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    <title>BREAKING NEWS AFRIQUE</title>
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    <description>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA
Bonjour à toutes et à tous.
Depuis Bezons, aux portes de Paris,vous écoutez RADIOTAMTAM AFRICA.
Bienvenue dans Le Grand Journal.
Dix minutes pour comprendrel’essentiel de l’actualité africaineet internationale.
Avec rigueur.Avec indépendance.Et sans détour.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ Vincent.</description>
    <pubDate>Sun, 27 Sep 2026 00:07:54 +0000</pubDate>
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Bonjour à toutes et à tous.
Depuis Bezons, aux portes de Paris,vous écoutez RADIOTAMTAM AFRICA.
Bienvenue dans Le Grand Journal.
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      <title>Recherche scientifique en Afrique : coopérer avec le monde sans perdre la maîtrise de ses découvertes</title>
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ÉDITORIAL · RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Recherche scientifique en Afrique :coopérer avec le monde sans perdre la maîtrise de ses découvertes
Éditorial — Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
RADIOTAMTAM AFRICALa Parole est une Force.


Données de santé, biodiversité, intelligence artificielle, cybersécurité : les partenariats internationaux peuvent accélérer la recherche africaine. Mais qui décide de l’usage des résultats, détient les droits sur les inventions et bénéficie des innovations ?
La sécurité de la recherche suscite un débat au Royaume-Uni : comment protéger les connaissances sensibles tout en maintenant les collaborations internationales ? Les autorités britanniques recommandent aux universités d’évaluer les risques liés à leurs partenariats, sans renoncer aux échanges scientifiques. (npsa.gov.uk)
Pour l’Afrique, cette question prend une dimension supplémentaire. Il ne s’agit pas seulement de prévenir l’espionnage ou la fuite d’informations. Il s’agit aussi de garantir que les scientifiques, les institutions et les populations du continent gardent leur place dans les décisions et dans les bénéfices issus de leurs recherches.
Financer la recherche sans céder ses résultats
Un financement étranger peut rendre possible un laboratoire, former des chercheurs ou accélérer la découverte d’un traitement. Le risque apparaît lorsque les conditions du partenariat laissent à l’institution africaine un rôle limité : collecter des échantillons ou des données, tandis que l’analyse, les brevets et les applications commerciales sont contrôlés ailleurs.
Ce risque mérite une attention particulière pour les recherches sur la biodiversité, les génomes, les données de santé et les ressources minières. L’Organisation mondiale de la santé souligne, par exemple, que le partage des données génomiques doit s’accompagner de règles éthiques et d’un accès équitable aux bénéfices de la recherche. (who.int)
Avant de signer, les partenaires devraient donc pouvoir répondre clairement à quatre questions : qui détient les données, qui peut les réutiliser, qui possède les droits sur les découvertes et quelles retombées reviennent aux institutions et aux communautés concernées ?
Face à la rivalité des puissances, choisir selon les intérêts africains
La concurrence technologique entre la Chine et les pays occidentaux place les institutions africaines devant des offres de financement, d’équipement et de formation, mais aussi devant des attentes politiques et sécuritaires parfois divergentes.
Réduire ce choix à une opposition entre Pékin et l’Occident serait une impasse. Un laboratoire africain doit pouvoir évaluer chaque coopération selon ses propres priorités : la qualité scientifique du projet, le transfert réel de compétences, les conditions d’accès aux équipements, la protection des données et la liberté de publier les résultats.
La souveraineté scientifique ne signifie pas l’isolement. Elle suppose la capacité de négocier, de diversifier ses partenaires et de refuser des clauses qui priveraient les chercheurs locaux de leur travail.
Donner aux universités les moyens de négocier
La protection de la recherche ne repose pas sur les seuls scientifiques. Elle exige des compétences juridiques, des règles de propriété intellectuelle, des procédures d’examen des partenariats et des moyens de sécurité informatique. Sans ces appuis, une université peut difficilement apprécier toutes les conséquences d’un contrat international.
Les États africains ne partent pas de zéro. L’Union africaine dispose d’une Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique à l’horizon 2034. Le défi est désormais de traduire cette ambition en moyens durables pour les universités et les centres de recherche. (au.int)
Cela passe notamment par des financements nationaux et régionaux plus stables, des équipes capables d’examiner les contrats, ainsi que des accords précisant dès le départ les droits de publication, de brevet et d’utilisation des données.
Protéger les technologies à double usage
Certaines recherches peuvent servir à la fois des objectifs civils et des usages militaires ou de surveillance. C’est le cas de certaines applications de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, des drones ou de l’analyse de données.
Ces possibilités ne justifient pas de fermer les laboratoires africains aux collaborations extérieures. Elles justifient un examen plus rigoureux des projets sensibles : identité des partenaires, destination des résultats, accès aux systèmes et conséquences possibles pour les droits et la sécurité des populations.
Une diplomatie scientifique conçue par l’Afrique
L’Afrique a besoin de coopérations scientifiques ambitieuses. Elle a tout autant besoin de pouvoir en fixer les conditions.
Une diplomatie scientifique africaine solide protégerait les chercheurs sans freiner leur travail. Elle favoriserait des partenariats dans lesquels les connaissances circulent, les équipes locales progressent et les bénéfices des découvertes sont partagés équitablement.
La véritable question n’est donc pas de savoir avec quelle puissance coopérer. Elle est de savoir ce que chaque coopération permet à l’Afrique de construire et de conserver.
Comment l’Afrique peut-elle protéger ses données, ses découvertes et ses chercheurs tout en développant ses partenariats scientifiques internationaux ?
Un mot, enfin, pour celles et ceux qui souhaitent soutenir notre média.
Continuez à nous écouter, à partager nos programmes et à faire connaître RADIOTAMTAM AFRICA. Chaque écoute et chaque partage donnent plus de force à une information indépendante, attentive aux réalités de l’Afrique et aux voix de sa diaspora.
Produire cette information, la vérifier et la porter à l’antenne demande du temps et des moyens. RADIOTAMTAM AFRICA est un média associatif à but non lucratif. Si vous le pouvez, faites un don sur notre site internet pour nous aider à poursuivre ce travail.
Merci pour votre fidélité.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.

    </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>ÉDITORIAL · RECHERCHE SCIENTIFIQUE</span></p>

<span>Recherche scientifique en Afrique :</span><br /><span>coopérer avec le monde sans perdre la maîtrise de ses découvertes</span>
<p><span>Éditorial — <strong>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</strong></span></p>
<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span><br /><span>La Parole est une Force.</span></p>


<p><strong><span>Données de santé, biodiversité, intelligence artificielle, cybersécurité : les partenariats internationaux peuvent accélérer la recherche africaine. Mais qui décide de l’usage des résultats, détient les droits sur les inventions et bénéficie des innovations ?</span></strong><span></span></p>
<p><span>La sécurité de la recherche suscite un débat au Royaume-Uni : comment protéger les connaissances sensibles tout en maintenant les collaborations internationales ? Les autorités britanniques recommandent aux universités d’évaluer les risques liés à leurs partenariats, sans renoncer aux échanges scientifiques. (<a href="https://www.npsa.gov.uk/specialised-guidance/trusted-research/trusted-research-academia?utm_source=chatgpt.com" title="Trusted Research Guidance for Academia">npsa.gov.uk</a>)</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique, cette question prend une dimension supplémentaire. Il ne s’agit pas seulement de prévenir l’espionnage ou la fuite d’informations. Il s’agit aussi de garantir que les scientifiques, les institutions et les populations du continent gardent leur place dans les décisions et dans les bénéfices issus de leurs recherches.</span></p>
<span>Financer la recherche sans céder ses résultats</span>
<p><span>Un financement étranger peut rendre possible un laboratoire, former des chercheurs ou accélérer la découverte d’un traitement. Le risque apparaît lorsque les conditions du partenariat laissent à l’institution africaine un rôle limité : collecter des échantillons ou des données, tandis que l’analyse, les brevets et les applications commerciales sont contrôlés ailleurs.</span></p>
<p><span>Ce risque mérite une attention particulière pour les recherches sur la biodiversité, les génomes, les données de santé et les ressources minières. L’Organisation mondiale de la santé souligne, par exemple, que le partage des données génomiques doit s’accompagner de règles éthiques et d’un accès équitable aux bénéfices de la recherche. (<a href="https://www.who.int/publications/i/item/9789240102149?utm_source=chatgpt.com" title="Guidance for human genome data collection, access, use ...">who.int</a>)</span></p>
<p><span>Avant de signer, les partenaires devraient donc pouvoir répondre clairement à quatre questions : <strong><span>qui détient les données, qui peut les réutiliser, qui possède les droits sur les découvertes et quelles retombées reviennent aux institutions et aux communautés concernées ?</span></strong></span></p>
<span>Face à la rivalité des puissances, choisir selon les intérêts africains</span>
<p><span>La concurrence technologique entre la Chine et les pays occidentaux place les institutions africaines devant des offres de financement, d’équipement et de formation, mais aussi devant des attentes politiques et sécuritaires parfois divergentes.</span></p>
<p><span>Réduire ce choix à une opposition entre Pékin et l’Occident serait une impasse. Un laboratoire africain doit pouvoir évaluer chaque coopération selon ses propres priorités : la qualité scientifique du projet, le transfert réel de compétences, les conditions d’accès aux équipements, la protection des données et la liberté de publier les résultats.</span></p>
<p><strong><span>La souveraineté scientifique ne signifie pas l’isolement.</span></strong><span> Elle suppose la capacité de négocier, de diversifier ses partenaires et de refuser des clauses qui priveraient les chercheurs locaux de leur travail.</span></p>
<span>Donner aux universités les moyens de négocier</span>
<p><span>La protection de la recherche ne repose pas sur les seuls scientifiques. Elle exige des compétences juridiques, des règles de propriété intellectuelle, des procédures d’examen des partenariats et des moyens de sécurité informatique. Sans ces appuis, une université peut difficilement apprécier toutes les conséquences d’un contrat international.</span></p>
<p><span>Les États africains ne partent pas de zéro. L’Union africaine dispose d’une <strong><span>Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique à l’horizon 2034</span></strong>. Le défi est désormais de traduire cette ambition en moyens durables pour les universités et les centres de recherche. (<a href="https://au.int/en/documents/20250718/science-technology-and-innovation-strategy-africa-stisa-2034?utm_source=chatgpt.com" title="Science, Technology and Innovation Strategy for Africa ...">au.int</a>)</span></p>
<p><span>Cela passe notamment par des financements nationaux et régionaux plus stables, des équipes capables d’examiner les contrats, ainsi que des accords précisant dès le départ les droits de publication, de brevet et d’utilisation des données.</span></p>
<span>Protéger les technologies à double usage</span>
<p><span>Certaines recherches peuvent servir à la fois des objectifs civils et des usages militaires ou de surveillance. C’est le cas de certaines applications de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, des drones ou de l’analyse de données.</span></p>
<p><span>Ces possibilités ne justifient pas de fermer les laboratoires africains aux collaborations extérieures. Elles justifient un examen plus rigoureux des projets sensibles : identité des partenaires, destination des résultats, accès aux systèmes et conséquences possibles pour les droits et la sécurité des populations.</span></p>
<span>Une diplomatie scientifique conçue par l’Afrique</span>
<p><span>L’Afrique a besoin de coopérations scientifiques ambitieuses. Elle a tout autant besoin de pouvoir en fixer les conditions.</span></p>
<p><span>Une diplomatie scientifique africaine solide protégerait les chercheurs sans freiner leur travail. Elle favoriserait des partenariats dans lesquels les connaissances circulent, les équipes locales progressent et les bénéfices des découvertes sont partagés équitablement.</span></p>
<p><strong><span>La véritable question n’est donc pas de savoir avec quelle puissance coopérer. Elle est de savoir ce que chaque coopération permet à l’Afrique de construire et de conserver.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Comment l’Afrique peut-elle protéger ses données, ses découvertes et ses chercheurs tout en développant ses partenariats scientifiques internationaux ?</span></p>
<p><strong><span>Un mot, enfin, pour celles et ceux qui souhaitent soutenir notre média.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Continuez à nous écouter, à partager nos programmes et à faire connaître </span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span>. Chaque écoute et chaque partage donnent plus de force à une information indépendante, attentive aux réalités de l’Afrique et aux voix de sa diaspora.</span></p>
<p><span>Produire cette information, la vérifier et la porter à l’antenne demande du temps et des moyens. RADIOTAMTAM AFRICA est un média associatif à but non lucratif. Si vous le pouvez, </span><strong><span>faites un don sur notre site internet</span></strong><span> pour nous aider à poursuivre ce travail.</span></p>
<p><span>Merci pour votre fidélité.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong><strong><span></span></strong></p><p><strong></strong></p><strong></strong>

<p>    </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 17:54:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNALDE L’AFRIQUE

Jeudi 24 septembre 2026
Direction éditoriale : Félicité Amaneyâ Râ VINCENTRéalisation : G.-V.Depuis Bezons, en Île-de-France
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Bonjour à toutes et à tous. Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue dans Le Grand Journal de l’Afrique, sur RADIOTAMTAM AFRICA. Cette édition est préparée par notre rédaction, sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, et présentée par notre voix de synthèse.
À la une aujourd’hui : la reprise des combats en Éthiopie fait craindre pour l’accord de paix de Pretoria. Au Maroc, les premiers résultats des législatives placent le Parti authenticité et modernité en tête, sur fond de forte abstention. En Somalie, des milliers de personnes déplacées pourraient être confrontées à la famine d’ici à la fin de l’année.
Nous parlerons aussi de la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo, de justice en Centrafrique et d’une initiative de conservation en Ouganda.
Et maintenant, place à l’actualité.
ÉTHIOPIE — LA PAIX DE PRETORIA SOUS PRESSION
Dans le nord de l’Éthiopie, la reprise des affrontements suscite une vive inquiétude. Selon des informations recueillies par l’AFP, les forces tigréennes ont pris le contrôle des aéroports de Mekele et de Shire. La prise de celui d’Axoum est également rapportée. Ethiopian Airlines a suspendu ses vols vers ces trois villes.
Des combats ont été signalés dans la région voisine de l’Afar. Les autorités tigréennes affirment répondre à des bombardements fédéraux ; cette version n’a pas pu être vérifiée de façon indépendante. Des informations faisant état de combats dans l’Amhara demandent, elles aussi, confirmation.
L’enjeu immédiat est la protection des civils et l’accès de l’aide humanitaire. Plus largement, cette nouvelle escalade menace l’accord signé à Pretoria en 2022, qui avait mis fin à deux années de guerre. (Africanews)
MAROC — LE PAM ARRIVE EN TÊTE DES LÉGISLATIVES
Au Maroc, les résultats officiels préliminaires des élections législatives placent le Parti authenticité et modernité, le PAM, en première position avec 97 sièges sur 395. Le Rassemblement national des indépendants en obtient 66 et l’Istiqlal 65.
Aucun parti ne peut gouverner seul. Les discussions sur la future coalition seront donc décisives. Mais un autre chiffre retient l’attention : la participation, annoncée à 38,02 %. Que dit cette abstention des attentes des électeurs, notamment des jeunes, en matière d’emploi et de services publics ? C’est l’une des questions politiques majeures laissées par ce scrutin. (reuters.com)
SOMALIE — UN RISQUE DE FAMINE POUR DES PERSONNES DÉPLACÉES
En Somalie, la situation alimentaire pourrait encore se dégrader autour de Baidoa, dans le sud-ouest du pays.
Selon une projection du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, appelé IPC, environ 26 000 personnes déplacées pourraient être confrontées à des conditions de famine entre octobre et décembre, si plusieurs facteurs défavorables se cumulent, notamment des inondations et une aide insuffisante.
Il s’agit d’un scénario de risque, pas de l’annonce qu’une famine est déjà déclarée. Pour les organisations humanitaires, l’urgence consiste précisément à agir avant que ce scénario ne se réalise. (reuters.com)
RDC — UNE NOUVELLE AIDE ANNONCÉE CONTRE EBOLA
En République démocratique du Congo, les États-Unis annoncent 267 millions de dollars supplémentaires pour la lutte contre Ebola.
Selon le département d’État américain, cette aide doit notamment soutenir de nouvelles unités de traitement, la surveillance sanitaire, la recherche des contacts et la protection des équipes engagées sur le terrain.
Cette annonce intervient alors que l’épidémie continue de peser lourdement sur les populations et les soignants. La question sera désormais de suivre les fonds effectivement mobilisés et leur arrivée dans les zones qui en ont besoin. (pubt.io)
AFRIQUE DU SUD — ONZE MORTS DANS UNE FUSILLADE PRÈS DE DURBAN
En Afrique du Sud, au moins onze personnes ont été tuées lors d’une attaque contre une fête organisée dans une maison à KwaMakhutha, au sud de Durban.
D’après la police, trois hommes armés sont recherchés. Le mobile de la fusillade n’était pas établi au moment des premières informations. Notre pensée va aux victimes et à leurs proches. L’enquête devra déterminer les circonstances de cette attaque, sans préjuger de ses causes. (Africanews)
CENTRAFRIQUE — UN VERDICT DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
La Cour pénale internationale a déclaré Mahamat Said Abdel Kani coupable de quatre crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine en 2013.
Les juges ont retenu notamment l’emprisonnement, la torture et la persécution. Ce verdict constitue une étape judiciaire importante pour les victimes. La peine sera fixée lors d’une étape ultérieure de la procédure. (International Criminal Court)
AFRIQUE DU SUD — LE TAUX DIRECTEUR PORTÉ À 7,25 %
Retour en Afrique du Sud, cette fois sur le terrain économique. La banque centrale a décidé de relever son taux directeur d’un quart de point, à 7,25 %. La décision prendra effet le 25 septembre.
L’institution explique vouloir contenir l’inflation, mesurée à 4,4 %, dans un contexte de hausse des prix du carburant. Elle prévoit désormais une croissance de 1,2 % en 2026.
Pour les ménages et les petites entreprises qui empruntent, la décision pose une question concrète : comment freiner la hausse des prix sans alourdir davantage le coût du crédit ? (resbank.co.za)
GHANA — FINANCER LA PROCHAINE CAMPAGNE DE CACAO
Au Ghana, le régulateur du cacao, le COCOBOD, cherche à lever 16,3 milliards de cédis, soit environ 1,4 milliard de dollars, auprès d’investisseurs du pays.
L’objectif est de financer les achats de cacao pour la prochaine campagne. Ce projet intervient après des difficultés de financement et des retards de paiement aux producteurs.
Au-delà du montant annoncé, l’enjeu sera de savoir à quelles conditions cet argent sera emprunté et si les cultivateurs pourront être payés dans les délais. (reuters.com)
GHANA ET DIASPORA — LE DÉBAT SUR LES RÉPARATIONS
Le Ghana affirme que plusieurs pays occidentaux se montrent plus disposés à discuter de réparations liées à la traite transatlantique et à l’esclavage.
Cette évolution est présentée par la diplomatie ghanéenne. Il faut toutefois distinguer l’ouverture d’un dialogue d’engagements précis, assortis de dates, de mesures et de montants. La restitution d’œuvres et d’objets emportés d’Afrique fait partie des pistes évoquées.
Pour les pays africains comme pour leurs diasporas, la prochaine étape sera de mesurer ce que ces discussions produisent concrètement. (reuters.com)
OUGANDA — DES ARBRES POUR PROTÉGER LA FORÊT DE BWINDI
Nous terminons en Ouganda, près du parc national de Bwindi, qui abrite environ 450 gorilles de montagne.
Des habitants, des écoles et des associations plantent à proximité des villages des arbres utiles pour le bois, les soins traditionnels et l’artisanat. L’idée est de répondre à certains besoins des communautés tout en réduisant les prélèvements dans la forêt protégée.
Cette initiative rappelle que la conservation de la nature dépend aussi de la place donnée aux populations voisines et du partage des bénéfices qu’elle génère. (Africanews)
CONCLUSION
De l’Éthiopie à la Somalie, plusieurs informations de ce jour appellent une réponse urgente pour protéger les populations. Du Ghana à l’Ouganda, elles posent aussi une question de fond : comment donner aux habitants les moyens de décider de leur avenir et de bénéficier des politiques menées en leur nom ?
Merci d’avoir suivi Le Grand Journal de l’Afrique. Cette édition était placée sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT. Merci à G.-V. pour la réalisation.
Un mot, enfin, pour celles et ceux qui souhaitent soutenir notre média.
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<p><span>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>

<span>LE GRAND JOURNAL</span><br /><span>DE L’AFRIQUE</span>

<p><span>Jeudi 24 septembre 2026</span></p>
<p><span><strong>Direction éditoriale :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span><br /><span><strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span><br /><span><strong>Depuis Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>
<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<p><span>Bonjour à toutes et à tous. Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue dans <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>, sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>. Cette édition est préparée par notre rédaction, sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, et présentée par notre voix de synthèse.</span></p>
<p><span>À la une aujourd’hui : la reprise des combats en Éthiopie fait craindre pour l’accord de paix de Pretoria. Au Maroc, les premiers résultats des législatives placent le Parti authenticité et modernité en tête, sur fond de forte abstention. En Somalie, des milliers de personnes déplacées pourraient être confrontées à la famine d’ici à la fin de l’année.</span></p>
<p><span>Nous parlerons aussi de la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo, de justice en Centrafrique et d’une initiative de conservation en Ouganda.</span></p>
<p><strong><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></strong><span></span></p>
<span>ÉTHIOPIE — LA PAIX DE PRETORIA SOUS PRESSION</span>
<p><span>Dans le nord de l’Éthiopie, la reprise des affrontements suscite une vive inquiétude. Selon des informations recueillies par l’AFP, les forces tigréennes ont pris le contrôle des aéroports de Mekele et de Shire. La prise de celui d’Axoum est également rapportée. Ethiopian Airlines a suspendu ses vols vers ces trois villes.</span></p>
<p><span>Des combats ont été signalés dans la région voisine de l’Afar. Les autorités tigréennes affirment répondre à des bombardements fédéraux ; cette version n’a pas pu être vérifiée de façon indépendante. Des informations faisant état de combats dans l’Amhara demandent, elles aussi, confirmation.</span></p>
<p><span>L’enjeu immédiat est la protection des civils et l’accès de l’aide humanitaire. Plus largement, cette nouvelle escalade menace l’accord signé à Pretoria en 2022, qui avait mis fin à deux années de guerre. (<a href="https://fr.africanews.com/2026/09/23/ethiopie-les-forces-tigreennes-prennent-le-controle-de-plusieurs-aeroports/?utm_source=chatgpt.com" title="Éthiopie : les forces tigréennes prennent le contrôle de plusieurs aéroports">Africanews</a>)</span></p>
<span>MAROC — LE PAM ARRIVE EN TÊTE DES LÉGISLATIVES</span>
<p><span>Au Maroc, les résultats officiels préliminaires des élections législatives placent le <strong><span>Parti authenticité et modernité</span></strong>, le PAM, en première position avec <strong><span>97 sièges sur 395</span></strong>. Le Rassemblement national des indépendants en obtient 66 et l’Istiqlal 65.</span></p>
<p><span>Aucun parti ne peut gouverner seul. Les discussions sur la future coalition seront donc décisives. Mais un autre chiffre retient l’attention : la participation, annoncée à <strong><span>38,02 %</span></strong>. Que dit cette abstention des attentes des électeurs, notamment des jeunes, en matière d’emploi et de services publics ? C’est l’une des questions politiques majeures laissées par ce scrutin. (<a href="https://www.reuters.com/world/pam-party-wins-most-seats-moroccos-parliamentary-election-2026-09-24/?utm_source=chatgpt.com" title="PAM party wins most seats in Morocco's parliamentary election">reuters.com</a>)</span></p>
<span>SOMALIE — UN RISQUE DE FAMINE POUR DES PERSONNES DÉPLACÉES</span>
<p><span>En Somalie, la situation alimentaire pourrait encore se dégrader autour de Baidoa, dans le sud-ouest du pays.</span></p>
<p><span>Selon une projection du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, appelé <strong><span>IPC</span></strong>, environ <strong><span>26 000 personnes déplacées</span></strong> pourraient être confrontées à des conditions de famine entre octobre et décembre, si plusieurs facteurs défavorables se cumulent, notamment des inondations et une aide insuffisante.</span></p>
<p><span>Il s’agit d’un <strong><span>scénario de risque</span></strong>, pas de l’annonce qu’une famine est déjà déclarée. Pour les organisations humanitaires, l’urgence consiste précisément à agir avant que ce scénario ne se réalise. (<a href="https://www.reuters.com/5f374b32b07b/business/environment/thousands-displaced-in-southwest-somalia-could-be-famine-by-year-end-ipc-says-2026-09-23/?utm_source=chatgpt.com" title="Thousands of displaced in southwest Somalia could be in famine by year-end, IPC says">reuters.com</a>)</span></p>
<span>RDC — UNE NOUVELLE AIDE ANNONCÉE CONTRE EBOLA</span>
<p><span>En République démocratique du Congo, les États-Unis annoncent <strong><span>267 millions de dollars supplémentaires</span></strong> pour la lutte contre Ebola.</span></p>
<p><span>Selon le département d’État américain, cette aide doit notamment soutenir de nouvelles unités de traitement, la surveillance sanitaire, la recherche des contacts et la protection des équipes engagées sur le terrain.</span></p>
<p><span>Cette annonce intervient alors que l’épidémie continue de peser lourdement sur les populations et les soignants. La question sera désormais de suivre les fonds effectivement mobilisés et leur arrivée dans les zones qui en ont besoin. (<a href="https://pubt.io/view/8296EC0D7B6DA5241A4C75522F611AC04F866BCD?utm_source=chatgpt.com" title="U.S. Department of State (via Public) / United States Pledges Additional Life-Saving Health Assistance in Response to Ebola Outbreak">pubt.io</a>)</span></p>
<span>AFRIQUE DU SUD — ONZE MORTS DANS UNE FUSILLADE PRÈS DE DURBAN</span>
<p><span>En Afrique du Sud, au moins <strong><span>onze personnes</span></strong> ont été tuées lors d’une attaque contre une fête organisée dans une maison à KwaMakhutha, au sud de Durban.</span></p>
<p><span>D’après la police, trois hommes armés sont recherchés. Le mobile de la fusillade n’était pas établi au moment des premières informations. Notre pensée va aux victimes et à leurs proches. L’enquête devra déterminer les circonstances de cette attaque, sans préjuger de ses causes. (<a href="https://www.africanews.com/2026/09/23/south-africa-mass-shooting-leaves-11-dead-as-police-search-for-three-attackers/?utm_source=chatgpt.com" title="South Africa mass shooting leaves 11 dead as police search for three attackers">Africanews</a>)</span></p>
<span>CENTRAFRIQUE — UN VERDICT DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE</span>
<p><span>La Cour pénale internationale a déclaré <strong><span>Mahamat Said Abdel Kani</span></strong> coupable de quatre crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine en 2013.</span></p>
<p><span>Les juges ont retenu notamment l’emprisonnement, la torture et la persécution. Ce verdict constitue une étape judiciaire importante pour les victimes. La peine sera fixée lors d’une étape ultérieure de la procédure. (<a href="https://icccpi-web.icccpi-prod.uniccloud.org/fr/news/mahamat-said-abdel-kani-declare-coupable-de-crimes-contre-lhumanite-commis-en-republique?utm_source=chatgpt.com" title="Mahamat Said Abdel Kani déclaré coupable de crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine">International Criminal Court</a>)</span></p>
<span>AFRIQUE DU SUD — LE TAUX DIRECTEUR PORTÉ À 7,25 %</span>
<p><span>Retour en Afrique du Sud, cette fois sur le terrain économique. La banque centrale a décidé de relever son taux directeur d’un quart de point, à <strong><span>7,25 %</span></strong>. La décision prendra effet le 25 septembre.</span></p>
<p><span>L’institution explique vouloir contenir l’inflation, mesurée à <strong><span>4,4 %</span></strong>, dans un contexte de hausse des prix du carburant. Elle prévoit désormais une croissance de <strong><span>1,2 % en 2026</span></strong>.</span></p>
<p><span>Pour les ménages et les petites entreprises qui empruntent, la décision pose une question concrète : comment freiner la hausse des prix sans alourdir davantage le coût du crédit ? (<a href="https://resbank.co.za/en/home/publications/publication-detail-pages/statements/monetary-policy-statements/2026/september?utm_source=chatgpt.com" title="Statement of the Monetary Policy Committee September 2026">resbank.co.za</a>)</span></p>
<span>GHANA — FINANCER LA PROCHAINE CAMPAGNE DE CACAO</span>
<p><span>Au Ghana, le régulateur du cacao, le <strong><span>COCOBOD</span></strong>, cherche à lever <strong><span>16,3 milliards de cédis</span></strong>, soit environ <strong><span>1,4 milliard de dollars</span></strong>, auprès d’investisseurs du pays.</span></p>
<p><span>L’objectif est de financer les achats de cacao pour la prochaine campagne. Ce projet intervient après des difficultés de financement et des retards de paiement aux producteurs.</span></p>
<p><span>Au-delà du montant annoncé, l’enjeu sera de savoir à quelles conditions cet argent sera emprunté et si les cultivateurs pourront être payés dans les délais. (<a href="https://www.reuters.com/world/africa/ghanas-cocoa-regulator-pitches-14-billion-domestic-financing-plan-2026-09-23/?utm_source=chatgpt.com" title="Ghana's cocoa regulator pitches $1.4 billion domestic financing plan">reuters.com</a>)</span></p>
<span>GHANA ET DIASPORA — LE DÉBAT SUR LES RÉPARATIONS</span>
<p><span>Le Ghana affirme que plusieurs pays occidentaux se montrent plus disposés à discuter de réparations liées à la traite transatlantique et à l’esclavage.</span></p>
<p><span>Cette évolution est présentée par la diplomatie ghanéenne. Il faut toutefois distinguer <strong><span>l’ouverture d’un dialogue</span></strong> d’engagements précis, assortis de dates, de mesures et de montants. La restitution d’œuvres et d’objets emportés d’Afrique fait partie des pistes évoquées.</span></p>
<p><span>Pour les pays africains comme pour leurs diasporas, la prochaine étape sera de mesurer ce que ces discussions produisent concrètement. (<a href="https://www.reuters.com/world/africa/western-countries-increase-support-slavery-reparations-ghana-says-2026-09-24/?utm_source=chatgpt.com" title="Western countries increase support for slavery reparations, Ghana says">reuters.com</a>)</span></p>
<span>OUGANDA — DES ARBRES POUR PROTÉGER LA FORÊT DE BWINDI</span>
<p><span>Nous terminons en Ouganda, près du parc national de Bwindi, qui abrite environ <strong><span>450 gorilles de montagne</span></strong>.</span></p>
<p><span>Des habitants, des écoles et des associations plantent à proximité des villages des arbres utiles pour le bois, les soins traditionnels et l’artisanat. L’idée est de répondre à certains besoins des communautés tout en réduisant les prélèvements dans la forêt protégée.</span></p>
<p><span>Cette initiative rappelle que la conservation de la nature dépend aussi de la place donnée aux populations voisines et du partage des bénéfices qu’elle génère. (<a href="https://www.africanews.com/2026/09/23/uganda-community-plants-trees-to-protect-mountain-gorillas/?utm_source=chatgpt.com" title="Uganda community plants trees to protect mountain gorillas">Africanews</a>)</span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>De l’Éthiopie à la Somalie, plusieurs informations de ce jour appellent une réponse urgente pour protéger les populations. Du Ghana à l’Ouganda, elles posent aussi une question de fond : comment donner aux habitants les moyens de décider de leur avenir et de bénéficier des politiques menées en leur nom ?</span></p>
<p><span>Merci d’avoir suivi <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>. Cette édition était placée sous la direction éditoriale de <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>. Merci à <strong><span>G.-V.</span></strong> pour la réalisation.</span></p>
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      <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 14:20:00 +0000</pubDate>
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Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA


Le Grand Journal de l’Afrique
Lundi 21 septembre 2026
Direction éditoriale :Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France

 RADIOTAMTAM AFRICA
« La Parole est une Force »


Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux principales actualités politiques, économiques, sociales, environnementales et géopolitiques du continent.
Cette édition est préparée par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA et présentée par notre voix de synthèse.
À LA UNE DE CETTE ÉDITION
Au Soudan, un nouvel effondrement dans une mine d’or artisanale fait au moins onze morts et trente blessés. Il s’agit de la deuxième catastrophe minière meurtrière enregistrée dans le pays en une semaine.
En Ouganda, l’armée suspend sa coopération militaire avec la Turquie, sur fond de tensions autour de la demande d’extradition d’un opposant exilé.
Au Nigeria, une commission d’enquête doit faire la lumière sur la mort de trente-sept personnes détenues à Minna après leur arrestation pour exploitation minière présumée illégale.
Au Maroc, le chômage et la faible participation politique des jeunes dominent les derniers jours de campagne avant les élections législatives du 23 septembre.
Et puis, au Brésil, l’huile utilisée pour préparer les acarajés, héritage culinaire africain, entre dans un programme d’économie circulaire à Salvador de Bahia.
Et maintenant, place à l’actualité.
1 — SOUDAN : UNE DEUXIÈME CATASTROPHE MINIÈRE EN UNE SEMAINE
Nous ouvrons ce journal au Soudan, où un nouvel effondrement s’est produit dans une mine d’or artisanale.
Selon l’Associated Press, au moins onze corps ont été retirés d’un puits effondré à Oni, dans une zone isolée du nord-est du pays. Trente personnes blessées ont également été secourues et les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus.
Cette catastrophe intervient seulement quelques jours après l’effondrement d’une autre mine dans le Kordofan-Occidental. Le bilan de ce premier drame avait atteint au moins quatre-vingt-deux morts.
Ces accidents successifs posent une nouvelle fois la question de la sécurité dans les milliers de petites exploitations minières informelles du Soudan.
Dans un pays ravagé par la guerre, l’or constitue une ressource économique majeure. Il alimente cependant aussi des circuits clandestins et peut contribuer au financement des groupes engagés dans le conflit.
L’enjeu est désormais d’identifier les exploitants, de renforcer les inspections, d’indemniser les familles et d’imposer des normes de sécurité dans les galeries artisanales.
2 — OUGANDA–TURQUIE : LA COOPÉRATION MILITAIRE SUSPENDUE
Direction l’Ouganda.
L’armée ougandaise a annoncé la suspension immédiate de sa coopération militaire et de défense avec la Turquie.
Selon Africanews, cette décision intervient dans un contexte de tensions autour de Fred Lumbuye, commentateur politique et opposant critique du président Yoweri Museveni, actuellement exilé en Turquie.
Le chef de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, réclame son extradition. Fred Lumbuye est poursuivi en Ouganda pour quinze infractions présumées, notamment pour incitation à la violence, diffusion de fausses informations et utilisation abusive des outils numériques.
Les relations militaires entre Kampala et Ankara concernent notamment la formation, l’armement, les équipements de surveillance et la lutte contre le terrorisme.
Cette crise pourrait également affecter un contrat ferroviaire d’environ trois milliards de dollars attribué à une entreprise turque. À ce stade, aucune annulation officielle de ce contrat n’a toutefois été confirmée.
RADIOTAMTAM AFRICA rappelle qu’un opposant poursuivi reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé. Les intérêts diplomatiques et économiques ne doivent pas faire disparaître les exigences d’un procès équitable.
3 — NIGERIA : UNE ENQUÊTE SUR LA MORT DE TRENTE-SEPT DÉTENUS
Au Nigeria, une commission indépendante dispose de deux semaines pour enquêter sur la mort de trente-sept personnes détenues à Minna, dans l’État du Niger.
Ces hommes avaient été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés de pratiquer une activité minière illégale.
Les autorités ont évoqué la possibilité d’une maladie. Mais des survivants et des familles donnent une version différente. Ils décrivent une cellule surpeuplée, mal ventilée et des conditions de détention particulièrement difficiles.
Une commission de dix membres, comprenant notamment un médecin et un défenseur des droits humains, doit déterminer les responsabilités, les éventuelles négligences et les circonstances exactes de ces décès.
Vingt agents et gardiens auraient été suspendus dans l’attente des conclusions de l’enquête.
Les témoignages concernant des violences ou l’utilisation d’une substance irritante doivent encore être confrontés aux registres, aux expertises médicales et aux autres éléments de preuve.
La crédibilité de cette enquête dépendra de son indépendance réelle, de la protection des témoins et de la publication complète de ses conclusions.
4 — PÉTROLE : UNE DÉTENTE ENCORE FRAGILE POUR LES PAYS AFRICAINS
Sur le front économique, le cours du pétrole brut de référence Brent est retombé autour de cent deux dollars le baril.
Selon les informations de Reuters reprises dans notre dossier de préparation, cette baisse est notamment liée aux espoirs diplomatiques et au redressement partiel des exportations saoudiennes.
Celles-ci dépasseraient quatre millions de barils par jour en septembre, contre environ deux millions quatre cent mille en août.
Mais cette détente demeure fragile.
Une diminution du prix international du pétrole ne se traduit pas automatiquement par une baisse immédiate des prix à la pompe en Afrique.
Le coût payé par les consommateurs dépend également de la valeur du dollar, des taxes, des stocks disponibles, des frais de transport et des politiques nationales de subvention.
Pour les pays africains importateurs, la véritable question est donc la suivante : cette baisse atteindra-t-elle réellement les automobilistes, les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs et les petites entreprises ?
5 — MAROC : LE VOTE DES JEUNES AU CŒUR DES LÉGISLATIVES
Au Maroc, les électeurs sont appelés aux urnes le mercredi 23 septembre pour renouveler les trois cent quatre-vingt-quinze sièges de la Chambre des représentants.
Plus de sept mille deux cents candidats issus de vingt-sept partis sont en compétition.
Mais la grande inconnue de ce scrutin demeure la participation des jeunes.
Selon l’Associated Press, le chômage touche environ trente-sept pour cent des Marocains âgés de quinze à vingt-quatre ans.
Les électeurs de dix-huit à vingt-quatre ans ne représenteraient que quatre pour cent des personnes inscrites sur les listes électorales, alors que cette tranche d’âge constitue environ douze pour cent de la population.
L’emploi, l’éducation, la santé, le logement et l’accès aux services publics figurent parmi les principales préoccupations exprimées.
Les grands investissements engagés en prévision de la Coupe du monde de football 2030 occupent également une place importante dans le débat.
Au-delà des promesses de campagne, les jeunes Marocains attendent désormais des engagements mesurables et une répartition plus équitable des bénéfices de la croissance.
6 — OUGANDA : L’OR FAIT PROGRESSER LES EXPORTATIONS
Nous restons en Ouganda, cette fois sur le terrain économique.
Les recettes d’exportation du pays ont progressé de dix virgule deux pour cent sur un an au mois de juillet.
Selon un rapport du ministère ougandais des Finances consulté par Reuters, ces recettes ont atteint environ un milliard quatre cents millions de dollars, contre un milliard deux cent soixante-dix millions un an auparavant.
Cette progression est principalement portée par les exportations d’or. Les ventes de cacao, de fleurs et de maïs ont également contribué à cette amélioration.
L’augmentation des exportations peut soutenir la monnaie nationale et renforcer les recettes du pays.
Mais elle soulève aussi une question essentielle : d’où vient exactement l’or exporté par l’Ouganda ?
Le pays joue un rôle important dans le raffinage régional. Il convient donc de distinguer clairement la production nationale du métal provenant éventuellement de pays voisins, notamment de la République démocratique du Congo ou du Soudan du Sud.
La croissance des exportations doit aller de pair avec la traçabilité, la transparence fiscale et un partage équitable de la valeur avec les mineurs artisanaux.
7 — NATIONS UNIES : LES PRIORITÉS AFRICAINES FACE AU MULTILATÉRALISME
À New York, la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies place plusieurs dossiers africains au centre de l’agenda diplomatique.
Environ cent trente chefs d’État et de gouvernement doivent prendre la parole à partir du mardi 22 septembre.
Les conflits au Soudan et en République démocratique du Congo, la dette, le coût de la vie, le financement climatique, l’intelligence artificielle et la réforme du Conseil de sécurité devraient occuper une place importante dans les discussions.
L’Afrique réclame depuis plusieurs années une représentation permanente plus juste au sein du Conseil de sécurité.
Mais aucune avancée concrète n’est encore garantie.
RADIOTAMTAM AFRICA suivra les engagements annoncés pendant cette semaine diplomatique : qui promet quoi, avec quel financement, selon quel calendrier et sous quel contrôle public ?
Car l’Afrique n’attend pas seulement de nouvelles déclarations. Elle attend des décisions, des moyens et une représentation conforme à son poids démographique et politique.
8 — TUNISIE : MOBILISATION POUR QUATRE MILITANTS DE LA FLOTTILLE POUR GAZA
En Tunisie, des centaines de personnes ont manifesté pour demander la libération de quatre militants ayant participé à l’organisation d’une flottille humanitaire à destination de Gaza.
Selon Africanews, les quatre personnes sont détenues depuis le mois de mars. Elles sont accusées de blanchiment présumé et d’utilisation abusive de fonds collectés pour la flottille Global Sumud.
Les militants contestent ces accusations et ont entamé une grève de la faim.
Leurs soutiens affirment que leur état de santé se dégrade et dénoncent une affaire à caractère politique.
Ces affirmations n’ont toutefois pas encore été confirmées par une expertise médicale indépendante ou par une décision judiciaire définitive.
L’enjeu est de garantir aux personnes détenues l’accès aux soins, à leurs avocats et à une procédure contradictoire permettant d’examiner précisément les mouvements financiers contestés.
9 — BRÉSIL : L’HÉRITAGE AFRICAIN DE L’ACARAJÉ ENTRE DANS L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE
Partons maintenant au Brésil, à Salvador de Bahia, où une initiative environnementale met à l’honneur un important héritage culinaire africain.
La municipalité, le groupe public Petrobras et plusieurs coopératives souhaitent récupérer l’huile de palme utilisée pour préparer les acarajés.
Environ trois mille cinq cents vendeuses proposent cette spécialité dans les rues de Salvador.
Chaque litre d’huile usagée remis au dispositif peut être rémunéré trois réais brésiliens. Le programme ambitionne, à terme, de valoriser jusqu’à six millions de litres par an afin de produire de l’énergie.
Cet objectif dépendra toutefois du développement des points de collecte et de la participation effective des vendeuses.
L’huile de palme, appelée localement azeite de dendê, est profondément liée à l’histoire africaine de Bahia. Elle est arrivée dans la région avec les populations africaines réduites en esclavage à partir du seizième siècle.
Ce programme relie ainsi protection de l’environnement, revenus des femmes afro-brésiliennes et reconnaissance d’un patrimoine culturel issu de la diaspora africaine.
10 — RDC : GOMA REND HOMMAGE AU CYCLISTE MIGUEL MASAÏSAÏ
Nous terminons ce journal en République démocratique du Congo.
La ville de Goma rend hommage à Miguel Masaïsaï, jeune cycliste congolais de vingt-trois ans, décédé au Congo-Brazzaville pendant un périple panafricain consacré à la paix.
Son voyage, intitulé « Pédaler pour la paix », devait le conduire jusqu’à Rabat, au Maroc.
À travers cette initiative, Miguel Masaïsaï voulait porter un message d’espérance et attirer l’attention sur les souffrances des populations de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les premiers éléments rapportés, une panne de vélo l’aurait conduit à prendre place dans un taxi. Le véhicule aurait ensuite été impliqué dans un accident mortel.
Cette chronologie demeure provisoire et devra être confirmée par une enquête complète.
Au-delà des circonstances de sa disparition, sa famille souhaite que son engagement en faveur de la paix continue de vivre.
RADIOTAMTAM AFRICA adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la communauté sportive congolaise.
CONCLUSION
Voilà pour l’essentiel de l’actualité africaine de ce lundi 21 septembre 2026.
Au Soudan, deux catastrophes minières en quelques jours rappellent l’urgence de protéger les travailleurs et de mieux contrôler l’exploitation de l’or.
Du Nigeria à la Tunisie, les enquêtes et procédures judiciaires devront garantir la vérité, la transparence et le respect des droits fondamentaux.
De l’Ouganda au Maroc, les performances économiques et les promesses politiques seront jugées à leur capacité à améliorer concrètement la vie des populations.
Enfin, de Salvador de Bahia à Goma, la diaspora, la culture, l’environnement et le sport nous rappellent que l’Afrique ne se raconte pas uniquement à travers les crises. Elle se raconte également à travers ses héritages, ses initiatives et celles et ceux qui portent un message de paix.
Merci d’avoir suivi Le Grand Journal de l’Afrique.
Ce journal était placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT.
Merci à G.-V. pour la réalisation.
Continuez à nous écouter, à partager nos programmes et à faire connaître votre média panafricain indépendant.
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      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>


<span>Le Grand Journal de l’Afrique</span>
<p><span><strong>Lundi 21 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span><strong>Direction éditoriale :</strong></span><br /><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span><strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span><strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>

<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>« La Parole est une Force »</span></p>


<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
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<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong>.</span></p>
<p><span>Ce journal est placé sous la direction éditoriale de <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
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<span>À LA UNE DE CETTE ÉDITION</span>
<p><span>Au <strong><span>Soudan</span></strong>, un nouvel effondrement dans une mine d’or artisanale fait au moins onze morts et trente blessés. Il s’agit de la deuxième catastrophe minière meurtrière enregistrée dans le pays en une semaine.</span></p>
<p><span>En <strong><span>Ouganda</span></strong>, l’armée suspend sa coopération militaire avec la Turquie, sur fond de tensions autour de la demande d’extradition d’un opposant exilé.</span></p>
<p><span>Au <strong><span>Nigeria</span></strong>, une commission d’enquête doit faire la lumière sur la mort de trente-sept personnes détenues à Minna après leur arrestation pour exploitation minière présumée illégale.</span></p>
<p><span>Au <strong><span>Maroc</span></strong>, le chômage et la faible participation politique des jeunes dominent les derniers jours de campagne avant les élections législatives du 23 septembre.</span></p>
<p><span>Et puis, au <strong><span>Brésil</span></strong>, l’huile utilisée pour préparer les acarajés, héritage culinaire africain, entre dans un programme d’économie circulaire à Salvador de Bahia.</span></p>
<p><strong><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></strong><span></span></p>
<span>1 — SOUDAN : UNE DEUXIÈME CATASTROPHE MINIÈRE EN UNE SEMAINE</span>
<p><span>Nous ouvrons ce journal au <strong><span>Soudan</span></strong>, où un nouvel effondrement s’est produit dans une mine d’or artisanale.</span></p>
<p><span>Selon l’<strong><span>Associated Press</span></strong>, au moins onze corps ont été retirés d’un puits effondré à Oni, dans une zone isolée du nord-est du pays. Trente personnes blessées ont également été secourues et les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels disparus.</span></p>
<p><span>Cette catastrophe intervient seulement quelques jours après l’effondrement d’une autre mine dans le Kordofan-Occidental. Le bilan de ce premier drame avait atteint au moins quatre-vingt-deux morts.</span></p>
<p><span>Ces accidents successifs posent une nouvelle fois la question de la sécurité dans les milliers de petites exploitations minières informelles du Soudan.</span></p>
<p><span>Dans un pays ravagé par la guerre, l’or constitue une ressource économique majeure. Il alimente cependant aussi des circuits clandestins et peut contribuer au financement des groupes engagés dans le conflit.</span></p>
<p><strong><span>L’enjeu est désormais d’identifier les exploitants, de renforcer les inspections, d’indemniser les familles et d’imposer des normes de sécurité dans les galeries artisanales.</span></strong><span></span></p>
<span>2 — OUGANDA–TURQUIE : LA COOPÉRATION MILITAIRE SUSPENDUE</span>
<p><span>Direction l’<strong><span>Ouganda</span></strong>.</span></p>
<p><span>L’armée ougandaise a annoncé la suspension immédiate de sa coopération militaire et de défense avec la Turquie.</span></p>
<p><span>Selon <strong><span>Africanews</span></strong>, cette décision intervient dans un contexte de tensions autour de <strong><span>Fred Lumbuye</span></strong>, commentateur politique et opposant critique du président Yoweri Museveni, actuellement exilé en Turquie.</span></p>
<p><span>Le chef de l’armée ougandaise, <strong><span>Muhoozi Kainerugaba</span></strong>, réclame son extradition. Fred Lumbuye est poursuivi en Ouganda pour quinze infractions présumées, notamment pour incitation à la violence, diffusion de fausses informations et utilisation abusive des outils numériques.</span></p>
<p><span>Les relations militaires entre Kampala et Ankara concernent notamment la formation, l’armement, les équipements de surveillance et la lutte contre le terrorisme.</span></p>
<p><span>Cette crise pourrait également affecter un contrat ferroviaire d’environ trois milliards de dollars attribué à une entreprise turque. À ce stade, aucune annulation officielle de ce contrat n’a toutefois été confirmée.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA rappelle qu’un opposant poursuivi reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé. Les intérêts diplomatiques et économiques ne doivent pas faire disparaître les exigences d’un procès équitable.</span></strong><span></span></p>
<span>3 — NIGERIA : UNE ENQUÊTE SUR LA MORT DE TRENTE-SEPT DÉTENUS</span>
<p><span>Au <strong><span>Nigeria</span></strong>, une commission indépendante dispose de deux semaines pour enquêter sur la mort de trente-sept personnes détenues à Minna, dans l’État du Niger.</span></p>
<p><span>Ces hommes avaient été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés de pratiquer une activité minière illégale.</span></p>
<p><span>Les autorités ont évoqué la possibilité d’une maladie. Mais des survivants et des familles donnent une version différente. Ils décrivent une cellule surpeuplée, mal ventilée et des conditions de détention particulièrement difficiles.</span></p>
<p><span>Une commission de dix membres, comprenant notamment un médecin et un défenseur des droits humains, doit déterminer les responsabilités, les éventuelles négligences et les circonstances exactes de ces décès.</span></p>
<p><span>Vingt agents et gardiens auraient été suspendus dans l’attente des conclusions de l’enquête.</span></p>
<p><span>Les témoignages concernant des violences ou l’utilisation d’une substance irritante doivent encore être confrontés aux registres, aux expertises médicales et aux autres éléments de preuve.</span></p>
<p><strong><span>La crédibilité de cette enquête dépendra de son indépendance réelle, de la protection des témoins et de la publication complète de ses conclusions.</span></strong><span></span></p>
<span>4 — PÉTROLE : UNE DÉTENTE ENCORE FRAGILE POUR LES PAYS AFRICAINS</span>
<p><span>Sur le front économique, le cours du pétrole brut de référence <strong><span>Brent</span></strong> est retombé autour de cent deux dollars le baril.</span></p>
<p><span>Selon les informations de <strong><span>Reuters</span></strong> reprises dans notre dossier de préparation, cette baisse est notamment liée aux espoirs diplomatiques et au redressement partiel des exportations saoudiennes.</span></p>
<p><span>Celles-ci dépasseraient quatre millions de barils par jour en septembre, contre environ deux millions quatre cent mille en août.</span></p>
<p><span>Mais cette détente demeure fragile.</span></p>
<p><span>Une diminution du prix international du pétrole ne se traduit pas automatiquement par une baisse immédiate des prix à la pompe en Afrique.</span></p>
<p><span>Le coût payé par les consommateurs dépend également de la valeur du dollar, des taxes, des stocks disponibles, des frais de transport et des politiques nationales de subvention.</span></p>
<p><strong><span>Pour les pays africains importateurs, la véritable question est donc la suivante : cette baisse atteindra-t-elle réellement les automobilistes, les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs et les petites entreprises ?</span></strong><span></span></p>
<span>5 — MAROC : LE VOTE DES JEUNES AU CŒUR DES LÉGISLATIVES</span>
<p><span>Au <strong><span>Maroc</span></strong>, les électeurs sont appelés aux urnes le mercredi 23 septembre pour renouveler les trois cent quatre-vingt-quinze sièges de la Chambre des représentants.</span></p>
<p><span>Plus de sept mille deux cents candidats issus de vingt-sept partis sont en compétition.</span></p>
<p><span>Mais la grande inconnue de ce scrutin demeure la participation des jeunes.</span></p>
<p><span>Selon l’<strong><span>Associated Press</span></strong>, le chômage touche environ trente-sept pour cent des Marocains âgés de quinze à vingt-quatre ans.</span></p>
<p><span>Les électeurs de dix-huit à vingt-quatre ans ne représenteraient que quatre pour cent des personnes inscrites sur les listes électorales, alors que cette tranche d’âge constitue environ douze pour cent de la population.</span></p>
<p><span>L’emploi, l’éducation, la santé, le logement et l’accès aux services publics figurent parmi les principales préoccupations exprimées.</span></p>
<p><span>Les grands investissements engagés en prévision de la Coupe du monde de football 2030 occupent également une place importante dans le débat.</span></p>
<p><strong><span>Au-delà des promesses de campagne, les jeunes Marocains attendent désormais des engagements mesurables et une répartition plus équitable des bénéfices de la croissance.</span></strong><span></span></p>
<span>6 — OUGANDA : L’OR FAIT PROGRESSER LES EXPORTATIONS</span>
<p><span>Nous restons en <strong><span>Ouganda</span></strong>, cette fois sur le terrain économique.</span></p>
<p><span>Les recettes d’exportation du pays ont progressé de dix virgule deux pour cent sur un an au mois de juillet.</span></p>
<p><span>Selon un rapport du ministère ougandais des Finances consulté par <strong><span>Reuters</span></strong>, ces recettes ont atteint environ un milliard quatre cents millions de dollars, contre un milliard deux cent soixante-dix millions un an auparavant.</span></p>
<p><span>Cette progression est principalement portée par les exportations d’or. Les ventes de cacao, de fleurs et de maïs ont également contribué à cette amélioration.</span></p>
<p><span>L’augmentation des exportations peut soutenir la monnaie nationale et renforcer les recettes du pays.</span></p>
<p><span>Mais elle soulève aussi une question essentielle : <strong><span>d’où vient exactement l’or exporté par l’Ouganda ?</span></strong></span></p>
<p><span>Le pays joue un rôle important dans le raffinage régional. Il convient donc de distinguer clairement la production nationale du métal provenant éventuellement de pays voisins, notamment de la République démocratique du Congo ou du Soudan du Sud.</span></p>
<p><strong><span>La croissance des exportations doit aller de pair avec la traçabilité, la transparence fiscale et un partage équitable de la valeur avec les mineurs artisanaux.</span></strong><span></span></p>
<span>7 — NATIONS UNIES : LES PRIORITÉS AFRICAINES FACE AU MULTILATÉRALISME</span>
<p><span>À <strong><span>New York</span></strong>, la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies place plusieurs dossiers africains au centre de l’agenda diplomatique.</span></p>
<p><span>Environ cent trente chefs d’État et de gouvernement doivent prendre la parole à partir du mardi 22 septembre.</span></p>
<p><span>Les conflits au Soudan et en République démocratique du Congo, la dette, le coût de la vie, le financement climatique, l’intelligence artificielle et la réforme du Conseil de sécurité devraient occuper une place importante dans les discussions.</span></p>
<p><span>L’Afrique réclame depuis plusieurs années une représentation permanente plus juste au sein du Conseil de sécurité.</span></p>
<p><span>Mais aucune avancée concrète n’est encore garantie.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA suivra les engagements annoncés pendant cette semaine diplomatique : qui promet quoi, avec quel financement, selon quel calendrier et sous quel contrôle public ?</span></strong><span></span></p>
<p><span>Car l’Afrique n’attend pas seulement de nouvelles déclarations. Elle attend des décisions, des moyens et une représentation conforme à son poids démographique et politique.</span></p>
<span>8 — TUNISIE : MOBILISATION POUR QUATRE MILITANTS DE LA FLOTTILLE POUR GAZA</span>
<p><span>En <strong><span>Tunisie</span></strong>, des centaines de personnes ont manifesté pour demander la libération de quatre militants ayant participé à l’organisation d’une flottille humanitaire à destination de Gaza.</span></p>
<p><span>Selon <strong><span>Africanews</span></strong>, les quatre personnes sont détenues depuis le mois de mars. Elles sont accusées de blanchiment présumé et d’utilisation abusive de fonds collectés pour la flottille <strong><span>Global Sumud</span></strong>.</span></p>
<p><span>Les militants contestent ces accusations et ont entamé une grève de la faim.</span></p>
<p><span>Leurs soutiens affirment que leur état de santé se dégrade et dénoncent une affaire à caractère politique.</span></p>
<p><span>Ces affirmations n’ont toutefois pas encore été confirmées par une expertise médicale indépendante ou par une décision judiciaire définitive.</span></p>
<p><strong><span>L’enjeu est de garantir aux personnes détenues l’accès aux soins, à leurs avocats et à une procédure contradictoire permettant d’examiner précisément les mouvements financiers contestés.</span></strong><span></span></p>
<span>9 — BRÉSIL : L’HÉRITAGE AFRICAIN DE L’ACARAJÉ ENTRE DANS L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE</span>
<p><span>Partons maintenant au <strong><span>Brésil</span></strong>, à Salvador de Bahia, où une initiative environnementale met à l’honneur un important héritage culinaire africain.</span></p>
<p><span>La municipalité, le groupe public <strong><span>Petrobras</span></strong> et plusieurs coopératives souhaitent récupérer l’huile de palme utilisée pour préparer les acarajés.</span></p>
<p><span>Environ trois mille cinq cents vendeuses proposent cette spécialité dans les rues de Salvador.</span></p>
<p><span>Chaque litre d’huile usagée remis au dispositif peut être rémunéré trois réais brésiliens. Le programme ambitionne, à terme, de valoriser jusqu’à six millions de litres par an afin de produire de l’énergie.</span></p>
<p><span>Cet objectif dépendra toutefois du développement des points de collecte et de la participation effective des vendeuses.</span></p>
<p><span>L’huile de palme, appelée localement <em><span>azeite de dendê</span></em>, est profondément liée à l’histoire africaine de Bahia. Elle est arrivée dans la région avec les populations africaines réduites en esclavage à partir du seizième siècle.</span></p>
<p><strong><span>Ce programme relie ainsi protection de l’environnement, revenus des femmes afro-brésiliennes et reconnaissance d’un patrimoine culturel issu de la diaspora africaine.</span></strong><span></span></p>
<span>10 — RDC : GOMA REND HOMMAGE AU CYCLISTE MIGUEL MASAÏSAÏ</span>
<p><span>Nous terminons ce journal en <strong><span>République démocratique du Congo</span></strong>.</span></p>
<p><span>La ville de Goma rend hommage à <strong><span>Miguel Masaïsaï</span></strong>, jeune cycliste congolais de vingt-trois ans, décédé au Congo-Brazzaville pendant un périple panafricain consacré à la paix.</span></p>
<p><span>Son voyage, intitulé <strong><span>« Pédaler pour la paix »</span></strong>, devait le conduire jusqu’à Rabat, au Maroc.</span></p>
<p><span>À travers cette initiative, Miguel Masaïsaï voulait porter un message d’espérance et attirer l’attention sur les souffrances des populations de l’est de la République démocratique du Congo.</span></p>
<p><span>Selon les premiers éléments rapportés, une panne de vélo l’aurait conduit à prendre place dans un taxi. Le véhicule aurait ensuite été impliqué dans un accident mortel.</span></p>
<p><span>Cette chronologie demeure provisoire et devra être confirmée par une enquête complète.</span></p>
<p><span>Au-delà des circonstances de sa disparition, sa famille souhaite que son engagement en faveur de la paix continue de vivre.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la communauté sportive congolaise.</span></strong><span></span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>Voilà pour l’essentiel de l’actualité africaine de ce <strong><span>lundi 21 septembre 2026</span></strong>.</span></p>
<p><span>Au Soudan, deux catastrophes minières en quelques jours rappellent l’urgence de protéger les travailleurs et de mieux contrôler l’exploitation de l’or.</span></p>
<p><span>Du Nigeria à la Tunisie, les enquêtes et procédures judiciaires devront garantir la vérité, la transparence et le respect des droits fondamentaux.</span></p>
<p><span>De l’Ouganda au Maroc, les performances économiques et les promesses politiques seront jugées à leur capacité à améliorer concrètement la vie des populations.</span></p>
<p><span>Enfin, de Salvador de Bahia à Goma, la diaspora, la culture, l’environnement et le sport nous rappellent que l’Afrique ne se raconte pas uniquement à travers les crises. Elle se raconte également à travers ses héritages, ses initiatives et celles et ceux qui portent un message de paix.</span></p>
<p><span>Merci d’avoir suivi <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Ce journal était placé sous la direction éditoriale de <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>.</span></p>
<p><span>Merci à <strong><span>G.-V.</span></strong> pour la réalisation.</span></p>
<p><span>Continuez à nous écouter, à partager nos programmes et à faire connaître votre média panafricain indépendant.</span></p>
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<p>    </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 14:03:00 +0000</pubDate>
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JOURNAL PARLÉ
RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNALDE L’AFRIQUE
 SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026
RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE

 Présentation : Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA
Réalisation : G.-V.
 En direct de Bezons, en Île-de-France
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Nos équipes ont travaillé pour sélectionner, vérifier et décrypter les informations les plus importantes de ce samedi 19 septembre 2026.
Préparé par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA
Présenté par notre voix de synthèse
À la une de cette édition

Au Nigeria, une enquête est annoncée après la mort de 37 détenus à Minna. Les manifestations ont conduit à l’instauration d’un couvre-feu et à la suspension de plusieurs responsables.
En Somalie, les États-Unis accordent un délai supplémentaire avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine.
En Guinée équatoriale, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis dénoncent des violences policières présumées à Malabo.
Au Mali, plusieurs syndicats menacent de paralyser le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto à partir du 28 septembre.
Et à Lomé, des scientifiques appellent les États ouest-africains à renforcer leurs laboratoires avant la prochaine urgence sanitaire.

La mort en détention, la souveraineté sécuritaire, les droits humains, les ressources minières et la prévention des épidémies dominent cette édition.
Tout de suite, place à l’actualité.
1. NIGERIA — 37 DÉTENUS MORTS À MINNA : COUVRE-FEU ET SUSPENSIONS
Nous ouvrons ce journal au Nigeria.
À Minna, dans l’État de Niger, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants réunis après la mort de 37 personnes détenues pour exploitation minière illégale présumée.
Selon Reuters, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne. Un manifestant aurait également été tué, mais ce décès doit encore être confirmé par une enquête indépendante.
Le président nigérian Bola Tinubu a ordonné l’ouverture d’investigations. Le commandant local de la sécurité civile et plusieurs responsables ont été suspendus.
La cause exacte de la mort des détenus reste inconnue. L’agence de sécurité évoque une maladie, tandis que des survivants décrivent une cellule surpeuplée dans laquelle les prisonniers auraient manqué d’air.
Plusieurs victimes seraient âgées de 14 à 18 ans. L’inhumation rapide des corps soulève désormais une question essentielle : comment établir les causes précises des décès et les responsabilités éventuelles ?
RADIOTAMTAM AFRICA demande la publication de la liste complète des victimes, l’audition des survivants et une expertise médicale véritablement indépendante.
2. SOMALIE — UN AN DE SURSIS POUR LE SOUTIEN LOGISTIQUE DE L’ONU
Direction maintenant la Corne de l’Afrique.
Les États-Unis acceptent d’accorder un délai supplémentaire de douze mois avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine en Somalie.
Le retrait du Bureau d’appui des Nations unies en Somalie commencerait ainsi en janvier 2027, au lieu d’un arrêt brutal dès la fin de l’année 2026.
Ce dispositif fournit aux soldats de la mission africaine AUSSOM de la nourriture, de l’eau, du carburant, des soins médicaux et des moyens de transport.
Son budget total avoisine les 500 millions de dollars. Washington maintient cependant sa décision de ne plus financer le mécanisme.
Ce sursis éloigne temporairement le risque d’un effondrement logistique, mais aucune solution durable n’est encore financée.
L’Union africaine, la Somalie et les pays contributeurs de troupes doivent désormais présenter un plan précis : qui financera les soldes, les évacuations médicales, les transports et les approvisionnements après 2027 ?
Sans réponse, le retrait logistique pourrait créer un vide sécuritaire favorable aux groupes armés.
3. GUINÉE ÉQUATORIALE — DES VIOLENCES POLICIÈRES PRÉSUMÉES À MALABO
En Afrique centrale, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis vers la Guinée équatoriale dénoncent des traitements violents.
Il s’agit d’Ahmed Soliman, ressortissant égyptien, et de Samson Birhane, originaire d’Érythrée.
Selon leurs défenseurs, les deux hommes auraient été attachés, frappés et privés de tout contact avec leurs avocats après leur arrivée à Malabo.
Leur expulsion serait intervenue dans le cadre d’un accord migratoire pour lequel Washington aurait versé 7,5 millions de dollars à la Guinée équatoriale.
Les autorités leur reprocheraient d’avoir brisé un miroir. Leurs avocats estiment toutefois que leur arrestation pourrait constituer une mesure de représailles après leurs témoignages sur leurs conditions de détention.
À ce stade, ces violences présumées reposent sur les déclarations de leurs avocats et d’organisations de défense des droits humains. Elles n’ont pas encore été établies par une enquête judiciaire indépendante.
La priorité doit être d’obtenir une preuve de vie, une visite médicale indépendante, un accès consulaire et la publication de l’accord migratoire conclu entre Malabo et Washington.
4. MOZAMBIQUE — LE FMI ATTEND TOUJOURS DES RÉFORMES
Au Mozambique, la mission du Fonds monétaire international menée du 9 au 18 septembre s’est achevée sans accord sur un nouveau programme financier.
Le ministère mozambicain des Finances espère accueillir une nouvelle mission en novembre. Le FMI précise cependant que les discussions doivent d’abord avancer sur les réformes attendues.
L’institution relève des signes de reprise économique et une inflation contenue. Elle considère néanmoins que la dette publique du Mozambique demeure insoutenable.
Aucun montant, aucun calendrier de décaissement et aucune liste définitive de conditions n’ont donc été approuvés.
Les Mozambicains doivent maintenant savoir quelles dépenses publiques, entreprises d’État, recettes fiscales ou subventions pourraient être concernées par les réformes demandées.
Ces exigences devront également être comparées aux conséquences du scandale des dettes cachées et aux retards des grands projets gaziers.
5. MALI — MENACES DE GRÈVE AU COMPLEXE AURIFÈRE DE LOULO-GOUNKOTO
Au Mali, plusieurs organisations syndicales menacent de paralyser le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, exploité par le groupe Barrick.
Les syndicats de la SOMILO et de Gounkoto ont déposé des préavis pour quatre jours de grève, du 28 septembre au 1er octobre.
Les employés d’un sous-traitant chargé de la restauration et des services annoncent cinq jours d’arrêt. Des agents de l’administration minière envisagent également une mobilisation de 72 heures.
Les revendications portent notamment sur les salaires, les primes, les heures supplémentaires, les frais de mission et l’application d’accords sociaux.
Barrick et le ministère malien des Mines n’avaient pas encore répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication de l’information.
Ces grèves sont donc annoncées, mais elles pourraient encore être évitées par la négociation.
Dans un secteur aussi stratégique, la souveraineté minière ne peut pas se limiter au contrôle des ressources. Elle doit aussi garantir la dignité, la rémunération et les droits des travailleurs, y compris ceux des entreprises sous-traitantes.
6. AFRIQUE DE L’OUEST — LES LABORATOIRES APPELLENT À AGIR AVANT LA PROCHAINE ÉPIDÉMIE
À Lomé, au Togo, des biologistes et spécialistes de laboratoire demandent aux gouvernements ouest-africains de renforcer leurs capacités de détection des épidémies.
Selon ces scientifiques, les systèmes de santé se fragilisent souvent entre deux crises, lorsque les financements diminuent et que les équipements, les laboratoires et la formation des personnels cessent d’être prioritaires.
Les experts appellent également à réduire la dépendance du continent envers les vaccins et technologies sanitaires produits à l’étranger.
Cette alerte ne signifie pas qu’une nouvelle épidémie régionale a été déclarée. Elle met en évidence des lacunes persistantes dans la préparation sanitaire.
Chaque pays devrait rendre publics le nombre de laboratoires capables d’identifier rapidement des agents infectieux dangereux, les délais d’acheminement des échantillons et les budgets effectivement versés.
Former, équiper et relier les laboratoires coûte moins cher que courir après une épidémie déjà installée.
7. MALAWI — DEUX SUSPECTS TUÉS LORS DE LA LIBÉRATION DE NUSRAT OSMAN
Au Malawi, la police affirme désormais que deux suspects ont été tués pendant l’opération ayant permis de libérer Nusrat Osman, enlevée à Blantyre.
Un premier bilan officiel faisait état de quatre suspects tués. Cette contradiction n’a pas encore été expliquée.
Deux autres personnes seraient toujours recherchées. Un haut responsable de la police, blessé par balle pendant l’intervention, se trouverait dans un état stable.
Nusrat Osman a retrouvé sa famille, mais le mobile de son enlèvement demeure inconnu.
Les autorités doivent maintenant établir la chronologie complète de l’assaut, expliquer la modification du bilan et identifier les suspects, tout en protégeant la victime et ses enfants d’une exposition médiatique excessive.
8. AFRIQUE DU SUD–UNION EUROPÉENNE — BRUXELLES POURRAIT BLOQUER LE PROJET SAPPI-UPM
Sur le front économique, la Commission européenne s’apprêterait à bloquer le rapprochement entre certaines activités du groupe sud-africain Sappi et celles du finlandais UPM.
L’opération est évaluée à environ 1,42 milliard d’euros.
Selon des sources citées par Reuters, Bruxelles craint qu’une concentration excessive ne réduise la concurrence et n’entraîne une augmentation du prix du papier destiné aux livres et aux magazines.
Les deux entreprises n’auraient pas proposé suffisamment de cessions d’actifs pour répondre aux préoccupations européennes.
La décision officielle n’est cependant attendue que le 11 novembre. Il convient donc de parler d’une opposition probable et non d’une interdiction déjà prononcée.
Pour l’Afrique du Sud, l’enjeu concerne les emplois, les usines et les revenus liés à Sappi. Pour l’ensemble du continent, cette décision pourrait également avoir des conséquences sur les coûts supportés par la presse et le secteur de l’édition.
9. OUGANDA–TURQUIE — UN DISSIDENT NUMÉRIQUE AU CŒUR D’UNE TENSION DIPLOMATIQUE
À Kampala, des centaines de manifestants proches du pouvoir ont demandé à la Turquie d’extrader Fred Lumbuye, commentateur politique ougandais installé sur le territoire turc.
Les autorités ougandaises l’accusent de propagande antigouvernementale, d’incitation et d’infractions numériques.
Aucune condamnation permettant de présenter sa culpabilité comme établie n’est toutefois signalée.
La manifestation a été organisée par la Ligue patriotique d’Ouganda, dirigée par le chef de l’armée Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni.
Les prises de position antérieures de Muhoozi Kainerugaba à l’encontre de la Turquie donnent également à cette affaire une dimension diplomatique sensible.
Les autorités doivent publier les actes judiciaires précis visant Fred Lumbuye et présenter les garanties qui encadreraient une éventuelle extradition.
Cette affaire pose une question plus large : où se situe la frontière entre critique politique, désinformation et infraction pénale dans l’espace numérique africain ?
10. AFRIQUE–FIFA — LES 54 VOIX AFRICAINES AU CŒUR DE LA PROCHAINE ÉLECTION
Nous terminons ce journal avec le football et ses enjeux de gouvernance.
La Confédération africaine de football réunira les présidents de ses 54 fédérations, les 7 et 8 octobre au Cap-Vert.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est invité à participer à cette conférence stratégique avant l’élection présidentielle prévue en mars 2027.
Gianni Infantino briguera un nouveau mandat. Son projet d’ouvrir jusqu’à 20 % des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés suscite cependant des oppositions dans plusieurs régions du monde.
Patrice Motsepe et plusieurs fédérations africaines ont déjà apporté leur soutien au président de la FIFA. Aucun adversaire ne s’est encore officiellement déclaré.
La question centrale est désormais celle des contreparties : que négocie concrètement la Confédération africaine de football en échange d’un éventuel soutien collectif ?
Financement du football féminin et amateur, infrastructures, droits de diffusion, protection des joueurs et représentation africaine dans les instances mondiales : les priorités doivent être rendues publiques avant que les voix du continent ne soient engagées.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
De Minna à Mogadiscio, de Malabo à Bamako, de Lomé à Kampala, une même exigence traverse l’actualité : celle de la responsabilité publique, de la transparence et de la souveraineté africaine.
Une souveraineté véritable ne se proclame pas seulement. Elle se construit par des institutions responsables, des travailleurs respectés, des systèmes de santé solides et des décisions prises dans l’intérêt des populations.
Merci d’avoir suivi ce journal préparé par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA et présenté par notre voix de synthèse.
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MOT DE LA FIN
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Ce journal est placé sous la direction éditoriale de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA
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À très bientôt pour une nouvelle édition.
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<span>JOURNAL PARLÉ</span>
<span>RADIOTAMTAM AFRICA</span>

<span>LE GRAND JOURNAL</span><br /><span>DE L’AFRIQUE</span>
<span> SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026</span>
<span>RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE</span>

