JOURNAL PARLÉ — LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE Dimanche 4 octobre 2026 Actualités africaines 04 octobre 2026
04 octobre 2026 - 13:18 - 192vues
JOURNAL PARLÉ Dimanche 4 octobre 2026 Direction éditoriale : Réalisation : G.-V. Depuis Bezons, en Île-de-France RADIOTAMTAM AFRICA La Parole est une Force.LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE
Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique. Bonjour à nos diasporas, partout dans le monde.
Bienvenue dans Le Grand Journal de l’Afrique, sur RADIOTAMTAM AFRICA.
Cette édition est préparée par notre rédaction, sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT et présenté par notre voix de synthèse.
À la réalisation : G.-V., depuis Bezons, en Île-de-France.
À la une de ce dimanche 4 octobre : Les principaux titres du jour
En Éthiopie, les forces fédérales auraient repris l’aéroport de Mekele. La situation des populations civiles reste au centre des préoccupations.
En République démocratique du Congo, un traitement expérimental est étudié pour prévenir Ebola après une exposition au virus. Un espoir scientifique, dont l’efficacité reste à démontrer.
En Libye, des accusations d’attaques contre les infrastructures énergétiques fragilisent les discussions politiques.
Nous parlerons également des déclarations du président somalien concernant Berbera, de la sécurité routière au Kenya et au Nigeria, ainsi que des conséquences des pénuries de carburant au Soudan.
Enfin, nous aborderons les risques agricoles en Afrique de l’Est et rendrons hommage au musicien sud-africain Babsy Mlangeni.
Place à l’actualité.
ÉTHIOPIE — MEKELE : LA PROTECTION DES CIVILS AU PREMIER PLAN
Nous ouvrons ce journal en Éthiopie, dans la région du Tigré.
Selon trois sources interrogées par l’agence Reuters, les forces fédérales auraient repris le contrôle de l’aéroport Alula Aba Nega, à Mekele. Cet aéroport avait été saisi par les forces tigréennes le 23 septembre.
Un habitant cité par l’agence fait également état de tirs à proximité du centre-ville et de pillages dans des installations publiques. Reuters précise ne pas avoir pu vérifier ces derniers témoignages de manière indépendante.
Le Front populaire de libération du Tigré n’avait pas confirmé la perte de l’aéroport au moment des informations rapportées. Une source proche du mouvement évoquait toutefois un encerclement de la ville.
Dans ce contexte, la priorité demeure la protection des habitants : l’accès aux soins, à la nourriture, à l’eau et aux communications, ainsi que la possibilité de rejoindre des lieux sûrs.
La prise d’un aéroport ne permet pas, à elle seule, de conclure à la fin des combats. La situation reste évolutive.
Nous poursuivons avec une autre urgence : la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo.
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — EBOLA : UN TRAITEMENT PRÉVENTIF À L’ESSAI
En Ituri, plus de deux cent cinquante personnes ayant été exposées au virus Ebola participent à un essai clinique, selon Associated Press.
Les chercheurs évaluent un antiviral expérimental appelé obeldesivir, contre la souche Bundibugyo.
L’objectif est de déterminer si ce médicament peut empêcher l’apparition de la maladie après un contact à risque.
Le protocole prévoit de recruter environ mille adultes et adolescents ne présentant pas de symptômes. Les participants doivent être intégrés à l’étude dans les cinq jours suivant leur exposition, puis suivis pendant quarante-deux jours.
Certains témoignages expriment de l’espoir. Mais un témoignage individuel ne suffit pas à démontrer l’efficacité d’un traitement. Les résultats comparatifs de l’essai restent attendus.
Parallèlement, Reuters rapporte que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé à Bunia son intention de proposer un soutien supplémentaire à la réponse sanitaire.
Pour les populations, les enjeux sont immédiats : accéder aux soins, recevoir une information claire et bénéficier de mesures de prévention adaptées.
Quittons les Grands Lacs pour l’Afrique du Nord.
LIBYE — DES ACCUSATIONS D’ATTAQUES FRAGILISENT LE DIALOGUE POLITIQUE
En Libye, le gouvernement d’unité nationale installé à Tripoli accuse une structure liée à Saddam Haftar d’avoir mené des attaques de drones contre des dépôts de carburant et des installations électriques dans l’ouest du pays.
