JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE Actualités africaines 28 juillet 2026
28 juillet 2026 - 17:13 - 134vues
RADIOTAMTAM AFRICA
JOURNAL PARLÉ
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE
Mardi 28 juillet 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
PREMIÈRE PARTIE — VOS DERNIÈRES ACTUALITÉS AFRICAINES
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
Bonsoir à toutes et à tous,
Bonsoir l’Afrique, bonsoir la diaspora.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, la radio panafricaine indépendante qui informe, analyse et donne la parole à l’Afrique et à sa diaspora.
Nous sommes en direct de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, environnementales et culturelles qui façonnent l’avenir du continent.
LES TITRES
À la une de cette édition :
Au Nigeria, au moins trente personnes, dont huit enfants, ont été tuées lors de l’attaque d’un village de l’État de Kaduna. Le bilan reste provisoire.
Toujours au Nigeria, Abuja demande à l’Afrique du Sud de renforcer la protection des migrants africains face aux violences xénophobes.
En Ouganda, le gouvernement commence à distribuer neuf mille quatre cents tonnes de nourriture dans la région du Karamoja, où au moins dix-neuf décès liés à la faim ont été rapportés.
En République démocratique du Congo, Human Rights Watch alerte sur les risques sanitaires et environnementaux liés aux activités pétrolières de Perenco près de Muanda.
Au Ghana, le Fonds monétaire international achève la dernière revue de son programme de trois milliards de dollars et autorise le décaissement d’environ trois cent soixante et onze millions de dollars.
Nous parlerons également de l’Égypte, du Malawi, du Cameroun, de l’Angola et de la place croissante du kiswahili dans les institutions internationales.
Voilà pour les titres.
Et maintenant, place à l’actualité.
1 — AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SELON REUTERS ET ASSOCIATED PRESS
KADUNA : AU MOINS TRENTE PERSONNES TUÉES DANS L’ATTAQUE D’UN VILLAGE
Au Nigeria, au moins trente personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi lors de l’attaque du village de Naridon, dans l’État de Kaduna.
Selon des habitants et des responsables locaux interrogés par Reuters, des hommes armés ont fait irruption dans la communauté, ouvert le feu sur la population et incendié plusieurs habitations.
Huit enfants figureraient parmi les victimes. Quatre autres personnes auraient été blessées.
Aucun groupe n’a, pour le moment, revendiqué cette attaque.
Les forces de sécurité seraient arrivées plusieurs heures après les faits. La police de Kaduna n’avait pas encore publié son propre bilan définitif au moment de la rédaction de ce journal.
La prudence reste donc nécessaire concernant le nombre exact de victimes.
Mais une question demeure : pourquoi tant de communautés rurales restent-elles sans protection durant les premières heures, pourtant décisives, d’une attaque ?
L’insécurité rurale ne constitue pas uniquement une crise militaire. Elle menace également l’agriculture, l’économie locale, la scolarité des enfants et la confiance des citoyens envers l’État.
Nous restons au Nigeria, mais cette fois pour un dossier diplomatique concernant la protection des migrants africains.
2 — AFRIQUE DE L’OUEST ET AFRIQUE AUSTRALE — NIGERIA–AFRIQUE DU SUD — SELON REUTERS
ABUJA DEMANDE À PRETORIA DE MIEUX PROTÉGER LES MIGRANTS AFRICAINS
Le Nigeria demande à l’Afrique du Sud de renforcer les mesures destinées à protéger les Nigérians et les autres migrants africains contre les violences xénophobes.
Lors d’une réunion bilatérale organisée à Abuja, le ministre d’État nigérian des Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, a dénoncé la répétition de ce qu’il qualifie d’attaques afrophobes.
Selon les autorités nigérianes, près de mille quatre cent quatre-vingt-dix ressortissants ont été évacués d’Afrique du Sud depuis le début de la récente vague de violences. Au moins quatre personnes auraient été tuées.
Abuja demande notamment la mise en place d’un système d’alerte précoce, une présence policière renforcée dans les zones à risque et des poursuites contre les responsables des attaques.
