FANEL Nouvel album "HUMAN"


20 octobre 2019 - 141 vues

à paraître 15 novembre c/o Differ-Ant - Edition Archipel

Bien plus qu’une pop solaire nimbée de culture japonaise, Fanel est le reflet d’une artiste de sa génération, une enfant qui a grandi dans les années 1990. Pour Béra, qui incarne ce projet, impossible de devoir choisir entre son background rock, son amour de la culture pop nippone. Un mélange des genres assumé qui a signé l’acte de naissance de Fanel en 2014.
 
Cette envie de partager sans avoir à se départager, d’être capable d’invoquer l’imaginaire d’un manga comme de citer un poète folk, c’est  aussi ce que signifie Fanel, nom emprunté à un personnage de Vision d’Escaflowne. Dans cette saga de pop culture nippone majeure, Van Fanel est un élément réunificateur entre des peuples déchirés. 
Ce dialogue perpétuel, ce syncrétisme entre hyper technologie et retour aux sources, Béra le traduit dans sa musique, alliant des instruments organiques à des traitements plus électroniques. Elle s’amuse des sonorités et des rythmiques qu’offrent les langues en composant en anglais et en japonais. Un peu comme si la pop anglo­saxonne s’était invitée dans un film Ghibli. 
Comme pour de nombreux Français, le premier contact avec la culture japonaise a eu pour écrin le salon familial, avec les animés qui passaient en boucle à la télévision. Mais derrière le Kaméhaméha de Son Goku, l’armure de Seiya et les marteaux à 15 tonnes sur la tête de Nicky Larson, Béra est déjà séduite par ce pays où les ambiances et les rapports humains semblent bien différents de ceux qu’elle expérimente dans son quotidien. L’équilibre ténu entre le respect de la tradition et une société fourmillante ultra connectée aiguise sa curiosité. L’animation japonaise l’initie également à des compositeurs qui, à l’instar du génial Kenji Kawai (Ghost in The Shell), savent installer des ambiances éthérées avec une identité forte. 
 Après 2 EP The Mirror (2014) et You and I (2016), Fanel s’est replongée avec ardeur dans la composition pour affirmer sa passion pour le Japon. 
Son premier album Human questionne, en 9 titres, ce qui fait l’être humain, sa belle imperfection, le rapport à soi et aux autres. 
 La recherche de son esthétique musicale métisse passe par l’exploration de plusieurs instruments traditionnels de l’archipel qui viennent apporter du piquant à des compositions suaves. Le Taiko d’abord, percussion maîtresse, le caractéristique Shamisen, qui en quelque pincements de cordes nous transporte au Japon. Ainsi que le Sanshin, découvert plus récemment. 
 Cet instrument à cordes, présence séculaire dans les foyers d’Okinawa, a amené Fanel et ses musiciens à séjourner sur l’île au printemps 2019. Elle collabore avec des artistes locaux pour apprivoiser le Sanshin,  l’ambiance particulière de la région, décrite souvent comme le Hawai japonais nourrit de nombreux échanges avec les musiciens locaux qui lui permettent d’élargir son champ lexical. 
 
Sur scène, Fanel se mue en groupe avec Édouard Bertrand, Amandine Richard et Sébastien Gisbert. Protéiforme, généreux, mais toujours entière, Fanel ne s’interdit aucune configuration pour servir son propos.
La formation live confère alors une autre dimension à Fanel, passant de projet intimiste à un nouveau mélange de sensibilités. Elle a permis au groupe de belles rencontres (CATS ON TREES, AARON, LILLYWOOD AND THE PRICK, GENERAL ELEKTRIKS, MINA TINDLE). 
 
Aujourd’hui, Béra partage son temps entre Londres, Toulouse et Paris. Elle dessine déjà son prochain séjour à Tokyo. . .

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