Selon The Guardian, ces accusations compromettent la coopération engagée dans le cadre d’un projet d’unification institutionnelle. Elles fragilisent également les discussions soutenues par les Nations unies.
La responsabilité de Saddam Haftar n’a toutefois pas été établie par une enquête indépendante dans les éléments rapportés. Ces accusations doivent donc être présentées comme telles.
Au-delà du bras de fer politique, les infrastructures énergétiques sont essentielles à la vie quotidienne. Leur dégradation menace l’alimentation électrique, les transports et l’activité économique.
L’enjeu est de protéger ces services tout en préservant les possibilités de dialogue.
Direction, maintenant, la Corne de l’Afrique.
SOMALIE — BERBERA AU CŒUR DES RIVALITÉS STRATÉGIQUES
Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, affirme qu’Israël envisage d’établir une base navale à Berbera et d’utiliser l’aéroport de cette ville du Somaliland.
Selon Al Jazeera, le chef de l’État somalien refuse une telle présence sur ce que Mogadiscio considère comme son territoire.
Berbera occupe une position stratégique sur le golfe d’Aden, à proximité des routes commerciales reliant l’océan Indien à la mer Rouge.
Mais une précision est nécessaire : les sources mentionnées ne présentent aucun accord ni document de construction confirmant ce projet de base.
À ce stade, il s’agit donc d’une déclaration du président somalien. Elle appelle des réponses des autorités israéliennes et du Somaliland.
Ce dossier met en lumière les rivalités autour des ports, des installations militaires et des grandes voies maritimes.
Nous poursuivons avec la sécurité routière.
KENYA ET NIGERIA — DEUX COLLISIONS MEURTRIÈRES
Au Kenya et au Nigeria, deux accidents de la route ont fait au moins trente-sept morts, selon les informations rapportées par Associated Press.
Au Kenya, dix-sept personnes ont été tuées dans une collision impliquant plusieurs véhicules à Salama, sur l’axe Nairobi–Mombasa.
Le conducteur et seize passagères, principalement des pèlerines catholiques, auraient perdu la vie sur place.
La police évoque un dépassement dangereux. Cette première explication doit encore être confirmée par l’enquête.
Au Nigeria, vingt personnes sont mortes dans une collision entre quatre véhicules sur l’axe Hawan Kibo–Jos, dans l’État de Plateau.
Une défaillance des freins est évoquée à titre préliminaire. Là encore, les investigations techniques doivent déterminer les circonstances exactes.
Ces drames rappellent les enjeux du contrôle des véhicules, de l’état des routes, du respect des règles de circulation et de la rapidité des secours.
Nos pensées accompagnent les familles endeuillées et les personnes blessées.
Au Soudan, ce sont les pénuries de carburant qui pèsent sur les déplacements et les activités.
SOUDAN — LA PÉNURIE DE CARBURANT ALOURDIT LE QUOTIDIEN
Selon Africanews, les pénuries de carburant perturbent les transports, le fret et la production dans les zones contrôlées par l’armée soudanaise.
L’arrêt prolongé de la raffinerie d’al-Jaili, le manque de devises et les contraintes imposées aux importateurs contribuent à ces difficultés.
Le média rapporte notamment une exigence de dépôt équivalant à deux cents kilogrammes d’or. Une condition qui limiterait le nombre d’entreprises capables d’importer du carburant.
La rareté des approvisionnements favorise le marché noir et exerce une pression supplémentaire sur les prix.
Pour les ménages, les conséquences se cumulent : se déplacer coûte davantage, acheminer les marchandises devient plus difficile et les produits alimentaires peuvent renchérir.
Le Premier ministre Kamil Idris a ordonné l’envoi de carburant supplémentaire vers les stations-service. Les informations rapportées ne précisent cependant ni les volumes ni le calendrier de distribution.
Au Nigeria aussi, les indicateurs économiques doivent être rapprochés de la réalité vécue par les familles.
NIGERIA — LES ENTREPRISES PROGRESSENT, LES MÉNAGES RESTENT SOUS PRESSION
Selon Premium Times, qui cite la Banque centrale du Nigeria, l’activité des entreprises a progressé pour un quatrième mois consécutif.
L’indice composite d’activité est passé de cinquante-deux virgule sept points en août à cinquante-trois points en septembre.