Le ministre sud-africain des Relations internationales, Ronald Lamola, a répondu que le gouvernement de Cyril Ramaphosa condamnait toutes les formes de xénophobie, de racisme et de discrimination.
Les deux pays ont finalement convenu d’apaiser les tensions et de traiter les accusations de criminalité dans le cadre de la loi, et non par des actions de groupes d’autodéfense.
Cette affaire dépasse désormais la seule question migratoire. Elle devient un dossier diplomatique majeur entre deux grandes puissances africaines.
Car le panafricanisme perd sa crédibilité lorsque des Africains ne se sentent plus en sécurité dans un autre pays du continent.
Direction maintenant l’Afrique de l’Est, où une urgence alimentaire frappe la région du Karamoja.
3 — AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — SELON THE GUARDIAN
KARAMOJA : L’AIDE ALIMENTAIRE COMMENCE APRÈS AU MOINS DIX-NEUF DÉCÈS LIÉS À LA FAIM
Le gouvernement ougandais a commencé à distribuer neuf mille quatre cents tonnes de nourriture dans la région du Karamoja.
Cette région du nord-est de l’Ouganda traverse une grave crise alimentaire provoquée par une sécheresse prolongée, l’échec des récoltes et la faiblesse de la production agricole.
Au moins dix-neuf décès liés à la faim ont été rapportés. Des centres de santé prennent également en charge des centaines d’enfants souffrant de malnutrition.
L’opération, financée à hauteur de quarante-cinq milliards de shillings ougandais, doit durer deux mois.
Le Karamoja compte environ un million et demi d’habitants. Dans certains districts, près de la moitié de la population se trouverait déjà dans une situation de crise alimentaire.
Les distributions d’urgence peuvent sauver des vies, mais elles ne constituent pas une solution permanente.
La région a besoin d’investissements durables dans l’irrigation, la restauration des sols, les semences résistantes à la sécheresse et la production locale.
La véritable souveraineté alimentaire ne se mesure pas seulement à la quantité de nourriture distribuée pendant une crise. Elle se mesure surtout à la capacité d’un pays à empêcher que cette crise prévisible ne se reproduise.
De l’Ouganda, nous passons à la République démocratique du Congo, où les activités pétrolières suscitent de nouvelles inquiétudes.
4 — AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SELON HUMAN RIGHTS WATCH ET REUTERS
PERENCO MISE EN CAUSE POUR DES RISQUES DE POLLUTION PRÈS DE MUANDA
Human Rights Watch affirme que les activités pétrolières de l’entreprise Perenco exposeraient des communautés vivant près de Muanda à de graves risques sanitaires et environnementaux.
L’organisation évoque le torchage de gaz, le brûlage de déchets et des fuites pétrolières susceptibles de contaminer l’air, l’eau et les sols.
Elle dit s’appuyer sur quarante-cinq entretiens, des images satellitaires et plusieurs études antérieures.
Human Rights Watch affirme notamment avoir identifié un site de torchage situé à moins de quatre-vingts mètres d’habitations.
Des habitants auraient signalé des problèmes respiratoires, des douleurs thoraciques et d’autres symptômes.
Perenco conteste tout lien entre ses activités et une pollution aiguë de l’air, de l’eau ou des sols. L’entreprise remet également en cause la méthodologie de certaines études utilisées.
Un audit environnemental a été commandé par les autorités congolaises en 2024. Ses conclusions n’ont toujours pas été rendues publiques.
Dès lors, une question s’impose : comment contrôler efficacement l’unique producteur de pétrole du pays lorsque les populations ne peuvent consulter ni les mesures de pollution ni les résultats de l’audit officiel ?
La transparence environnementale est une obligation de santé publique.
Nous poursuivons ce journal avec une innovation énergétique au Malawi.
