Journée de la femme africaine Actualités africaines 31 juillet 2026
31 juillet 2026 - 13:35 - 122vues
PODCAST — TAMBOURS PARLANTS COMMUNICATIONS
Journée de la femme africaine
La Journée de la femme africaine est célébrée chaque 31 juillet, en souvenir du rassemblement historique de femmes africaines organisé en 1962 à Dar es Salaam.
Source : Union africaine
« Éduquer la jeune fille, libérer son potentiel, construire l’Afrique »
Vendredi 31 juillet 2026
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie sociale
Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
INTRODUCTION
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique.
Bonjour à toutes les femmes africaines.
Bonjour à notre jeunesse et à notre diaspora.
Bienvenue dans ce nouveau podcast de TAMBOURS PARLANTS COMMUNICATIONS, diffusé sur RADIOTAMTAM AFRICA depuis Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste indépendante, éditorialiste en ingénierie sociale et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Aujourd’hui, vendredi 31 juillet 2026, marque le dernier jour du mois de juillet.
Mais cette date porte également une histoire, une mémoire et une responsabilité : le 31 juillet, l’Afrique célèbre la Journée de la femme africaine, également appelée Journée panafricaine des femmes.
Cette commémoration trouve ses racines en 1962, lorsque des femmes venues de plusieurs pays du continent se sont réunies à Dar es-Salaam pour unir leurs forces, défendre leurs droits et participer pleinement à la libération de l’Afrique.
Aujourd’hui, nous rendons hommage à ces pionnières.
Nous saluons également toutes les femmes africaines qui éduquent, entreprennent, cultivent la terre, soignent, enseignent, créent, innovent, dirigent, transmettent et résistent.
PREMIÈRE PARTIE — LA FEMME AFRICAINE, PILIER DE NOS SOCIÉTÉS
Parler de la femme africaine, ce n’est pas parler d’une personne fragile qu’il faudrait seulement protéger.
C’est parler d’une force sociale, économique, culturelle et spirituelle.
Dans les villes comme dans les villages, la femme africaine est souvent la première à se lever et la dernière à se reposer.
Elle nourrit la famille.
Elle transmet les valeurs.
Elle protège la mémoire.
Elle participe à l’économie.
Elle maintient la cohésion sociale.
Pourtant, malgré cette contribution essentielle, trop de femmes continuent d’être tenues à l’écart des lieux où se prennent les décisions.
Elles travaillent, mais leur travail reste parfois invisible.
Elles produisent des richesses, mais disposent encore trop rarement des moyens nécessaires pour les gérer.
Elles portent les communautés, mais leur parole n’est pas toujours suffisamment entendue.
Célébrer la femme africaine, ce n’est donc pas seulement prononcer de belles paroles une fois par an.
C’est reconnaître ses droits.
C’est valoriser son travail.
C’est soutenir son autonomie.
C’est lui donner accès à l’éducation, aux soins, à la propriété, au financement, aux responsabilités publiques et aux nouvelles technologies.
Une Afrique qui écarte ses femmes du développement se prive d’une partie considérable de son intelligence, de son énergie et de son avenir.
DEUXIÈME PARTIE — PLACER LA JEUNESSE AFRICAINE AUX PREMIÈRES LIGNES
Il faudrait que la jeunesse africaine soit aux premières lignes du développement personnel, de l’innovation et de la transformation de nos sociétés.
Notre jeunesse ne doit pas seulement attendre qu’on lui donne une place.
Elle doit apprendre à se connaître, à développer ses compétences, à maîtriser les outils numériques, à entreprendre et à prendre des responsabilités.
Le développement personnel ne doit pas être réduit à quelques paroles motivantes diffusées sur les réseaux sociaux.
Il suppose un véritable travail sur soi.
Il faut apprendre la discipline.
Il faut développer la confiance.
Il faut savoir gérer ses émotions, son temps et ses priorités.
Il faut apprendre à travailler avec les autres, à prendre la parole, à construire un projet et à persévérer malgré les obstacles.
Mais cette jeunesse doit également connaître son histoire.
Elle doit comprendre les réalités de son territoire.
Elle doit apprendre à transformer les ressources africaines en richesses utiles aux populations.
Elle ne doit pas être formée uniquement pour quitter l’Afrique.
Elle doit aussi être préparée à bâtir l’Afrique.
Nos jeunes femmes et nos jeunes hommes doivent pouvoir devenir des producteurs de connaissances, des entrepreneurs, des chercheurs, des agriculteurs modernes, des enseignants, des artistes, des ingénieurs et des décideurs.
L’avenir du continent ne peut pas être construit sans eux
TROISIÈME PARTIE — SCOLARISER LA JEUNE FILLE AFRICAINE
La jeune fille africaine d’aujourd’hui gagnerait à être scolarisée, accompagnée et encouragée aussi longtemps que possible dans son parcours.
Une fille scolarisée acquiert des connaissances, mais également la capacité de comprendre ses droits, de protéger sa santé, de prendre des décisions et de participer à la vie économique et sociale.
L’école peut ouvrir des portes.
Elle peut rompre certaines chaînes de pauvreté.
Elle peut permettre à une jeune fille de découvrir ses talents et de choisir son avenir.
Cependant, notre regard sur la scolarisation ne doit pas se construire uniquement sous le prisme occidental.