<p><span> <strong><span>Présentation :</span></strong></span> <span>Ce journal est placé sous la direction éditoriale de <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong></span></p>
<p><span><strong><span>Réalisation : G.-V.</span></strong></span></p>
<p><span> <strong><span>En direct de Bezons, en Île-de-France</span></strong></span></p>
<p><span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></strong></span></p>
<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <b>Bezons, en Île-de-France</b>.</span></p>
<p><span>Ce journal est placé sous la direction éditoriale de <b>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</b>, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <b>Le Grand Journal de l’Afrique</b>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<p><span>Nos équipes ont travaillé pour sélectionner, vérifier et décrypter les informations les plus importantes de ce <b>samedi 19 septembre 2026</b>.</span></p>
<p><b><span>Préparé par la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA</span></b><span></span></p>
<p><b><span>Présenté par notre voix de synthèse</span></b><span></span></p>
<p><b><span>À la une de cette édition</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<ul>
<li><span>Au <b>Nigeria</b>, une enquête est annoncée après la mort de 37 détenus à Minna. Les manifestations ont conduit à l’instauration d’un couvre-feu et à la suspension de plusieurs responsables.</span></li>
<li><span>En <b>Somalie</b>, les États-Unis accordent un délai supplémentaire avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine.</span></li>
<li><span>En <b>Guinée équatoriale</b>, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis dénoncent des violences policières présumées à Malabo.</span></li>
<li><span>Au <b>Mali</b>, plusieurs syndicats menacent de paralyser le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto à partir du 28 septembre.</span></li>
<li><span>Et à <b>Lomé</b>, des scientifiques appellent les États ouest-africains à renforcer leurs laboratoires avant la prochaine urgence sanitaire.</span></li>
</ul>
<p><span>La mort en détention, la souveraineté sécuritaire, les droits humains, les ressources minières et la prévention des épidémies dominent cette édition.</span></p>
<p><span>Tout de suite, place à l’actualité.</span></p>
<p><b><span>1. NIGERIA — 37 DÉTENUS MORTS À MINNA : COUVRE-FEU ET SUSPENSIONS</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous ouvrons ce journal au Nigeria.</span></p>
<p><span>À Minna, dans l’État de Niger, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants réunis après la mort de <b>37 personnes détenues pour exploitation minière illégale présumée</b>.</span></p>
<p><span>Selon Reuters, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne. Un manifestant aurait également été tué, mais ce décès doit encore être confirmé par une enquête indépendante.</span></p>
<p><span>Le président nigérian <b>Bola Tinubu</b> a ordonné l’ouverture d’investigations. Le commandant local de la sécurité civile et plusieurs responsables ont été suspendus.</span></p>
<p><span>La cause exacte de la mort des détenus reste inconnue. L’agence de sécurité évoque une maladie, tandis que des survivants décrivent une cellule surpeuplée dans laquelle les prisonniers auraient manqué d’air.</span></p>
<p><span>Plusieurs victimes seraient âgées de 14 à 18 ans. L’inhumation rapide des corps soulève désormais une question essentielle : comment établir les causes précises des décès et les responsabilités éventuelles ?</span></p>
<p><b><span>RADIOTAMTAM AFRICA demande la publication de la liste complète des victimes, l’audition des survivants et une expertise médicale véritablement indépendante.</span></b><span></span></p>
<p><b><span>2. SOMALIE — UN AN DE SURSIS POUR LE SOUTIEN LOGISTIQUE DE L’ONU</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Direction maintenant la Corne de l’Afrique.</span></p>
<p><span>Les États-Unis acceptent d’accorder un délai supplémentaire de douze mois avant la fin du soutien logistique des Nations unies à la mission africaine en Somalie.</span></p>
<p><span>Le retrait du <b>Bureau d’appui des Nations unies en Somalie</b> commencerait ainsi en janvier 2027, au lieu d’un arrêt brutal dès la fin de l’année 2026.</span></p>
<p><span>Ce dispositif fournit aux soldats de la mission africaine AUSSOM de la nourriture, de l’eau, du carburant, des soins médicaux et des moyens de transport.</span></p>
<p><span>Son budget total avoisine les <b>500 millions de dollars</b>. Washington maintient cependant sa décision de ne plus financer le mécanisme.</span></p>
<p><span>Ce sursis éloigne temporairement le risque d’un effondrement logistique, mais aucune solution durable n’est encore financée.</span></p>
<p><span>L’Union africaine, la Somalie et les pays contributeurs de troupes doivent désormais présenter un plan précis : <b>qui financera les soldes, les évacuations médicales, les transports et les approvisionnements après 2027 ?</b></span></p>
<p><span>Sans réponse, le retrait logistique pourrait créer un vide sécuritaire favorable aux groupes armés.</span></p>
<p><b><span>3. GUINÉE ÉQUATORIALE — DES VIOLENCES POLICIÈRES PRÉSUMÉES À MALABO</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>En Afrique centrale, les avocats de deux hommes expulsés des États-Unis vers la Guinée équatoriale dénoncent des traitements violents.</span></p>
<p><span>Il s’agit d’<b>Ahmed Soliman</b>, ressortissant égyptien, et de <b>Samson Birhane</b>, originaire d’Érythrée.</span></p>
<p><span>Selon leurs défenseurs, les deux hommes auraient été attachés, frappés et privés de tout contact avec leurs avocats après leur arrivée à Malabo.</span></p>
<p><span>Leur expulsion serait intervenue dans le cadre d’un accord migratoire pour lequel Washington aurait versé <b>7,5 millions de dollars</b> à la Guinée équatoriale.</span></p>
<p><span>Les autorités leur reprocheraient d’avoir brisé un miroir. Leurs avocats estiment toutefois que leur arrestation pourrait constituer une mesure de représailles après leurs témoignages sur leurs conditions de détention.</span></p>
<p><span>À ce stade, ces violences présumées reposent sur les déclarations de leurs avocats et d’organisations de défense des droits humains. Elles n’ont pas encore été établies par une enquête judiciaire indépendante.</span></p>
<p><span>La priorité doit être d’obtenir une preuve de vie, une visite médicale indépendante, un accès consulaire et la publication de l’accord migratoire conclu entre Malabo et Washington.</span></p>
<p><b><span>4. MOZAMBIQUE — LE FMI ATTEND TOUJOURS DES RÉFORMES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Mozambique, la mission du Fonds monétaire international menée du 9 au 18 septembre s’est achevée sans accord sur un nouveau programme financier.</span></p>
<p><span>Le ministère mozambicain des Finances espère accueillir une nouvelle mission en novembre. Le FMI précise cependant que les discussions doivent d’abord avancer sur les réformes attendues.</span></p>
<p><span>L’institution relève des signes de reprise économique et une inflation contenue. Elle considère néanmoins que la dette publique du Mozambique demeure insoutenable.</span></p>
<p><span>Aucun montant, aucun calendrier de décaissement et aucune liste définitive de conditions n’ont donc été approuvés.</span></p>
<p><span>Les Mozambicains doivent maintenant savoir quelles dépenses publiques, entreprises d’État, recettes fiscales ou subventions pourraient être concernées par les réformes demandées.</span></p>
<p><span>Ces exigences devront également être comparées aux conséquences du scandale des dettes cachées et aux retards des grands projets gaziers.</span></p>
<p><b><span>5. MALI — MENACES DE GRÈVE AU COMPLEXE AURIFÈRE DE LOULO-GOUNKOTO</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Mali, plusieurs organisations syndicales menacent de paralyser le complexe aurifère de <b>Loulo-Gounkoto</b>, exploité par le groupe Barrick.</span></p>
<p><span>Les syndicats de la SOMILO et de Gounkoto ont déposé des préavis pour quatre jours de grève, du <b>28 septembre au 1er octobre</b>.</span></p>
<p><span>Les employés d’un sous-traitant chargé de la restauration et des services annoncent cinq jours d’arrêt. Des agents de l’administration minière envisagent également une mobilisation de 72 heures.</span></p>
<p><span>Les revendications portent notamment sur les salaires, les primes, les heures supplémentaires, les frais de mission et l’application d’accords sociaux.</span></p>
<p><span>Barrick et le ministère malien des Mines n’avaient pas encore répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication de l’information.</span></p>
<p><span>Ces grèves sont donc annoncées, mais elles pourraient encore être évitées par la négociation.</span></p>
<p><span>Dans un secteur aussi stratégique, la souveraineté minière ne peut pas se limiter au contrôle des ressources. Elle doit aussi garantir <b>la dignité, la rémunération et les droits des travailleurs</b>, y compris ceux des entreprises sous-traitantes.</span></p>
<p><b><span>6. AFRIQUE DE L’OUEST — LES LABORATOIRES APPELLENT À AGIR AVANT LA PROCHAINE ÉPIDÉMIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À Lomé, au Togo, des biologistes et spécialistes de laboratoire demandent aux gouvernements ouest-africains de renforcer leurs capacités de détection des épidémies.</span></p>
<p><span>Selon ces scientifiques, les systèmes de santé se fragilisent souvent entre deux crises, lorsque les financements diminuent et que les équipements, les laboratoires et la formation des personnels cessent d’être prioritaires.</span></p>
<p><span>Les experts appellent également à réduire la dépendance du continent envers les vaccins et technologies sanitaires produits à l’étranger.</span></p>
<p><span>Cette alerte ne signifie pas qu’une nouvelle épidémie régionale a été déclarée. Elle met en évidence des lacunes persistantes dans la préparation sanitaire.</span></p>
<p><span>Chaque pays devrait rendre publics le nombre de laboratoires capables d’identifier rapidement des agents infectieux dangereux, les délais d’acheminement des échantillons et les budgets effectivement versés.</span></p>
<p><b><span>Former, équiper et relier les laboratoires coûte moins cher que courir après une épidémie déjà installée.</span></b><span></span></p>
<p><b><span>7. MALAWI — DEUX SUSPECTS TUÉS LORS DE LA LIBÉRATION DE NUSRAT OSMAN</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Malawi, la police affirme désormais que deux suspects ont été tués pendant l’opération ayant permis de libérer <b>Nusrat Osman</b>, enlevée à Blantyre.</span></p>
<p><span>Un premier bilan officiel faisait état de quatre suspects tués. Cette contradiction n’a pas encore été expliquée.</span></p>
<p><span>Deux autres personnes seraient toujours recherchées. Un haut responsable de la police, blessé par balle pendant l’intervention, se trouverait dans un état stable.</span></p>
<p><span>Nusrat Osman a retrouvé sa famille, mais le mobile de son enlèvement demeure inconnu.</span></p>
<p><span>Les autorités doivent maintenant établir la chronologie complète de l’assaut, expliquer la modification du bilan et identifier les suspects, tout en protégeant la victime et ses enfants d’une exposition médiatique excessive.</span></p>
<p><b><span>8. AFRIQUE DU SUD–UNION EUROPÉENNE — BRUXELLES POURRAIT BLOQUER LE PROJET SAPPI-UPM</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Sur le front économique, la Commission européenne s’apprêterait à bloquer le rapprochement entre certaines activités du groupe sud-africain <b>Sappi</b> et celles du finlandais <b>UPM</b>.</span></p>
<p><span>L’opération est évaluée à environ <b>1,42 milliard d’euros</b>.</span></p>
<p><span>Selon des sources citées par Reuters, Bruxelles craint qu’une concentration excessive ne réduise la concurrence et n’entraîne une augmentation du prix du papier destiné aux livres et aux magazines.</span></p>
<p><span>Les deux entreprises n’auraient pas proposé suffisamment de cessions d’actifs pour répondre aux préoccupations européennes.</span></p>
<p><span>La décision officielle n’est cependant attendue que le 11 novembre. Il convient donc de parler d’une opposition probable et non d’une interdiction déjà prononcée.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique du Sud, l’enjeu concerne les emplois, les usines et les revenus liés à Sappi. Pour l’ensemble du continent, cette décision pourrait également avoir des conséquences sur les coûts supportés par la presse et le secteur de l’édition.</span></p>
<p><b><span>9. OUGANDA–TURQUIE — UN DISSIDENT NUMÉRIQUE AU CŒUR D’UNE TENSION DIPLOMATIQUE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À Kampala, des centaines de manifestants proches du pouvoir ont demandé à la Turquie d’extrader <b>Fred Lumbuye</b>, commentateur politique ougandais installé sur le territoire turc.</span></p>
<p><span>Les autorités ougandaises l’accusent de propagande antigouvernementale, d’incitation et d’infractions numériques.</span></p>
<p><span>Aucune condamnation permettant de présenter sa culpabilité comme établie n’est toutefois signalée.</span></p>
<p><span>La manifestation a été organisée par la Ligue patriotique d’Ouganda, dirigée par le chef de l’armée <b>Muhoozi Kainerugaba</b>, fils du président Yoweri Museveni.</span></p>
<p><span>Les prises de position antérieures de Muhoozi Kainerugaba à l’encontre de la Turquie donnent également à cette affaire une dimension diplomatique sensible.</span></p>
<p><span>Les autorités doivent publier les actes judiciaires précis visant Fred Lumbuye et présenter les garanties qui encadreraient une éventuelle extradition.</span></p>
<p><span>Cette affaire pose une question plus large : <b>où se situe la frontière entre critique politique, désinformation et infraction pénale dans l’espace numérique africain ?</b></span></p>
<p><b><span>10. AFRIQUE–FIFA — LES 54 VOIX AFRICAINES AU CŒUR DE LA PROCHAINE ÉLECTION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous terminons ce journal avec le football et ses enjeux de gouvernance.</span></p>
<p><span>La Confédération africaine de football réunira les présidents de ses <b>54 fédérations</b>, les 7 et 8 octobre au Cap-Vert.</span></p>
<p><span>Le président de la FIFA, <b>Gianni Infantino</b>, est invité à participer à cette conférence stratégique avant l’élection présidentielle prévue en mars 2027.</span></p>
<p><span>Gianni Infantino briguera un nouveau mandat. Son projet d’ouvrir jusqu’à 20 % des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés suscite cependant des oppositions dans plusieurs régions du monde.</span></p>
<p><span>Patrice Motsepe et plusieurs fédérations africaines ont déjà apporté leur soutien au président de la FIFA. Aucun adversaire ne s’est encore officiellement déclaré.</span></p>
<p><span>La question centrale est désormais celle des contreparties : que négocie concrètement la Confédération africaine de football en échange d’un éventuel soutien collectif ?</span></p>
<p><span>Financement du football féminin et amateur, infrastructures, droits de diffusion, protection des joueurs et représentation africaine dans les instances mondiales : <b>les priorités doivent être rendues publiques avant que les voix du continent ne soient engagées.</b></span></p>
<p><b><span>CONCLUSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ainsi s’achève cette édition du <b>Grand Journal de l’Afrique</b>.</span></p>
<p><span>De Minna à Mogadiscio, de Malabo à Bamako, de Lomé à Kampala, une même exigence traverse l’actualité : celle de la responsabilité publique, de la transparence et de la souveraineté africaine.</span></p>
<p><span>Une souveraineté véritable ne se proclame pas seulement. Elle se construit par des institutions responsables, des travailleurs respectés, des systèmes de santé solides et des décisions prises dans l’intérêt des populations.</span></p>
<p><span>Merci d’avoir suivi ce journal préparé par la rédaction de <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b> et présenté par notre voix de synthèse.</span></p>
<p><span>Restez à l’écoute de nos programmes, de nos analyses et de nos podcasts consacrés à l’Afrique et à sa diaspora.</span></p>
<p><b><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></b><span></span></p>
<span>MOT DE LA FIN</span>
<p><span>Merci d’avoir suivi <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong> sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Merci à <strong><span>G.-V.</span></strong> pour la réalisation.</span></p>
<p><span>Retrouvez nos émissions, nos articles, nos podcasts et nos analyses sur les différentes plateformes de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Partagez ce journal autour de vous et invitez vos proches à rejoindre notre communauté.</span></p>
<p><span>Ce journal est placé sous la direction éditoriale de <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong></span></p><p><strong></strong></p><strong></strong>
<p><span>Prenez soin de vous et de celles et ceux que vous aimez.</span></p>
<p><span>À très bientôt pour une nouvelle édition.</span></p>
<p><span> <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong></span></p><p><strong></strong></p>

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      <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 12:07:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>COMMUNIQUE DE PRESSE Kenya : plus de 400 participants à Nairobi pour explorer l’avenir de l’intelligence artificielle personnelle</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/communique-de-presse-kenya-plus-de-400-participants-a-nairobi-pour-explorer-l-avenir-de-l-intelligence-artificielle-personnelle-322</link>
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Communiqué de presse



Kenya • Intelligence artificielle
Kenya : plus de 400 participants à Nairobi pour explorer l’avenir de  l’intelligence artificielle personnelle 




 RADIOTAMTAM AFRICA
« La Parole est une Force »



NAIROBI, Kenya — 16 septembre 2026 — Plus de 400 développeurs, entrepreneurs, étudiants, chercheurs et professionnels du numérique ont participé à la ClawCon Nairobi, organisée à l’Université Strathmore. Présenté par ses organisateurs comme la première conférence africaine communautaire consacrée à l’intelligence artificielle personnelle, l’événement illustre l’intérêt croissant du continent pour les agents d’IA capables d’accomplir des tâches concrètes.
De l’IA conversationnelle à l’IA capable d’agir
Au cœur des échanges figuraient OpenClaw, un assistant personnel d’intelligence artificielle open source. Installable sur un ordinateur, un serveur ou dans un environnement cloud, cet outil peut, avec les autorisations de l’utilisateur, se connecter à différents services numériques, applications et canaux de communication.
Cette approche marque une évolution par rapport aux chatbots traditionnels, principalement conçus pour répondre à des questions ou générer du contenu. Les agents d’IA personnelle peuvent être configurés pour exécuter des tâches, automatiser des opérations répétitives et coordonner des activités entre plusieurs plateformes.
Leurs usages potentiels concernent notamment la recherche, la gestion de l’information, les tâches administratives, le développement de logiciels, la préparation de contenus et l’organisation d’activités professionnelles récurrentes.
Un potentiel important pour les entrepreneurs africains
Selon Frank Odongkara, développeur et membre de la communauté OpenClaw, cette technologie pourrait offrir aux entrepreneurs, aux professionnels et aux étudiants africains des moyens accessibles d’améliorer leur productivité.
« OpenClaw représente une avancée technologique passionnante pour les entrepreneurs, les professionnels et les étudiants africains. Il est désormais possible de disposer, dans ses messages privés WhatsApp, d’un assistant personnel intelligent que l’on contrôle soi-même, pour un coût très faible », a-t-il déclaré.
Pour les entrepreneurs et les petites entreprises africaines, des assistants d’IA abordables et personnalisables pourraient faciliter la prise en charge de certaines tâches administratives, accélérer les recherches et améliorer la circulation de l’information.
Ces technologies pourraient également permettre aux petites équipes d’accéder à des capacités qui nécessiteraient autrement du personnel supplémentaire ou une infrastructure informatique plus développée.
Une communauté technologique africaine mobilisée
La rencontre, animée par Agnes Aistleitner Kisuule, cofondatrice et associée directrice de First Circle Capital, a rassemblé plusieurs composantes de l’écosystème technologique kényan : développeurs, créateurs, chercheurs, fondateurs de start-up et dirigeants d’entreprise.
À travers des démonstrations et des échanges, les participants ont étudié la manière dont les agents d’intelligence artificielle personnelle peuvent être intégrés au travail quotidien, aux activités commerciales et au développement de nouveaux produits technologiques.
« L’intérêt ne se limite plus à l’utilisation de produits d’IA développés ailleurs. De plus en plus, les développeurs et les entreprises cherchent à comprendre comment ces technologies peuvent être créées, adaptées et appliquées aux besoins locaux », a souligné Agnes Aistleitner Kisuule.
La forte participation à la ClawCon Nairobi traduit ainsi une évolution du débat sur l’intelligence artificielle au Kenya et, plus largement, en Afrique. Les acteurs du continent ne veulent plus être seulement des utilisateurs de solutions conçues à l’étranger : ils souhaitent également développer, adapter et gouverner leurs propres outils numériques.
Vers une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines
OpenClaw a été créé par Peter Steinberger, développeur et entrepreneur autrichien, également connu pour avoir fondé PSPDFKit, une entreprise spécialisée dans les technologies documentaires.
Initialement développé comme un projet personnel, OpenClaw est devenu un projet open source porté par une communauté internationale de développeurs, d’entrepreneurs, de chercheurs et d’utilisateurs. Le site officiel présente une plateforme capable de se connecter à différents outils, modèles d’intelligence artificielle et canaux de communication, tout en laissant à l’utilisateur la maîtrise de sa configuration.
Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse toutefois la seule performance technologique. Le développement de l’IA personnelle soulève des questions déterminantes concernant la protection des données, la cybersécurité, le coût des infrastructures, la formation aux compétences numériques et la capacité des utilisateurs à conserver le contrôle de leurs informations.
L’adoption de ces outils devra donc s’accompagner de garanties solides : autorisations clairement définies, accès sécurisés, supervision humaine et transparence sur les données utilisées.
« La ClawCon de Nairobi a mis en évidence un changement fondamental dans la façon dont les gens perçoivent l’IA. La question ne porte plus seulement sur ce que l’intelligence artificielle peut générer, mais sur ce qu’elle peut réellement accomplir », a ajouté Agnes Aistleitner Kisuule.
À mesure que l’intelligence artificielle personnelle se développe, elle pourrait devenir une nouvelle interface entre les utilisateurs et les outils numériques qui structurent leur quotidien. Cette transformation pourrait modifier la manière de travailler, d’organiser les entreprises et de concevoir de nouveaux produits et services adaptés aux réalités africaines.
À propos d’OpenClaw
OpenClaw est un assistant personnel d’intelligence artificielle open source permettant aux utilisateurs de configurer l’IA en fonction de leurs outils, de leurs canaux de communication et de leurs méthodes de travail.
Le projet s’inscrit dans l’écosystème émergent de l’IA personnelle, fondé sur l’automatisation, l’assistance personnalisée et le contrôle des outils par l’utilisateur.
Documentation et instructions d’installation : www.openclaw.ai
Contact presse
Mike Omuodo — Media Fast PR             Téléphone : +254 736 014 059Courriel : mike.omuodo@mediafast.co.ke
Sources de vérification : communiqué transmis à la rédaction ; site officiel de la ClawCon ; présentation officielle d’OpenClaw ; équipe de First Circle Capital.
 
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<p><span>Communiqué de presse</span></p>



<p><span>Kenya • Intelligence artificielle</span></p>
<span>Kenya : plus de 400 participants à Nairobi pour explorer l’avenir de <span> l’intelligence artificielle personnelle </span></span>




<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>« La Parole est une Force »</span></p>



<p><b><span>NAIROBI, Kenya — 16 septembre 2026</span></b><span> — Plus de 400 développeurs, entrepreneurs, étudiants, chercheurs et professionnels du numérique ont participé à la ClawCon Nairobi, organisée à l’Université Strathmore. Présenté par ses organisateurs comme la première conférence africaine communautaire consacrée à l’intelligence artificielle personnelle, l’événement illustre l’intérêt croissant du continent pour les agents d’IA capables d’accomplir des tâches concrètes.</span></p>
<p><b><span>De l’IA conversationnelle à l’IA capable d’agir</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au cœur des échanges figuraient <b>OpenClaw</b>, un assistant personnel d’intelligence artificielle open source. Installable sur un ordinateur, un serveur ou dans un environnement cloud, cet outil peut, avec les autorisations de l’utilisateur, se connecter à différents services numériques, applications et canaux de communication.</span></p>
<p><span>Cette approche marque une évolution par rapport aux chatbots traditionnels, principalement conçus pour répondre à des questions ou générer du contenu. Les agents d’IA personnelle peuvent être configurés pour exécuter des tâches, automatiser des opérations répétitives et coordonner des activités entre plusieurs plateformes.</span></p>
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<p><b><span>Un potentiel important pour les entrepreneurs africains</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Selon <b>Frank Odongkara</b>, développeur et membre de la communauté OpenClaw, cette technologie pourrait offrir aux entrepreneurs, aux professionnels et aux étudiants africains des moyens accessibles d’améliorer leur productivité.</span></p>
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<p><span>Ces technologies pourraient également permettre aux petites équipes d’accéder à des capacités qui nécessiteraient autrement du personnel supplémentaire ou une infrastructure informatique plus développée.</span></p>
<p><b><span>Une communauté technologique africaine mobilisée</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>La rencontre, animée par <b>Agnes Aistleitner Kisuule</b>, cofondatrice et associée directrice de First Circle Capital, a rassemblé plusieurs composantes de l’écosystème technologique kényan : développeurs, créateurs, chercheurs, fondateurs de start-up et dirigeants d’entreprise.</span></p>
<p><span>À travers des démonstrations et des échanges, les participants ont étudié la manière dont les agents d’intelligence artificielle personnelle peuvent être intégrés au travail quotidien, aux activités commerciales et au développement de nouveaux produits technologiques.</span></p>
<p><span>« L’intérêt ne se limite plus à l’utilisation de produits d’IA développés ailleurs. De plus en plus, les développeurs et les entreprises cherchent à comprendre comment ces technologies peuvent être créées, adaptées et appliquées aux besoins locaux », a souligné Agnes Aistleitner Kisuule.</span></p>
<p><span>La forte participation à la ClawCon Nairobi traduit ainsi une évolution du débat sur l’intelligence artificielle au Kenya et, plus largement, en Afrique. Les acteurs du continent ne veulent plus être seulement des utilisateurs de solutions conçues à l’étranger : ils souhaitent également développer, adapter et gouverner leurs propres outils numériques.</span></p>
<p><b><span>Vers une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>OpenClaw a été créé par <b>Peter Steinberger</b>, développeur et entrepreneur autrichien, également connu pour avoir fondé PSPDFKit, une entreprise spécialisée dans les technologies documentaires.</span></p>
<p><span>Initialement développé comme un projet personnel, OpenClaw est devenu un projet open source porté par une communauté internationale de développeurs, d’entrepreneurs, de chercheurs et d’utilisateurs. Le site officiel présente une plateforme capable de se connecter à différents outils, modèles d’intelligence artificielle et canaux de communication, tout en laissant à l’utilisateur la maîtrise de sa configuration.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse toutefois la seule performance technologique. Le développement de l’IA personnelle soulève des questions déterminantes concernant la protection des données, la cybersécurité, le coût des infrastructures, la formation aux compétences numériques et la capacité des utilisateurs à conserver le contrôle de leurs informations.</span></p>
<p><span>L’adoption de ces outils devra donc s’accompagner de garanties solides : autorisations clairement définies, accès sécurisés, supervision humaine et transparence sur les données utilisées.</span></p>
<p><span>« La ClawCon de Nairobi a mis en évidence un changement fondamental dans la façon dont les gens perçoivent l’IA. La question ne porte plus seulement sur ce que l’intelligence artificielle peut générer, mais sur ce qu’elle peut réellement accomplir », a ajouté Agnes Aistleitner Kisuule.</span></p>
<p><span>À mesure que l’intelligence artificielle personnelle se développe, elle pourrait devenir une nouvelle interface entre les utilisateurs et les outils numériques qui structurent leur quotidien. Cette transformation pourrait modifier la manière de travailler, d’organiser les entreprises et de concevoir de nouveaux produits et services adaptés aux réalités africaines.</span></p>
<p><b><span>À propos d’OpenClaw</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>OpenClaw est un assistant personnel d’intelligence artificielle open source permettant aux utilisateurs de configurer l’IA en fonction de leurs outils, de leurs canaux de communication et de leurs méthodes de travail.</span></p>
<p><span>Le projet s’inscrit dans l’écosystème émergent de l’IA personnelle, fondé sur l’automatisation, l’assistance personnalisée et le contrôle des outils par l’utilisateur.</span></p>
<p><span>Documentation et instructions d’installation : <a href="https://openclaw.ai/"><span>www.openclaw.ai</span></a></span></p>
<p><b><span>Contact presse</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Mike Omuodo — Media Fast PR<span>             </span></span></b><span><br />Téléphone : +254 736 014 059<br />Courriel : <a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke"><span>mike.omuodo@mediafast.co.ke</span></a></span></p>
<p><b><span>Sources de vérification :</span></b><span> communiqué transmis à la rédaction ; <a href="https://www.claw-con.com/"><span>site officiel de la ClawCon</span></a> ; <a href="https://openclaw.ai/"><span>présentation officielle d’OpenClaw</span></a> ; <a href="https://www.firstcircle.capital/team"><span>équipe de First Circle Capital</span></a>.</span></p>

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      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:37:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA



Le Grand Journal de l’Afrique





 Lundi 14 septembre 2026
 Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
 Réalisation : G.-V.
 En direct de Bezons, en Île-de-France




 RADIOTAMTAM AFRICA
« La Parole est une Force »


Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Nos équipes ont travaillé pour sélectionner, vérifier et décrypter les informations les plus importantes de ce lundi 14 septembre 2026.
LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
·         À Djibouti, plus de 2 000 personnes fuyant les combats au Yémen sont arrivées en vingt-quatre heures. La ville d’Obock fait face à une pression humanitaire croissante.
·         Le Brent dépasse les 106 dollars le baril sur fond de nouvelles attaques visant les routes pétrolières. Les ménages africains pourraient rapidement en subir les conséquences.
·         Au Nigeria, la raffinerie Dangote doit ouvrir son capital au public. Mais les investisseurs sont appelés à vérifier attentivement les documents et les canaux officiels.
·         En Ouganda, plus de 154 000 enfants sont touchés ou menacés par la malnutrition aiguë dans la région du Karamoja.
·         La Chine propose la création d’une zone d’intelligence artificielle ouverte au sein des BRICS. Quelle place sera accordée aux langues, aux données et aux chercheurs africains ?
·         Enfin, au Kenya, des motos électriques silencieuses sont désormais utilisées pour protéger la faune dans la réserve du Maasai Mara.
Et maintenant, place à l’actualité.
1. AFRIQUE DE L’EST — DJIBOUTI — CRISE HUMANITAIRE
Plus de 2 000 personnes arrivent du Yémen en vingt-quatre heures
Plus de 2 000 personnes ayant fui les combats au Yémen ont rejoint Djibouti en l’espace de vingt-quatre heures, selon les chiffres communiqués par l’Organisation internationale pour les migrations et les autorités djiboutiennes.
Parmi elles figurent des femmes, des enfants et des familles particulièrement vulnérables.
Cinq cents réfugiés avaient auparavant dû être secourus en mer après que leurs embarcations eurent manqué de carburant pendant la traversée du détroit de Bab-el-Mandeb.
La ville côtière d’Obock, située à une vingtaine de kilomètres des côtes yéménites, constitue désormais le principal point d’arrivée et se retrouve sous une forte pression.
Les besoins concernent l’hébergement, l’eau potable, l’alimentation, les soins médicaux et la protection des enfants.
Cette crise rappelle également une réalité souvent méconnue : le détroit de Bab-el-Mandeb est emprunté dans les deux directions. Des populations yéménites fuient aujourd’hui vers Djibouti, tandis que des migrants venus de la Corne de l’Afrique tentent régulièrement de rejoindre les pays du Golfe en passant par le Yémen.
Les combats restent très évolutifs et certains bilans provenant des différentes forces engagées ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante.
L’urgence, pour Djibouti et ses partenaires, consiste désormais à organiser un accueil digne tout en renforçant les opérations de sauvetage maritime.
Source : Al Jazeera, citant l’Organisation internationale pour les migrations et l’Agence France-Presse.
2. ÉCONOMIE MONDIALE — PÉTROLE — POUVOIR D’ACHAT
Le Brent dépasse 106 dollars : quelles conséquences pour les ménages africains ?
Le marché pétrolier connaît une nouvelle flambée.
Le prix du Brent évoluait ce lundi au-dessus de 106 dollars le baril, après une attaque de drone ayant temporairement interrompu l’oléoduc saoudien Est-Ouest et une nouvelle attaque visant un navire dans le détroit d’Ormuz.
Selon des sources industrielles citées par Reuters, les réserves disponibles au terminal saoudien de Yanbu ne représenteraient que cinq à sept jours d’exportations.
À ces tensions s’ajoutent les menaces persistantes autour du détroit de Bab-el-Mandeb, passage stratégique pour le transport maritime mondial.
Pour l’Afrique, les conséquences pourraient être importantes.
Dans les pays importateurs de pétrole, une hausse prolongée peut entraîner une augmentation des prix à la pompe, du coût des transports collectifs, de la production agricole et, finalement, des produits alimentaires.
Les effets ne seront cependant pas identiques partout. Ils dépendront des stocks nationaux, des mécanismes de subvention, des capacités locales de raffinage, des taux de change et des décisions fiscales de chaque gouvernement.
Les États africains doivent donc communiquer avec transparence sur leurs réserves de carburant et préparer des mesures ciblées afin de protéger les ménages les plus fragiles.
Source : Reuters — évolution des prix du pétrole et tensions sur les approvisionnements.
3. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — SANTÉ ET NUTRITION
La malnutrition aiguë s’aggrave dans le Karamoja
En Ouganda, la région du Karamoja fait face à une aggravation préoccupante de la malnutrition aiguë.
Selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, plus de 154 200 enfants âgés de six à cinquante-neuf mois souffrent ou risquent de souffrir de malnutrition aiguë entre août 2026 et février 2027.
Environ 13 900 femmes enceintes ou allaitantes seraient également concernées.
Les districts de Kotido et de Kaabong sont classés en phase critique. Quatre autres districts se trouvent à un niveau jugé sérieux.
Cette situation est alimentée par l’insécurité alimentaire, le manque d’eau potable, les mauvaises conditions sanitaires ainsi que la forte prévalence des maladies diarrhéiques et respiratoires.
Précision importante : ces chiffres représentent une estimation cumulée sur sept mois. Ils ne correspondent pas au nombre d’enfants actuellement hospitalisés.
Les priorités sont désormais le dépistage, l’accès aux aliments thérapeutiques, la prise en charge des enfants et des mères, ainsi que le renforcement des points d’eau et des structures de santé dans les districts les plus touchés.
Derrière ces statistiques, il y a des enfants, des familles et des communautés qui ont besoin d’une réponse rapide, coordonnée et durable.
Source : IPC — Analyse de la malnutrition aiguë dans le Karamoja.
4. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — FINANCE ET INDUSTRIE
L’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote arrive à l’heure de vérité
Au Nigeria, la raffinerie Dangote prévoit de proposer au public 4,1 milliards d’actions, au prix annoncé de 525 nairas par action.
L’objectif serait de lever environ 2 150 milliards de nairas, soit près de 1,6 milliard de dollars.
La période de souscription annoncée doit s’étendre du 14 septembre au 13 octobre 2026, avec un minimum de dix actions.
Cette opération est présentée comme une occasion d’ouvrir le capital de la raffinerie aux investisseurs africains.
Mais la prudence reste indispensable.
Avant tout paiement, les particuliers doivent vérifier la publication du prospectus, l’ouverture effective de la souscription et l’identité des intermédiaires financiers officiellement autorisés.
Ils doivent également examiner la valorisation de l’entreprise, son niveau d’endettement, les risques liés au taux de change, les droits des actionnaires minoritaires et les conditions de revente des actions.
L’annonce peut susciter de fausses offres et des tentatives d’escroquerie. Aucun investisseur ne doit donc transmettre son argent ou ses informations bancaires par l’intermédiaire d’un lien non vérifié.
Participer au financement d’une grande infrastructure africaine peut constituer une démarche économique importante. Mais l’enthousiasme ne doit jamais remplacer l’information et la vigilance.
Sources : site officiel de l’offre publique Dangote et Reuters — montant envisagé et questions relatives à la valorisation.
5. BRICS — CHINE — INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Pékin propose une zone d’intelligence artificielle ouverte
Le président chinois Xi Jinping a proposé la création d’une zone d’intelligence artificielle ouverte destinée aux pays des BRICS.
Cette initiative, baptisée BRICS AI Open Source Zone, serait consacrée aux grands modèles de langage, à leur entraînement et au développement d’un écosystème technologique ouvert.
La Chine propose également de renforcer les partenariats entre les zones économiques spéciales des différents pays membres.
Pour l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie, membres africains des BRICS, cette annonce peut représenter une possibilité de coopération dans un secteur stratégique.
Mais plusieurs questions restent sans réponse.
Aucun budget précis, aucun calendrier opérationnel et aucun mécanisme détaillé de gouvernance n’ont encore été rendus publics.
Quelle place sera réservée aux langues africaines dans les modèles d’intelligence artificielle ?
Où seront stockées et traitées les données provenant du continent ?
Les universités et les entreprises africaines disposeront-elles gratuitement d’une puissance de calcul suffisante ?
Les chercheurs africains participeront-ils aux décisions ou seront-ils uniquement utilisateurs de technologies conçues ailleurs ?
L’Afrique ne doit pas seulement consommer l’intelligence artificielle. Elle doit participer à sa conception, à son encadrement et à sa gouvernance.
Source : Reuters — annonces de Xi Jinping et coopération économique au sein des BRICS.
6. AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE ET INDE — COOPÉRATION STRATÉGIQUE
Défense et minerais critiques au cœur des discussions
Le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue éthiopien Abiy Ahmed se sont rencontrés en marge du sommet des BRICS à New Delhi.
Leurs discussions ont porté sur la défense, la formation, les investissements, les minerais critiques, l’énergie propre et la santé.
L’Éthiopie souhaite notamment attirer davantage d’entreprises minières indiennes.
Toutefois, aucun contrat précis, aucun montant d’investissement et aucun projet minier détaillé n’ont été annoncés à ce stade.
L’intérêt stratégique est réel, mais ses retombées économiques et sociales restent à négocier.
Dans le domaine minier, les questions fondamentales concernent la transformation locale, les redevances versées à l’État, la création d’emplois, la protection de l’environnement et l’identité des bénéficiaires effectifs.
La coopération entre pays du Sud peut offrir de nouvelles possibilités à l’Afrique. Mais elle ne sera véritablement bénéfique que si elle repose sur la transparence, le transfert de compétences et la création de valeur sur le continent.
Source : Financial Express — discussions entre l’Inde et l’Éthiopie.
7. AFRIQUE DU NORD — LIBYE — TRAFIC DE DROGUE
Cent mille comprimés d’ecstasy saisis selon les autorités
En Libye, l’agence de sécurité Al Rada, rattachée au Conseil présidentiel de Tripoli, affirme avoir intercepté environ 100 000 comprimés d’ecstasy.
Les comprimés auraient été moulés à l’effigie de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Selon l’agence, la cargaison aurait transité par un pays européen qui n’a pas été identifié, avant d’arriver dans un port libyen et d’être dissimulée dans une camionnette.
Des suspects auraient été remis au parquet.
Cependant, leur identité, l’origine exacte de la drogue et sa destination finale n’ont pas été rendues publiques.
Le nombre de comprimés et l’itinéraire annoncé reposent, pour le moment, sur la seule communication de l’agence de sécurité. Ces éléments doivent donc être présentés avec prudence.
Cette affaire met néanmoins en lumière l’utilisation des circuits commerciaux et maritimes par les réseaux criminels opérant entre l’Europe et l’Afrique du Nord.
Source : Reuters — saisie annoncée par l’agence Al Rada.
8. DIASPORA ET MÉMOIRE — ROYAUME-UNI — TRAITE TRANSATLANTIQUE
Environ 13 000 investisseurs britanniques identifiés
Après trois années de recherche, des historiens ont identifié environ 13 000 personnes ayant investi dans la traite britannique entre 1562 et 1807.
Le registre fournit des renseignements biographiques détaillés sur plusieurs milliers d’investisseurs.
Les chercheurs documentent notamment l’implication de membres de la monarchie, du Parlement, du clergé, de grands marchands ainsi que de nombreuses femmes.
Les archives étudiées montrent également que des Africains réduits en esclavage furent marqués au fer d’une couronne sur instruction de responsables d’une compagnie soutenue par l’État britannique.
Ces recherches permettent de mieux comprendre comment les richesses issues de la traite ont circulé dans la société britannique et contribué à l’enrichissement de familles, d’entreprises et d’institutions.
Ce travail historique ne concerne pas uniquement le passé.
Il nourrit les débats contemporains sur la mémoire, les réparations, la restitution et la responsabilité des institutions qui ont bénéficié de l’esclavage.
Pour l’Afrique et les diasporas, l’accès à ces archives constitue un outil essentiel de connaissance, de transmission et de justice historique.
Source : The Guardian — présentation du registre des investisseurs dans la traite britannique.
9. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — INNOVATION SOCIALE
Vendre au poids pour combattre la « taxe de pauvreté »
En Afrique du Sud, l’entreprise sociale Gcwalisa expérimente une nouvelle manière de vendre les produits essentiels aux ménages modestes.
Dans six commerces installés dans des conteneurs à Alexandra, les clients peuvent acheter du sucre, du riz, de l’huile ou des produits d’hygiène dans la quantité exacte qu’ils peuvent payer.
Ce système cherche à lutter contre ce que certains économistes appellent la « taxe de pauvreté ».
Les familles disposant de faibles revenus achètent souvent de très petits emballages. Or, rapporté au kilogramme ou au litre, ces formats coûtent généralement plus cher que les grands conditionnements.
Certains de ces commerces fournissent également de l’électricité solaire à des habitations et à une école. Ils servent aussi de points de collecte pour des médicaments.
Cette initiative reste locale et sa rentabilité à grande échelle doit encore être évaluée.
Il faudra notamment comparer les prix réels avec ceux des supermarchés et des commerces informels, mesurer la réduction des déchets d’emballage et vérifier la viabilité économique du modèle.
Cette expérience montre cependant que l’innovation africaine peut partir des besoins quotidiens des populations.
Source : The Guardian — fonctionnement des commerces Gcwalisa.
10. AFRIQUE DE L’EST — KENYA — ENVIRONNEMENT ET INNOVATION
Des véhicules électriques pour protéger la faune du Maasai Mara
Au Kenya, des gardes du Maasai Mara utilisent désormais des motos électriques silencieuses pour surveiller la faune et suivre les braconniers.
Ces motos, fabriquées par l’entreprise kényane ROAM, sont rechargées grâce à l’énergie solaire et peuvent parcourir environ 160 kilomètres.
Leur fonctionnement silencieux présente un avantage important : les gardes peuvent se déplacer dans la réserve sans perturber les animaux.
Des camps de safari commencent également à convertir certains de leurs véhicules thermiques à l’électricité.
Mais plusieurs limites doivent encore être examinées.
Le développement de ces patrouilles nécessite de nouveaux points de recharge. Le coût de conversion d’un véhicule serait compris entre 35 000 et 45 000 dollars, selon les estimations communiquées par l’opérateur.
Il faudra également vérifier la part réelle de fabrication africaine, la durée de vie des batteries, leur recyclage et l’accès des communautés rurales aux infrastructures solaires installées pour le tourisme.
L’innovation écologique ne doit pas uniquement profiter aux visiteurs et aux entreprises touristiques. Elle doit également contribuer au développement des populations vivant autour des réserves.
Source : Associated Press — véhicules électriques dans le Maasai Mara.
CONCLUSION ÉDITORIALE
Voilà pour l’essentiel de l’actualité dans ce Grand Journal de l’Afrique.
Cette édition nous rappelle que le continent se trouve au croisement de plusieurs transformations majeures.
La guerre au Yémen exerce une pression humanitaire directe sur Djibouti.
Les tensions énergétiques mondiales menacent le pouvoir d’achat des ménages africains.
La malnutrition continue de frapper des milliers d’enfants en Ouganda.
Dans le même temps, de nouvelles possibilités apparaissent dans la finance, l’intelligence artificielle, l’innovation sociale et la transition énergétique.
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      <content:encoded><![CDATA[