5 — AFRIQUE AUSTRALE — MALAWI — SELON REUTERS ET LA GLOBAL ENERGY ALLIANCE FOR PEOPLE AND PLANET
UNE BATTERIE DE VINGT MÉGAWATTS POUR RÉDUIRE LES COUPURES D’ÉLECTRICITÉ
Le Malawi a mis en service, à Lilongwe, sa première installation de stockage électrique par batteries à grande échelle.
D’une puissance de vingt mégawatts et d’une capacité de quarante mégawattheures, cette installation doit stocker l’électricité solaire et contribuer à stabiliser le réseau national.
Aujourd’hui, seulement un quart de la population du Malawi a accès à l’électricité.
Le pays dépend encore fortement de l’hydroélectricité, particulièrement vulnérable aux cyclones, aux sécheresses et à la baisse du niveau des cours d’eau.
Selon l’opérateur public ESCOM, cette batterie pourrait contribuer au raccordement de six cent mille ménages supplémentaires et ramener la durée moyenne des coupures de quatre heures à moins de deux heures.
Ces objectifs devront naturellement être évalués après plusieurs mois de fonctionnement.
Mais cette installation montre que le stockage de l’énergie peut jouer un rôle stratégique dans le développement du solaire et la sécurisation des réseaux électriques africains.
Place maintenant à l’économie et aux finances.
6 — AFRIQUE DE L’OUEST — GHANA — SELON LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL ET REUTERS
LE FMI ACHÈVE LA DERNIÈRE REVUE DE SON PROGRAMME DE TROIS MILLIARDS DE DOLLARS
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a validé la sixième et dernière revue du programme de soutien financier accordé au Ghana en 2023.
Cette décision autorise le versement d’une dernière tranche d’environ trois cent soixante et onze millions de dollars.
Le FMI considère que les résultats obtenus sont globalement satisfaisants et que les risques liés au service de la dette sont revenus à un niveau modéré.
Le Fonds demande cependant au Ghana de maintenir la discipline budgétaire, de renforcer le contrôle financier et de poursuivre la recapitalisation de sa banque centrale.
La fin du programme ne signifie donc ni la fin des contraintes économiques ni la disparition du coût social des réformes.
Le véritable test commence maintenant : le Ghana pourra-t-il préserver sa stabilité financière sans retomber dans le surendettement et sans affaiblir les services publics ?
Direction à présent l’Afrique du Nord.
7 — AFRIQUE DU NORD — ÉGYPTE — SELON LE JOURNAL OFFICIEL ÉGYPTIEN ET REUTERS
UNE AUTORITÉ ÉCONOMIQUE LIÉE À L’ARMÉE PLACÉE SOUS LE CONTRÔLE DIRECT DE LA PRÉSIDENCE
En Égypte, une nouvelle loi renforce considérablement les pouvoirs de l’organisme économique appelé « Future of Egypt ».
Cette autorité, liée à l’armée, dépendra directement du président Abdel Fattah al-Sissi.
Elle pourra absorber des entreprises et des terrains appartenant à l’État, créer des zones de développement bénéficiant d’exemptions fiscales et administrer différents fonds.
L’organisme occupe déjà une place importante dans les importations de blé, la gestion des lacs et des pêcheries, l’immobilier, l’énergie et l’industrie.
Il détient également une participation majeure dans la Bourse égyptienne des matières premières.
La loi ne précise pas encore clairement quels mécanismes indépendants permettront de contrôler et d’auditer cet ensemble économique.
Lorsqu’une institution liée à l’armée devient un acteur central de l’alimentation, du foncier, de l’industrie et du commerce, la question de la transparence, de la concurrence et du contrôle civil devient essentiel.
Retour maintenant en Afrique centrale, avec un lourd contentieux minier.
8 — AFRIQUE CENTRALE — CAMEROUN — SELON REUTERS
MBALAM-NABEBA : SUNDANCE RESOURCES ANNONCE UNE SENTENCE DE 616 MILLIONS DE DOLLARS
La société australienne Sundance Resources affirme avoir remporté un arbitrage international contre le Cameroun concernant le projet de minerai de fer de Mbalam-Nabeba.
