’égouts insalubres et bouchés à cause de l’absence d’un système efficace d’évacuation d’eau, qui empêchent aux plus téméraires de s’y aventurer.

Dans certains quartiers sous-intégrés des « matitis », en province et villages reculés, le phénomène est plus prononcé et terriblement mal vécu par les populations démunies, qui, impuissantes face à cette terrible catastrophe naturelle, préfèrent solliciter l’intervention immanente de Dieu, dans leurs prières, afin qu’il retienne les myriades de gouttes de m3 d’eau qui les tombent dessus comme un rideau de fer. De l’échangeur de l’Institut Africain Informatique, qui pourtant a subi dernièrement de récents travaux, à Nzeng Ayong, en passant par la nouvelle commune d’Akanda, ce triste décors de désolation est le même partout dans tout le pays.

Des eaux sont sorties de leur lit pour engloutir de modestes habitations. Beaucoup ont essuyé d’énormes dégâts matériels. Perdant ainsi dans leur majorité, des appareils électroménagers et des aliments. Parmi eux, ceux dont les enfants ont perdu leurs fournitures scolaires, nouvellement achetés par ces temps de vaches maigres qui affectent de plein fouet le Gabon depuis plus de 3 ans maintenant.

Ces intempéries dont la résurgence va s’étaler durant toute la saison des pluies qui dure 3 mois de septembre à novembre, sont donc loin d’être achevées.

Surtout que l’administration bongoïste qui avait lancé des travaux de construction et de réhabilitation de certaines artères et de ce que les apprentis ingénieurs ponts et chaussés  peuvent qualifier exagérément d’échangeurs à Libreville, a été un grand arnaque du siècle, au point que ces travaux sont jugés bâclés, non conformes aux normes techniques de constructions, n’ont pas donné satisfaction aux usagers.

Les travaux sur les bassins versants de Nzeng Ayong, pour ne citer que ce cas, sont inachevés, car les plans techniques ne respectent l’alchimie des lois de la gravitation. Alors que ce projet, financé à l’époque par le groupe Agence française de développement (AFD) a englouti d’énormes sommes d’argent. De tous ces travaux réalisés par les opérateurs adjudicataires desdits marchés, l’administration bongoïste n’a pas demandé une expertise technique qualitative de suivie de travaux.74708921_2299413956850693_5063718514443943936_n.jpg (75 KB)

Le plus grand impact négatif dans ce projet, ce sont des populations rurales dont l’état des routes pour rallier leurs zones d’habitations est un grand désastre. Le PK25 au PK80, la principale route, la RN1 qui dessert l’intérieur du pays, forme par endroit des cratères qui, par la puissance de la pluie sont devenues des lacs où se noient des voitures de ceux qui tentent de surmonter l’obstacle. Alors que les populations ne savent plus à quel saint de vouer.

Le grand Raïs, Ali Bongo ondimba, le président controversé depuis la dernière élection présidentielle de 2016, fêtait avec les siens ses 10 ans d’une magistrature qu’il juge lui-même abouti notamment sur le plan infrastructurels.

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