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Après plus de six mois de brouille diplomatique, Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune ont décidé d’apaiser les tensions. À l’occasion de l’Aïd, les deux chefs d’État ont échangé par téléphone le 31 mars, marquant ainsi un tournant majeur dans les relations franco-algériennes.
Dans un communiqué conjoint, Paris et Alger ont affirmé leur volonté de relancer le dialogue dans plusieurs domaines clés : sécurité, migration et réconciliation mémorielle. Cette reprise s’inscrit dans un contexte où les enjeux stratégiques régionaux et internationaux imposent une coopération renforcée.
Vers une coopération renouvelée
L’entretien téléphonique a permis de jeter les bases d’une relance concrète des échanges bilatéraux.
Les présidents se sont accordés sur la reprise des partenariats sécuritaires et migratoires, domaines sensibles pour les deux pays, notamment dans la gestion des flux humains et la lutte contre les réseaux illégaux.
La question mémorielle, longtemps source de crispation, fait aussi l’objet d’un engagement symbolique : la commission mixte d’historiens reprendra ses travaux, dans l’espoir d’apaiser les blessures de l’Histoire et de réconcilier les mémoires.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est attendu à Alger le 6 avril pour formaliser cette dynamique de rapprochement.
Une nécessité stratégique partagée
Les relations franco-algériennes ont toujours été volatiles, en partie à cause du lourd héritage colonial et des tensions autour de l’immigration. Mais dans un monde marqué par la guerre en Ukraine, la pression énergétique et l’instabilité régionale, la France comme l’Algérie ont besoin l’une de l’autre.
Ce rapprochement apparaît donc comme une réponse à des impératifs géopolitiques majeurs :
Des défis à transformer en opportunités
Si cette reprise du dialogue est prometteuse, elle ne portera ses fruits que si elle se traduit par des résultats concretsLa gestion efficace des migrations, le développement de projets économiques conjoints, la coopération sécuritaire, ou encore l’apaisement des mémoires… autant de dossiers sensibles à suivre de près.
Le rendez-vous d’Alger du 6 avril sera crucial pour évaluer la sincérité et la profondeur de cette relance diplomatique.