Selon l’entreprise, un tribunal de la Chambre de commerce internationale lui a accordé environ six cent seize millions de dollars au titre des dommages, des intérêts et des frais de procédure.
Le litige porte sur le retrait des droits miniers de Sundance concernant ce vaste gisement transfrontalier situé entre le Cameroun et la République du Congo.
Le ministère camerounais des Mines n’avait pas encore répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication de l’information.
Cette sentence ne signifie pas qu’un paiement sera immédiatement effectué. Si le Cameroun ne l’exécute pas volontairement, Sundance Resources devra engager des procédures pour tenter d’en obtenir l’application.
Cette affaire rappelle une question centrale pour l’Afrique : comment empêcher que des contrats miniers mal négociés, mal contrôlés ou brutalement rompus ne transforment les ressources naturelles en dettes supportées par les populations ?
Nous restons dans le domaine financier, avec une avancée pour les paiements régionaux.
9 — AFRIQUE AUSTRALE — ANGOLA ET SADC — SELON REUTERS
LE KWANZA INTÈGRE LE SYSTÈME RÉGIONAL DE RÈGLEMENT
Le kwanza angolais devient la première nouvelle monnaie admise depuis 2013 dans le système régional de paiements de la Communauté de développement de l’Afrique australe, la SADC.
Jusqu’à présent, les transactions effectuées par l’intermédiaire de cette plateforme étaient principalement réglées en rands sud-africains.
L’introduction du kwanza représente donc une étape importante vers une plus grande diversification monétaire au sein de la région.
Ce dispositif pourrait faciliter les transactions entre les banques, réduire certains délais et limiter le recours systématique aux banques correspondantes étrangères.
Mais son efficacité devra être mesurée concrètement : les commerçants, les entreprises et les migrants constateront-ils réellement une baisse des frais ?
L’intégration financière africaine ne doit pas rester une promesse institutionnelle. Elle doit produire des économies visibles pour les citoyens et les acteurs économiques.
Terminons ce journal par une actualité consacrée à la langue, à l’éducation, au sport et à l’intelligence artificielle.
10 — AFRIQUE DE L’EST — KENYA — SELON L’UNESCO
UNE VERSION EN KISWAHILI DE LA CHARTE INTERNATIONALE DE L’ÉDUCATION PHYSIQUE ET DU SPORT
L’UNESCO et l’Université Kenyatta ont lancé une version en kiswahili de la Charte internationale de l’éducation physique, de l’activité physique et du sport.
Cette initiative associe l’expertise humaine à des outils d’intelligence artificielle afin de rendre ce texte international accessible aux populations parlant le kiswahili.
Cette langue compte plus de deux cent cinquante millions de locuteurs. Elle bénéficie également d’un statut officiel au sein de l’Union africaine, de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la Communauté de développement de l’Afrique australe.
La traduction représente une étape importante, mais le véritable enjeu sera désormais son utilisation dans les formations, les écoles, les politiques publiques et les programmes sportifs.
L’intelligence artificielle peut ainsi contribuer à la souveraineté linguistique africaine, à condition qu’elle serve également les langues du continent et pas uniquement les langues déjà dominantes dans l’espace numérique.
CONCLUSION
Voilà ce qu’il fallait retenir de l’actualité africaine de ce mardi 28 juillet 2026.
Une édition marquée par les défis de la sécurité au Nigeria, la protection des migrants africains, l’urgence alimentaire en Ouganda, la responsabilité environnementale en République démocratique du Congo et les enjeux de souveraineté économique à travers le continent.
Derrière chaque annonce, chaque investissement et chaque réforme demeure une même exigence : protéger les populations, garantir la transparence et placer l’intérêt public au cœur des décisions.
Merci d’avoir suivi Le Grand Journal de l’Afrique.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
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Les vérifications principales reposent sur les dépêches concernant Kaduna, les discussions entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, le rapport de Human Rights Watch sur Perenco, le stockage électrique au Malawi, le programme du FMI au Ghana et la traduction en kiswahili annoncée par l’UNESCO.
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