AFRIQUE2050 Centrafrique : François Bozizé l’ex-président singe a pris la tête de la rébellion pour massacré son peuple Actualité Afrique 2050 22 mars 2021
22 mars 2021 - 23:21 - 4909vues
L’ex-chef de l’État centrafricain François Bozizé, ici le 27 janvier. | AFP / FLORENT VERGNESAfficher le diaporama
Par RadioTamTam avec l'AFP
La Centrafrique subit une guerre civile depuis huit ans. L’ex-chef de l’État centrafricain a lancé il y a quatre mois une offensive sanglante pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, réélu en janvier 2021 démocratiquement.
L’ex-chef de l’État centrafricain François Bozizé a pris la tête de la rébellion qui a lancé il y a quatre mois une offensive pour renverser le président Faustin Archange Touadéra, réélu en janvier, et désormais en recul après avoir pris le contrôle de plusieurs villes.
Serge Bozanga, le porte-parole de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), a indiqué à l’AFP que François Bozizé avait répondu favorablement à « l’appel » des six groupes armés membres de la CPC, lui « demandant de prendre la tête » de la coalition « en qualité de coordinateur général ».
En guerre civile depuis huit ans, les six des plus puissants groupes armés criminels qui contrôlaient les deux-tiers de la Centrafrique, mi-décembre, ils se sont alliés au sein de la CPC, puis ont lancé une offensive contre le régime du président Touadéra.
« Les criminels barbares souhaitent marcher sur Bangui »
Le 19 décembre 2020, M. Touadéra avait accusé M. Bozizé d’être à la tête de la CPC, ce qu’avait nié le parti de l’ancien chef de l’État criminel, dès que la coalition avait annoncé « qu'elle va marcher sur Bangui. Le jour de l’élection présidentielle, Le criminel M. Bozizé avait pourtant apporté son soutien à la CPC et avait appelé à boycotter le scrutin. Une enquête a été ouverte le 4 janvier à son encontre, notamment pour « rébellion ».
Les rebelles n’ont pas réussi à empêcher la réélection de M. Touadéra à l’issue du premier tour de la présidentielle du 27 décembre, malgré des attaques criminelles répétées, jusqu’aux portes de la capitale vite repoussées le 13 janvier 2021.
Début janvier les rebelles avaient réussi pendant leur offensive à prendre le contrôle de certaines villes comme Bangassou située à 750 km de la capitale.
Après un ultimatum de l'ONU et depuis près de deux mois, les rebelles ont quitté la ville deux semaines plus tard.
Les forces pro-gouvernementales ont repris le fief de François Bozizé à Bossangoa le 24 février dernier, à 280 km au nord de la capitale Bangui.
12000 Casques bleus
Les criminels rebelles sanguinaire se sont heurtés à des forces bien mieux armées et équipées : et quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de Minusca sont présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie et mal entraînée à la guerre en mouvement.
Le 12 mars 2021, le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé une résolution prévoyant d’augmenter progressivement de 3 000 Casques bleus les effectifs de la Minusca.
« Asphyxier » la ville
Selon l'ONU les criminels de la CPC ont cherché à couper le trafic sur les routes nationales 1 et 3, un axe routier vital qui relie la capitale de ce pays enclavé au Cameroun voisin, pour tenter « d’asphyxier » la ville.
Les forces armées centrafricaines ont ouvertes l’axe de ravitaillement vital reliant la capitale Bangui au Cameroun. Elles ont alors mené une contre-offensive pour libérer les villes de Boda, Boali, Bossembélé, Bossemptélé, Yaloké et Beloko aux mains des des singes barbares.
- Bozizé est arrivé au pouvoir en 2003 à la suite d’un coup d’État sanglant, avant d’en être chassé en 2013, il s’était porté candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020.
La Cour constitutionnelle avait invalidée sa candidature début décembre au motif notamment qu’il était sous le coup de sanctions de l'ONU pour son soutien présumé à des milices d’autodéfense coupables, selon les Nations unies, de crimes de guerre et contre l’humanité au paroxysme de la guerre civile en 2013 et 2014.
Depuis son exil, François Bozizé est accusé notamment par les Nations unies d’avoir organisé une contre-insurrection sanglante celle des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et animistes, il a été renversé en 2013 par une coalition de groupes armés dominée par les musulmans de la Séléka.
En 2014, les Nations unies l’ont placé sous sanctions pour « soutien » aux anti-balaka et l’accusent d'« avoir demandé à ses milices de poursuivre les atrocités » contre les musulmans.
Un électeur sur deux a pu se rendre aux urnes en raison des violences des groupes armés qui ont empêché les électeurs à se rendre aux urnes, le président Touadéra a été réélu à l’issue d’un premier tour contesté.
Faites un don aujourd’hui pour soutenir le journalisme indépendant. RadioTamTam est une station de radio de musique, Country, Française et du monde en ligne et s’appuie sur les dons des communautés du monde entier pour pouvoir maintenir l’excellente de la musique country, Rap, pop et du monde que vous écoutez également. Votre soutien et vos contributions nous permettrons d’atteindre nos objectifs et d’améliorer les conditions de travail. Votre don va financer notre mission. Vous pouvez faire votre don à notre station maintenant. Vous pouvez nous apporter votre soutien aujourd'hui. Pour toute personne souhaitant figurer sur la liste des lève-tôt, veuillez envoyer un e-mail à contact@radiotamtam.info
Et merci d'avoir lu.
L’équipe de RadioTamTam Propulsé par HelloAsso



Se connecter Inscription