AFRIQUE2050 : Pour protéger notre planète, nous avons besoin d’un leadership africain audacieux

Barr. Sharon Ikeazor, la ministre d'État à l'Environnement, elle exhorte les nations africaines à se joindre au Nigeria pour soutenir la proposition mondiale de protéger 30 % de la surface de la planète d'ici 2030

Une contribution de RadioTamTam

Avant le Sommet sur la biodiversité d’avril, le ministre d’État nigérian à l’Environnement appelle les pays africains à se joindre à deux initiatives importantes pour protéger la terre et les mers.

Notre continent est le plus vulnérable au changement climatique, se réchauffant plus rapidement que la température moyenne mondiale, et le moins en mesure de payer le coût de la mise en œuvre de politiques et de pratiques qui constituent collectivement ce que l’on appelle « l’adaptation » au changement climatique.

Sans adopter immédiatement une approche révolutionnaire, nous provoquerons notre propre disparition. Nous devons convenir que c’est la biodiversité, les habitats et les moyens de subsistance africains qui sont les plus menacés par le changement climatique.

Le  continent africain est le plus vulnérable au changement climatique, il se réchauffe plus vite que la température moyenne mondiale, et le moins à même de supporter le coût de la mise en œuvre des politiques et des pratiques qui constituent collectivement ce que l'on appelle "l'adaptation" au changement climatique. En adoptant pas immédiatement une bonne approche révolutionnaire, nous provoquerons notre propre perte. Nous devons convenir ensemble que c'est la biodiversité, les habitats et les moyens de subsistance des pays africains qui sont les plus menacés par le changement climatique.

Le changement climatique accentue la  grande crise de la biodiversité, nous causons la perte et la dégradation des habitats africains lorsqu'ils ne sont pas gérés conformément aux meilleures connaissances scientifiques. La grande perte de biodiversité mettant en péril l'approvisionnement en eau et accroît  en même temps l'insécurité alimentaire. Les moyens de subsistance des pays africains sont compromis lorsque les zones de pêche, les forêts et les prairies sont polluées ou surexploitées par les occidentaux, notamment par leurs grandes multinationales qui dépossèdent les habitants autochtones.

Leurs activités sont destructrices affaiblissent grandement la capacité de la nature à continuer de nous fournir de la nourriture et des moyens de subsistance économiques. C'est comme un patient qui en bonne santé, il est mieux à même de survivre à une intervention chirurgicale importante, un écosystème sain est mieux à même de résister au changement climatique. Ce que nous devons, donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger et promouvoir la santé et la résilience des systèmes naturels,  afin qu'ils puissent nous apporter les avantages alimentaires et économiques dont dépend tout le continent africain. 

De nombreuses nations africaines sont prêtes à décarboniser leurs économies, à préserver leurs écosystèmes délicats et à restaurer leurs habitats dégradés.  Si la science montre bien clairement qu'il faut donner la priorité aux aires protégées en voulant bien donner une chance au monde naturel. Si nous n'étendons pas les aires protégées et conservées à au moins 30 % de la surface de la planète d'ici à 2030, la réalisation des priorités nationales telles que l'atténuation du changement climatique, la gestion durable des terres et de l'eau, la sécurité alimentaire et énergétique et la sécurité humaine sera compromise ; c'est pourquoi nous devons agir maintenant. Certaines nations africaines sont très ambitieuses, comme le Nigeria, ont déjà rejoint des coalitions internationales pour atteindre ces objectifs.

Le plus pays d'Afrique le Nigeria est membre de la Coalition de la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples (HAC), C'est une initiative mondiale qui préconise la désignation d'au moins 30 % des terres et des mers de la planète comme aires protégées d'ici 2030. Le Nigeria est aussi également membre des Blue Leaders, un grand  groupe ambitieux de pays qui s'engagent à protéger au moins 30 % de l'océan mondial grâce à un réseau mondial d'aires marines hautement et entièrement protégées d'ici à 2030, ainsi qu'à un nouveau traité mondial robuste pour protéger des océans.

 L’approche de la 15ième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, le Nigeria appelle tous les membres de l'Union africaine à rejoindre la HAC et les Blue Leaders. Si nous ne nous rallions pas à la protection d'au moins 30 % de la planète d'ici à 2030, nous ne pourrons pas résoudre la crise de la biodiversité. Toutes ces initiatives sont essentielles, mais elles restent onéreuses et nos portefeuilles doivent être à la hauteur de notre ambition pour la nature.

Selon les experts qui indiquent que pour lutter contre la perte de biodiversité, nous devons augmenter nos investissements dans la protection de la nature de 500 à 900 milliards de dollars par an, dont la majeure partie devrait être dirigée des pays les plus développés vers les pays à revenu moyen et faible riches en biodiversité. Si les investissements dans la nature donnent les résultats les plus positifs, lorsque les priorités sont bien définies à partir de la base, les pays eux-mêmes guidant les donateurs et les partenaires de développement sur les priorités d'investissement.

Les pays d'Afrique sont bien désireux de développer des partenariats de financement afin de maximiser l'impact de l'expansion des aires protégées pour la conservation de l'environnement. Nous avons une idée bien précise des besoins prioritaires en matière d'investissements durables dans la sous-région. Ainsi donc le Nigeria compte organiser un forum africain sur le financement de la nature en 2022 afin d'ouvrir le débat sur le développement de partenariats de financement et sur les possibilités pour les philanthropes et les partenaires du développement d'investir dans la restauration de la nature en Afrique.

Chez nous en Afrique, nous avons le savoir-faire technique et les connaissances indigènes pour reproduire les ressources naturelles. Nous africains, avons  de l'ambition et l'expertise nécessaires pour mener un effort coordonné au niveau mondial. Et nous avons une biodiversité foisonnante nécessaire pour rétablir des habitats. Ce qui nous manque encore, c'est un consensus entre les nations africaines sur le fait que nous devons le faire pour nous-mêmes et que les nations occidentales les plus grands pollueurs doivent contribuer à financer nos efforts car elles en profiteront aussi.

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