<p><span>Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>



<span>Le Grand Journal de l’Afrique</span>





<p><span> <strong>Lundi 14 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span> <strong>En direct de Bezons,</strong> en Île-de-France</span></p>




<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>« La Parole est une Force »</span></p>


<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong>.</span></p>
<p><span>Je suis <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<p><span>Nos équipes ont travaillé pour sélectionner, vérifier et décrypter les informations les plus importantes de ce <strong><span>lundi 14 septembre 2026</span></strong>.</span></p>
<span>LES PRINCIPAUX TITRES</span>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>À Djibouti</span></strong><span>, plus de 2 000 personnes fuyant les combats au Yémen sont arrivées en vingt-quatre heures. La ville d’Obock fait face à une pression humanitaire croissante.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Le <strong><span>Brent dépasse les 106 dollars le baril</span></strong> sur fond de nouvelles attaques visant les routes pétrolières. Les ménages africains pourraient rapidement en subir les conséquences.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Au <strong><span>Nigeria</span></strong>, la raffinerie Dangote doit ouvrir son capital au public. Mais les investisseurs sont appelés à vérifier attentivement les documents et les canaux officiels.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>En <strong><span>Ouganda</span></strong>, plus de 154 000 enfants sont touchés ou menacés par la malnutrition aiguë dans la région du Karamoja.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>La <strong><span>Chine</span></strong> propose la création d’une zone d’intelligence artificielle ouverte au sein des BRICS. Quelle place sera accordée aux langues, aux données et aux chercheurs africains ?</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Enfin, au <strong><span>Kenya</span></strong>, des motos électriques silencieuses sont désormais utilisées pour protéger la faune dans la réserve du Maasai Mara.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<span>1. AFRIQUE DE L’EST — DJIBOUTI — CRISE HUMANITAIRE</span>
<span>Plus de 2 000 personnes arrivent du Yémen en vingt-quatre heures</span>
<p><span>Plus de 2 000 personnes ayant fui les combats au Yémen ont rejoint Djibouti en l’espace de vingt-quatre heures, selon les chiffres communiqués par l’Organisation internationale pour les migrations et les autorités djiboutiennes.</span></p>
<p><span>Parmi elles figurent des femmes, des enfants et des familles particulièrement vulnérables.</span></p>
<p><span>Cinq cents réfugiés avaient auparavant dû être secourus en mer après que leurs embarcations eurent manqué de carburant pendant la traversée du détroit de Bab-el-Mandeb.</span></p>
<p><span>La ville côtière d’<strong><span>Obock</span></strong>, située à une vingtaine de kilomètres des côtes yéménites, constitue désormais le principal point d’arrivée et se retrouve sous une forte pression.</span></p>
<p><span>Les besoins concernent l’hébergement, l’eau potable, l’alimentation, les soins médicaux et la protection des enfants.</span></p>
<p><span>Cette crise rappelle également une réalité souvent méconnue : le détroit de Bab-el-Mandeb est emprunté dans les deux directions. Des populations yéménites fuient aujourd’hui vers Djibouti, tandis que des migrants venus de la Corne de l’Afrique tentent régulièrement de rejoindre les pays du Golfe en passant par le Yémen.</span></p>
<p><span>Les combats restent très évolutifs et certains bilans provenant des différentes forces engagées ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante.</span></p>
<p><span>L’urgence, pour Djibouti et ses partenaires, consiste désormais à organiser un accueil digne tout en renforçant les opérations de sauvetage maritime.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/13/1400-yemenis-flee-to-djibouti-within-24-hours">Al Jazeera, citant l’Organisation internationale pour les migrations et l’Agence France-Presse</a>.</span></p>
<span>2. ÉCONOMIE MONDIALE — PÉTROLE — POUVOIR D’ACHAT</span>
<span>Le Brent dépasse 106 dollars : quelles conséquences pour les ménages africains ?</span>
<p><span>Le marché pétrolier connaît une nouvelle flambée.</span></p>
<p><span>Le prix du Brent évoluait ce lundi au-dessus de <strong><span>106 dollars le baril</span></strong>, après une attaque de drone ayant temporairement interrompu l’oléoduc saoudien Est-Ouest et une nouvelle attaque visant un navire dans le détroit d’Ormuz.</span></p>
<p><span>Selon des sources industrielles citées par Reuters, les réserves disponibles au terminal saoudien de Yanbu ne représenteraient que cinq à sept jours d’exportations.</span></p>
<p><span>À ces tensions s’ajoutent les menaces persistantes autour du détroit de Bab-el-Mandeb, passage stratégique pour le transport maritime mondial.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique, les conséquences pourraient être importantes.</span></p>
<p><span>Dans les pays importateurs de pétrole, une hausse prolongée peut entraîner une augmentation des prix à la pompe, du coût des transports collectifs, de la production agricole et, finalement, des produits alimentaires.</span></p>
<p><span>Les effets ne seront cependant pas identiques partout. Ils dépendront des stocks nationaux, des mécanismes de subvention, des capacités locales de raffinage, des taux de change et des décisions fiscales de chaque gouvernement.</span></p>
<p><span>Les États africains doivent donc communiquer avec transparence sur leurs réserves de carburant et préparer des mesures ciblées afin de protéger les ménages les plus fragiles.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.reuters.com/business/energy/oil-prices-jump-more-than-3-after-new-strikes-saudi-strait-hormuz-2026-09-13/">Reuters — évolution des prix du pétrole et tensions sur les approvisionnements</a>.</span></p>
<span>3. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — SANTÉ ET NUTRITION</span>
<span>La malnutrition aiguë s’aggrave dans le Karamoja</span>
<p><span>En Ouganda, la région du <strong><span>Karamoja</span></strong> fait face à une aggravation préoccupante de la malnutrition aiguë.</span></p>
<p><span>Selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, plus de <strong><span>154 200 enfants âgés de six à cinquante-neuf mois</span></strong> souffrent ou risquent de souffrir de malnutrition aiguë entre août 2026 et février 2027.</span></p>
<p><span>Environ <strong><span>13 900 femmes enceintes ou allaitantes</span></strong> seraient également concernées.</span></p>
<p><span>Les districts de <strong><span>Kotido</span></strong> et de <strong><span>Kaabong</span></strong> sont classés en phase critique. Quatre autres districts se trouvent à un niveau jugé sérieux.</span></p>
<p><span>Cette situation est alimentée par l’insécurité alimentaire, le manque d’eau potable, les mauvaises conditions sanitaires ainsi que la forte prévalence des maladies diarrhéiques et respiratoires.</span></p>
<p><span>Précision importante : ces chiffres représentent une estimation cumulée sur sept mois. Ils ne correspondent pas au nombre d’enfants actuellement hospitalisés.</span></p>
<p><span>Les priorités sont désormais le dépistage, l’accès aux aliments thérapeutiques, la prise en charge des enfants et des mères, ainsi que le renforcement des points d’eau et des structures de santé dans les districts les plus touchés.</span></p>
<p><span>Derrière ces statistiques, il y a des enfants, des familles et des communautés qui ont besoin d’une réponse rapide, coordonnée et durable.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.ipcinfo.org/ipc-country-analysis/details-map/en/c/1165442/?iso3=UGA">IPC — Analyse de la malnutrition aiguë dans le Karamoja</a>.</span></p>
<span>4. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — FINANCE ET INDUSTRIE</span>
<span>L’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote arrive à l’heure de vérité</span>
<p><span>Au Nigeria, la raffinerie Dangote prévoit de proposer au public <strong><span>4,1 milliards d’actions</span></strong>, au prix annoncé de <strong><span>525 nairas par action</span></strong>.</span></p>
<p><span>L’objectif serait de lever environ <strong><span>2 150 milliards de nairas</span></strong>, soit près de 1,6 milliard de dollars.</span></p>
<p><span>La période de souscription annoncée doit s’étendre du <strong><span>14 septembre au 13 octobre 2026</span></strong>, avec un minimum de dix actions.</span></p>
<p><span>Cette opération est présentée comme une occasion d’ouvrir le capital de la raffinerie aux investisseurs africains.</span></p>
<p><span>Mais la prudence reste indispensable.</span></p>
<p><span>Avant tout paiement, les particuliers doivent vérifier la publication du prospectus, l’ouverture effective de la souscription et l’identité des intermédiaires financiers officiellement autorisés.</span></p>
<p><span>Ils doivent également examiner la valorisation de l’entreprise, son niveau d’endettement, les risques liés au taux de change, les droits des actionnaires minoritaires et les conditions de revente des actions.</span></p>
<p><span>L’annonce peut susciter de fausses offres et des tentatives d’escroquerie. Aucun investisseur ne doit donc transmettre son argent ou ses informations bancaires par l’intermédiaire d’un lien non vérifié.</span></p>
<p><span>Participer au financement d’une grande infrastructure africaine peut constituer une démarche économique importante. Mais l’enthousiasme ne doit jamais remplacer l’information et la vigilance.</span></p>
<p><strong><span>Sources :</span></strong><span> <a href="https://ipo.dangote.com/">site officiel de l’offre publique Dangote</a> et <a href="https://www.reuters.com/business/energy/nigerias-dangote-refinery-ipo-raise-between-155-18-bln-sources-2026-09-04/">Reuters — montant envisagé et questions relatives à la valorisation</a>.</span></p>
<span>5. BRICS — CHINE — INTELLIGENCE ARTIFICIELLE</span>
<span>Pékin propose une zone d’intelligence artificielle ouverte</span>
<p><span>Le président chinois <strong><span>Xi Jinping</span></strong> a proposé la création d’une zone d’intelligence artificielle ouverte destinée aux pays des BRICS.</span></p>
<p><span>Cette initiative, baptisée <strong><span>BRICS AI Open Source Zone</span></strong>, serait consacrée aux grands modèles de langage, à leur entraînement et au développement d’un écosystème technologique ouvert.</span></p>
<p><span>La Chine propose également de renforcer les partenariats entre les zones économiques spéciales des différents pays membres.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie, membres africains des BRICS, cette annonce peut représenter une possibilité de coopération dans un secteur stratégique.</span></p>
<p><span>Mais plusieurs questions restent sans réponse.</span></p>
<p><span>Aucun budget précis, aucun calendrier opérationnel et aucun mécanisme détaillé de gouvernance n’ont encore été rendus publics.</span></p>
<p><span>Quelle place sera réservée aux langues africaines dans les modèles d’intelligence artificielle ?</span></p>
<p><span>Où seront stockées et traitées les données provenant du continent ?</span></p>
<p><span>Les universités et les entreprises africaines disposeront-elles gratuitement d’une puissance de calcul suffisante ?</span></p>
<p><span>Les chercheurs africains participeront-ils aux décisions ou seront-ils uniquement utilisateurs de technologies conçues ailleurs ?</span></p>
<p><span>L’Afrique ne doit pas seulement consommer l’intelligence artificielle. Elle doit participer à sa conception, à son encadrement et à sa gouvernance.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/xi-pushes-greater-brics-economic-ties-give-bloc-larger-global-role-2026-09-13/">Reuters — annonces de Xi Jinping et coopération économique au sein des BRICS</a>.</span></p>
<span>6. AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE ET INDE — COOPÉRATION STRATÉGIQUE</span>
<span>Défense et minerais critiques au cœur des discussions</span>
<p><span>Le Premier ministre indien <strong><span>Narendra Modi</span></strong> et son homologue éthiopien <strong><span>Abiy Ahmed</span></strong> se sont rencontrés en marge du sommet des BRICS à New Delhi.</span></p>
<p><span>Leurs discussions ont porté sur la défense, la formation, les investissements, les minerais critiques, l’énergie propre et la santé.</span></p>
<p><span>L’Éthiopie souhaite notamment attirer davantage d’entreprises minières indiennes.</span></p>
<p><span>Toutefois, aucun contrat précis, aucun montant d’investissement et aucun projet minier détaillé n’ont été annoncés à ce stade.</span></p>
<p><span>L’intérêt stratégique est réel, mais ses retombées économiques et sociales restent à négocier.</span></p>
<p><span>Dans le domaine minier, les questions fondamentales concernent la transformation locale, les redevances versées à l’État, la création d’emplois, la protection de l’environnement et l’identité des bénéficiaires effectifs.</span></p>
<p><span>La coopération entre pays du Sud peut offrir de nouvelles possibilités à l’Afrique. Mais elle ne sera véritablement bénéfique que si elle repose sur la transparence, le transfert de compétences et la création de valeur sur le continent.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.financialexpress.com/business/news/defence-semiconductors-rare-earths-what-pm-modi-discussed-with-malaysia-ethiopia-vietnam/4338327/">Financial Express — discussions entre l’Inde et l’Éthiopie</a>.</span></p>
<span>7. AFRIQUE DU NORD — LIBYE — TRAFIC DE DROGUE</span>
<span>Cent mille comprimés d’ecstasy saisis selon les autorités</span>
<p><span>En Libye, l’agence de sécurité <strong><span>Al Rada</span></strong>, rattachée au Conseil présidentiel de Tripoli, affirme avoir intercepté environ <strong><span>100 000 comprimés d’ecstasy</span></strong>.</span></p>
<p><span>Les comprimés auraient été moulés à l’effigie de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.</span></p>
<p><span>Selon l’agence, la cargaison aurait transité par un pays européen qui n’a pas été identifié, avant d’arriver dans un port libyen et d’être dissimulée dans une camionnette.</span></p>
<p><span>Des suspects auraient été remis au parquet.</span></p>
<p><span>Cependant, leur identité, l’origine exacte de la drogue et sa destination finale n’ont pas été rendues publiques.</span></p>
<p><span>Le nombre de comprimés et l’itinéraire annoncé reposent, pour le moment, sur la seule communication de l’agence de sécurité. Ces éléments doivent donc être présentés avec prudence.</span></p>
<p><span>Cette affaire met néanmoins en lumière l’utilisation des circuits commerciaux et maritimes par les réseaux criminels opérant entre l’Europe et l’Afrique du Nord.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.reuters.com/world/africa/drugs-marked-with-gaddafis-face-seized-libya-2026-09-13/">Reuters — saisie annoncée par l’agence Al Rada</a>.</span></p>
<span>8. DIASPORA ET MÉMOIRE — ROYAUME-UNI — TRAITE TRANSATLANTIQUE</span>
<span>Environ 13 000 investisseurs britanniques identifiés</span>
<p><span>Après trois années de recherche, des historiens ont identifié environ <strong><span>13 000 personnes ayant investi dans la traite britannique entre 1562 et 1807</span></strong>.</span></p>
<p><span>Le registre fournit des renseignements biographiques détaillés sur plusieurs milliers d’investisseurs.</span></p>
<p><span>Les chercheurs documentent notamment l’implication de membres de la monarchie, du Parlement, du clergé, de grands marchands ainsi que de nombreuses femmes.</span></p>
<p><span>Les archives étudiées montrent également que des Africains réduits en esclavage furent marqués au fer d’une couronne sur instruction de responsables d’une compagnie soutenue par l’État britannique.</span></p>
<p><span>Ces recherches permettent de mieux comprendre comment les richesses issues de la traite ont circulé dans la société britannique et contribué à l’enrichissement de familles, d’entreprises et d’institutions.</span></p>
<p><span>Ce travail historique ne concerne pas uniquement le passé.</span></p>
<p><span>Il nourrit les débats contemporains sur la mémoire, les réparations, la restitution et la responsabilité des institutions qui ont bénéficié de l’esclavage.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique et les diasporas, l’accès à ces archives constitue un outil essentiel de connaissance, de transmission et de justice historique.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.theguardian.com/uk-news/2026/sep/14/register-british-slave-traders-africa-research">The Guardian — présentation du registre des investisseurs dans la traite britannique</a>.</span></p>
<span>9. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — INNOVATION SOCIALE</span>
<span>Vendre au poids pour combattre la « taxe de pauvreté »</span>
<p><span>En Afrique du Sud, l’entreprise sociale <strong><span>Gcwalisa</span></strong> expérimente une nouvelle manière de vendre les produits essentiels aux ménages modestes.</span></p>
<p><span>Dans six commerces installés dans des conteneurs à Alexandra, les clients peuvent acheter du sucre, du riz, de l’huile ou des produits d’hygiène dans la quantité exacte qu’ils peuvent payer.</span></p>
<p><span>Ce système cherche à lutter contre ce que certains économistes appellent la « taxe de pauvreté ».</span></p>
<p><span>Les familles disposant de faibles revenus achètent souvent de très petits emballages. Or, rapporté au kilogramme ou au litre, ces formats coûtent généralement plus cher que les grands conditionnements.</span></p>
<p><span>Certains de ces commerces fournissent également de l’électricité solaire à des habitations et à une école. Ils servent aussi de points de collecte pour des médicaments.</span></p>
<p><span>Cette initiative reste locale et sa rentabilité à grande échelle doit encore être évaluée.</span></p>
<p><span>Il faudra notamment comparer les prix réels avec ceux des supermarchés et des commerces informels, mesurer la réduction des déchets d’emballage et vérifier la viabilité économique du modèle.</span></p>
<p><span>Cette expérience montre cependant que l’innovation africaine peut partir des besoins quotidiens des populations.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2026/sep/14/south-africa-weigh-and-pay-shops-food-poverty">The Guardian — fonctionnement des commerces Gcwalisa</a>.</span></p>
<span>10. AFRIQUE DE L’EST — KENYA — ENVIRONNEMENT ET INNOVATION</span>
<span>Des véhicules électriques pour protéger la faune du Maasai Mara</span>
<p><span>Au Kenya, des gardes du <strong><span>Maasai Mara</span></strong> utilisent désormais des motos électriques silencieuses pour surveiller la faune et suivre les braconniers.</span></p>
<p><span>Ces motos, fabriquées par l’entreprise kényane <strong><span>ROAM</span></strong>, sont rechargées grâce à l’énergie solaire et peuvent parcourir environ 160 kilomètres.</span></p>
<p><span>Leur fonctionnement silencieux présente un avantage important : les gardes peuvent se déplacer dans la réserve sans perturber les animaux.</span></p>
<p><span>Des camps de safari commencent également à convertir certains de leurs véhicules thermiques à l’électricité.</span></p>
<p><span>Mais plusieurs limites doivent encore être examinées.</span></p>
<p><span>Le développement de ces patrouilles nécessite de nouveaux points de recharge. Le coût de conversion d’un véhicule serait compris entre <strong><span>35 000 et 45 000 dollars</span></strong>, selon les estimations communiquées par l’opérateur.</span></p>
<p><span>Il faudra également vérifier la part réelle de fabrication africaine, la durée de vie des batteries, leur recyclage et l’accès des communautés rurales aux infrastructures solaires installées pour le tourisme.</span></p>
<p><span>L’innovation écologique ne doit pas uniquement profiter aux visiteurs et aux entreprises touristiques. Elle doit également contribuer au développement des populations vivant autour des réserves.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://apnews.com/article/253ef3b8b0d37e1c20fd30bcf1589e3a">Associated Press — véhicules électriques dans le Maasai Mara</a>.</span></p>
<span>CONCLUSION ÉDITORIALE</span>
<p><span>Voilà pour l’essentiel de l’actualité dans ce <strong><span>Grand Journal de l’Afrique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette édition nous rappelle que le continent se trouve au croisement de plusieurs transformations majeures.</span></p>
<p><span>La guerre au Yémen exerce une pression humanitaire directe sur Djibouti.</span></p>
<p><span>Les tensions énergétiques mondiales menacent le pouvoir d’achat des ménages africains.</span></p>
<p><span>La malnutrition continue de frapper des milliers d’enfants en Ouganda.</span></p>
<p><span>Dans le même temps, de nouvelles possibilités apparaissent dans la finance, l’intelligence artificielle, l’innovation sociale et la transition énergétique.</span></p>
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      <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 20:30:00 +0000</pubDate>
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JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

???? Vendredi 11 septembre 2026
????️ Présentation :  Félicité Amaneyâ Râ VINCENT 
????️ Réalisation : G.-V.
???? En direct de Bezons, en Île-de-France

???? RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force


Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
LES PRINCIPAUX TITRES DU JOUR
À la une de cette édition :

En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola progresse rapidement au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, malgré un recul observé en Ituri.
À Bukavu, un violent incendie ayant ravagé deux écoles et plusieurs centaines d’habitations a coûté la vie à au moins vingt-quatre enfants.
Au Yémen, l’avancée des Houthis vers le détroit de Bab-el-Mandeb fait peser une nouvelle menace sur le commerce maritime et les économies africaines.
Entre le Maroc et l’Espagne, Rabat rejette les accusations concernant le passage massif de migrants vers Ceuta.
Et dans l’actualité économique, le Kenya pourrait recevoir près de 400 millions de dollars de financement d’urgence de la Banque mondiale.

Nous parlerons également de Transnet en Afrique du Sud, des monnaies numériques des BRICS, des télécommunications africaines, du puissant phénomène El Niño annoncé pour 2026-2027 et de la crise de succession qui secoue le royaume de Tooro, en Ouganda.
Et maintenant, place à l’actualité !
1. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SANTÉ
Ebola progresse rapidement hors de son épicentre
Nous ouvrons ce journal en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre.
Selon les dernières données gouvernementales, le pays comptabilise 6 843 cas confirmés et 3 310 décès.
Les contaminations reculent en Ituri, principal foyer de l’épidémie, mais elles progressent rapidement dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Haut-Uélé.
Au Nord-Kivu, 381 nouveaux cas ont été enregistrés en trois semaines, contre 165 pendant la période précédente.
Africa CDC décrit cette épidémie comme la plus rapide jamais enregistrée. L’Organisation mondiale de la santé prévient qu’elle pourrait dépasser, par son ampleur, la grave crise qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Il s’agit toutefois d’une projection sanitaire préoccupante, et non d’un seuil déjà atteint.
La réponse médicale reste compliquée par l’insécurité, les déplacements de populations, le manque de personnel, les difficultés de financement et les mouvements sociaux dans le secteur de la santé.
Des campagnes de vaccination sont en cours, mais les besoins demeurent considérables.
L’enjeu est désormais d’assurer une surveillance sanitaire coordonnée, y compris dans les territoires échappant au contrôle direct du gouvernement congolais.
Nous restons en République démocratique du Congo avec un terrible drame survenu à Bukavu.
2. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SOCIÉTÉ
Bukavu : au moins vingt-quatre enfants tués dans l’incendie de deux écoles
À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, un incendie d’une extrême violence a ravagé deux établissements scolaires ainsi qu’environ trois cents habitations construites principalement en bois.
Le feu serait parti d’une maison située à proximité avant de se propager aux écoles Furaha et Ujamaa, alors que les élèves venaient de commencer les cours.
L’administration locale mise en place par l’AFC/M23 fait état d’au moins vingt-quatre enfants décédés, dont dix-neuf filles et cinq garçons.
D’autres sources évoquent un bilan légèrement supérieur. Celui-ci reste donc provisoire et pourrait encore évoluer.
Vingt-neuf personnes seraient prises en charge, dont vingt et une en soins intensifs.
Des témoins décrivent des scènes de panique. Certains enfants auraient tenté de sauter par les fenêtres, tandis qu’une sortie trop étroite aurait ralenti l’évacuation et provoqué des mouvements de foule.
La cause exacte de l’incendie n’est pas encore établie.
Au-delà de l’émotion, cette catastrophe pose une question urgente : les écoles disposent-elles de bâtiments adaptés, d’issues de secours suffisantes et de véritables dispositifs d’évacuation ?
Une enquête indépendante devra établir les circonstances du drame et les éventuelles responsabilités.
Direction maintenant le détroit de Bab-el-Mandeb, où l’évolution du conflit yéménite menace directement les routes commerciales africaines.
3. MER ROUGE — YÉMEN — GÉOPOLITIQUE
L’avancée des Houthis menace le commerce maritime africain
Les forces houthies, soutenues par l’Iran, ont poursuivi leur progression sur la côte occidentale du Yémen.
Après la prise du port stratégique de Mocha et des îles Hanish, plusieurs sources gouvernementales yéménites affirment que les Houthis ont atteint Dhubab et l’île stratégique de Périm, au cœur du détroit de Bab-el-Mandeb.
Situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée, ce passage maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden. Il constitue l’une des routes commerciales et énergétiques les plus importantes du monde.
Les Houthis affirment que la navigation internationale reste possible et que seules certaines cibles seraient visées. Mais ces assurances unilatérales ne suffisent pas à rassurer les armateurs, les équipages et les compagnies d’assurance.
Pour l’Afrique, les conséquences pourraient être importantes : augmentation des coûts de transport, retards dans les ports, hausse du prix des carburants et renchérissement des produits alimentaires ou industriels importés.
L’Égypte, Djibouti, l’Érythrée, la Somalie, les ports d’Afrique de l’Est et les routes passant par le cap de Bonne-Espérance sont directement concernés.
Cette crise rappelle que la sécurité des routes maritimes africaines est une question essentielle de souveraineté économique et de stabilité continentale.
Restons dans les relations internationales avec les tensions entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta.
4. AFRIQUE DU NORD — MAROC–ESPAGNE — MIGRATIONS
Rabat rejette les accusations espagnoles concernant Ceuta
Le ministère marocain des Affaires étrangères rejette toute implication de Rabat dans le passage massif de plus de 70 000 personnes vers l’enclave espagnole de Ceuta au mois de juillet.
Le Maroc affirme qu’aucune preuve concrète ne démontre une quelconque orchestration de ces passages par ses autorités.
Des documents déclassifiés montrent cependant que les services espagnols avaient détecté, sur les réseaux sociaux, des appels à franchir massivement la frontière. Madrid affirme avoir transmis des alertes à plusieurs responsables, y compris à leurs homologues marocains.
Plus d’une centaine de personnes seraient mortes au cours de cette crise, selon des organisations non gouvernementales. Plusieurs milliers de migrants, parmi lesquels des mineurs non accompagnés, resteraient encore bloqués dans l’enclave.
Les accusations visant Rabat demeurent donc politiques et contestées, sans avoir été juridiquement établies.
Au centre de cette crise se trouvent surtout des femmes, des hommes et des enfants dont les conditions d’hébergement, l’accès aux avocats, le regroupement familial et les perspectives de retour doivent être clairement documentés.
L’information ne doit jamais réduire les migrants à des chiffres : elle doit également rendre compte de leur situation humaine et de leurs droits.
Place maintenant à l’économie avec un financement d’urgence attendu au Kenya.
5. AFRIQUE DE L’EST — KENYA — ÉCONOMIE
Près de 400 millions de dollars attendus pour répondre à plusieurs urgences
Le Kenya pourrait recevoir, dans les six prochaines semaines, environ 400 millions de dollars de financement d’urgence de la Banque mondiale.
Selon une source citée par Reuters, cette enveloppe doit aider Nairobi à répondre à plusieurs crises : la propagation régionale d’Ebola, les risques agricoles et hydriques liés à El Niño ainsi que l’augmentation des prix de l’énergie.
La Banque mondiale confirme travailler avec les autorités kényanes sur un mécanisme de décaissement rapide. Elle n’a toutefois pas encore confirmé publiquement le montant définitif ni la date exacte du versement.
Les 400 millions de dollars doivent donc être présentés comme une estimation en cours de finalisation.
Pour les citoyens kényans, plusieurs questions restent posées : comment cette somme sera-t-elle répartie entre la santé, l’agriculture, l’eau et l’énergie ? Quelles seront les conditions de remboursement ? Et quels mécanismes garantiront la transparence des dépenses ?
L’urgence ne doit pas faire disparaître les exigences de contrôle, de responsabilité et d’efficacité dans l’utilisation des fonds publics.
Nous poursuivons en Afrique du Sud, où l’entreprise publique Transnet annonce son retour aux bénéfices.
6. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — INFRASTRUCTURES
Transnet renoue avec les bénéfices grâce à une opération exceptionnelle
Le groupe public sud-africain de transport et de logistique Transnet annonce un bénéfice net de 4,6 milliards de rands pour l’exercice achevé en mars 2026.
Un an auparavant, l’entreprise avait enregistré une perte de 1,9 milliard de rands.
Ce retour aux bénéfices repose cependant en grande partie sur une opération exceptionnelle : la concession, pour vingt-cinq ans, d’une partie du terminal à conteneurs de Durban à l’opérateur philippin ICTSI.
Cette transaction a généré un gain comptable de 12,5 milliards de rands.
Les volumes ferroviaires ont progressé pour atteindre 167,9 millions de tonnes, mais ils restent inférieurs à l’objectif de 180 millions de tonnes considéré comme nécessaire à l’équilibre de l’activité courante.
Parallèlement, la dette de Transnet a augmenté pour atteindre 150,7 milliards de rands.
Il convient donc de distinguer un bénéfice comptable exceptionnel d’un véritable redressement opérationnel durable.
Les investissements, les tarifs appliqués, les obligations du concessionnaire privé et la qualité des services devront faire l’objet d’un suivi attentif.
Passons aux BRICS et à un projet destiné à faciliter les paiements internationaux.
7. BRICS — FINANCE ET SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE
L’Inde propose de connecter les monnaies numériques officielles
L’Inde souhaite inscrire à l’ordre du jour du sommet des BRICS des 12 et 13 septembre 2026 un projet de connexion entre les monnaies numériques émises par les banques centrales des États membres.
L’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie font partie du groupe élargi et pourraient être concernées par ce futur système de paiements commerciaux.
L’objectif annoncé serait de réduire les frais, de raccourcir les délais de règlement et de faciliter les transactions transfrontalières.
Cette initiative est rapportée par des sources proches du dossier, mais sa mise en œuvre reste incertaine.
La faible adoption des monnaies numériques officielles, les déséquilibres commerciaux, les besoins de conversion entre devises et les tensions politiques entre certains membres constituent autant d’obstacles.
Pour les pays africains, la question centrale sera celle de la souveraineté : qui contrôlera les données, les infrastructures de paiement et les mécanismes de règlement ?
Les banques centrales africaines devront également expliquer les avantages concrets attendus pour les entreprises et les populations.
Autre enjeu stratégique : les télécommunications et la bataille d’influence entre les États-Unis et la Chine.
8. AFRIQUE — TÉLÉCOMMUNICATIONS ET SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE
Un prêt américain de près de 100 millions de dollars annoncé pour Africell
L’Export-Import Bank des États-Unis doit accorder un prêt de près de 100 millions de dollars à l’opérateur Africell.
L’entreprise revendique environ quinze millions de clients en Angola, en Gambie, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone.
Ce financement doit lui permettre d’acquérir des technologies américaines ou provenant de pays alliés.
Washington présente cette opération comme un moyen de promouvoir des infrastructures numériques considérées comme plus sûres et de limiter la place de l’équipementier chinois Huawei.
Selon Counterpoint Research, Huawei détiendrait environ 52 % du marché africain des infrastructures de cinquième génération, la 5G.
Mais pour les populations africaines, la question ne doit pas se limiter à la rivalité entre Washington et Pékin.
Il faut savoir où seront installés les équipements, combien coûtera le prêt, qui contrôlera les données et si les abonnés bénéficieront réellement d’une meilleure couverture à des tarifs accessibles.
La souveraineté numérique africaine ne consiste pas à choisir une dépendance étrangère plutôt qu’une autre. Elle suppose de construire des capacités, des règles et des infrastructures maîtrisées par les Africains.
Place maintenant au climat avec les nouvelles prévisions concernant El Niño.
9. AFRIQUE — CLIMAT ET AGRICULTURE
Plus de 90 % de risque d’un phénomène El Niño très puissant
Le Centre américain de prévision climatique estime à plus de 90 % la probabilité qu’El Niño devienne très puissant pendant l’automne et l’hiver 2026-2027 dans l’hémisphère Nord.
Il évalue également à 75 % la possibilité que son intensité, entre octobre et décembre, dépasse celle de tous les épisodes enregistrés depuis 1950.
Ces chiffres décrivent la puissance attendue du phénomène océanique mondial. Ils ne permettent pas encore de prévoir précisément la quantité de pluie, les sécheresses ou les dégâts dans chaque pays africain.
Les conséquences peuvent varier fortement d’une région à l’autre.
Il appartient maintenant aux services météorologiques africains de publier des prévisions nationales et locales détaillées.
Les agriculteurs, les écoles, les transporteurs ainsi que les habitants des zones inondables doivent recevoir des informations pratiques suffisamment tôt.
Face au dérèglement climatique, l’anticipation, la prévention et l’information de proximité peuvent sauver des vies et protéger les récoltes.
Terminons ce tour d’horizon en Ouganda, où une succession royale divise le royaume de Tooro.
10. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — CULTURE ET GOUVERNANCE
Le royaume de Tooro plongé dans une crise de succession
En Ouganda, le gouvernement tente de faciliter un accord au sein de la famille royale de Tooro après la mort du roi Oyo Nyimba, survenue le 27 août aux États-Unis.
Le souverain, âgé de 34 ans, était monté sur le trône à l’âge de trois ans en 1995.
Un comité de succession a choisi son cousin, Edward Rukidi Kijanangoma, journaliste et responsable éditorial au sein de la télévision publique ougandaise UBC.
Mais la mère et la sœur du défunt contestent cette décision. Elles affirment qu’un testament désignerait comme héritier un fils biologique du roi, dont l’existence n’avait jamais été rendue publique.
Selon les traditions du royaume, un successeur doit être désigné avant l’inhumation du souverain.
Bien que l’Ouganda soit une république constitutionnelle et que les monarchies traditionnelles ne disposent pas du pouvoir exécutif, ces royaumes conservent une forte influence culturelle et sociale.
Le premier ministre du royaume appelle à examiner calmement le testament, les lois et les coutumes avant toute décision irréversible.
Cette crise dépasse la seule question dynastique : elle concerne également l’unité du royaume, la gestion de ses biens et la préservation de son héritage culturel.
CONCLUSION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du vendredi 11 septembre 2026.
Aujourd’hui, de la progression d’Ebola en République démocratique du Congo aux tensions maritimes autour de Bab-el-Mandeb, en passant par les enjeux économiques, climatiques et numériques, une même exigence s’impose : replacer les populations africaines au centre de l’information.
Informer, ce n’est pas seulement annoncer.
Informer, c’est vérifier.
C’est contextualiser.
C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves et les prévisions des événements réellement constatés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[

