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Le prince Harry rétrogradé : le duc et la duchesse de Sussex ont rendu leur titre d’altesse royale

20 janvier 2020 à 09h14 - 256 vues

Par RadioTamTam

Le «Megxit dur» annoncé par la reine Elisabeth II, salué ce dimanche par les tabloïds britanniques, impose au prince Harry et à son épouse Meghan de renoncer à leur titre d’altesse royale comme à certains de leurs revenus et conduit la famille royale à resserrer ses liens autour d’un noyau restreint.

Dans un communiqué inhabituel qui a mis fin à dix jours de crise, la reine a déclaré samedi que «le duc et la duchesse de Sussex n’utiliseront plus leur titre d’altesse royale étant donné qu’ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale».

Malgré cette annonce, Elisabeth II est apparue souriante ce dimanche, aux côtés de son deuxième fils le prince Andrew, dans une église de Norfolk (est de l’Angleterre) où elle a assisté à l’office religieux. Il s’agit de sa première apparition publique depuis l’annonce choc le 8 janvier de Harry, 35 ans, et Meghan, 38 ans, qui ont souhaité prendre leur indépendance et s’installer en Amérique du Nord avec leur fils Archie.

Le prince Harry rétrogradé

Désormais délivrés de leurs «obligations royales», le duc et la duchesse de Sussex ne pourront plus «formellement représenter la reine». Les tabloïds, qui les accusaient de «vouloir le beurre et l’argent du beurre» en gardant tout de même un pied dans la famille royale, un statut inédit, ont unanimement salué cette décision.

C’est un «accord indéniablement radical», a jugé le Daily Telegraph. Le Sunday Mirror s’est félicité en Une que «la reine ordonne un Megxit dur», en référence au Brexit prévu pour le 31 janvier. La relation houleuse du couple avec les journaux britanniques a pesé dans sa décision de se mettre en retrait. Accusée de racisme envers l’actrice américaine métisse, la presse à sensation attaquait régulièrement Meghan avec des articles au vitriol, l’affublant du sobriquet de «duchesse capricieuse».

Pour l’expert en protocole de la famille royale Alastair Bruce, interrogé par le Sun, l’abandon du titre d’altesse royale équivaut à «une abdication». Il note que Harry se retrouve ainsi rétrogradé au même rang que trente autres ducs britanniques.

Rends l’argent Harry

Si le couple conserve son titre de duc et duchesse de Sussex, il renonce en revanche à son allocation royale et devra rembourser certaines dépenses publiques dont il a bénéficié, notamment les 2 millions de livres (2,3 millions d’euros) employés pour rénover le Frogmore Cottage à Windsor, son lieu de résidence au Royaume-Uni.

«C’est absolument sans précédent», a estimé dans le Sun Dickie Arbiter, ancien secrétaire de presse royal, notant qu‘«aucun membre de la famille royale n’a jamais remboursé de l’argent», même ceux qui, avant Harry, avaient déjà été privés de leur statut d’altesse royale.

Avant le jeune prince, sixième dans l’ordre de succession au trône britannique, sa mère Lady Diana avait en effet elle aussi perdu ce statut après avoir divorcé du prince Charles en 1996. Tout comme Sarah Ferguson, lorsqu’elle s’est séparée du prince Andrew.

Mais il s’agissait là de «titres honorifiques», obtenus par le mariage. C’est en revanche la toute première fois qu’un membre de la famille Windsor par naissance se voit privé de ce statut. Alors que nombre de commentateurs dressent un parallèle avec l’abdication du roi Edward VIII en 1936, qui en épousant une Américaine divorcée avait renoncé au trône, celui-ci n’avait en fait pas perdu son titre, se voyant simplement rétrogradé de «Sa majesté le Roi» à «Sa majesté royale le Duc de Windsor».

Un tournant dans l’histoire de cette famille

La décision de la reine Elisabeth II marque ainsi un tournant dans l’histoire d’une des plus anciennes institutions britanniques, ouvrant une ère de nouveau fonctionnement resserré autour de ses membres nucléaires.

D’un point de vue affectif, «Harry, Meghan et Archie resteront des membres très chers de ma famille», a cependant souligné Elisabeth II. Le message «chaleureux» de la reine montre «l’affection que porte une grand-mère à son petit-fils», a jugé Alastair Bruce, mais «en même temps, elle a traité avec une poigne de fer typique de l’autorité monarchique ce problème qui devait être réglé»

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