Un niveau supérieur à cinquante traduit une expansion de l’activité mesurée par cette enquête.
L’industrie se redresse, tandis que les services et l’agriculture continuent de progresser.
Mais la confiance des ménages se dégrade.
Les familles restent préoccupées par les prix et par l’état de leurs finances. Une amélioration des indicateurs d’activité ne signifie donc pas automatiquement une amélioration du pouvoir d’achat.
La question est concrète : la reprise permet-elle de mieux payer la nourriture, les transports, l’école et l’électricité ?
C’est dans ces dépenses quotidiennes que les effets de la croissance deviennent perceptibles.
Une information de service, maintenant, pour les voyageurs à destination de l’Ouganda.
OUGANDA — DES INFORMATIONS CONTRADICTOIRES SUR LE CERTIFICAT DE FIÈVRE JAUNE
Selon The EastAfrican, l’administration ougandaise de l’immigration a retiré le certificat de vaccination contre la fièvre jaune de sa liste de documents obligatoires à l’entrée.
Mais plusieurs pages officielles plus anciennes continueraient d’indiquer que ce certificat est nécessaire, notamment pour certaines démarches liées au visa touristique commun à l’Ouganda, au Kenya et au Rwanda.
Ces contradictions peuvent compliquer la préparation des voyages.
Avant un départ, les voyageurs doivent donc faire confirmer les conditions applicables à leur situation auprès des autorités compétentes.
Il faut également distinguer une formalité administrative d’une recommandation sanitaire. La suppression éventuelle d’un document à la frontière ne signifie pas la disparition du risque de maladie.
Passons aux enjeux climatiques et agricoles.
AFRIQUE DE L’EST — DES RÉCOLTES FRAGILISÉES ET UN RISQUE DE CRUES
Selon le bulletin d’octobre de GEOGLAM, le dispositif international de suivi des cultures, les déficits de pluie et les températures élevées fragilisent les récoltes dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est.
Le Soudan, le Soudan du Sud, l’Éthiopie, la Somalie et le Kenya figurent parmi les pays concernés.
Dans certaines zones productrices de maïs de l’ouest du Kenya, les rendements pourraient être sensiblement inférieurs à la moyenne.
Le bulletin évoque également un risque de fortes pluies pour la période d’octobre à décembre.
Ces précipitations pourraient contribuer à restaurer les pâturages et les réserves d’eau. Mais elles pourraient aussi provoquer des inondations, notamment dans les bassins des fleuves Juba et Shabelle.
Il s’agit de prévisions, dont l’évolution doit être suivie.
Pour les agriculteurs et les autorités, le défi est double : anticiper les pertes de récoltes et préparer les zones exposées aux crues.
Stocks alimentaires, semences, abris et accès aux marchés sont au cœur de cette préparation.
Nous terminons cette édition par la culture.
AFRIQUE DU SUD — HOMMAGE À BABSY MLANGENI
En Afrique du Sud, les médias et les autorités culturelles rendent hommage au chanteur, guitariste et compositeur Babsy Mlangeni, dont le décès à l’âge de quatre-vingt-trois ans est rapporté par SABC News.
Aveugle, il avait appris la guitare à l’Athlone School for the Blind avant de construire une carrière de plus d’un demi-siècle.
Ses chansons, parmi lesquelles Sala Emma, Bua Nnete et Hey Mr Taxi Driver, ont accompagné plusieurs générations.
Il avait reçu un prix d’honneur des South African Music Awards en 2017.
Son parcours rappelle aussi l’importance de l’accès à la formation et à la création pour les artistes en situation de handicap.
Préserver ses enregistrements, transmettre son œuvre et faire connaître son histoire constituent désormais une part de cet hommage.
CONCLUSION
Voilà pour cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
De la protection des civils à l’accès aux soins, du pouvoir d’achat à la sécurité alimentaire, ces sujets posent une même question : comment les décisions et les événements transforment-ils la vie des populations ?
Notre rédaction poursuivra le suivi de ces dossiers, en distinguant les faits établis, les déclarations et les informations qui restent à confirmer.
Merci à toutes nos auditrices et à tous nos auditeurs, en Afrique, dans les diasporas et partout dans le monde.
Cette édition a été préparée sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA.
À la réalisation : G.-V., depuis Bezons, en Île-de-France.
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