<span>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA</span>
<span>LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</span>

<p><span>???? <strong>Vendredi 11 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span>????️ <strong>Présentation :</strong> <span> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT </span></span></p>
<p><span>????️ <strong>Réalisation :</strong> <span>G.-V.</span></span></p>
<p><span>???? <strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>

<p><span>???? RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>La Parole est une Force</span></p>


<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <b>Bezons, en Île-de-France</b>.</span></p>
<p><span>Je suis <b>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</b>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <b>Le Grand Journal de l’Afrique</b>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<p><b><span>LES PRINCIPAUX TITRES DU JOUR</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<ul>
<li><span>En <b>République démocratique du Congo</b>, l’épidémie d’Ebola progresse rapidement au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, malgré un recul observé en Ituri.</span></li>
<li><span>À <b>Bukavu</b>, un violent incendie ayant ravagé deux écoles et plusieurs centaines d’habitations a coûté la vie à au moins vingt-quatre enfants.</span></li>
<li><span>Au <b>Yémen</b>, l’avancée des Houthis vers le détroit de Bab-el-Mandeb fait peser une nouvelle menace sur le commerce maritime et les économies africaines.</span></li>
<li><span>Entre le <b>Maroc et l’Espagne</b>, Rabat rejette les accusations concernant le passage massif de migrants vers Ceuta.</span></li>
<li><span>Et dans l’actualité économique, le <b>Kenya</b> pourrait recevoir près de 400 millions de dollars de financement d’urgence de la Banque mondiale.</span></li>
</ul>
<p><span>Nous parlerons également de Transnet en Afrique du Sud, des monnaies numériques des BRICS, des télécommunications africaines, du puissant phénomène El Niño annoncé pour 2026-2027 et de la crise de succession qui secoue le royaume de Tooro, en Ouganda.</span></p>
<p><b><span>Et maintenant, place à l’actualité !</span></b></p>
<p><b><span>1. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SANTÉ</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Ebola progresse rapidement hors de son épicentre</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous ouvrons ce journal en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre.</span></p>
<p><span>Selon les dernières données gouvernementales, le pays comptabilise <b>6 843 cas confirmés et 3 310 décès</b>.</span></p>
<p><span>Les contaminations reculent en Ituri, principal foyer de l’épidémie, mais elles progressent rapidement dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Haut-Uélé.</span></p>
<p><span>Au Nord-Kivu, <b>381 nouveaux cas</b> ont été enregistrés en trois semaines, contre 165 pendant la période précédente.</span></p>
<p><span>Africa CDC décrit cette épidémie comme la plus rapide jamais enregistrée. L’Organisation mondiale de la santé prévient qu’elle pourrait dépasser, par son ampleur, la grave crise qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.</span></p>
<p><span>Il s’agit toutefois d’une projection sanitaire préoccupante, et non d’un seuil déjà atteint.</span></p>
<p><span>La réponse médicale reste compliquée par l’insécurité, les déplacements de populations, le manque de personnel, les difficultés de financement et les mouvements sociaux dans le secteur de la santé.</span></p>
<p><span>Des campagnes de vaccination sont en cours, mais les besoins demeurent considérables.</span></p>
<p><b><span>L’enjeu est désormais d’assurer une surveillance sanitaire coordonnée, y compris dans les territoires échappant au contrôle direct du gouvernement congolais.</span></b></p>
<p><span>Nous restons en République démocratique du Congo avec un terrible drame survenu à Bukavu.</span></p>
<p><b><span>2. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — SOCIÉTÉ</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Bukavu : au moins vingt-quatre enfants tués dans l’incendie de deux écoles</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, un incendie d’une extrême violence a ravagé deux établissements scolaires ainsi qu’environ trois cents habitations construites principalement en bois.</span></p>
<p><span>Le feu serait parti d’une maison située à proximité avant de se propager aux écoles <b>Furaha</b> et <b>Ujamaa</b>, alors que les élèves venaient de commencer les cours.</span></p>
<p><span>L’administration locale mise en place par l’AFC/M23 fait état d’au moins <b>vingt-quatre enfants décédés</b>, dont dix-neuf filles et cinq garçons.</span></p>
<p><span>D’autres sources évoquent un bilan légèrement supérieur. Celui-ci reste donc provisoire et pourrait encore évoluer.</span></p>
<p><span>Vingt-neuf personnes seraient prises en charge, dont vingt et une en soins intensifs.</span></p>
<p><span>Des témoins décrivent des scènes de panique. Certains enfants auraient tenté de sauter par les fenêtres, tandis qu’une sortie trop étroite aurait ralenti l’évacuation et provoqué des mouvements de foule.</span></p>
<p><span>La cause exacte de l’incendie n’est pas encore établie.</span></p>
<p><span>Au-delà de l’émotion, cette catastrophe pose une question urgente : <b>les écoles disposent-elles de bâtiments adaptés, d’issues de secours suffisantes et de véritables dispositifs d’évacuation ?</b></span></p>
<p><span>Une enquête indépendante devra établir les circonstances du drame et les éventuelles responsabilités.</span></p>
<p><span>Direction maintenant le détroit de Bab-el-Mandeb, où l’évolution du conflit yéménite menace directement les routes commerciales africaines.</span></p>
<p><b><span>3. MER ROUGE — YÉMEN — GÉOPOLITIQUE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>L’avancée des Houthis menace le commerce maritime africain</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les forces houthies, soutenues par l’Iran, ont poursuivi leur progression sur la côte occidentale du Yémen.</span></p>
<p><span>Après la prise du port stratégique de <b>Mocha</b> et des îles Hanish, plusieurs sources gouvernementales yéménites affirment que les Houthis ont atteint <b>Dhubab</b> et l’île stratégique de <b>Périm</b>, au cœur du détroit de Bab-el-Mandeb.</span></p>
<p><span>Situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée, ce passage maritime relie la mer Rouge au golfe d’Aden. Il constitue l’une des routes commerciales et énergétiques les plus importantes du monde.</span></p>
<p><span>Les Houthis affirment que la navigation internationale reste possible et que seules certaines cibles seraient visées. Mais ces assurances unilatérales ne suffisent pas à rassurer les armateurs, les équipages et les compagnies d’assurance.</span></p>
<p><span>Pour l’Afrique, les conséquences pourraient être importantes : augmentation des coûts de transport, retards dans les ports, hausse du prix des carburants et renchérissement des produits alimentaires ou industriels importés.</span></p>
<p><span>L’Égypte, Djibouti, l’Érythrée, la Somalie, les ports d’Afrique de l’Est et les routes passant par le cap de Bonne-Espérance sont directement concernés.</span></p>
<p><b><span>Cette crise rappelle que la sécurité des routes maritimes africaines est une question essentielle de souveraineté économique et de stabilité continentale.</span></b></p>
<p><span>Restons dans les relations internationales avec les tensions entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta.</span></p>
<p><b><span>4. AFRIQUE DU NORD — MAROC–ESPAGNE — MIGRATIONS</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Rabat rejette les accusations espagnoles concernant Ceuta</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le ministère marocain des Affaires étrangères rejette toute implication de Rabat dans le passage massif de plus de <b>70 000 personnes</b> vers l’enclave espagnole de Ceuta au mois de juillet.</span></p>
<p><span>Le Maroc affirme qu’aucune preuve concrète ne démontre une quelconque orchestration de ces passages par ses autorités.</span></p>
<p><span>Des documents déclassifiés montrent cependant que les services espagnols avaient détecté, sur les réseaux sociaux, des appels à franchir massivement la frontière. Madrid affirme avoir transmis des alertes à plusieurs responsables, y compris à leurs homologues marocains.</span></p>
<p><span>Plus d’une centaine de personnes seraient mortes au cours de cette crise, selon des organisations non gouvernementales. Plusieurs milliers de migrants, parmi lesquels des mineurs non accompagnés, resteraient encore bloqués dans l’enclave.</span></p>
<p><span>Les accusations visant Rabat demeurent donc <b>politiques et contestées</b>, sans avoir été juridiquement établies.</span></p>
<p><span>Au centre de cette crise se trouvent surtout des femmes, des hommes et des enfants dont les conditions d’hébergement, l’accès aux avocats, le regroupement familial et les perspectives de retour doivent être clairement documentés.</span></p>
<p><b><span>L’information ne doit jamais réduire les migrants à des chiffres : elle doit également rendre compte de leur situation humaine et de leurs droits.</span></b></p>
<p><span>Place maintenant à l’économie avec un financement d’urgence attendu au Kenya.</span></p>
<p><b><span>5. AFRIQUE DE L’EST — KENYA — ÉCONOMIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Près de 400 millions de dollars attendus pour répondre à plusieurs urgences</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le Kenya pourrait recevoir, dans les six prochaines semaines, environ <b>400 millions de dollars</b> de financement d’urgence de la Banque mondiale.</span></p>
<p><span>Selon une source citée par Reuters, cette enveloppe doit aider Nairobi à répondre à plusieurs crises : la propagation régionale d’Ebola, les risques agricoles et hydriques liés à El Niño ainsi que l’augmentation des prix de l’énergie.</span></p>
<p><span>La Banque mondiale confirme travailler avec les autorités kényanes sur un mécanisme de décaissement rapide. Elle n’a toutefois pas encore confirmé publiquement le montant définitif ni la date exacte du versement.</span></p>
<p><span>Les 400 millions de dollars doivent donc être présentés comme une estimation en cours de finalisation.</span></p>
<p><span>Pour les citoyens kényans, plusieurs questions restent posées : comment cette somme sera-t-elle répartie entre la santé, l’agriculture, l’eau et l’énergie ? Quelles seront les conditions de remboursement ? Et quels mécanismes garantiront la transparence des dépenses ?</span></p>
<p><b><span>L’urgence ne doit pas faire disparaître les exigences de contrôle, de responsabilité et d’efficacité dans l’utilisation des fonds publics.</span></b></p>
<p><span>Nous poursuivons en Afrique du Sud, où l’entreprise publique Transnet annonce son retour aux bénéfices.</span></p>
<p><b><span>6. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — INFRASTRUCTURES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Transnet renoue avec les bénéfices grâce à une opération exceptionnelle</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le groupe public sud-africain de transport et de logistique <b>Transnet</b> annonce un bénéfice net de <b>4,6 milliards de rands</b> pour l’exercice achevé en mars 2026.</span></p>
<p><span>Un an auparavant, l’entreprise avait enregistré une perte de 1,9 milliard de rands.</span></p>
<p><span>Ce retour aux bénéfices repose cependant en grande partie sur une opération exceptionnelle : la concession, pour vingt-cinq ans, d’une partie du terminal à conteneurs de Durban à l’opérateur philippin ICTSI.</span></p>
<p><span>Cette transaction a généré un gain comptable de 12,5 milliards de rands.</span></p>
<p><span>Les volumes ferroviaires ont progressé pour atteindre 167,9 millions de tonnes, mais ils restent inférieurs à l’objectif de 180 millions de tonnes considéré comme nécessaire à l’équilibre de l’activité courante.</span></p>
<p><span>Parallèlement, la dette de Transnet a augmenté pour atteindre <b>150,7 milliards de rands</b>.</span></p>
<p><span>Il convient donc de distinguer un bénéfice comptable exceptionnel d’un véritable redressement opérationnel durable.</span></p>
<p><span>Les investissements, les tarifs appliqués, les obligations du concessionnaire privé et la qualité des services devront faire l’objet d’un suivi attentif.</span></p>
<p><span>Passons aux BRICS et à un projet destiné à faciliter les paiements internationaux.</span></p>
<p><b><span>7. BRICS — FINANCE ET SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>L’Inde propose de connecter les monnaies numériques officielles</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>L’Inde souhaite inscrire à l’ordre du jour du sommet des BRICS des <b>12 et 13 septembre 2026</b> un projet de connexion entre les monnaies numériques émises par les banques centrales des États membres.</span></p>
<p><span>L’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Éthiopie font partie du groupe élargi et pourraient être concernées par ce futur système de paiements commerciaux.</span></p>
<p><span>L’objectif annoncé serait de réduire les frais, de raccourcir les délais de règlement et de faciliter les transactions transfrontalières.</span></p>
<p><span>Cette initiative est rapportée par des sources proches du dossier, mais sa mise en œuvre reste incertaine.</span></p>
<p><span>La faible adoption des monnaies numériques officielles, les déséquilibres commerciaux, les besoins de conversion entre devises et les tensions politiques entre certains membres constituent autant d’obstacles.</span></p>
<p><span>Pour les pays africains, la question centrale sera celle de la souveraineté : <b>qui contrôlera les données, les infrastructures de paiement et les mécanismes de règlement ?</b></span></p>
<p><span>Les banques centrales africaines devront également expliquer les avantages concrets attendus pour les entreprises et les populations.</span></p>
<p><span>Autre enjeu stratégique : les télécommunications et la bataille d’influence entre les États-Unis et la Chine.</span></p>
<p><b><span>8. AFRIQUE — TÉLÉCOMMUNICATIONS ET SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Un prêt américain de près de 100 millions de dollars annoncé pour Africell</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>L’Export-Import Bank des États-Unis doit accorder un prêt de près de <b>100 millions de dollars</b> à l’opérateur Africell.</span></p>
<p><span>L’entreprise revendique environ quinze millions de clients en Angola, en Gambie, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone.</span></p>
<p><span>Ce financement doit lui permettre d’acquérir des technologies américaines ou provenant de pays alliés.</span></p>
<p><span>Washington présente cette opération comme un moyen de promouvoir des infrastructures numériques considérées comme plus sûres et de limiter la place de l’équipementier chinois Huawei.</span></p>
<p><span>Selon Counterpoint Research, Huawei détiendrait environ 52 % du marché africain des infrastructures de cinquième génération, la 5G.</span></p>
<p><span>Mais pour les populations africaines, la question ne doit pas se limiter à la rivalité entre Washington et Pékin.</span></p>
<p><span>Il faut savoir où seront installés les équipements, combien coûtera le prêt, qui contrôlera les données et si les abonnés bénéficieront réellement d’une meilleure couverture à des tarifs accessibles.</span></p>
<p><b><span>La souveraineté numérique africaine ne consiste pas à choisir une dépendance étrangère plutôt qu’une autre. Elle suppose de construire des capacités, des règles et des infrastructures maîtrisées par les Africains.</span></b></p>
<p><span>Place maintenant au climat avec les nouvelles prévisions concernant El Niño.</span></p>
<p><b><span>9. AFRIQUE — CLIMAT ET AGRICULTURE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Plus de 90 % de risque d’un phénomène El Niño très puissant</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le Centre américain de prévision climatique estime à plus de <b>90 %</b> la probabilité qu’El Niño devienne très puissant pendant l’automne et l’hiver 2026-2027 dans l’hémisphère Nord.</span></p>
<p><span>Il évalue également à 75 % la possibilité que son intensité, entre octobre et décembre, dépasse celle de tous les épisodes enregistrés depuis 1950.</span></p>
<p><span>Ces chiffres décrivent la puissance attendue du phénomène océanique mondial. Ils ne permettent pas encore de prévoir précisément la quantité de pluie, les sécheresses ou les dégâts dans chaque pays africain.</span></p>
<p><span>Les conséquences peuvent varier fortement d’une région à l’autre.</span></p>
<p><span>Il appartient maintenant aux services météorologiques africains de publier des prévisions nationales et locales détaillées.</span></p>
<p><span>Les agriculteurs, les écoles, les transporteurs ainsi que les habitants des zones inondables doivent recevoir des informations pratiques suffisamment tôt.</span></p>
<p><b><span>Face au dérèglement climatique, l’anticipation, la prévention et l’information de proximité peuvent sauver des vies et protéger les récoltes.</span></b></p>
<p><span>Terminons ce tour d’horizon en Ouganda, où une succession royale divise le royaume de Tooro.</span></p>
<p><b><span>10. AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — CULTURE ET GOUVERNANCE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Le royaume de Tooro plongé dans une crise de succession</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>En Ouganda, le gouvernement tente de faciliter un accord au sein de la famille royale de Tooro après la mort du roi <b>Oyo Nyimba</b>, survenue le 27 août aux États-Unis.</span></p>
<p><span>Le souverain, âgé de 34 ans, était monté sur le trône à l’âge de trois ans en 1995.</span></p>
<p><span>Un comité de succession a choisi son cousin, <b>Edward Rukidi Kijanangoma</b>, journaliste et responsable éditorial au sein de la télévision publique ougandaise UBC.</span></p>
<p><span>Mais la mère et la sœur du défunt contestent cette décision. Elles affirment qu’un testament désignerait comme héritier un fils biologique du roi, dont l’existence n’avait jamais été rendue publique.</span></p>
<p><span>Selon les traditions du royaume, un successeur doit être désigné avant l’inhumation du souverain.</span></p>
<p><span>Bien que l’Ouganda soit une république constitutionnelle et que les monarchies traditionnelles ne disposent pas du pouvoir exécutif, ces royaumes conservent une forte influence culturelle et sociale.</span></p>
<p><span>Le premier ministre du royaume appelle à examiner calmement le testament, les lois et les coutumes avant toute décision irréversible.</span></p>
<p><b><span>Cette crise dépasse la seule question dynastique : elle concerne également l’unité du royaume, la gestion de ses biens et la préservation de son héritage culturel.</span></b></p>
<p><b><span>CONCLUSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ainsi s’achève ce <b>Grand Journal de l’Afrique du vendredi 11 septembre 2026</b>.</span></p>
<p><span>Aujourd’hui, de la progression d’Ebola en République démocratique du Congo aux tensions maritimes autour de Bab-el-Mandeb, en passant par les enjeux économiques, climatiques et numériques, une même exigence s’impose : replacer les populations africaines au centre de l’information.</span></p>
<p><span>Informer, ce n’est pas seulement annoncer.</span></p>
<p><span>Informer, c’est vérifier.</span></p>
<p><span>C’est contextualiser.</span></p>
<p><span>C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves et les prévisions des événements réellement constatés.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 12:49:00 +0000</pubDate>
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      <title>Hausse des frais universitaires en France : l’Afrique doit construire ses propres universités</title>
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ÉDUCATION ET SOUVERAINETÉ


Hausse des frais universitaires en France :  l’Afrique doit construire ses propres universités 
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Un rapport sénatorial français propose une transformation profonde du financement et de l’accès à l’université. Parmi les recommandations les plus controversées figurent une forte augmentation des droits d’inscription et la remise en question de l’accès automatique des bacheliers aux études supérieures.
Selon les propositions présentées par le Sénat, les droits d’inscription des étudiants non boursiers pourraient atteindre environ 900 euros par an en licence et 1 300 euros en master, contre respectivement 178 euros et 254 euros actuellement. Les rapporteurs souhaitent également permettre aux universités de fixer plus librement leurs capacités d’accueil et d’évaluer les prérequis des candidats. Ces recommandations ne constituent pas encore une loi, mais elles relancent le débat sur l’avenir du modèle universitaire public français. Sénat, Public Sénat
Cette perspective doit interpeller les gouvernements africains, particulièrement ceux des pays issus de l’ancien empire colonial français.
Étudier en France pourrait devenir encore plus difficile
Pendant plusieurs décennies, la France a représenté une destination universitaire privilégiée pour de nombreux étudiants africains francophones. Mais ce parcours devient progressivement plus coûteux et plus sélectif.
Aux droits d’inscription peuvent s’ajouter le logement, les transports, l’alimentation, l’assurance, les démarches administratives et les ressources minimales exigées pour obtenir un visa étudiant. Pour de nombreuses familles africaines, financer plusieurs années d’études en France représente déjà un sacrifice considérable.
Si les recommandations sénatoriales étaient appliquées, elles pourraient accentuer les inégalités entre les étudiants disposant de ressources suffisantes et ceux issus de familles modestes. Les étudiants étrangers hors Union européenne pourraient être particulièrement exposés à cette évolution, selon les modalités finalement retenues.
L’Afrique doit donc regarder cette réforme non comme un simple débat intérieur français, mais comme un avertissement stratégique.
Le diplôme français ne peut plus être l’unique horizon
Nos États ne peuvent pas continuer à organiser l’avenir de leur jeunesse autour de l’espoir d’un départ vers Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse ou Montpellier.
La France reste un partenaire universitaire important. Elle possède des établissements reconnus, des laboratoires de recherche et une longue tradition académique. Mais aucun pays africain ne devrait dépendre durablement d’un système universitaire étranger pour former ses médecins, ingénieurs, enseignants, agronomes, chercheurs, informaticiens et cadres supérieurs.
La coopération internationale doit compléter les capacités africaines, non se substituer à elles.
La question centrale n’est donc pas de savoir si la France a le droit de réformer le financement de ses universités. Elle consiste à se demander pourquoi tant de pays africains, plusieurs décennies après les indépendances, ne disposent toujours pas d’un nombre suffisant d’universités modernes, de laboratoires performants, de bibliothèques accessibles et de filières adaptées à leurs besoins.
La France affronte elle-même une crise éducative
Le débat universitaire français intervient dans un contexte marqué par des difficultés persistantes dans la maîtrise de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.
Il serait inexact d’affirmer que tous les élèves arrivant en sixième ne savent pas lire. En revanche, les évaluations nationales montrent régulièrement qu’une partie importante des élèves entre au collège avec une maîtrise fragile des compétences fondamentales.
Cette situation exerce ensuite une pression sur toute la chaîne éducative : collèges, lycées et universités doivent accompagner des élèves et des étudiants dont les acquis sont parfois insuffisants.
La France cherche donc légitimement des solutions à ses propres difficultés éducatives et budgétaires. Les gouvernements africains doivent comprendre qu’elle ne pourra pas indéfiniment absorber une part croissante de la demande d’enseignement supérieur venue du continent.
Construire des universités africaines adaptées aux réalités africaines
La réponse ne consiste pas seulement à ouvrir quelques bâtiments portant le nom d’« université ». Il faut créer de véritables écosystèmes de formation, de recherche et d’innovation.
Les États africains doivent investir durablement dans :
·         la construction et la modernisation des campus ;
·         la formation, le recrutement et la rémunération des enseignants-chercheurs ;
·         les bibliothèques physiques et numériques ;
·         les laboratoires scientifiques et technologiques ;
·         les résidences et restaurants universitaires ;
·         les universités numériques et l’enseignement à distance ;
·         les filières techniques, agricoles, médicales et industrielles ;
·         les partenariats entre universités, entreprises et centres de recherche ;
·         la mobilité universitaire entre pays africains ;
·         le financement de la recherche consacrée aux priorités du continent.
L’Afrique ne manque ni d’intelligence, ni de jeunesse, ni de potentiel scientifique. Elle manque surtout d’investissements cohérents, d’infrastructures durables et d’une volonté politique inscrite dans le temps long.
Former en Afrique pour répondre aux besoins du continent
Construire davantage d’universités en Afrique ne signifie pas reproduire mécaniquement les modèles européens. Les formations doivent répondre aux réalités locales et aux ambitions de développement du continent.
L’Afrique a besoin de spécialistes de l’agriculture tropicale, de la transformation alimentaire, de la santé publique, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, de l’énergie, de l’eau, des mines, du climat, de l’urbanisme et de l’industrialisation.
Elle doit également former des historiens, des linguistes, des journalistes, des juristes et des chercheurs capables de produire des connaissances depuis l’Afrique, sur l’Afrique et au service de ses populations.
Une université souveraine n’est pas une université isolée du monde. C’est une institution capable de coopérer avec les autres sans perdre la maîtrise de ses priorités, de ses programmes et de ses savoirs.
Mettre fin à la fuite des cerveaux
Lorsque les meilleurs étudiants quittent leur pays faute de formations adaptées, beaucoup ne reviennent pas. Ce choix individuel est compréhensible, mais ses conséquences collectives sont considérables.
Les pays africains financent l’enseignement primaire et secondaire de leurs jeunes, puis voient une partie de leurs talents achever leur formation et construire leur carrière à l’étranger. Dans le même temps, les administrations, les hôpitaux, les universités et les entreprises africaines manquent de professionnels qualifiés.
Créer des établissements performants sur le continent permettrait de conserver davantage de compétences, d’attirer des chercheurs de la diaspora et de renforcer les économies locales.
Aux dirigeants africains : l’université est une infrastructure de souveraineté
Une nation qui ne maîtrise pas la formation de sa jeunesse dépend nécessairement des priorités, des capacités et des décisions des autres.
Les pays africains issus de l’ancien empire colonial français doivent entendre le message envoyé par ce débat : les conditions d’accès aux universités françaises peuvent changer à tout moment. Elles dépendent des choix politiques, économiques et budgétaires de la France, non des besoins démographiques de l’Afrique.
Il est temps d’inscrire la construction d’universités, de laboratoires et de centres de recherche parmi les grandes priorités nationales, au même titre que les routes, les ports, l’énergie et les télécommunications.
L’université ne doit plus être considérée comme une dépense secondaire. Elle constitue une infrastructure stratégique, un instrument de développement et un pilier de souveraineté.
L’Afrique doit former en Afrique les bâtisseurs de son avenir
Le rapport sénatorial français doit servir d’électrochoc.
L’Afrique comptera une part croissante de la jeunesse et de la main-d’œuvre mondiales. Sans universités solides, cette puissance démographique risque de devenir une immense frustration sociale. Avec une éducation de qualité, elle peut devenir le moteur d’une transformation économique, scientifique et culturelle sans précédent.
Nos États doivent construire, financer et protéger leurs universités. Ils doivent faire confiance aux enseignants africains, mobiliser les compétences de la diaspora et offrir aux jeunes la possibilité d’étudier dignement sur leur propre continent.
L’avenir de l’Afrique ne peut pas dépendre uniquement des places disponibles dans les universités françaises.
Il doit se construire à Dakar, Libreville, Abidjan, Yaoundé, Bamako, Cotonou, Lomé, Conakry, Brazzaville, Kinshasa et dans toutes les villes africaines où une jeunesse attend les moyens d’apprendre, de chercher, d’innover et de servir son pays.
Former notre jeunesse en Afrique, c’est préparer notre souveraineté.
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>ÉDUCATION ET SOUVERAINETÉ</span>


<span>Hausse des frais universitaires en France : <span> l’Afrique doit construire ses propres universités </span></span>
<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>

<span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span>

<p><span>Un rapport sénatorial français propose une transformation profonde du financement et de l’accès à l’université. Parmi les recommandations les plus controversées figurent une forte augmentation des droits d’inscription et la remise en question de l’accès automatique des bacheliers aux études supérieures.</span></p>
<p><span>Selon les propositions présentées par le Sénat, les droits d’inscription des étudiants non boursiers pourraient atteindre environ <strong><span>900 euros par an en licence et 1 300 euros en master</span></strong>, contre respectivement <strong><span>178 euros et 254 euros</span></strong> actuellement. Les rapporteurs souhaitent également permettre aux universités de fixer plus librement leurs capacités d’accueil et d’évaluer les prérequis des candidats. Ces recommandations ne constituent pas encore une loi, mais elles relancent le débat sur l’avenir du modèle universitaire public français. <a href="https://www.senat.fr/">Sénat</a>, <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/education/fin-du-droit-dacces-pour-les-bacheliers-hausse-des-frais-dinscription-refonte-des-bourses-le-traitement-de-choc-du-senat-pour-redresser-luniversite">Public Sénat</a></span></p>
<p><span>Cette perspective doit interpeller les gouvernements africains, particulièrement ceux des pays issus de l’ancien empire colonial français.</span></p>
<span>Étudier en France pourrait devenir encore plus difficile</span>
<p><span>Pendant plusieurs décennies, la France a représenté une destination universitaire privilégiée pour de nombreux étudiants africains francophones. Mais ce parcours devient progressivement plus coûteux et plus sélectif.</span></p>
<p><span>Aux droits d’inscription peuvent s’ajouter le logement, les transports, l’alimentation, l’assurance, les démarches administratives et les ressources minimales exigées pour obtenir un visa étudiant. Pour de nombreuses familles africaines, financer plusieurs années d’études en France représente déjà un sacrifice considérable.</span></p>
<p><span>Si les recommandations sénatoriales étaient appliquées, elles pourraient accentuer les inégalités entre les étudiants disposant de ressources suffisantes et ceux issus de familles modestes. Les étudiants étrangers hors Union européenne pourraient être particulièrement exposés à cette évolution, selon les modalités finalement retenues.</span></p>
<p><span>L’Afrique doit donc regarder cette réforme non comme un simple débat intérieur français, mais comme un avertissement stratégique.</span></p>
<span>Le diplôme français ne peut plus être l’unique horizon</span>
<p><span>Nos États ne peuvent pas continuer à organiser l’avenir de leur jeunesse autour de l’espoir d’un départ vers Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse ou Montpellier.</span></p>
<p><span>La France reste un partenaire universitaire important. Elle possède des établissements reconnus, des laboratoires de recherche et une longue tradition académique. Mais aucun pays africain ne devrait dépendre durablement d’un système universitaire étranger pour former ses médecins, ingénieurs, enseignants, agronomes, chercheurs, informaticiens et cadres supérieurs.</span></p>
<p><span>La coopération internationale doit compléter les capacités africaines, non se substituer à elles.</span></p>
<p><span>La question centrale n’est donc pas de savoir si la France a le droit de réformer le financement de ses universités. Elle consiste à se demander pourquoi tant de pays africains, plusieurs décennies après les indépendances, ne disposent toujours pas d’un nombre suffisant d’universités modernes, de laboratoires performants, de bibliothèques accessibles et de filières adaptées à leurs besoins.</span></p>
<span>La France affronte elle-même une crise éducative</span>
<p><span>Le débat universitaire français intervient dans un contexte marqué par des difficultés persistantes dans la maîtrise de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.</span></p>
<p><span>Il serait inexact d’affirmer que tous les élèves arrivant en sixième ne savent pas lire. En revanche, les évaluations nationales montrent régulièrement qu’une partie importante des élèves entre au collège avec une maîtrise fragile des compétences fondamentales.</span></p>
<p><span>Cette situation exerce ensuite une pression sur toute la chaîne éducative : collèges, lycées et universités doivent accompagner des élèves et des étudiants dont les acquis sont parfois insuffisants.</span></p>
<p><span>La France cherche donc légitimement des solutions à ses propres difficultés éducatives et budgétaires. Les gouvernements africains doivent comprendre qu’elle ne pourra pas indéfiniment absorber une part croissante de la demande d’enseignement supérieur venue du continent.</span></p>
<span>Construire des universités africaines adaptées aux réalités africaines</span>
<p><span>La réponse ne consiste pas seulement à ouvrir quelques bâtiments portant le nom d’« université ». Il faut créer de véritables écosystèmes de formation, de recherche et d’innovation.</span></p>
<p><span>Les États africains doivent investir durablement dans :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la construction et la modernisation des campus ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la formation, le recrutement et la rémunération des enseignants-chercheurs ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les bibliothèques physiques et numériques ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les laboratoires scientifiques et technologiques ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les résidences et restaurants universitaires ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les universités numériques et l’enseignement à distance ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les filières techniques, agricoles, médicales et industrielles ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les partenariats entre universités, entreprises et centres de recherche ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la mobilité universitaire entre pays africains ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le financement de la recherche consacrée aux priorités du continent.</span></p>
<p><span>L’Afrique ne manque ni d’intelligence, ni de jeunesse, ni de potentiel scientifique. Elle manque surtout d’investissements cohérents, d’infrastructures durables et d’une volonté politique inscrite dans le temps long.</span></p>
<span>Former en Afrique pour répondre aux besoins du continent</span>
<p><span>Construire davantage d’universités en Afrique ne signifie pas reproduire mécaniquement les modèles européens. Les formations doivent répondre aux réalités locales et aux ambitions de développement du continent.</span></p>
<p><span>L’Afrique a besoin de spécialistes de l’agriculture tropicale, de la transformation alimentaire, de la santé publique, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, de l’énergie, de l’eau, des mines, du climat, de l’urbanisme et de l’industrialisation.</span></p>
<p><span>Elle doit également former des historiens, des linguistes, des journalistes, des juristes et des chercheurs capables de produire des connaissances depuis l’Afrique, sur l’Afrique et au service de ses populations.</span></p>
<p><span>Une université souveraine n’est pas une université isolée du monde. C’est une institution capable de coopérer avec les autres sans perdre la maîtrise de ses priorités, de ses programmes et de ses savoirs.</span></p>
<span>Mettre fin à la fuite des cerveaux</span>
<p><span>Lorsque les meilleurs étudiants quittent leur pays faute de formations adaptées, beaucoup ne reviennent pas. Ce choix individuel est compréhensible, mais ses conséquences collectives sont considérables.</span></p>
<p><span>Les pays africains financent l’enseignement primaire et secondaire de leurs jeunes, puis voient une partie de leurs talents achever leur formation et construire leur carrière à l’étranger. Dans le même temps, les administrations, les hôpitaux, les universités et les entreprises africaines manquent de professionnels qualifiés.</span></p>
<p><span>Créer des établissements performants sur le continent permettrait de conserver davantage de compétences, d’attirer des chercheurs de la diaspora et de renforcer les économies locales.</span></p>
<span>Aux dirigeants africains : l’université est une infrastructure de souveraineté</span>
<p><span>Une nation qui ne maîtrise pas la formation de sa jeunesse dépend nécessairement des priorités, des capacités et des décisions des autres.</span></p>
<p><span>Les pays africains issus de l’ancien empire colonial français doivent entendre le message envoyé par ce débat : les conditions d’accès aux universités françaises peuvent changer à tout moment. Elles dépendent des choix politiques, économiques et budgétaires de la France, non des besoins démographiques de l’Afrique.</span></p>
<p><span>Il est temps d’inscrire la construction d’universités, de laboratoires et de centres de recherche parmi les grandes priorités nationales, au même titre que les routes, les ports, l’énergie et les télécommunications.</span></p>
<p><span>L’université ne doit plus être considérée comme une dépense secondaire. Elle constitue une infrastructure stratégique, un instrument de développement et un pilier de souveraineté.</span></p>
<span>L’Afrique doit former en Afrique les bâtisseurs de son avenir</span>
<p><span>Le rapport sénatorial français doit servir d’électrochoc.</span></p>
<p><span>L’Afrique comptera une part croissante de la jeunesse et de la main-d’œuvre mondiales. Sans universités solides, cette puissance démographique risque de devenir une immense frustration sociale. Avec une éducation de qualité, elle peut devenir le moteur d’une transformation économique, scientifique et culturelle sans précédent.</span></p>
<p><span>Nos États doivent construire, financer et protéger leurs universités. Ils doivent faire confiance aux enseignants africains, mobiliser les compétences de la diaspora et offrir aux jeunes la possibilité d’étudier dignement sur leur propre continent.</span></p>
<p><span>L’avenir de l’Afrique ne peut pas dépendre uniquement des places disponibles dans les universités françaises.</span></p>
<p><span>Il doit se construire à Dakar, Libreville, Abidjan, Yaoundé, Bamako, Cotonou, Lomé, Conakry, Brazzaville, Kinshasa et dans toutes les villes africaines où une jeunesse attend les moyens d’apprendre, de chercher, d’innover et de servir son pays.</span></p>
<p><strong><span>Former notre jeunesse en Afrique, c’est préparer notre souveraineté.</span></strong><span></span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong><span></span></p>


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      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 23:40:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Hausse des frais universitaires en France : l’Afrique doit construire ses propres universités</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Algérie–Émirats arabes unis : Alger rompt ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/algerie-emirats-arabes-unis-alger-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-abou-dhabi-317</link>
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      <description>
ACTUALITÉ DIPLOMATIQUE


Algérie–Émirats arabes unis : Alger rompt ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

L’Algérie annonce une rupture diplomatique majeure avec les Émirats arabes unis
L’Algérie a annoncé, jeudi 10 septembre 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Cette décision intervient après plusieurs années de tensions entre Alger et Abou Dhabi, sur fond de désaccords géopolitiques et d’accusations d’ingérence relayées par les médias algériens.
Selon la télévision publique algérienne, citée par Reuters, les autorités affirment avoir « épuisé tous les moyens » permettant de préserver les relations bilatérales. Aucun motif détaillé n’a cependant été officiellement communiqué lors de l’annonce.
Cette rupture constitue un événement diplomatique majeur entre deux pays membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique.
Des relations profondément dégradées entre Alger et Abou Dhabi
L’Algérie et les Émirats arabes unis maintenaient jusqu’à présent des relations diplomatiques officielles, avec une ambassade algérienne à Abou Dhabi, un consulat général à Dubaï et une ambassade émiratie à Alger.
Derrière ces représentations institutionnelles, les relations entre les deux États s’étaient progressivement détériorées.
Des médias algériens proches des autorités ont régulièrement accusé les Émirats arabes unis de chercher à influencer les équilibres politiques et sécuritaires au Maghreb, au Sahel et dans certaines crises africaines. Ces accusations, qui n’ont pas toutes fait l’objet de confirmations indépendantes, concernent notamment :
·         un soutien présumé au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, classé organisation terroriste par Alger ;
·         les positions divergentes des deux pays sur la crise libyenne ;
·         la situation politique et sécuritaire au Sahel ;
·         le dossier du Sahara occidental ;
·         la proximité stratégique entre les Émirats arabes unis et le Maroc.
Abou Dhabi n’avait pas encore répondu publiquement à ces accusations ni à l’annonce de la rupture diplomatique dans les premières heures suivant la décision.
Abdelmadjid Tebboune avait multiplié les avertissements
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait plusieurs fois laissé entendre que les relations avec un État du Golfe s’étaient fortement détériorées.
En 2025, le chef de l’État avait affirmé que les rapports de l’Algérie avec les pays du Golfe demeuraient fraternels, à l’exception d’un État qu’il n’avait pas expressément nommé. Celui-ci était accusé de s’immiscer dans les affaires intérieures algériennes.
En février 2026, Abdelmadjid Tebboune avait de nouveau dénoncé les agissements présumés d’un « micro-État » cherchant, selon lui, à porter atteinte à la stabilité de l’Algérie.
La tension avait franchi une nouvelle étape lorsque le gouvernement algérien avait engagé la procédure de dénonciation de la convention sur les services aériens conclue avec les Émirats arabes unis en 2013. Cette décision avait été officiellement annoncée le 7 février 2026 par l’Algérie Presse Service.
Quelles conséquences pour les ambassades et les ressortissants ?
Une rupture diplomatique entraîne généralement le rappel des ambassadeurs, la fermeture ou la suspension des représentations diplomatiques et la réduction des canaux officiels de communication.
Plusieurs questions restent toutefois sans réponse :
·         Quel sera le calendrier de fermeture des ambassades et consulats ?
·         Un pays tiers sera-t-il chargé de représenter les intérêts algériens et émiriens ?
·         Quelles dispositions seront prises pour les ressortissants des deux pays ?
·         Les liaisons aériennes, les visas et les déplacements professionnels seront-ils affectés ?
·         Quel sera l’avenir des investissements et des partenariats économiques en cours ?
Dans l’immédiat, Alger n’a pas communiqué de calendrier détaillé concernant l’application pratique de cette décision.
Des conséquences économiques encore difficiles à mesurer
Les échanges entre l’Algérie et les Émirats arabes unis ne figurent pas parmi les flux commerciaux les plus importants du monde arabe. Néanmoins, des intérêts émiratis sont présents dans plusieurs secteurs, notamment la finance, l’immobilier, les infrastructures, l’énergie et les services.
La rupture diplomatique pourrait ralentir certains investissements, compliquer les transferts financiers et fragiliser les projets nécessitant une coopération institutionnelle.
Son impact réel dépendra cependant des mesures économiques, consulaires et commerciales qui accompagneront la décision politique.
Une nouvelle fracture géopolitique entre le Maghreb et le Golfe
La rupture entre Alger et Abou Dhabi dépasse le cadre strictement bilatéral. Elle révèle les rivalités d’influence qui traversent le monde arabe et l’Afrique.
L’Algérie cherche à renforcer son rôle diplomatique au Maghreb, au Sahel et sur le continent africain. Les Émirats arabes unis développent, de leur côté, une présence économique, politique et sécuritaire croissante en Afrique du Nord, dans la Corne de l’Afrique et au Sahel.
Cette confrontation indirecte met également en lumière les divergences entre Alger et plusieurs partenaires d’Abou Dhabi, notamment le Maroc, avec lequel l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques en août 2021.
Une rupture durable ou une future médiation ?
Alger présente cette rupture comme une décision de dernier recours, prise après l’épuisement des voies diplomatiques. Abou Dhabi n’avait pas encore annoncé de réponse officielle au moment de la rédaction de cet article.
Une médiation menée par un autre État arabe, africain ou membre du Conseil de coopération du Golfe demeure théoriquement possible. Mais, compte tenu de l’accumulation des différends, une normalisation rapide paraît incertaine.
Cette rupture marque donc un tournant majeur dans les relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Elle confirme surtout que les rivalités d’influence entre le Maghreb, le Golfe et le Sahel occupent désormais une place centrale dans la recomposition géopolitique du continent africain.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Découvrez les causes des tensions entre Alger et Abou Dhabi ainsi que les conséquences géopolitiques et économiques de cette décision.
Algérie Émirats arabes unis, rupture diplomatique Alger Abou Dhabi, Abdelmadjid Tebboune, relations Algérie EAU, diplomatie algérienne, Maghreb, Sahel, Sahara occidental, Maroc, géopolitique africaine, Afrique du Nord.