Cela ne signifie pas qu’il faille rejeter les connaissances universelles, les sciences ou les progrès venus d’ailleurs.
Cela signifie que l’éducation proposée à la jeunesse africaine doit aussi être enracinée dans les réalités africaines.
Nos enfants doivent apprendre les mathématiques, les sciences, le numérique et les langues internationales.
Mais ils doivent également connaître leurs langues maternelles, leur histoire, leurs cultures, leurs penseurs, leurs héroïnes, leurs territoires et leurs savoir-faire.
L’éducation ne doit pas déraciner l’enfant africain.
Elle doit l’ouvrir sur le monde tout en lui permettant de rester debout dans son identité.
Une école africaine véritablement émancipatrice doit apprendre à la jeune fille à réfléchir par elle-même.
Elle doit lui apprendre qu’elle peut devenir médecin, ingénieure, agricultrice, journaliste, chercheuse, artisane, entrepreneure ou responsable politique.
Elle doit aussi lui apprendre que sa valeur ne dépend pas uniquement de son mariage, de son apparence ou du regard que la société porte sur elle.
Éduquer une jeune fille, c’est lui donner la possibilité de choisir.
Et lorsqu’une fille peut choisir librement son avenir, c’est toute la communauté qui progresse.
QUATRIÈME PARTIE — LES MARIAGES FORCÉS MUSÈLENT LA JEUNE FILLE
Nous devons aussi parler avec courage des mariages forcés.
Ils musèlent énormément la jeune fille africaine.
Lorsqu’une enfant ou une adolescente est contrainte d’épouser un homme qu’elle n’a pas choisi, sa parole est confisquée.
Ses études peuvent être interrompues.
Ses ambitions peuvent être étouffées.
Sa santé physique et psychologique peut être mise en danger.
Son avenir est décidé sans elle.
Il faut respecter les cultures africaines, mais aucune tradition ne devrait servir à justifier la violence, la contrainte ou la privation de liberté.
La culture est vivante.
Elle évolue.
Elle doit protéger la dignité humaine et préparer l’avenir, non enfermer nos filles dans la peur et le silence.
Combattre les mariages forcés ne signifie pas déclarer la guerre aux familles ou aux traditions.
Cela signifie dialoguer avec les parents, les autorités locales, les responsables religieux, les éducateurs et les communautés.
Cela signifie rappeler qu’un mariage digne repose sur un consentement libre et véritable.
Cela signifie permettre à chaque fille de terminer sa scolarité, de construire son autonomie et de prendre part aux décisions qui concernent sa propre vie.
Protéger la jeune fille, c’est aussi protéger la future mère, la future professionnelle, la future citoyenne et la future dirigeante.
CINQUIÈME PARTIE — UN MESSAGE POUR CE DERNIER JOUR DU MOIS
Aujourd’hui marque le dernier jour du mois de juillet.
Mais ce n’est pas la fin de tes ambitions.
C’est l’occasion de faire le bilan.
Regarde le chemin parcouru.
Souviens-toi des difficultés que tu as surmontées.
Reconnais chaque progrès, même celui qui te paraît encore modeste.
Remercie pour les portes qui se sont ouvertes, pour les leçons apprises et pour les personnes qui t’ont accompagnée.
Puis prépare-toi à accueillir un nouveau mois avec davantage de détermination.
Ne laisse pas les échecs d’hier définir ton avenir.
Un échec n’est pas une identité.
Une déception n’est pas une condamnation.
Une difficulté n’est pas la fin de ton histoire.
Chaque effort que tu accomplis aujourd’hui contribue à construire le succès de demain.
Avance avec courage.
Travaille avec discipline.
Crois en tes capacités.
Apprends de tes erreurs.
Entoure-toi de personnes qui respectent tes ambitions et refusent de réduire tes rêves.
À toi, jeune fille africaine, je veux dire ceci :
Tu as le droit d’apprendre.
Tu as le droit de rêver.
Tu as le droit de choisir.
Tu as le droit de parler.
Tu as le droit de participer à la construction de ton pays et de ton continent.
Lève-toi.
Travaille.
Forme-toi.
Crois en tes rêves.
Ne renonce jamais à ton potentiel.
Le meilleur est encore à venir !
CONCLUSION
En cette Journée de la femme africaine, rendons hommage aux pionnières qui ont ouvert le chemin.
Soutenons les femmes qui se battent aujourd’hui pour leurs familles, leurs communautés et leurs nations.
Mais surtout, préparons la prochaine génération.
Scolarisons nos filles.
Protégeons-les contre les mariages forcés et toutes les formes de violence.
Transmettons-leur notre histoire.
Donnons-leur accès aux connaissances, aux technologies, aux responsabilités et aux moyens d’agir.
La femme africaine ne doit plus seulement être célébrée pour son courage.
Elle doit pouvoir exercer pleinement ses droits, développer ses talents et participer aux décisions qui façonnent l’avenir du continent.
Bonne matinée à toutes et à tous.
Que cette dernière journée de juillet vous apporte de nouvelles opportunités, des bénédictions, de la sérénité et de belles réussites.
Bonne Journée de la femme africaine à toutes les femmes du continent et de la diaspora.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste indépendante, éditorialiste en ingénierie sociale et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
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