 
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<span>ACTUALITÉ DIPLOMATIQUE</span>


<span>Algérie–Émirats arabes unis : Alger rompt ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi</span>
<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>

<span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span>

<span>L’Algérie annonce une rupture diplomatique majeure avec les Émirats arabes unis</span>
<p><span>L’Algérie a annoncé, jeudi 10 septembre 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Cette décision intervient après plusieurs années de tensions entre Alger et Abou Dhabi, sur fond de désaccords géopolitiques et d’accusations d’ingérence relayées par les médias algériens.</span></p>
<p><span>Selon la télévision publique algérienne, citée par <a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/algeria-cuts-diplomatic-ties-with-uae-algerian-state-tv-says-2026-09-10/">Reuters</a>, les autorités affirment avoir « épuisé tous les moyens » permettant de préserver les relations bilatérales. Aucun motif détaillé n’a cependant été officiellement communiqué lors de l’annonce.</span></p>
<p><span>Cette rupture constitue un événement diplomatique majeur entre deux pays membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique.</span></p>
<span>Des relations profondément dégradées entre Alger et Abou Dhabi</span>
<p><span>L’Algérie et les Émirats arabes unis maintenaient jusqu’à présent des relations diplomatiques officielles, avec une ambassade algérienne à Abou Dhabi, un consulat général à Dubaï et une ambassade émiratie à Alger.</span></p>
<p><span>Derrière ces représentations institutionnelles, les relations entre les deux États s’étaient progressivement détériorées.</span></p>
<p><span>Des médias algériens proches des autorités ont régulièrement accusé les Émirats arabes unis de chercher à influencer les équilibres politiques et sécuritaires au Maghreb, au Sahel et dans certaines crises africaines. Ces accusations, qui n’ont pas toutes fait l’objet de confirmations indépendantes, concernent notamment :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>un soutien présumé au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, classé organisation terroriste par Alger ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les positions divergentes des deux pays sur la crise libyenne ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la situation politique et sécuritaire au Sahel ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le dossier du Sahara occidental ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la proximité stratégique entre les Émirats arabes unis et le Maroc.</span></p>
<p><span>Abou Dhabi n’avait pas encore répondu publiquement à ces accusations ni à l’annonce de la rupture diplomatique dans les premières heures suivant la décision.</span></p>
<span>Abdelmadjid Tebboune avait multiplié les avertissements</span>
<p><span>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait plusieurs fois laissé entendre que les relations avec un État du Golfe s’étaient fortement détériorées.</span></p>
<p><span>En 2025, le chef de l’État avait affirmé que les rapports de l’Algérie avec les pays du Golfe demeuraient fraternels, à l’exception d’un État qu’il n’avait pas expressément nommé. Celui-ci était accusé de s’immiscer dans les affaires intérieures algériennes.</span></p>
<p><span>En février 2026, Abdelmadjid Tebboune avait de nouveau dénoncé les agissements présumés d’un « micro-État » cherchant, selon lui, à porter atteinte à la stabilité de l’Algérie.</span></p>
<p><span>La tension avait franchi une nouvelle étape lorsque le gouvernement algérien avait engagé la procédure de dénonciation de la convention sur les services aériens conclue avec les Émirats arabes unis en 2013. Cette décision avait été officiellement annoncée le 7 février 2026 par l’<a href="https://www.aps.dz/">Algérie Presse Service</a>.</span></p>
<span>Quelles conséquences pour les ambassades et les ressortissants ?</span>
<p><span>Une rupture diplomatique entraîne généralement le rappel des ambassadeurs, la fermeture ou la suspension des représentations diplomatiques et la réduction des canaux officiels de communication.</span></p>
<p><span>Plusieurs questions restent toutefois sans réponse :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Quel sera le calendrier de fermeture des ambassades et consulats ?</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Un pays tiers sera-t-il chargé de représenter les intérêts algériens et émiriens ?</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Quelles dispositions seront prises pour les ressortissants des deux pays ?</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Les liaisons aériennes, les visas et les déplacements professionnels seront-ils affectés ?</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Quel sera l’avenir des investissements et des partenariats économiques en cours ?</span></p>
<p><span>Dans l’immédiat, Alger n’a pas communiqué de calendrier détaillé concernant l’application pratique de cette décision.</span></p>
<span>Des conséquences économiques encore difficiles à mesurer</span>
<p><span>Les échanges entre l’Algérie et les Émirats arabes unis ne figurent pas parmi les flux commerciaux les plus importants du monde arabe. Néanmoins, des intérêts émiratis sont présents dans plusieurs secteurs, notamment la finance, l’immobilier, les infrastructures, l’énergie et les services.</span></p>
<p><span>La rupture diplomatique pourrait ralentir certains investissements, compliquer les transferts financiers et fragiliser les projets nécessitant une coopération institutionnelle.</span></p>
<p><span>Son impact réel dépendra cependant des mesures économiques, consulaires et commerciales qui accompagneront la décision politique.</span></p>
<span>Une nouvelle fracture géopolitique entre le Maghreb et le Golfe</span>
<p><span>La rupture entre Alger et Abou Dhabi dépasse le cadre strictement bilatéral. Elle révèle les rivalités d’influence qui traversent le monde arabe et l’Afrique.</span></p>
<p><span>L’Algérie cherche à renforcer son rôle diplomatique au Maghreb, au Sahel et sur le continent africain. Les Émirats arabes unis développent, de leur côté, une présence économique, politique et sécuritaire croissante en Afrique du Nord, dans la Corne de l’Afrique et au Sahel.</span></p>
<p><span>Cette confrontation indirecte met également en lumière les divergences entre Alger et plusieurs partenaires d’Abou Dhabi, notamment le Maroc, avec lequel l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques en août 2021.</span></p>
<span>Une rupture durable ou une future médiation ?</span>
<p><span>Alger présente cette rupture comme une décision de dernier recours, prise après l’épuisement des voies diplomatiques. Abou Dhabi n’avait pas encore annoncé de réponse officielle au moment de la rédaction de cet article.</span></p>
<p><span>Une médiation menée par un autre État arabe, africain ou membre du Conseil de coopération du Golfe demeure théoriquement possible. Mais, compte tenu de l’accumulation des différends, une normalisation rapide paraît incertaine.</span></p>
<p><span>Cette rupture marque donc un tournant majeur dans les relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Elle confirme surtout que les rivalités d’influence entre le Maghreb, le Golfe et le Sahel occupent désormais une place centrale dans la recomposition géopolitique du continent africain.</span></p>
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<p><span>L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Découvrez les causes des tensions entre Alger et Abou Dhabi ainsi que les conséquences géopolitiques et économiques de cette décision.</span></p>
<p><span>Algérie Émirats arabes unis, rupture diplomatique Alger Abou Dhabi, Abdelmadjid Tebboune, relations Algérie EAU, diplomatie algérienne, Maghreb, Sahel, Sahara occidental, Maroc, géopolitique africaine, Afrique du Nord.</span></p>


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      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:08:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>EDITORIAL : LE VISAGE ET LA VOIX DE L’AFRIQUE</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/editorial-le-visage-et-la-voix-de-l-afrique-316</link>
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      <description>
LE VISAGE ET LA VOIX DE L’AFRIQUE


D’ici 2050, l’Afrique portera la croissance mondiale de la main-d’œuvre
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Une puissance démographique en devenir
L’avenir du travail dans le monde s’écrira en grande partie en Afrique.
Au cours des vingt-cinq prochaines années, plus de 620 millions de personnes devraient rejoindre la population en âge de travailler en Afrique subsaharienne. Pour absorber cette progression démographique, la région devra créer environ 25 millions d’emplois supplémentaires chaque année jusqu’en 2050, selon les projections relayées par la Banque mondiale.
Alors que plusieurs régions du monde sont confrontées au vieillissement de leur population et à la diminution de leur main-d’œuvre, l’Afrique disposera d’une population jeune, nombreuse et potentiellement capable de soutenir une nouvelle dynamique économique mondiale.
Mais cette évolution ne constitue pas automatiquement une victoire. Elle représente d’abord une responsabilité historique.
Une jeunesse nombreuse ne suffit pas
Présenter la croissance démographique africaine comme une richesse ne doit pas masquer une réalité fondamentale : une population jeune ne devient une force économique que si elle peut accéder à l’éducation, à la formation, à l’emploi et à des conditions de vie dignes.
Sans emplois productifs, cette promesse démographique pourrait se transformer en crise sociale majeure. Le chômage, le sous-emploi, la précarité et l’absence de perspectives alimentent déjà la frustration d’une partie de la jeunesse, l’exode des compétences et les migrations contraintes.
L’Afrique ne manque pourtant ni d’intelligence, ni de créativité, ni d’ambition. Ce qui lui manque encore, ce sont des politiques économiques capables de transformer durablement ces qualités en emplois, en entreprises et en richesses partagées.
Produire en Afrique plutôt que tout importer
Créer 25 millions d’emplois par an suppose de changer profondément de modèle économique.
Le continent ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut pour importer ensuite des produits transformés à un prix beaucoup plus élevé. Cette organisation économique enrichit les industries étrangères, mais prive l’Afrique d’emplois, de compétences techniques et de valeur ajoutée.
L’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures, la santé, le tourisme, les technologies numériques et la transformation locale des matières premières disposent d’un immense potentiel.
Mais ce potentiel restera théorique tant que les entreprises africaines seront freinées par le coût de l’électricité, l’insuffisance des infrastructures, les difficultés d’accès au financement, la complexité administrative et l’instabilité des règles.
Former pour les métiers de demain
La bataille de l’emploi sera également celle des compétences.
Les systèmes éducatifs africains doivent mieux répondre aux réalités économiques du continent. Former davantage de techniciens, d’ingénieurs, d’agronomes, de soignants, d’artisans, de développeurs et d’entrepreneurs devient une nécessité stratégique.
La jeunesse africaine doit pouvoir participer aux nouvelles chaînes de valeur mondiales, mais aussi créer ses propres industries, technologies et solutions.
Former des millions de jeunes uniquement pour des emplois qui n’existent pas conduirait à une impasse. L’éducation, la politique industrielle et la création d’entreprises doivent avancer ensemble.
Le secteur privé, oui, mais au service d’une vision africaine
La Banque mondiale appelle à une croissance plus productive, diversifiée et portée par le secteur privé. Cette orientation peut favoriser la création d’emplois, à condition que l’investissement privé ne se limite pas à l’exploitation des ressources et à la recherche de profits rapides.
Les États africains doivent fixer le cap, protéger l’intérêt général et orienter les investissements vers les secteurs qui développent les territoires, renforcent les compétences locales et créent des emplois durables.
Il faut soutenir les petites et moyennes entreprises, faciliter l’accès au crédit, encourager l’entrepreneuriat féminin et permettre aux jeunes porteurs de projets de passer de l’économie de survie à l’économie de production.
Une responsabilité africaine collective
L’Afrique ne doit pas attendre que le reste du monde organise son avenir à sa place.
Nos gouvernements, nos institutions financières, nos entreprises et notre diaspora doivent construire ensemble une stratégie continentale pour l’emploi. Le marché africain, renforcé par la Zone de libre-échange continentale africaine, peut devenir un puissant moteur de production et de consommation.
La démographie africaine ne doit pas seulement fournir une main-d’œuvre au reste du monde. Elle doit d’abord servir l’industrialisation, la souveraineté économique et la prospérité du continent.
L’éditorial de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
D’ici 2050, l’Afrique sera l’un des principaux réservoirs mondiaux de travailleurs. Mais la véritable question n’est pas de savoir combien de jeunes arriveront sur le marché du travail.
La question est de savoir ce que l’Afrique leur offrira.
Seront-ils condamnés au chômage, à l’informel et à l’exil ? Ou deviendront-ils les bâtisseurs d’une Afrique industrielle, souveraine et prospère ?
Le dividende démographique n’est pas un cadeau automatique. Il dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui.
L’Afrique ne doit pas seulement fournir la main-d’œuvre de demain : elle doit créer les entreprises, les industries et les richesses de demain.
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>LE VISAGE ET LA VOIX DE L’AFRIQUE</span>


<span>D’ici 2050, l’Afrique portera la croissance mondiale de la main-d’œuvre</span>
<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste, fondatrice et rédactrice en chef de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span>

<span>Une puissance démographique en devenir</span>
<p><span>L’avenir du travail dans le monde s’écrira en grande partie en Afrique.</span></p>
<p><span>Au cours des vingt-cinq prochaines années, plus de <strong><span>620 millions de personnes</span></strong> devraient rejoindre la population en âge de travailler en Afrique subsaharienne. Pour absorber cette progression démographique, la région devra créer environ <strong><span>25 millions d’emplois supplémentaires chaque année jusqu’en 2050</span></strong>, selon les projections relayées par la <a href="https://www.facebook.com/WorldBankGhana/posts/1443229897849435/">Banque mondiale</a>.</span></p>
<p><span>Alors que plusieurs régions du monde sont confrontées au vieillissement de leur population et à la diminution de leur main-d’œuvre, l’Afrique disposera d’une population jeune, nombreuse et potentiellement capable de soutenir une nouvelle dynamique économique mondiale.</span></p>
<p><span>Mais cette évolution ne constitue pas automatiquement une victoire. Elle représente d’abord une responsabilité historique.</span></p>
<span>Une jeunesse nombreuse ne suffit pas</span>
<p><span>Présenter la croissance démographique africaine comme une richesse ne doit pas masquer une réalité fondamentale : une population jeune ne devient une force économique que si elle peut accéder à l’éducation, à la formation, à l’emploi et à des conditions de vie dignes.</span></p>
<p><span>Sans emplois productifs, cette promesse démographique pourrait se transformer en crise sociale majeure. Le chômage, le sous-emploi, la précarité et l’absence de perspectives alimentent déjà la frustration d’une partie de la jeunesse, l’exode des compétences et les migrations contraintes.</span></p>
<p><span>L’Afrique ne manque pourtant ni d’intelligence, ni de créativité, ni d’ambition. Ce qui lui manque encore, ce sont des politiques économiques capables de transformer durablement ces qualités en emplois, en entreprises et en richesses partagées.</span></p>
<span>Produire en Afrique plutôt que tout importer</span>
<p><span>Créer 25 millions d’emplois par an suppose de changer profondément de modèle économique.</span></p>
<p><span>Le continent ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut pour importer ensuite des produits transformés à un prix beaucoup plus élevé. Cette organisation économique enrichit les industries étrangères, mais prive l’Afrique d’emplois, de compétences techniques et de valeur ajoutée.</span></p>
<p><span>L’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures, la santé, le tourisme, les technologies numériques et la transformation locale des matières premières disposent d’un immense potentiel.</span></p>
<p><span>Mais ce potentiel restera théorique tant que les entreprises africaines seront freinées par le coût de l’électricité, l’insuffisance des infrastructures, les difficultés d’accès au financement, la complexité administrative et l’instabilité des règles.</span></p>
<span>Former pour les métiers de demain</span>
<p><span>La bataille de l’emploi sera également celle des compétences.</span></p>
<p><span>Les systèmes éducatifs africains doivent mieux répondre aux réalités économiques du continent. Former davantage de techniciens, d’ingénieurs, d’agronomes, de soignants, d’artisans, de développeurs et d’entrepreneurs devient une nécessité stratégique.</span></p>
<p><span>La jeunesse africaine doit pouvoir participer aux nouvelles chaînes de valeur mondiales, mais aussi créer ses propres industries, technologies et solutions.</span></p>
<p><span>Former des millions de jeunes uniquement pour des emplois qui n’existent pas conduirait à une impasse. L’éducation, la politique industrielle et la création d’entreprises doivent avancer ensemble.</span></p>
<span>Le secteur privé, oui, mais au service d’une vision africaine</span>
<p><span>La Banque mondiale appelle à une croissance plus productive, diversifiée et portée par le secteur privé. Cette orientation peut favoriser la création d’emplois, à condition que l’investissement privé ne se limite pas à l’exploitation des ressources et à la recherche de profits rapides.</span></p>
<p><span>Les États africains doivent fixer le cap, protéger l’intérêt général et orienter les investissements vers les secteurs qui développent les territoires, renforcent les compétences locales et créent des emplois durables.</span></p>
<p><span>Il faut soutenir les petites et moyennes entreprises, faciliter l’accès au crédit, encourager l’entrepreneuriat féminin et permettre aux jeunes porteurs de projets de passer de l’économie de survie à l’économie de production.</span></p>
<span>Une responsabilité africaine collective</span>
<p><span>L’Afrique ne doit pas attendre que le reste du monde organise son avenir à sa place.</span></p>
<p><span>Nos gouvernements, nos institutions financières, nos entreprises et notre diaspora doivent construire ensemble une stratégie continentale pour l’emploi. Le marché africain, renforcé par la Zone de libre-échange continentale africaine, peut devenir un puissant moteur de production et de consommation.</span></p>
<p><span>La démographie africaine ne doit pas seulement fournir une main-d’œuvre au reste du monde. Elle doit d’abord servir l’industrialisation, la souveraineté économique et la prospérité du continent.</span></p>
<span>L’éditorial de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span>
<p><span>D’ici 2050, l’Afrique sera l’un des principaux réservoirs mondiaux de travailleurs. Mais la véritable question n’est pas de savoir combien de jeunes arriveront sur le marché du travail.</span></p>
<p><span>La question est de savoir ce que l’Afrique leur offrira.</span></p>
<p><span>Seront-ils condamnés au chômage, à l’informel et à l’exil ? Ou deviendront-ils les bâtisseurs d’une Afrique industrielle, souveraine et prospère ?</span></p>
<p><span>Le dividende démographique n’est pas un cadeau automatique. Il dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui.</span></p>
<p><strong><span>L’Afrique ne doit pas seulement fournir la main-d’œuvre de demain : elle doit créer les entreprises, les industries et les richesses de demain.</span></strong><span></span></p>
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      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 12:26:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>FLASH INFO — RADIOTAMTAM AFRICA</title>
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      <description>
L’ACTUALITÉ EN DIRECT
FLASH INFO

RADIOTAMTAM AFRICA

Mercredi 9 septembre 2026
Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour la diaspora.

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Bienvenue dans ce nouveau Flash Info de RADIOTAMTAM AFRICA, en direct de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Voici les principales actualités du continent et de sa diaspora.
GABON — Tolérance zéro dans la gestion des fonds publics
Au Gabon, la Cour des comptes exige la régularisation de sommes dues à l’État depuis plusieurs années.
Selon la presse gabonaise, près de 600 débiteurs seraient concernés, pour un montant cumulé estimé à environ 1 700 milliards de francs CFA. Les personnes visées disposeraient d’un délai allant jusqu’au 7 octobre 2026 pour régulariser leur situation.
Ministres, maires, comptables publics et dirigeants d’entreprises figureraient parmi les responsables concernés. En l’absence de remboursement, des procédures pourraient être engagées devant les juridictions compétentes.
Cette opération traduit la volonté affichée des autorités gabonaises de renforcer la transparence, la responsabilité et la discipline dans la gestion des finances publiques. À ce stade, elle ne constitue cependant pas une déclaration de culpabilité individuelle. Sources : L’Union et médias gabonais
AFRIQUE DE L’OUEST — Le départ des pays de l’AES fragilise la CEDEAO
La présidence nigériane reconnaît que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger a affaibli l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
Les trois États ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, le 29 janvier 2025. Ils poursuivent désormais leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel, ou AES.
Cette rupture historique soulève plusieurs interrogations concernant la libre circulation, le commerce régional, la coopération sécuritaire et la lutte contre les groupes armés au Sahel.
Malgré les tensions politiques, la CEDEAO continue d’appeler au dialogue et au maintien de certaines formes de coopération avec les trois pays. Source : CEDEAO
NATIONS UNIES — Une carte pour restituer à l’Afrique sa véritable superficie
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution encourageant une utilisation plus large des projections cartographiques respectant davantage la superficie réelle des continents.
Le texte, porté par le Togo et soutenu par l’Union africaine, a recueilli 164 voix favorables, une voix contre — celle des États-Unis — et six abstentions.
La résolution recommande notamment l’utilisation de projections à superficies égales, comme Equal Earth, plutôt que la projection de Mercator dans les contextes où celle-ci déforme fortement la taille des territoires.
La projection de Mercator, historiquement conçue pour la navigation, agrandit les régions situées près des pôles. Elle donne ainsi une image disproportionnée de l’Europe ou du Groenland et réduit visuellement la place de l’Afrique.
La résolution n’est pas juridiquement contraignante, mais elle représente une victoire symbolique et pédagogique pour une représentation plus juste du continent africain. Source : Nations unies
TANZANIE — Décès de Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente
La Tanzanie est en deuil après le décès de Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente Samia Suluhu Hassan.
Il est décédé le lundi 7 septembre à Zanzibar, à l’âge de 76 ans, alors qu’il recevait des soins pour des problèmes cardiaques.
L’annonce a été faite par le vice-président tanzanien, Deogratius Ndejembi. Hafidh Ameir Hassan était devenu le premier « First Gentleman » de l’histoire de la Tanzanie lorsque son épouse avait accédé à la présidence en 2021.
Les préparatifs de ses obsèques sont en cours à Zanzibar, région d’origine de la famille. Plusieurs dirigeants africains ont adressé leurs condoléances à la présidente et au peuple tanzanien. Source : Associated Press
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — Kinshasa reprend le contrôle de ses données géologiques
La République démocratique du Congo accélère la création d’une banque nationale de données géologiques consacrée aux minerais critiques.
Selon Raoul Wazenga Vitima, directeur général du Service géologique national du Congo, cette banque de données doit renforcer la maîtrise par l’État des informations relatives aux réserves minières du pays.
Les informations géologiques générales pourraient être accessibles gratuitement. Les données stratégiques ou plus sensibles seraient proposées contre rémunération afin de financer la poursuite des travaux de cartographie et d’exploration.
Un contrat de 180 millions de dollars a notamment été conclu avec l’entreprise espagnole Xcalibur pour réaliser des relevés géologiques. Selon les estimations rapportées, seuls 20 % du territoire congolais auraient jusqu’ici fait l’objet d’une étude systématique.
Premier producteur mondial de cobalt et deuxième fournisseur mondial de cuivre, la RDC possède également d’importantes ressources en lithium, tantale et or.
Pour Kinshasa, l’enjeu consiste à mieux connaître son sous-sol, à diversifier ses partenaires et à renforcer son pouvoir de négociation face aux investisseurs étrangers. Source : Reuters
CAMEROUN — Les langues nationales au cœur de l’unité et de l’éducation
Au Cameroun, la promotion des langues nationales revient au centre du débat éducatif et culturel.
Le pays possède une très grande diversité linguistique, à laquelle s’ajoutent le français et l’anglais, ses deux langues officielles.
Pour les défenseurs de l’enseignement multilingue, les langues locales constituent un outil essentiel de transmission des savoirs, de conservation de la mémoire collective et de valorisation des cultures.
Parmi les solutions proposées figurent la formation des enseignants, l’intégration progressive des langues nationales dans les programmes scolaires et la production de ressources pédagogiques accessibles.
L’enjeu dépasse l’éducation : il concerne aussi la cohésion nationale, l’égalité entre les communautés et la préservation du patrimoine immatériel camerounais.
FRANCE — Deux tableaux de Renoir volés à Cagnes-sur-Mer
En France, quatre tableaux de Pierre-Auguste Renoir ont été dérobés au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, près de Nice, dans la matinée du mardi 8 septembre.
Alertées par le déclenchement du système de sécurité, les forces de l’ordre sont arrivées rapidement. Les cambrioleurs ont alors abandonné deux œuvres dans les jardins du musée avant de prendre la fuite.
Deux tableaux restent recherchés : « Portrait de Madame Colonna Romano » et « Jeune Femme au puits ». Ces œuvres appartiennent au musée d’Orsay et étaient prêtées au musée Renoir.
Une enquête est en cours pour identifier les auteurs et retrouver les tableaux, dont la valeur est estimée à plusieurs millions d’euros. Sources : Reuters et Associated Press
CONCLUSION
C’est la fin de ce Flash Info.
Retenons aujourd’hui la volonté de plusieurs États africains de reprendre le contrôle de leurs ressources, de leurs finances publiques, de leur intégration régionale et même de leur représentation sur la carte du monde.
Pour suivre davantage d’actualités africaines, rejoignez RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif.
Nous émettons depuis Bezons, Paris Ouest La Défense, dans le Val-d’Oise.
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT.
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<span>L’ACTUALITÉ EN DIRECT</span>
<span>FLASH INFO</span>

<span>RADIOTAMTAM AFRICA</span>

<p><span>Mercredi 9 septembre 2026</span></p>
<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour la diaspora.</span></p>

<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<p><span>Bienvenue dans ce nouveau <strong><span>Flash Info de RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, en direct de <strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong>.</span></p>
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<p><span>Voici les principales actualités du continent et de sa diaspora.</span></p>
<span>GABON — Tolérance zéro dans la gestion des fonds publics</span>
<p><span>Au Gabon, la Cour des comptes exige la régularisation de sommes dues à l’État depuis plusieurs années.</span></p>
<p><span>Selon la presse gabonaise, près de <strong><span>600 débiteurs</span></strong> seraient concernés, pour un montant cumulé estimé à environ <strong><span>1 700 milliards de francs CFA</span></strong>. Les personnes visées disposeraient d’un délai allant jusqu’au <strong><span>7 octobre 2026</span></strong> pour régulariser leur situation.</span></p>
<p><span>Ministres, maires, comptables publics et dirigeants d’entreprises figureraient parmi les responsables concernés. En l’absence de remboursement, des procédures pourraient être engagées devant les juridictions compétentes.</span></p>
<p><span>Cette opération traduit la volonté affichée des autorités gabonaises de renforcer la transparence, la responsabilité et la discipline dans la gestion des finances publiques. À ce stade, elle ne constitue cependant pas une déclaration de culpabilité individuelle. <a href="https://union.sonapresse.com/">Sources : L’Union et médias gabonais</a></span></p>
<span>AFRIQUE DE L’OUEST — Le départ des pays de l’AES fragilise la CEDEAO</span>
<p><span>La présidence nigériane reconnaît que le retrait du <strong><span>Burkina Faso, du Mali et du Niger</span></strong> a affaibli l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.</span></p>
<p><span>Les trois États ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la <strong><span>CEDEAO</span></strong>, le 29 janvier 2025. Ils poursuivent désormais leur coopération au sein de l’<strong><span>Alliance des États du Sahel</span></strong>, ou AES.</span></p>
<p><span>Cette rupture historique soulève plusieurs interrogations concernant la libre circulation, le commerce régional, la coopération sécuritaire et la lutte contre les groupes armés au Sahel.</span></p>
<p><span>Malgré les tensions politiques, la CEDEAO continue d’appeler au dialogue et au maintien de certaines formes de coopération avec les trois pays. <a href="https://www.ecowas.int/burkina-faso-mali-and-nigers-withdrawal-from-ecowas-is-now-a-reality/">Source : CEDEAO</a></span></p>
<span>NATIONS UNIES — Une carte pour restituer à l’Afrique sa véritable superficie</span>
<p><span>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution encourageant une utilisation plus large des projections cartographiques respectant davantage la superficie réelle des continents.</span></p>
<p><span>Le texte, porté par le <strong><span>Togo</span></strong> et soutenu par l’Union africaine, a recueilli <strong><span>164 voix favorables</span></strong>, une voix contre — celle des États-Unis — et six abstentions.</span></p>
<p><span>La résolution recommande notamment l’utilisation de projections à superficies égales, comme <strong><span>Equal Earth</span></strong>, plutôt que la projection de Mercator dans les contextes où celle-ci déforme fortement la taille des territoires.</span></p>
<p><span>La projection de Mercator, historiquement conçue pour la navigation, agrandit les régions situées près des pôles. Elle donne ainsi une image disproportionnée de l’Europe ou du Groenland et réduit visuellement la place de l’Afrique.</span></p>
<p><span>La résolution n’est pas juridiquement contraignante, mais elle représente une victoire symbolique et pédagogique pour une représentation plus juste du continent africain. <a href="https://press.un.org/">Source : Nations unies</a></span></p>
<span>TANZANIE — Décès de Hafidh Ameir Hassan, époux de la présidente</span>
<p><span>La Tanzanie est en deuil après le décès de <strong><span>Hafidh Ameir Hassan</span></strong>, époux de la présidente <strong><span>Samia Suluhu Hassan</span></strong>.</span></p>
<p><span>Il est décédé le lundi 7 septembre à Zanzibar, à l’âge de 76 ans, alors qu’il recevait des soins pour des problèmes cardiaques.</span></p>
<p><span>L’annonce a été faite par le vice-président tanzanien, <strong><span>Deogratius Ndejembi</span></strong>. Hafidh Ameir Hassan était devenu le premier « First Gentleman » de l’histoire de la Tanzanie lorsque son épouse avait accédé à la présidence en 2021.</span></p>
<p><span>Les préparatifs de ses obsèques sont en cours à Zanzibar, région d’origine de la famille. Plusieurs dirigeants africains ont adressé leurs condoléances à la présidente et au peuple tanzanien. <a href="https://apnews.com/article/d8821c51298e5171cfdcde4a4e23b6f8">Source : Associated Press</a></span></p>
<span>RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — Kinshasa reprend le contrôle de ses données géologiques</span>
<p><span>La République démocratique du Congo accélère la création d’une <strong><span>banque nationale de données géologiques consacrée aux minerais critiques</span></strong>.</span></p>
<p><span>Selon <strong><span>Raoul Wazenga Vitima</span></strong>, directeur général du Service géologique national du Congo, cette banque de données doit renforcer la maîtrise par l’État des informations relatives aux réserves minières du pays.</span></p>
<p><span>Les informations géologiques générales pourraient être accessibles gratuitement. Les données stratégiques ou plus sensibles seraient proposées contre rémunération afin de financer la poursuite des travaux de cartographie et d’exploration.</span></p>
<p><span>Un contrat de <strong><span>180 millions de dollars</span></strong> a notamment été conclu avec l’entreprise espagnole Xcalibur pour réaliser des relevés géologiques. Selon les estimations rapportées, seuls 20 % du territoire congolais auraient jusqu’ici fait l’objet d’une étude systématique.</span></p>
<p><span>Premier producteur mondial de cobalt et deuxième fournisseur mondial de cuivre, la RDC possède également d’importantes ressources en lithium, tantale et or.</span></p>
<p><span>Pour Kinshasa, l’enjeu consiste à mieux connaître son sous-sol, à diversifier ses partenaires et à renforcer son pouvoir de négociation face aux investisseurs étrangers. <a href="https://www.reuters.com/world/africa/congo-extends-state-control-over-mining-with-bid-lock-down-geological-data-2026-09-08/">Source : Reuters</a></span></p>
<span>CAMEROUN — Les langues nationales au cœur de l’unité et de l’éducation</span>
<p><span>Au Cameroun, la promotion des langues nationales revient au centre du débat éducatif et culturel.</span></p>
<p><span>Le pays possède une très grande diversité linguistique, à laquelle s’ajoutent le français et l’anglais, ses deux langues officielles.</span></p>
<p><span>Pour les défenseurs de l’enseignement multilingue, les langues locales constituent un outil essentiel de transmission des savoirs, de conservation de la mémoire collective et de valorisation des cultures.</span></p>
<p><span>Parmi les solutions proposées figurent la formation des enseignants, l’intégration progressive des langues nationales dans les programmes scolaires et la production de ressources pédagogiques accessibles.</span></p>
<p><span>L’enjeu dépasse l’éducation : il concerne aussi la cohésion nationale, l’égalité entre les communautés et la préservation du patrimoine immatériel camerounais.</span></p>
<span>FRANCE — Deux tableaux de Renoir volés à Cagnes-sur-Mer</span>
<p><span>En France, quatre tableaux de Pierre-Auguste Renoir ont été dérobés au musée Renoir de <strong><span>Cagnes-sur-Mer</span></strong>, près de Nice, dans la matinée du mardi 8 septembre.</span></p>
<p><span>Alertées par le déclenchement du système de sécurité, les forces de l’ordre sont arrivées rapidement. Les cambrioleurs ont alors abandonné deux œuvres dans les jardins du musée avant de prendre la fuite.</span></p>
<p><span>Deux tableaux restent recherchés : <strong><span>« Portrait de Madame Colonna Romano »</span></strong> et <strong><span>« Jeune Femme au puits »</span></strong>. Ces œuvres appartiennent au musée d’Orsay et étaient prêtées au musée Renoir.</span></p>
<p><span>Une enquête est en cours pour identifier les auteurs et retrouver les tableaux, dont la valeur est estimée à plusieurs millions d’euros. <a href="https://www.reuters.com/world/thieves-rob-three-paintings-french-rivieras-renoir-museum-2026-09-08/">Sources : Reuters</a> et <a href="https://apnews.com/article/4f5a9a3ece4f973c73721232fb917282">Associated Press</a></span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>C’est la fin de ce Flash Info.</span></p>
<p><span>Retenons aujourd’hui la volonté de plusieurs États africains de reprendre le contrôle de leurs ressources, de leurs finances publiques, de leur intégration régionale et même de leur représentation sur la carte du monde.</span></p>
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<p><span>Nous émettons depuis <strong><span>Bezons, Paris Ouest La Défense, dans le Val-d’Oise</span></strong>.</span></p>
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<p><span>Je suis <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>.</span></p>
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      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:57:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>FLASH INFO — RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    <item>
      <title>Relance économique : pourquoi stimuler uniquement la consommation ne suffit pas</title>
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ÉCONOMIE

Relance économique : pourquoi stimuler uniquement la consommation ne suffit pas

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Produire, investir et faire circuler la monnaie pour reconstruire une économie durable
Relancer une économie ne consiste pas simplement à encourager les ménages à consommer davantage. Sans production nationale, sans travail, sans investissement et sans circulation efficace de la monnaie, une hausse artificielle de la consommation risque surtout d’accroître les importations, l’endettement et la dépendance économique.
L’économie peut être comparée à un organisme vivant. Pour survivre, le corps humain a besoin de sang, mais aussi de mouvement pour permettre à ce sang de circuler. Dans cette métaphore, la monnaie représente le sang, tandis que le travail, la production et l’investissement constituent le mouvement indispensable au fonctionnement de l’ensemble.
La monnaie est le sang de l’économie
Lorsqu’une personne gravement blessée a perdu trop de sang, une transfusion devient nécessaire. De la même manière, une économie fragilisée peut avoir besoin de financements extérieurs, de capitaux privés ou d’investissements publics pour retrouver des capacités de production.
Cependant, les investisseurs n’apportent leurs ressources que s’ils considèrent que l’économie peut se redresser. Un pays doit donc proposer un environnement suffisamment stable, lisible et attractif : sécurité juridique, fiscalité cohérente, infrastructures fiables, disponibilité des compétences et perspectives de rentabilité.
Il ne suffit pas d’injecter de l’argent. Il faut également créer les conditions permettant à cet argent de financer des activités productives et de circuler dans l’économie réelle.
Le marché intérieur repose sur les besoins essentiels
La population constitue le premier moteur du marché national. Elle doit quotidiennement satisfaire des besoins essentiels : alimentation, logement, énergie, santé, habillement, mobilité, éducation et équipements de première nécessité.
Lorsque ces biens sont produits localement dans de bonnes conditions de coût, de qualité et de simplicité, la dépense des ménages alimente directement les entreprises, les emplois et les recettes publiques du pays.
Le développement des secteurs primaire et secondaire devient alors stratégique. L’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie, la transformation locale et la construction permettent de répondre aux besoins fondamentaux tout en renforçant la souveraineté économique.
Une politique commerciale adaptée peut protéger temporairement certaines filières nationales. Mais les droits de douane ne suffisent pas : ils doivent accompagner une véritable stratégie de compétitivité, de formation, d’innovation et d’amélioration de la qualité.
Sans travail ni production, la monnaie circule mal
Un corps vivant est un corps en mouvement. L’effort active la circulation sanguine. Dans l’économie, ce mouvement est produit par le travail, l’entrepreneuriat, l’investissement, les échanges et la création de valeur.
Lorsqu’une entreprise produit, elle rémunère des salariés et des fournisseurs. Ces revenus sont ensuite dépensés, épargnés ou investis. La monnaie circule alors entre les ménages, les entreprises, les banques et les administrations publiques.
Une économie qui consomme sans produire suffisamment s’expose, en revanche, à plusieurs déséquilibres : augmentation des importations, déficit commercial, endettement, inflation et sortie des capitaux.
Stimuler la demande peut soutenir temporairement l’activité, notamment en période de crise. Mais cette politique devient insuffisante si elle n’est pas accompagnée d’une relance de l’offre, de l’emploi et de la production nationale.
Fiscalité : réguler sans étouffer l’activité
Les impôts, les cotisations sociales, la TVA et les taux d’intérêt agissent comme des instruments de régulation. Ils peuvent accélérer ou ralentir l’activité économique.
La fiscalité finance des fonctions indispensables : écoles, hôpitaux, infrastructures, sécurité, justice et services publics. Mais lorsqu’elle devient trop lourde, instable ou complexe, elle peut freiner l’investissement, réduire les marges des entreprises et décourager la création d’emplois.
L’objectif ne devrait donc pas être de supprimer toute fiscalité, mais de construire un système simple, équilibré et adapté aux capacités des acteurs économiques. Les activités productives répondant aux besoins essentiels pourraient bénéficier d’un environnement fiscal plus favorable, en contrepartie d’engagements en matière d’emploi, de prix, d’investissement et de qualité.
Pourquoi la consommation seule ne peut-elle pas relancer durablement l’économie ?
Relancer uniquement la consommation revient à injecter du sang dans un organisme sans rétablir son mouvement. Si les entreprises nationales ne sont pas capables de répondre à la nouvelle demande, l’argent injecté profite principalement aux produits importés.
Une relance économique durable doit donc associer plusieurs leviers :
·         soutenir l’agriculture, l’industrie et la transformation locale ;
·         réduire les obstacles administratifs pesant sur la production ;
·         favoriser la création d’entreprises et d’emplois ;
·         attirer les investissements responsables ;
·         développer les compétences professionnelles ;
·         améliorer les infrastructures énergétiques et logistiques ;
·         lutter contre la corruption et l’économie informelle ;
·         protéger intelligemment les secteurs économiques stratégiques ;
·         réinvestir une part plus importante des richesses dans l’économie nationale ;
·         renforcer la coopération économique régionale.
Produire avant de distribuer durablement
Les centres de données, les grands équipements touristiques, les parcs d’attractions et les services numériques peuvent participer à la diversification économique. Mais ils ne doivent pas faire oublier les fondations : alimentation, eau, énergie, logement, santé, transport, éducation et production industrielle.
Le secteur tertiaire ne peut prospérer durablement sans secteurs primaire et secondaire solides. Une économie équilibrée doit produire les biens essentiels, transformer ses matières premières, créer des emplois et développer progressivement des services à forte valeur ajoutée.
L’économie comme biologie de la valeur
L’économie n’est pas seulement une accumulation de statistiques, de modèles et de mécanismes financiers. Elle repose sur une réalité concrète : des femmes et des hommes travaillent, produisent, échangent, consomment, épargnent et investissent.
La monnaie doit circuler, mais cette circulation doit soutenir la création de valeur réelle. Une consommation artificiellement stimulée ne peut remplacer ni le travail, ni la production, ni l’investissement.
Pour relancer durablement une économie, il faut remettre l’organisme en mouvement : produire localement, soutenir les entrepreneurs, attirer les capitaux utiles, former la population et faire circuler les richesses au bénéfice du plus grand nombre.
L’économie n’est peut-être pas seulement une « science complexe ». Elle est aussi, à bien des égards, une véritable biologie de la valeur.
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<p><span>ÉCONOMIE</span></p>

<span>Relance économique : pourquoi stimuler uniquement la consommation ne suffit pas</span>

<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<span>Produire, investir et faire circuler la monnaie pour reconstruire une économie durable</span>
<p><span>Relancer une économie ne consiste pas simplement à encourager les ménages à consommer davantage. Sans production nationale, sans travail, sans investissement et sans circulation efficace de la monnaie, une hausse artificielle de la consommation risque surtout d’accroître les importations, l’endettement et la dépendance économique.</span></p>
<p><span>L’économie peut être comparée à un organisme vivant. Pour survivre, le corps humain a besoin de sang, mais aussi de mouvement pour permettre à ce sang de circuler. Dans cette métaphore, la monnaie représente le sang, tandis que le travail, la production et l’investissement constituent le mouvement indispensable au fonctionnement de l’ensemble.</span></p>
<span>La monnaie est le sang de l’économie</span>
<p><span>Lorsqu’une personne gravement blessée a perdu trop de sang, une transfusion devient nécessaire. De la même manière, une économie fragilisée peut avoir besoin de financements extérieurs, de capitaux privés ou d’investissements publics pour retrouver des capacités de production.</span></p>
<p><span>Cependant, les investisseurs n’apportent leurs ressources que s’ils considèrent que l’économie peut se redresser. Un pays doit donc proposer un environnement suffisamment stable, lisible et attractif : sécurité juridique, fiscalité cohérente, infrastructures fiables, disponibilité des compétences et perspectives de rentabilité.</span></p>
<p><span>Il ne suffit pas d’injecter de l’argent. Il faut également créer les conditions permettant à cet argent de financer des activités productives et de circuler dans l’économie réelle.</span></p>
<span>Le marché intérieur repose sur les besoins essentiels</span>
<p><span>La population constitue le premier moteur du marché national. Elle doit quotidiennement satisfaire des besoins essentiels : alimentation, logement, énergie, santé, habillement, mobilité, éducation et équipements de première nécessité.</span></p>
<p><span>Lorsque ces biens sont produits localement dans de bonnes conditions de coût, de qualité et de simplicité, la dépense des ménages alimente directement les entreprises, les emplois et les recettes publiques du pays.</span></p>
<p><span>Le développement des secteurs primaire et secondaire devient alors stratégique. L’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie, la transformation locale et la construction permettent de répondre aux besoins fondamentaux tout en renforçant la souveraineté économique.</span></p>
<p><span>Une politique commerciale adaptée peut protéger temporairement certaines filières nationales. Mais les droits de douane ne suffisent pas : ils doivent accompagner une véritable stratégie de compétitivité, de formation, d’innovation et d’amélioration de la qualité.</span></p>
<span>Sans travail ni production, la monnaie circule mal</span>
<p><span>Un corps vivant est un corps en mouvement. L’effort active la circulation sanguine. Dans l’économie, ce mouvement est produit par le travail, l’entrepreneuriat, l’investissement, les échanges et la création de valeur.</span></p>
<p><span>Lorsqu’une entreprise produit, elle rémunère des salariés et des fournisseurs. Ces revenus sont ensuite dépensés, épargnés ou investis. La monnaie circule alors entre les ménages, les entreprises, les banques et les administrations publiques.</span></p>
<p><span>Une économie qui consomme sans produire suffisamment s’expose, en revanche, à plusieurs déséquilibres : augmentation des importations, déficit commercial, endettement, inflation et sortie des capitaux.</span></p>
<p><span>Stimuler la demande peut soutenir temporairement l’activité, notamment en période de crise. Mais cette politique devient insuffisante si elle n’est pas accompagnée d’une relance de l’offre, de l’emploi et de la production nationale.</span></p>
<span>Fiscalité : réguler sans étouffer l’activité</span>
<p><span>Les impôts, les cotisations sociales, la TVA et les taux d’intérêt agissent comme des instruments de régulation. Ils peuvent accélérer ou ralentir l’activité économique.</span></p>
<p><span>La fiscalité finance des fonctions indispensables : écoles, hôpitaux, infrastructures, sécurité, justice et services publics. Mais lorsqu’elle devient trop lourde, instable ou complexe, elle peut freiner l’investissement, réduire les marges des entreprises et décourager la création d’emplois.</span></p>
<p><span>L’objectif ne devrait donc pas être de supprimer toute fiscalité, mais de construire un système simple, équilibré et adapté aux capacités des acteurs économiques. Les activités productives répondant aux besoins essentiels pourraient bénéficier d’un environnement fiscal plus favorable, en contrepartie d’engagements en matière d’emploi, de prix, d’investissement et de qualité.</span></p>
<span>Pourquoi la consommation seule ne peut-elle pas relancer durablement l’économie ?</span>
<p><span>Relancer uniquement la consommation revient à injecter du sang dans un organisme sans rétablir son mouvement. Si les entreprises nationales ne sont pas capables de répondre à la nouvelle demande, l’argent injecté profite principalement aux produits importés.</span></p>
<p><span>Une relance économique durable doit donc associer plusieurs leviers :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>soutenir l’agriculture, l’industrie et la transformation locale ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>réduire les obstacles administratifs pesant sur la production ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>favoriser la création d’entreprises et d’emplois ;</span></p>
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<p><span>L’économie n’est pas seulement une accumulation de statistiques, de modèles et de mécanismes financiers. Elle repose sur une réalité concrète : des femmes et des hommes travaillent, produisent, échangent, consomment, épargnent et investissent.</span></p>
<p><span>La monnaie doit circuler, mais cette circulation doit soutenir la création de valeur réelle. Une consommation artificiellement stimulée ne peut remplacer ni le travail, ni la production, ni l’investissement.</span></p>
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      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 16:43:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>LE GRAND JOURNAL D’AFRIQUE ÉDITION SPÉCIALE — L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN AFRIQUE</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/le-grand-journal-d-afrique-edition-speciale-l-intelligence-artificielle-en-afrique-312</link>
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      <description>
 ÉCOUTEZ LE PODCAST
TAMBOURS PARLANTS COMMUNICATIONS


PRIÈRE DU LUNDI FOI, ESPÉRANCE ET FORCE INTÉRIEURE 

 Lundi 7 septembre 2026
 Présentation :  Félicité Amaneyâ Râ VINCENT  Réalisation : G.-V.


 RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force



Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Où que vous soyez, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie ou ailleurs dans le monde, merci pour votre fidélité.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, qui informe, inspire et relie l’Afrique à ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour cette édition spéciale du Grand Journal d’Afrique, consacrée à l’intelligence artificielle et aux transformations numériques du continent.
L’intelligence artificielle offre à l’Afrique d’immenses possibilités dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, du tourisme, de la finance et des services publics.
Mais elle soulève également des questions fondamentales :
Qui contrôle les données africaines ?
Qui conçoit les algorithmes ?
Qui profite de la valeur créée ?
Et comment empêcher que ces technologies ne soient détournées à des fins criminelles ou militaires ?
La souveraineté numérique de l’Afrique dépend aujourd’hui de sa capacité à construire des infrastructures solides, à former ses propres experts et à protéger les données de ses populations.
LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
— Des femmes africaines participent à la conception d’une intelligence artificielle adaptée aux réalités du continent.
— Au Nigeria, une enquête de TechCabal affirme que l’organisation armée ISWAP expérimente l’intelligence artificielle à des fins opérationnelles.
— Dans le secteur touristique, l’IA peut faciliter la préparation d’un safari, mais elle ne remplace ni l’expérience du terrain ni l’expertise humaine.
— Au Ghana, la startup myAlert développe plusieurs solutions alimentées par l’intelligence artificielle et prépare son expansion sur le continent.
— Enfin, les entreprises africaines cherchent à adapter les technologies internationales aux langues, aux marchés et aux besoins locaux.
Et maintenant, place à l’actualité.
1. AFRIQUE — DONNÉES, GOUVERNANCE ET SOUVERAINETÉ
Des femmes africaines construisent une IA adaptée aux réalités du continent
À mesure que les pays africains adoptent l’intelligence artificielle, une question devient incontournable : qui définira les données, les systèmes et les hypothèses qui façonneront l’avenir numérique du continent ?
Cinq jeunes femmes africaines, engagées dans des institutions publiques, travaillent sur des domaines aussi variés que les notations de crédit, l’identité numérique, l’exploitation minière, les marchés du carbone et l’inclusion financière.
Leur constat est commun : l’intelligence artificielle ne peut être véritablement efficace que si elle reflète les réalités économiques, sociales, linguistiques et culturelles des populations qu’elle doit servir.
Dans le secteur financier, par exemple, la qualité des données publiques influence l’évaluation des pays par les agences de notation et les investisseurs. Des informations nationales plus fiables peuvent donc contribuer à une meilleure appréciation des économies africaines et, potentiellement, peser sur le coût de leur endettement.
Ces spécialistes appellent également au développement de technologies compatibles avec les environnements disposant de faibles ressources, avec les langues africaines et avec des règles solides de gouvernance des données.
L’Afrique ne doit pas seulement utiliser des systèmes conçus ailleurs. Elle doit participer à leur conception, contrôler ses données et définir ses propres priorités technologiques.
Source : Programme des Nations unies pour le développement
2. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SÉCURITÉ
L’utilisation présumée de l’IA par l’ISWAP inquiète les spécialistes
Au Nigeria, une enquête publiée par TechCabal affirme que la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, connue sous le sigle ISWAP, aurait créé des unités spécialisées chargées d’expérimenter l’intelligence artificielle.
Selon des témoignages recueillis par le média, ces outils pourraient être utilisés pour analyser des informations, étudier le terrain, améliorer la sécurité opérationnelle ou soutenir certaines décisions tactiques.
Ces affirmations portent sur des activités clandestines. Elles restent donc difficiles à vérifier de manière indépendante et doivent être présentées avec prudence.
Elles mettent néanmoins en lumière un risque réel : les technologies conçues pour favoriser l’innovation, l’éducation et la croissance économique peuvent également être détournées par des organisations criminelles ou des groupes armés.
Les gouvernements africains doivent désormais renforcer les compétences numériques de leurs services de sécurité, protéger les infrastructures sensibles et développer des mécanismes de coopération régionale.
La réponse ne peut toutefois pas se limiter à la surveillance. Elle doit respecter les droits fondamentaux et éviter que la lutte contre les menaces numériques ne conduise à une surveillance généralisée des citoyens.
Source : TechCabal
3. TOURISME AFRICAIN ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
L’IA peut préparer un safari, mais elle peut passer à côté de l’essentiel
L’intelligence artificielle transforme progressivement la manière dont les voyageurs organisent leurs séjours en Afrique.
Elle peut rapidement comparer des destinations, présenter différentes saisons touristiques et proposer un premier itinéraire.
Mais selon le spécialiste du voyage Cedarberg Africa, les parcours générés automatiquement peuvent rencontrer d’importantes difficultés une fois confrontés à la réalité du terrain.
Un itinéraire peut sembler réalisable sur un écran, tout en étant incompatible avec les horaires des vols, les distances réelles, les heures d’ouverture des réserves ou les conditions saisonnières.
L’IA peut également sous-estimer les dépenses liées aux vols privés, aux droits de conservation, aux transferts et aux tarifs personnalisés des établissements touristiques.
Elle peine surtout à comprendre le rythme personnel d’un voyageur, la dynamique d’une famille ou les attentes émotionnelles qui rendent un séjour véritablement mémorable.
Le message n’est donc pas de rejeter l’intelligence artificielle. Elle peut constituer un excellent outil de recherche et d’inspiration.
Mais sa puissance doit être associée à l’expérience humaine, à la connaissance des professionnels locaux et à une juste rémunération des acteurs africains du tourisme.
Source : Cedarberg Africa
4. AFRIQUE DE L’OUEST — GHANA — ENTREPRENEURIAT
myAlert développe un portefeuille de solutions alimentées par l’IA
Au Ghana, la startup myAlert construit un ensemble de produits utilisant l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs.
Ses projets concernent notamment le divertissement, le développement professionnel, l’agriculture et l’analyse documentaire.
L’entreprise affirme vouloir intégrer l’intelligence artificielle à des solutions répondant à des besoins concrets, plutôt que d’en faire un simple argument commercial.
Déjà présente au Ghana et au Cameroun, cette société autofinancée souhaite poursuivre son développement en Afrique, mais également en Europe, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis.
Son parcours illustre une évolution importante de l’écosystème technologique africain.
Les entrepreneurs du continent ne veulent plus seulement consommer les innovations étrangères. Ils cherchent à créer leurs propres plateformes, à répondre aux besoins locaux et à conquérir des marchés internationaux.
Pour réussir, ces entreprises auront besoin d’investissements, de compétences techniques, d’un meilleur accès aux infrastructures numériques et de cadres réglementaires favorables à l’innovation.
Source : Disrupt Africa
5. ÉCONOMIE NUMÉRIQUE — ADAPTER LES TECHNOLOGIES AUX BESOINS AFRICAINS
Construire localement sans nécessairement repartir de zéro
L’opportunité offerte par l’intelligence artificielle à l’Afrique ne dépendra pas uniquement de la création de toutes les technologies à partir de zéro.
Elle dépendra également de la capacité des entreprises africaines à adapter les outils internationaux aux besoins du continent.
Cette adaptation concerne les langues africaines, les systèmes de paiement, l’agriculture, la santé, l’éducation, les services publics et les réalités des petites entreprises.
Mais utiliser des solutions internationales ne doit pas signifier abandonner la souveraineté.
Les entreprises et les États africains doivent savoir où les données sont hébergées, comment elles sont utilisées et selon quelles règles les algorithmes prennent leurs décisions.
L’Afrique doit également renforcer ses centres de données, soutenir ses chercheurs et former davantage d’ingénieurs, de développeurs et de spécialistes de la cybersécurité.
Le véritable enjeu n’est donc pas simplement d’adopter l’intelligence artificielle.
Il est de construire avec elle, de décider de ses usages et de garantir que la valeur produite profite aux populations africaines.
ÉDITORIAL — LA QUESTION ESSENTIELLE
Les Africains ne se demandent plus si l’intelligence artificielle aura une importance.
La question la plus urgente est désormais de savoir ce que le continent choisira d’en faire.
L’Afrique peut devenir un simple réservoir de données et un marché pour les technologies étrangères.
Mais elle peut aussi devenir une puissance d’innovation, capable de créer des solutions adaptées à ses langues, à ses économies et aux besoins de ses populations.
Cela exige une vision politique, des investissements durables et une gouvernance responsable.
L’intelligence artificielle ne doit pas renforcer les inégalités existantes. Elle doit servir l’éducation, améliorer l’accès aux soins, soutenir les agriculteurs, développer les entreprises et contribuer à la souveraineté du continent.
Le futur numérique de l’Afrique ne doit pas être écrit sans les Africains.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition spéciale du Grand Journal d’Afrique, consacrée à l’intelligence artificielle.
De la gouvernance des données à la sécurité, du tourisme à l’entrepreneuriat, une évidence s’impose : l’intelligence artificielle est un outil puissant, mais sa véritable valeur dépendra de la manière dont elle sera utilisée.
L’Afrique doit protéger ses données, former ses talents, financer ses entreprises et définir elle-même ses priorités technologiques.
Ensemble, continuons à participer à la révolution numérique et à façonner le destin technologique de notre continent.
Restez informés.
Restez vigilants.
Et surtout, restez connectés à l’Afrique et à ses diasporas.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal d’Afrique.
RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE.
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span> ÉCOUTEZ LE PODCAST</span>
<span>TAMBOURS PARLANTS COMMUNICATIONS</span>


<span>PRIÈRE DU LUNDI</span><br /><span> FOI, ESPÉRANCE ET FORCE INTÉRIEURE </span>

<p><span> <strong>Lundi 7 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>Présentation :</strong> <span> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT </span></span><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>


<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>La Parole est une Force</span></p>



<p><span>Bonsoir à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonsoir l’Afrique, bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Où que vous soyez, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie ou ailleurs dans le monde, merci pour votre fidélité.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur </span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, qui informe, inspire et relie l’Afrique à ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de </span><strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong><span>.</span></p>
<p><span>Je suis </span><strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong><span>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de </span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour cette édition spéciale du </span><strong><span>Grand Journal d’Afrique</span></strong><span>, consacrée à l’intelligence artificielle et aux transformations numériques du continent.</span></p>
<p><span>L’intelligence artificielle offre à l’Afrique d’immenses possibilités dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, du tourisme, de la finance et des services publics.</span></p>
<p><span>Mais elle soulève également des questions fondamentales :</span></p>
<p><span>Qui contrôle les données africaines ?</span></p>
<p><span>Qui conçoit les algorithmes ?</span></p>
<p><span>Qui profite de la valeur créée ?</span></p>
<p><span>Et comment empêcher que ces technologies ne soient détournées à des fins criminelles ou militaires ?</span></p>
<p><span>La souveraineté numérique de l’Afrique dépend aujourd’hui de sa capacité à construire des infrastructures solides, à former ses propres experts et à protéger les données de ses populations.</span></p>
<span>LES PRINCIPAUX TITRES</span>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<p><span>— Des femmes africaines participent à la conception d’une intelligence artificielle adaptée aux réalités du continent.</span></p>
<p><span>— Au Nigeria, une enquête de TechCabal affirme que l’organisation armée ISWAP expérimente l’intelligence artificielle à des fins opérationnelles.</span></p>
<p><span>— Dans le secteur touristique, l’IA peut faciliter la préparation d’un safari, mais elle ne remplace ni l’expérience du terrain ni l’expertise humaine.</span></p>
<p><span>— Au Ghana, la startup myAlert développe plusieurs solutions alimentées par l’intelligence artificielle et prépare son expansion sur le continent.</span></p>
<p><span>— Enfin, les entreprises africaines cherchent à adapter les technologies internationales aux langues, aux marchés et aux besoins locaux.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<span>1. AFRIQUE — DONNÉES, GOUVERNANCE ET SOUVERAINETÉ</span>
<span>Des femmes africaines construisent une IA adaptée aux réalités du continent</span>
<p><span>À mesure que les pays africains adoptent l’intelligence artificielle, une question devient incontournable : qui définira les données, les systèmes et les hypothèses qui façonneront l’avenir numérique du continent ?</span></p>
<p><span>Cinq jeunes femmes africaines, engagées dans des institutions publiques, travaillent sur des domaines aussi variés que les notations de crédit, l’identité numérique, l’exploitation minière, les marchés du carbone et l’inclusion financière.</span></p>
<p><span>Leur constat est commun : l’intelligence artificielle ne peut être véritablement efficace que si elle reflète les réalités économiques, sociales, linguistiques et culturelles des populations qu’elle doit servir.</span></p>
<p><span>Dans le secteur financier, par exemple, la qualité des données publiques influence l’évaluation des pays par les agences de notation et les investisseurs. Des informations nationales plus fiables peuvent donc contribuer à une meilleure appréciation des économies africaines et, potentiellement, peser sur le coût de leur endettement.</span></p>
<p><span>Ces spécialistes appellent également au développement de technologies compatibles avec les environnements disposant de faibles ressources, avec les langues africaines et avec des règles solides de gouvernance des données.</span></p>
<p><span>L’Afrique ne doit pas seulement utiliser des systèmes conçus ailleurs. Elle doit participer à leur conception, contrôler ses données et définir ses propres priorités technologiques.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><a href="https://www.undp.org/africa/blog/africa-designs-its-ai-future-five-young-african-women-leaders-data-innovation-and-technological-agency"><span>Programme des Nations unies pour le développement</span></a><span></span></p>
<span>2. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SÉCURITÉ</span>
<span>L’utilisation présumée de l’IA par l’ISWAP inquiète les spécialistes</span>
<p><span>Au Nigeria, une enquête publiée par </span><strong><span>TechCabal</span></strong><span> affirme que la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, connue sous le sigle </span><strong><span>ISWAP</span></strong><span>, aurait créé des unités spécialisées chargées d’expérimenter l’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Selon des témoignages recueillis par le média, ces outils pourraient être utilisés pour analyser des informations, étudier le terrain, améliorer la sécurité opérationnelle ou soutenir certaines décisions tactiques.</span></p>
<p><span>Ces affirmations portent sur des activités clandestines. Elles restent donc difficiles à vérifier de manière indépendante et doivent être présentées avec prudence.</span></p>
<p><span>Elles mettent néanmoins en lumière un risque réel : les technologies conçues pour favoriser l’innovation, l’éducation et la croissance économique peuvent également être détournées par des organisations criminelles ou des groupes armés.</span></p>
<p><span>Les gouvernements africains doivent désormais renforcer les compétences numériques de leurs services de sécurité, protéger les infrastructures sensibles et développer des mécanismes de coopération régionale.</span></p>
<p><span>La réponse ne peut toutefois pas se limiter à la surveillance. Elle doit respecter les droits fondamentaux et éviter que la lutte contre les menaces numériques ne conduise à une surveillance généralisée des citoyens.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><a href="https://techcabal.com/2026/09/03/inside-iswap-secret-ai-units-in-nothern-uganda/"><span>TechCabal</span></a><span></span></p>
<span>3. TOURISME AFRICAIN ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE</span>
<span>L’IA peut préparer un safari, mais elle peut passer à côté de l’essentiel</span>
<p><span>L’intelligence artificielle transforme progressivement la manière dont les voyageurs organisent leurs séjours en Afrique.</span></p>
<p><span>Elle peut rapidement comparer des destinations, présenter différentes saisons touristiques et proposer un premier itinéraire.</span></p>
<p><span>Mais selon le spécialiste du voyage </span><strong><span>Cedarberg Africa</span></strong><span>, les parcours générés automatiquement peuvent rencontrer d’importantes difficultés une fois confrontés à la réalité du terrain.</span></p>
<p><span>Un itinéraire peut sembler réalisable sur un écran, tout en étant incompatible avec les horaires des vols, les distances réelles, les heures d’ouverture des réserves ou les conditions saisonnières.</span></p>
<p><span>L’IA peut également sous-estimer les dépenses liées aux vols privés, aux droits de conservation, aux transferts et aux tarifs personnalisés des établissements touristiques.</span></p>
<p><span>Elle peine surtout à comprendre le rythme personnel d’un voyageur, la dynamique d’une famille ou les attentes émotionnelles qui rendent un séjour véritablement mémorable.</span></p>
<p><span>Le message n’est donc pas de rejeter l’intelligence artificielle. Elle peut constituer un excellent outil de recherche et d’inspiration.</span></p>
<p><span>Mais sa puissance doit être associée à l’expérience humaine, à la connaissance des professionnels locaux et à une juste rémunération des acteurs africains du tourisme.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><a href="https://www.cedarberg-travel.com/using-ai-to-plan-a-safari-pros-and-cons/"><span>Cedarberg Africa</span></a><span></span></p>
<span>4. AFRIQUE DE L’OUEST — GHANA — ENTREPRENEURIAT</span>
<span>myAlert développe un portefeuille de solutions alimentées par l’IA</span>
<p><span>Au Ghana, la startup </span><strong><span>myAlert</span></strong><span> construit un ensemble de produits utilisant l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs.</span></p>
<p><span>Ses projets concernent notamment le divertissement, le développement professionnel, l’agriculture et l’analyse documentaire.</span></p>
<p><span>L’entreprise affirme vouloir intégrer l’intelligence artificielle à des solutions répondant à des besoins concrets, plutôt que d’en faire un simple argument commercial.</span></p>
<p><span>Déjà présente au Ghana et au Cameroun, cette société autofinancée souhaite poursuivre son développement en Afrique, mais également en Europe, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis.</span></p>
<p><span>Son parcours illustre une évolution importante de l’écosystème technologique africain.</span></p>
<p><span>Les entrepreneurs du continent ne veulent plus seulement consommer les innovations étrangères. Ils cherchent à créer leurs propres plateformes, à répondre aux besoins locaux et à conquérir des marchés internationaux.</span></p>
<p><span>Pour réussir, ces entreprises auront besoin d’investissements, de compétences techniques, d’un meilleur accès aux infrastructures numériques et de cadres réglementaires favorables à l’innovation.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><a href="https://disruptafrica.com/2026/09/02/how-ghanas-myalert-is-building-a-portfolio-of-ai-powered-products-across-various-segments/"><span>Disrupt Africa</span></a><span></span></p>
<span>5. ÉCONOMIE NUMÉRIQUE — ADAPTER LES TECHNOLOGIES AUX BESOINS AFRICAINS</span>
<span>Construire localement sans nécessairement repartir de zéro</span>
<p><span>L’opportunité offerte par l’intelligence artificielle à l’Afrique ne dépendra pas uniquement de la création de toutes les technologies à partir de zéro.</span></p>
<p><span>Elle dépendra également de la capacité des entreprises africaines à adapter les outils internationaux aux besoins du continent.</span></p>
<p><span>Cette adaptation concerne les langues africaines, les systèmes de paiement, l’agriculture, la santé, l’éducation, les services publics et les réalités des petites entreprises.</span></p>
<p><span>Mais utiliser des solutions internationales ne doit pas signifier abandonner la souveraineté.</span></p>
<p><span>Les entreprises et les États africains doivent savoir où les données sont hébergées, comment elles sont utilisées et selon quelles règles les algorithmes prennent leurs décisions.</span></p>
<p><span>L’Afrique doit également renforcer ses centres de données, soutenir ses chercheurs et former davantage d’ingénieurs, de développeurs et de spécialistes de la cybersécurité.</span></p>
<p><span>Le véritable enjeu n’est donc pas simplement d’adopter l’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Il est de construire avec elle, de décider de ses usages et de garantir que la valeur produite profite aux populations africaines.</span></p>
<span>ÉDITORIAL — LA QUESTION ESSENTIELLE</span>
<p><span>Les Africains ne se demandent plus si l’intelligence artificielle aura une importance.</span></p>
<p><span>La question la plus urgente est désormais de savoir ce que le continent choisira d’en faire.</span></p>
<p><span>L’Afrique peut devenir un simple réservoir de données et un marché pour les technologies étrangères.</span></p>
<p><span>Mais elle peut aussi devenir une puissance d’innovation, capable de créer des solutions adaptées à ses langues, à ses économies et aux besoins de ses populations.</span></p>
<p><span>Cela exige une vision politique, des investissements durables et une gouvernance responsable.</span></p>
<p><span>L’intelligence artificielle ne doit pas renforcer les inégalités existantes. Elle doit servir l’éducation, améliorer l’accès aux soins, soutenir les agriculteurs, développer les entreprises et contribuer à la souveraineté du continent.</span></p>
<p><span>Le futur numérique de l’Afrique ne doit pas être écrit sans les Africains.</span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>Ainsi s’achève cette édition spéciale du </span><strong><span>Grand Journal d’Afrique</span></strong><span>, consacrée à l’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>De la gouvernance des données à la sécurité, du tourisme à l’entrepreneuriat, une évidence s’impose : l’intelligence artificielle est un outil puissant, mais sa véritable valeur dépendra de la manière dont elle sera utilisée.</span></p>
<p><span>L’Afrique doit protéger ses données, former ses talents, financer ses entreprises et définir elle-même ses priorités technologiques.</span></p>
<p><span>Ensemble, continuons à participer à la révolution numérique et à façonner le destin technologique de notre continent.</span></p>
<p><span>Restez informés.</span></p>
<p><span>Restez vigilants.</span></p>
<p><span>Et surtout, restez connectés à l’Afrique et à ses diasporas.</span></p>
<p><span>Je suis </span><strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong><span>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de </span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span>.</span></p>
<p><span>Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.</span></p>
<p><span>Prenez soin de vous et de vos proches.</span></p>
<p><span>À très bientôt pour une nouvelle édition du </span><strong><span>Grand Journal d’Afrique</span></strong><span>.</span></p>
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<p>   </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 11:55:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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      <description>
JOURNAL PARLÉ

LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

 Dimanche 6 septembre 2026
 Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT 
 Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France
 RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
VOICI LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
— En République démocratique du Congo, au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie dans l’incendie d’une salle de mariage à Kinshasa.
— Au Kenya, le président William Ruto demande à Tata Chemicals de quitter le pays et réclame davantage de transformation locale des ressources minières.
— En Namibie, la réduction programmée du financement américain contre le VIH soulève la question de la continuité des soins et de la souveraineté sanitaire.
— Au Soudan, de nouvelles attaques meurtrières sont signalées dans le Kordofan-Sud.
— Et enfin, des jeunes Africains et des membres de la diaspora se mobilisent pour préserver et transmettre les langues africaines grâce aux outils numériques.
Et maintenant, place à l’actualité.
1. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Au moins 22 morts dans l’incendie d’un mariage à Kinshasa
Un terrible incendie s’est déclaré vendredi soir dans une salle de réception située dans la commune de Lingwala, au nord de Kinshasa.
Selon le bourgmestre Norbert Mushinga, au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées. Ce bilan reste provisoire et pourrait encore s’alourdir.
Les couloirs étroits du bâtiment auraient fortement compliqué l’évacuation des invités. La cause exacte de l’incendie n’est pas encore connue. Les hypothèses évoquées doivent donc être considérées avec prudence jusqu’aux conclusions de l’enquête.
Ce drame relance la question du respect des normes de sécurité dans les salles accueillant du public : sorties de secours, contrôles administratifs, équipements anti-incendie et capacité d’intervention des pompiers.
Une enquête devra établir les responsabilités et déterminer si la salle disposait de toutes les autorisations nécessaires.
Source : Associated Press
2. AFRIQUE AUSTRALE — NAMIBIE
La lutte contre le VIH doit désormais préparer l’après-PEPFAR
Les États-Unis verseront encore 45 millions de dollars à la Namibie durant l’exercice budgétaire 2027 pour soutenir la lutte contre le VIH.
Après cette période, le financement direct américain devrait progressivement laisser place à une coopération essentiellement technique.
Depuis 2003, Washington affirme avoir consacré plus de 1,1 milliard de dollars à la riposte contre le VIH en Namibie, dans le cadre du Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida, connu sous le sigle PEPFAR.
Cette transition intervient après le refus de Windhoek d’accepter certaines dispositions concernant le partage de données sanitaires et d’échantillons biologiques. Les autorités namibiennes invoquent la protection de la vie privée, le respect du droit national et la souveraineté du pays.
La Namibie affiche pourtant des résultats importants : 96 % des personnes vivant avec le VIH connaîtraient leur statut, 98 % des personnes diagnostiquées recevraient un traitement et 98 % des patients traités auraient une charge virale supprimée.
La grande interrogation porte désormais sur le financement national des médicaments, des laboratoires et du personnel de santé afin d’éviter toute rupture dans la prise en charge.
Source : Associated Press
3. AFRIQUE DE L’EST — KENYA
William Ruto demande à Tata Chemicals de quitter le pays
Le président kényan William Ruto a demandé à l’entreprise Tata Chemicals de quitter le Kenya.
Le chef de l’État estime que l’exploitation du carbonate de sodium du lac Magadi ne crée pas suffisamment d’emplois, d’infrastructures ni d’activités industrielles dans le pays.
Durant l’année achevée en juillet 2025, le Kenya aurait exporté près de 255 000 tonnes de carbonate de sodium, pour une valeur d’environ 56,9 millions de dollars.
Les activités de Tata Chemicals sont suspendues depuis juillet, dans l’attente d’un examen de conformité. L’entreprise affirme cependant respecter la réglementation et indique attendre une communication officielle des autorités kényanes.
William Ruto souhaite désormais qu’un nouvel investisseur transforme davantage la ressource sur place, notamment grâce à la construction d’une usine de verre.
Cette affaire pose une question centrale pour l’Afrique : comment exploiter les ressources naturelles tout en garantissant la création d’emplois, la transformation locale et une meilleure redistribution des richesses ?
Source : Associated Press
4. AFRIQUE DU NORD-EST — SOUDAN
De nouvelles attaques meurtrières signalées dans le Kordofan-Sud
Au Soudan, le Sudan Doctors Network affirme qu’au moins cinq personnes, dont un enfant, ont été tuées dans le bombardement de quartiers résidentiels de Dilling, dans le Kordofan-Sud.
L’organisation médicale attribue cette attaque au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, dirigé par Abdel Aziz al-Hilu.
Une autre attaque, menée près de Kauda, aurait fait plus de vingt et un morts, parmi lesquels des femmes et des enfants.
Selon la même organisation, des membres de la communauté otoro auraient été spécifiquement visés. Ces accusations et ces bilans n’ont toutefois pas encore pu être vérifiés de manière indépendante.
La guerre qui oppose l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide depuis avril 2023 a déjà provoqué le déplacement de millions de personnes. Elle se superpose désormais à des conflits fonciers et communautaires particulièrement inquiétants.
La priorité reste la protection des populations civiles, l’accès humanitaire et la documentation indépendante des attaques.
Source : Al Jazeera, avec l’AFP et l’Associated Press
5. AFRIQUE DE L’EST — KENYA
El Niño : le pays se prépare à des pluies exceptionnelles
L’Organisation météorologique mondiale prévoit la poursuite du phénomène El Niño jusqu’en février 2027, avec une possible intensification avant la fin de l’année 2026.
Au Kenya, les services météorologiques annoncent des pluies supérieures à la normale entre octobre et décembre.
Dans le scénario le plus défavorable envisagé par les autorités, jusqu’à 1,5 million de personnes pourraient être affectées et environ 500 000 personnes déplacées.
Ces chiffres sont des projections destinées à préparer les secours. Ils ne constituent pas un bilan annoncé à l’avance.
Les autorités doivent désormais identifier les zones inondables, protéger les routes, les barrages, les écoles et les centres de santé, tout en renforçant les dispositifs d’alerte à destination des populations.
Sources : Organisation météorologique mondiale et Africanews.
6. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGER ET FRANCE
Accusations et démentis après la mutinerie de Niamey
La tension diplomatique reste vive entre le Niger et la France après la mutinerie du 29 août à Niamey.
Les autorités nigériennes accusent Paris d’avoir organisé ou soutenu cette tentative de déstabilisation. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rejette formellement ces accusations, qu’il qualifie de « pures inventions ».
Le gouvernement nigérien affirme disposer d’un dossier important, mais aucun élément matériel permettant d’établir une implication française n’a encore été rendu public.
Les combats auraient commencé à la base aérienne 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international de Niamey, avant de s’étendre à plusieurs sites stratégiques.
Les bilans humains restent divergents et doivent encore être consolidés.
Dans cette affaire sensible, il est indispensable de distinguer les déclarations politiques des preuves vérifiables. Toute la lumière doit également être faite sur les pertes humaines, les conditions de service des militaires et les éventuelles rivalités au sein de la chaîne de commandement.
Source : Al Jazeera, avec Reuters
7. AFRIQUE DE L’OUEST — GUINÉE
Les 36 victimes de la décharge de Conakry ont été inhumées
Des milliers de personnes ont participé aux funérailles collectives des victimes de l’effondrement de la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry.
Les autorités guinéennes ont porté le bilan à trente-six morts, parmi lesquels dix-sept ressortissants de Sierra Leone.
Une vingtaine de personnes restent hospitalisées et plus de 1 600 sinistrés auraient reçu une assistance.
À la suite de la catastrophe, les autorités ont commencé à démolir des habitations situées dans les zones considérées comme dangereuses. Plusieurs habitants dénoncent cependant les conditions de ces opérations et demandent des solutions de relogement durables.
Cette tragédie dépasse les frontières de la Guinée. Elle pose une question régionale de solidarité, mais également un problème majeur d’urbanisme, de gestion des déchets et de justice environnementale.
Source : Africanews, avec l’AFP
8. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD
Le chrome clandestin alimente une économie souterraine meurtrière
En Afrique du Sud, une enquête revient sur la mort de quatorze mineurs dans l’effondrement d’un ancien site minier près de Rustenburg, au mois d’août.
Les travailleurs seraient principalement des migrants sans papiers et des Sud-Africains sans emploi, recrutés par des réseaux opérant dans l’économie minière clandestine.
Le nombre exact de personnes restées ensevelies demeure incertain.
Selon la police spécialisée, vingt-trois dossiers liés à ces activités auraient été ouverts dans la région en deux ans. Soixante-trois personnes auraient été poursuivies et plusieurs engins lourds saisis.
Mais au-delà des mineurs clandestins, une question demeure : qui achète le chrome extrait illégalement et comment ce minerai entre-t-il dans les circuits commerciaux officiels ?
La lutte contre l’exploitation clandestine doit donc remonter toute la chaîne, des recruteurs jusqu’aux négociants, transformateurs et exportateurs.
Sources : Al Jazeera et Reuters.
9. AFRIQUE CENTRALE — SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE
Carlos Vila Nova entame un second mandat
Le président Carlos Vila Nova a prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans.
Il avait été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle de juillet avec plus de 55 % des suffrages, devant son principal adversaire, Nito Abreu.
L’abstention a cependant atteint 59 %, révélant une importante crise de participation et de confiance politique.
À São Tomé-et-Príncipe, la fonction présidentielle est essentiellement représentative. L’orientation politique du pays dépendra donc surtout des élections législatives prévues le 27 septembre 2026 et de la composition du prochain gouvernement.
Au-delà de la cérémonie d’investiture, le principal défi sera de comprendre les raisons de l’abstention, notamment chez les jeunes confrontés au chômage et à l’émigration.
Source : Africanews
10. CULTURE, DIASPORA ET INNOVATION
Les langues africaines retrouvent leur voix grâce au numérique
Des jeunes Africains et des membres de la diaspora utilisent désormais les cours en ligne, les réseaux sociaux et les programmes de divertissement pour apprendre ou réapprendre les langues de leurs familles.
Au Canada, une adolescente étudie par exemple le shona avec une enseignante installée au Zimbabwe. Au Nigeria, l’émission Masoyinbo transforme l’apprentissage du yoruba en jeu télévisé.
L’Afrique compterait entre 1 500 et 3 000 langues, soit environ un tiers des langues parlées dans le monde. Pourtant, moins de 2 % d’entre elles disposeraient d’une présence numérique significative.
La transmission des langues africaines dépendra donc également du développement de claviers adaptés, de corpus numériques, de logiciels éducatifs et de systèmes d’intelligence artificielle capables de comprendre et de produire ces langues.
Préserver une langue, c’est préserver une mémoire, une vision du monde et un héritage à transmettre aux générations futures.
Source : Associated Press
CONCLUSION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du dimanche 6 septembre 2026.
De Kinshasa à Conakry, du Kenya à la Namibie, du Niger au Soudan, cette actualité nous rappelle que l’information ne consiste pas seulement à annoncer.
Informer, c’est vérifier.
C’est contextualiser.
C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves et les prévisions des événements réellement constatés.
C’est surtout replacer les populations africaines au centre de l’information.
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal de l’Afrique.
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 </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<span>JOURNAL PARLÉ</span>

<span>LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</span>

<p><span> <strong>Dimanche 6 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>Présentation :</strong></span><br /><span> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT </span></p>
<p><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span><strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>
<span> RADIOTAMTAM AFRICA</span>
<p><span>La Parole est une Force</span></p>

<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong>.</span></p>
<p><span>Je suis <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<span>VOICI LES PRINCIPAUX TITRES</span>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<p><span>— En République démocratique du Congo, au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie dans l’incendie d’une salle de mariage à Kinshasa.</span></p>
<p><span>— Au Kenya, le président William Ruto demande à Tata Chemicals de quitter le pays et réclame davantage de transformation locale des ressources minières.</span></p>
<p><span>— En Namibie, la réduction programmée du financement américain contre le VIH soulève la question de la continuité des soins et de la souveraineté sanitaire.</span></p>
<p><span>— Au Soudan, de nouvelles attaques meurtrières sont signalées dans le Kordofan-Sud.</span></p>
<p><span>— Et enfin, des jeunes Africains et des membres de la diaspora se mobilisent pour préserver et transmettre les langues africaines grâce aux outils numériques.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<span>1. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO</span>
<span>Au moins 22 morts dans l’incendie d’un mariage à Kinshasa</span>
<p><span>Un terrible incendie s’est déclaré vendredi soir dans une salle de réception située dans la commune de <strong><span>Lingwala</span></strong>, au nord de Kinshasa.</span></p>
<p><span>Selon le bourgmestre Norbert Mushinga, au moins <strong><span>vingt-deux personnes ont perdu la vie</span></strong> et plusieurs autres ont été blessées. Ce bilan reste provisoire et pourrait encore s’alourdir.</span></p>
<p><span>Les couloirs étroits du bâtiment auraient fortement compliqué l’évacuation des invités. La cause exacte de l’incendie n’est pas encore connue. Les hypothèses évoquées doivent donc être considérées avec prudence jusqu’aux conclusions de l’enquête.</span></p>
<p><span>Ce drame relance la question du respect des normes de sécurité dans les salles accueillant du public : sorties de secours, contrôles administratifs, équipements anti-incendie et capacité d’intervention des pompiers.</span></p>
<p><span>Une enquête devra établir les responsabilités et déterminer si la salle disposait de toutes les autorisations nécessaires.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://apnews.com/article/dd585caa5bc1b990bdefa6b33e3ff446">Associated Press</a></span></p>
<span>2. AFRIQUE AUSTRALE — NAMIBIE</span>
<span>La lutte contre le VIH doit désormais préparer l’après-PEPFAR</span>
<p><span>Les États-Unis verseront encore <strong><span>45 millions de dollars</span></strong> à la Namibie durant l’exercice budgétaire 2027 pour soutenir la lutte contre le VIH.</span></p>
<p><span>Après cette période, le financement direct américain devrait progressivement laisser place à une coopération essentiellement technique.</span></p>
<p><span>Depuis 2003, Washington affirme avoir consacré plus de <strong><span>1,1 milliard de dollars</span></strong> à la riposte contre le VIH en Namibie, dans le cadre du Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida, connu sous le sigle <strong><span>PEPFAR</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette transition intervient après le refus de Windhoek d’accepter certaines dispositions concernant le partage de données sanitaires et d’échantillons biologiques. Les autorités namibiennes invoquent la protection de la vie privée, le respect du droit national et la souveraineté du pays.</span></p>
<p><span>La Namibie affiche pourtant des résultats importants : 96 % des personnes vivant avec le VIH connaîtraient leur statut, 98 % des personnes diagnostiquées recevraient un traitement et 98 % des patients traités auraient une charge virale supprimée.</span></p>
<p><span>La grande interrogation porte désormais sur le financement national des médicaments, des laboratoires et du personnel de santé afin d’éviter toute rupture dans la prise en charge.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> Associated Press</span></p>
<span>3. AFRIQUE DE L’EST — KENYA</span>
<span>William Ruto demande à Tata Chemicals de quitter le pays</span>
<p><span>Le président kényan <strong><span>William Ruto</span></strong> a demandé à l’entreprise Tata Chemicals de quitter le Kenya.</span></p>
<p><span>Le chef de l’État estime que l’exploitation du carbonate de sodium du lac Magadi ne crée pas suffisamment d’emplois, d’infrastructures ni d’activités industrielles dans le pays.</span></p>
<p><span>Durant l’année achevée en juillet 2025, le Kenya aurait exporté près de <strong><span>255 000 tonnes de carbonate de sodium</span></strong>, pour une valeur d’environ <strong><span>56,9 millions de dollars</span></strong>.</span></p>
<p><span>Les activités de Tata Chemicals sont suspendues depuis juillet, dans l’attente d’un examen de conformité. L’entreprise affirme cependant respecter la réglementation et indique attendre une communication officielle des autorités kényanes.</span></p>
<p><span>William Ruto souhaite désormais qu’un nouvel investisseur transforme davantage la ressource sur place, notamment grâce à la construction d’une usine de verre.</span></p>
<p><span>Cette affaire pose une question centrale pour l’Afrique : comment exploiter les ressources naturelles tout en garantissant la création d’emplois, la transformation locale et une meilleure redistribution des richesses ?</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://apnews.com/article/2b278daab70247fbfe1e2e961231440a">Associated Press</a></span></p>
<span>4. AFRIQUE DU NORD-EST — SOUDAN</span>
<span>De nouvelles attaques meurtrières signalées dans le Kordofan-Sud</span>
<p><span>Au Soudan, le <strong><span>Sudan Doctors Network</span></strong> affirme qu’au moins cinq personnes, dont un enfant, ont été tuées dans le bombardement de quartiers résidentiels de Dilling, dans le Kordofan-Sud.</span></p>
<p><span>L’organisation médicale attribue cette attaque au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, dirigé par Abdel Aziz al-Hilu.</span></p>
<p><span>Une autre attaque, menée près de Kauda, aurait fait plus de <strong><span>vingt et un morts</span></strong>, parmi lesquels des femmes et des enfants.</span></p>
<p><span>Selon la même organisation, des membres de la communauté otoro auraient été spécifiquement visés. Ces accusations et ces bilans n’ont toutefois pas encore pu être vérifiés de manière indépendante.</span></p>
<p><span>La guerre qui oppose l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide depuis avril 2023 a déjà provoqué le déplacement de millions de personnes. Elle se superpose désormais à des conflits fonciers et communautaires particulièrement inquiétants.</span></p>
<p><span>La priorité reste la protection des populations civiles, l’accès humanitaire et la documentation indépendante des attaques.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/5/five-killed-in-sudans-kordofan-in-attack-by-rebel-group">Al Jazeera, avec l’AFP et l’Associated Press</a></span></p>
<span>5. AFRIQUE DE L’EST — KENYA</span>
<span>El Niño : le pays se prépare à des pluies exceptionnelles</span>
<p><span>L’Organisation météorologique mondiale prévoit la poursuite du phénomène <strong><span>El Niño</span></strong> jusqu’en février 2027, avec une possible intensification avant la fin de l’année 2026.</span></p>
<p><span>Au Kenya, les services météorologiques annoncent des pluies supérieures à la normale entre octobre et décembre.</span></p>
<p><span>Dans le scénario le plus défavorable envisagé par les autorités, jusqu’à <strong><span>1,5 million de personnes pourraient être affectées</span></strong> et environ <strong><span>500 000 personnes déplacées</span></strong>.</span></p>
<p><span>Ces chiffres sont des projections destinées à préparer les secours. Ils ne constituent pas un bilan annoncé à l’avance.</span></p>
<p><span>Les autorités doivent désormais identifier les zones inondables, protéger les routes, les barrages, les écoles et les centres de santé, tout en renforçant les dispositifs d’alerte à destination des populations.</span></p>
<p><strong><span>Sources :</span></strong><span> <a href="https://wmo.int/news/media-centre/el-nino-set-become-very-strong-raising-risks-of-extreme-weather-2027">Organisation météorologique mondiale</a> et Africanews.</span></p>
<span>6. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGER ET FRANCE</span>
<span>Accusations et démentis après la mutinerie de Niamey</span>
<p><span>La tension diplomatique reste vive entre le Niger et la France après la mutinerie du 29 août à Niamey.</span></p>
<p><span>Les autorités nigériennes accusent Paris d’avoir organisé ou soutenu cette tentative de déstabilisation. Le ministre français des Affaires étrangères, <strong><span>Jean-Noël Barrot</span></strong>, rejette formellement ces accusations, qu’il qualifie de « pures inventions ».</span></p>
<p><span>Le gouvernement nigérien affirme disposer d’un dossier important, mais aucun élément matériel permettant d’établir une implication française n’a encore été rendu public.</span></p>
<p><span>Les combats auraient commencé à la base aérienne 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international de Niamey, avant de s’étendre à plusieurs sites stratégiques.</span></p>
<p><span>Les bilans humains restent divergents et doivent encore être consolidés.</span></p>
<p><span>Dans cette affaire sensible, il est indispensable de distinguer les déclarations politiques des preuves vérifiables. Toute la lumière doit également être faite sur les pertes humaines, les conditions de service des militaires et les éventuelles rivalités au sein de la chaîne de commandement.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/5/france-denies-inciting-failed-niger-mutiny-calls-accusation-pure-fantasy">Al Jazeera, avec Reuters</a></span></p>
<span>7. AFRIQUE DE L’OUEST — GUINÉE</span>
<span>Les 36 victimes de la décharge de Conakry ont été inhumées</span>
<p><span>Des milliers de personnes ont participé aux funérailles collectives des victimes de l’effondrement de la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry.</span></p>
<p><span>Les autorités guinéennes ont porté le bilan à <strong><span>trente-six morts</span></strong>, parmi lesquels <strong><span>dix-sept ressortissants de Sierra Leone</span></strong>.</span></p>
<p><span>Une vingtaine de personnes restent hospitalisées et plus de 1 600 sinistrés auraient reçu une assistance.</span></p>
<p><span>À la suite de la catastrophe, les autorités ont commencé à démolir des habitations situées dans les zones considérées comme dangereuses. Plusieurs habitants dénoncent cependant les conditions de ces opérations et demandent des solutions de relogement durables.</span></p>
<p><span>Cette tragédie dépasse les frontières de la Guinée. Elle pose une question régionale de solidarité, mais également un problème majeur d’urbanisme, de gestion des déchets et de justice environnementale.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.africanews.com/2026/09/05/guinea-buries-36-victims-of-conakry-landfill-collapse/">Africanews, avec l’AFP</a></span></p>
<span>8. AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD</span>
<span>Le chrome clandestin alimente une économie souterraine meurtrière</span>
<p><span>En Afrique du Sud, une enquête revient sur la mort de <strong><span>quatorze mineurs</span></strong> dans l’effondrement d’un ancien site minier près de Rustenburg, au mois d’août.</span></p>
<p><span>Les travailleurs seraient principalement des migrants sans papiers et des Sud-Africains sans emploi, recrutés par des réseaux opérant dans l’économie minière clandestine.</span></p>
<p><span>Le nombre exact de personnes restées ensevelies demeure incertain.</span></p>
<p><span>Selon la police spécialisée, vingt-trois dossiers liés à ces activités auraient été ouverts dans la région en deux ans. Soixante-trois personnes auraient été poursuivies et plusieurs engins lourds saisis.</span></p>
<p><span>Mais au-delà des mineurs clandestins, une question demeure : qui achète le chrome extrait illégalement et comment ce minerai entre-t-il dans les circuits commerciaux officiels ?</span></p>
<p><span>La lutte contre l’exploitation clandestine doit donc remonter toute la chaîne, des recruteurs jusqu’aux négociants, transformateurs et exportateurs.</span></p>
<p><strong><span>Sources :</span></strong><span> Al Jazeera et Reuters.</span></p>
<span>9. AFRIQUE CENTRALE — SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE</span>
<span>Carlos Vila Nova entame un second mandat</span>
<p><span>Le président <strong><span>Carlos Vila Nova</span></strong> a prêté serment pour un nouveau mandat de cinq ans.</span></p>
<p><span>Il avait été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle de juillet avec plus de <strong><span>55 % des suffrages</span></strong>, devant son principal adversaire, Nito Abreu.</span></p>
<p><span>L’abstention a cependant atteint 59 %, révélant une importante crise de participation et de confiance politique.</span></p>
<p><span>À São Tomé-et-Príncipe, la fonction présidentielle est essentiellement représentative. L’orientation politique du pays dépendra donc surtout des élections législatives prévues le <strong><span>27 septembre 2026</span></strong> et de la composition du prochain gouvernement.</span></p>
<p><span>Au-delà de la cérémonie d’investiture, le principal défi sera de comprendre les raisons de l’abstention, notamment chez les jeunes confrontés au chômage et à l’émigration.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://www.africanews.com/2026/09/05/sao-tome-and-principe-president-carlos-vila-nova-sworn-in-for-second-term/">Africanews</a></span></p>
<span>10. CULTURE, DIASPORA ET INNOVATION</span>
<span>Les langues africaines retrouvent leur voix grâce au numérique</span>
<p><span>Des jeunes Africains et des membres de la diaspora utilisent désormais les cours en ligne, les réseaux sociaux et les programmes de divertissement pour apprendre ou réapprendre les langues de leurs familles.</span></p>
<p><span>Au Canada, une adolescente étudie par exemple le shona avec une enseignante installée au Zimbabwe. Au Nigeria, l’émission <em><span>Masoyinbo</span></em> transforme l’apprentissage du yoruba en jeu télévisé.</span></p>
<p><span>L’Afrique compterait entre <strong><span>1 500 et 3 000 langues</span></strong>, soit environ un tiers des langues parlées dans le monde. Pourtant, moins de 2 % d’entre elles disposeraient d’une présence numérique significative.</span></p>
<p><span>La transmission des langues africaines dépendra donc également du développement de claviers adaptés, de corpus numériques, de logiciels éducatifs et de systèmes d’intelligence artificielle capables de comprendre et de produire ces langues.</span></p>
<p><span>Préserver une langue, c’est préserver une mémoire, une vision du monde et un héritage à transmettre aux générations futures.</span></p>
<p><strong><span>Source :</span></strong><span> <a href="https://apnews.com/article/9642df54fc4ad881418b8a4692f5cd3f">Associated Press</a></span></p>
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      <pubDate>Sun, 06 Sep 2026 13:51:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Minéraux critiques en Afrique : la capture des richesses par les élites ne doit pas être confondue avec la souveraineté des ressources</title>
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CHRONIQUE • RADIOTAMTAM AFRICA


Minéraux critiques en Afrique
La capture des richesses par les élites ne doit pas être confondue avec la souveraineté des ressources

Par  Félicité Amaneyâ Râ VINCENT 
Journaliste, éditorialiste, entrepreneure et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

 RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Cobalt de la République démocratique du Congo, lithium du Zimbabwe, manganèse du Gabon et d’Afrique du Sud, graphite du Mozambique ou terres rares : l’Afrique possède des ressources indispensables à la transition énergétique mondiale. Mais reprendre le contrôle politique d’une mine ne suffit pas à garantir la souveraineté nationale. Lorsque les revenus miniers sont accaparés par une minorité, dissimulés dans des circuits opaques ou détournés au détriment des populations, il ne s’agit pas de souveraineté économique, mais de capture des ressources par les élites.
L’Afrique au cœur de la compétition mondiale pour les minéraux critiques
La transition énergétique, le développement des véhicules électriques, le stockage de l’énergie, les technologies numériques et l’essor des industries de défense provoquent une forte augmentation de la demande mondiale en minéraux critiques.
Dans cette nouvelle compétition géopolitique, l’Afrique occupe une position stratégique. La République démocratique du Congo demeure incontournable pour le cobalt. Le Zimbabwe attire les investisseurs grâce à son lithium. Le Gabon et l’Afrique du Sud disposent d’importantes ressources en manganèse. Le Mozambique, Madagascar, la Zambie, la Namibie et plusieurs autres pays africains possèdent également des minerais essentiels aux industries du XXIᵉ siècle.
Face aux convoitises internationales, le discours sur la souveraineté des ressources naturelles africaines revient avec force. De nombreux gouvernements souhaitent renégocier les contrats miniers, augmenter la participation de l’État, limiter l’exportation de minerais bruts ou imposer leur transformation locale.
Cette volonté peut être légitime. Mais elle soulève une question centrale : qui bénéficie réellement du contrôle des richesses minières africaines ?
Le mirage du souverainisme minier
Revendiquer la souveraineté sur les ressources naturelles constitue un puissant outil politique. Ce discours peut mobiliser l’opinion publique, dénoncer des contrats déséquilibrés et répondre à une aspiration profonde des peuples africains à maîtriser leur avenir économique.
Cependant, la souveraineté ne peut pas être évaluée uniquement à travers les déclarations d’un gouvernement, la nationalisation d’une mine ou le départ d’une entreprise étrangère.
Lorsqu’une société multinationale est remplacée par une entreprise publique contrôlée par un cercle restreint de responsables politiques, sans transparence ni contrôle citoyen, le pays ne retrouve pas nécessairement sa souveraineté. Il peut simplement passer d’une dépendance extérieure à une confiscation intérieure.
Lorsque les revenus de l’extraction minière disparaissent dans des comptes offshore, financent des réseaux clientélistes ou servent à maintenir un régime au pouvoir, il ne s’agit pas d’indépendance nationale. Il s’agit d’une capture de la rente minière par les élites.
Trois mécanismes de confiscation des richesses minières
1. Une nationalisation de façade
La présence de l’État dans le secteur minier n’est pas, en elle-même, une garantie de justice sociale. Une entreprise publique peut servir l’intérêt général, mais elle peut également devenir un instrument d’enrichissement personnel et de contrôle politique.
Remplacer une compagnie étrangère par une société nationale dirigée sans contrôle indépendant ne crée automatiquement ni emplois durables, ni infrastructures, ni prospérité partagée.
La question déterminante n’est donc pas seulement de savoir qui possède la mine, mais aussi qui contrôle les revenus, qui prend les décisions et qui rend des comptes à la population.
2. L’opacité des contrats et des revenus
L’attribution des permis miniers, les exonérations fiscales, les participations de l’État, les bonus de signature et les accords conclus avec les investisseurs demeurent trop souvent difficiles d’accès.
Cette opacité favorise les conflits d’intérêts, la corruption, la sous-évaluation des ressources et le détournement de fonds publics. Elle empêche également les citoyens, les journalistes, les organisations de la société civile et les institutions de contrôle de vérifier si les richesses nationales sont exploitées dans l’intérêt collectif.
Une souveraineté réelle exige la publication des contrats, des propriétaires effectifs des sociétés, des revenus perçus par l’État et de leur utilisation.
3. La marginalisation des populations locales
Les communautés vivant à proximité des sites miniers supportent souvent le coût le plus lourd de l’extraction : pollution des eaux, dégradation des terres agricoles, déplacements forcés, perte des moyens de subsistance, problèmes sanitaires et tensions sociales.
Dans le même temps, elles bénéficient rarement d’un accès suffisant à l’emploi, aux infrastructures, à la santé, à l’éducation ou aux revenus générés par les ressources présentes sur leur territoire.
Cette situation crée une contradiction profonde : des régions extrêmement riches en minerais peuvent rester parmi les plus pauvres du continent.
Il ne peut y avoir de souveraineté des ressources lorsque les populations locales deviennent étrangères à la richesse extraite sous leurs propres pieds.
Qu’est-ce que la véritable souveraineté des ressources ?
La souveraineté minière ne se résume pas au droit juridique d’un État sur son sous-sol. Elle se mesure à la capacité des institutions publiques à transformer les ressources naturelles en progrès économique, social, scientifique et environnemental.
Une véritable souveraineté des ressources africaines doit reposer sur plusieurs piliers.
Transformer les minerais en Afrique
Le continent ne peut plus se satisfaire du rôle de fournisseur de matières premières brutes. Exporter du lithium, du cobalt, du manganèse ou du graphite sans les transformer localement prive les économies africaines d’une grande partie de la valeur ajoutée.
La souveraineté suppose la construction de raffineries, d’usines de transformation, de centres de recherche et de chaînes industrielles africaines. Elle exige également la formation d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs et d’entrepreneurs capables de participer à l’ensemble du processus industriel.
L’objectif doit être clair : créer des emplois qualifiés, développer les compétences locales et permettre à l’Afrique de produire davantage de composants, de batteries et de technologies sur son propre territoire.
Garantir une gouvernance transparente et inclusive
Les contrats miniers doivent être accessibles au public. Les recettes fiscales, les redevances et les participations de l’État doivent pouvoir être contrôlées. Les institutions judiciaires, les parlements, les médias et les organisations citoyennes doivent disposer des moyens nécessaires pour demander des comptes.
La souveraineté appartient aux peuples, pas aux dirigeants qui exercent temporairement le pouvoir.
Les revenus miniers doivent contribuer de manière visible au financement de l’éducation, de la santé, de la recherche, des infrastructures, de l’accès à l’eau et de la diversification économique.
Protéger les populations et les écosystèmes
La transition énergétique mondiale ne peut pas être qualifiée de « verte » si elle repose sur la destruction des écosystèmes africains, l’exploitation des travailleurs ou le déplacement des communautés.
Les populations concernées doivent être consultées avant le lancement des projets. Elles doivent recevoir une indemnisation juste, accéder aux emplois créés et bénéficier d’une partie des revenus générés.
Les entreprises publiques comme privées doivent respecter des obligations environnementales strictes, réparer les dommages causés et assurer la réhabilitation des sites après leur exploitation.
Développer une stratégie africaine commune
Les États africains négocient encore trop souvent séparément face à de puissants groupes industriels et à de grandes puissances économiques. Cette fragmentation réduit leur capacité à imposer des prix équitables, des transferts de technologie et des engagements de transformation locale.
Une coordination régionale et continentale permettrait de mieux défendre les intérêts africains, d’harmoniser les politiques minières et d’éviter une concurrence destructrice entre pays producteurs.
L’Union africaine, les communautés économiques régionales et les gouvernements doivent œuvrer à la construction d’une stratégie commune sur les minéraux critiques.
Sortir du piège extractiviste
L’accaparement des richesses minières par une minorité dirigeante perpétue une forme d’extractivisme interne aussi dangereuse que la dépendance extérieure.
Changer le drapeau placé au-dessus d’une mine ne suffit pas. Modifier l’identité des actionnaires ne garantit pas davantage la justice économique. Une véritable rupture suppose de transformer les institutions, les méthodes de gouvernance et la répartition des richesses.
En confondant l’enrichissement d’une élite avec la puissance économique d’une nation, l’Afrique risque de manquer une occasion historique. La demande mondiale en minéraux critiques peut financer l’industrialisation du continent, mais seulement si les États imposent une vision de long terme fondée sur la transparence, la transformation locale et la justice sociale.
La souveraineté appartient aux peuples africains
L’Afrique n’a pas seulement besoin de reprendre le contrôle théorique de son cobalt, de son lithium, de son manganèse, de son graphite et de ses terres rares. Elle doit construire des institutions fortes, transparentes et redevables, capables de garantir que les richesses du sous-sol servent d’abord les populations qui vivent au-dessus.
La souveraineté des ressources ne se mesure ni au nombre de discours patriotiques ni à la fortune accumulée par quelques responsables. Elle se concrétise dans les écoles, les hôpitaux, les emplois, les infrastructures, la recherche scientifique et l’amélioration durable des conditions de vie.
La souveraineté ne s’accumule pas dans les comptes bancaires privés. Elle se construit dans le bien-être, la dignité et l’avenir de tout un peuple.
Les politiques changent, mais les faits demeurent.
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      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>CHRONIQUE • RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>


<span>Minéraux critiques en Afrique</span>
<span>La capture des richesses par les élites ne doit pas être confondue avec la souveraineté des ressources</span>

<p>Par <strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT </strong></p>
<p>Journaliste, éditorialiste, entrepreneure et fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></p>

<p> RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</p>

<p><span>Cobalt de la République démocratique du Congo, lithium du Zimbabwe, manganèse du Gabon et d’Afrique du Sud, graphite du Mozambique ou terres rares : l’Afrique possède des ressources indispensables à la transition énergétique mondiale. Mais reprendre le contrôle politique d’une mine ne suffit pas à garantir la souveraineté nationale. Lorsque les revenus miniers sont accaparés par une minorité, dissimulés dans des circuits opaques ou détournés au détriment des populations, il ne s’agit pas de souveraineté économique, mais de capture des ressources par les élites.</span></p>
<span>L’Afrique au cœur de la compétition mondiale pour les minéraux critiques</span>
<p><span>La transition énergétique, le développement des véhicules électriques, le stockage de l’énergie, les technologies numériques et l’essor des industries de défense provoquent une forte augmentation de la demande mondiale en minéraux critiques.</span></p>
<p><span>Dans cette nouvelle compétition géopolitique, l’Afrique occupe une position stratégique. La République démocratique du Congo demeure incontournable pour le cobalt. Le Zimbabwe attire les investisseurs grâce à son lithium. Le Gabon et l’Afrique du Sud disposent d’importantes ressources en manganèse. Le Mozambique, Madagascar, la Zambie, la Namibie et plusieurs autres pays africains possèdent également des minerais essentiels aux industries du XXIᵉ siècle.</span></p>
<p><span>Face aux convoitises internationales, le discours sur la <strong><span>souveraineté des ressources naturelles africaines</span></strong> revient avec force. De nombreux gouvernements souhaitent renégocier les contrats miniers, augmenter la participation de l’État, limiter l’exportation de minerais bruts ou imposer leur transformation locale.</span></p>
<p><span>Cette volonté peut être légitime. Mais elle soulève une question centrale : <strong><span>qui bénéficie réellement du contrôle des richesses minières africaines ?</span></strong></span></p>
<span>Le mirage du souverainisme minier</span>
<p><span>Revendiquer la souveraineté sur les ressources naturelles constitue un puissant outil politique. Ce discours peut mobiliser l’opinion publique, dénoncer des contrats déséquilibrés et répondre à une aspiration profonde des peuples africains à maîtriser leur avenir économique.</span></p>
<p><span>Cependant, la souveraineté ne peut pas être évaluée uniquement à travers les déclarations d’un gouvernement, la nationalisation d’une mine ou le départ d’une entreprise étrangère.</span></p>
<p><span>Lorsqu’une société multinationale est remplacée par une entreprise publique contrôlée par un cercle restreint de responsables politiques, sans transparence ni contrôle citoyen, le pays ne retrouve pas nécessairement sa souveraineté. Il peut simplement passer d’une dépendance extérieure à une confiscation intérieure.</span></p>
<p><span>Lorsque les revenus de l’extraction minière disparaissent dans des comptes offshore, financent des réseaux clientélistes ou servent à maintenir un régime au pouvoir, il ne s’agit pas d’indépendance nationale. Il s’agit d’une <strong><span>capture de la rente minière par les élites</span></strong>.</span></p>
<span>Trois mécanismes de confiscation des richesses minières</span>
<span>1. Une nationalisation de façade</span>
<p><span>La présence de l’État dans le secteur minier n’est pas, en elle-même, une garantie de justice sociale. Une entreprise publique peut servir l’intérêt général, mais elle peut également devenir un instrument d’enrichissement personnel et de contrôle politique.</span></p>
<p><span>Remplacer une compagnie étrangère par une société nationale dirigée sans contrôle indépendant ne crée automatiquement ni emplois durables, ni infrastructures, ni prospérité partagée.</span></p>
<p><span>La question déterminante n’est donc pas seulement de savoir <strong><span>qui possède la mine</span></strong>, mais aussi <strong><span>qui contrôle les revenus, qui prend les décisions et qui rend des comptes à la population</span></strong>.</span></p>
<span>2. L’opacité des contrats et des revenus</span>
<p><span>L’attribution des permis miniers, les exonérations fiscales, les participations de l’État, les bonus de signature et les accords conclus avec les investisseurs demeurent trop souvent difficiles d’accès.</span></p>
<p><span>Cette opacité favorise les conflits d’intérêts, la corruption, la sous-évaluation des ressources et le détournement de fonds publics. Elle empêche également les citoyens, les journalistes, les organisations de la société civile et les institutions de contrôle de vérifier si les richesses nationales sont exploitées dans l’intérêt collectif.</span></p>
<p><span>Une souveraineté réelle exige la publication des contrats, des propriétaires effectifs des sociétés, des revenus perçus par l’État et de leur utilisation.</span></p>
<span>3. La marginalisation des populations locales</span>
<p><span>Les communautés vivant à proximité des sites miniers supportent souvent le coût le plus lourd de l’extraction : pollution des eaux, dégradation des terres agricoles, déplacements forcés, perte des moyens de subsistance, problèmes sanitaires et tensions sociales.</span></p>
<p><span>Dans le même temps, elles bénéficient rarement d’un accès suffisant à l’emploi, aux infrastructures, à la santé, à l’éducation ou aux revenus générés par les ressources présentes sur leur territoire.</span></p>
<p><span>Cette situation crée une contradiction profonde : des régions extrêmement riches en minerais peuvent rester parmi les plus pauvres du continent.</span></p>
<p><span>Il ne peut y avoir de souveraineté des ressources lorsque les populations locales deviennent étrangères à la richesse extraite sous leurs propres pieds.</span></p>
<span>Qu’est-ce que la véritable souveraineté des ressources ?</span>
<p><span>La souveraineté minière ne se résume pas au droit juridique d’un État sur son sous-sol. Elle se mesure à la capacité des institutions publiques à transformer les ressources naturelles en progrès économique, social, scientifique et environnemental.</span></p>
<p><span>Une véritable souveraineté des ressources africaines doit reposer sur plusieurs piliers.</span></p>
<span>Transformer les minerais en Afrique</span>
<p><span>Le continent ne peut plus se satisfaire du rôle de fournisseur de matières premières brutes. Exporter du lithium, du cobalt, du manganèse ou du graphite sans les transformer localement prive les économies africaines d’une grande partie de la valeur ajoutée.</span></p>
<p><span>La souveraineté suppose la construction de raffineries, d’usines de transformation, de centres de recherche et de chaînes industrielles africaines. Elle exige également la formation d’ingénieurs, de techniciens, de chercheurs et d’entrepreneurs capables de participer à l’ensemble du processus industriel.</span></p>
<p><span>L’objectif doit être clair : créer des emplois qualifiés, développer les compétences locales et permettre à l’Afrique de produire davantage de composants, de batteries et de technologies sur son propre territoire.</span></p>
<span>Garantir une gouvernance transparente et inclusive</span>
<p><span>Les contrats miniers doivent être accessibles au public. Les recettes fiscales, les redevances et les participations de l’État doivent pouvoir être contrôlées. Les institutions judiciaires, les parlements, les médias et les organisations citoyennes doivent disposer des moyens nécessaires pour demander des comptes.</span></p>
<p><span>La souveraineté appartient aux peuples, pas aux dirigeants qui exercent temporairement le pouvoir.</span></p>
<p><span>Les revenus miniers doivent contribuer de manière visible au financement de l’éducation, de la santé, de la recherche, des infrastructures, de l’accès à l’eau et de la diversification économique.</span></p>
<span>Protéger les populations et les écosystèmes</span>
<p><span>La transition énergétique mondiale ne peut pas être qualifiée de « verte » si elle repose sur la destruction des écosystèmes africains, l’exploitation des travailleurs ou le déplacement des communautés.</span></p>
<p><span>Les populations concernées doivent être consultées avant le lancement des projets. Elles doivent recevoir une indemnisation juste, accéder aux emplois créés et bénéficier d’une partie des revenus générés.</span></p>
<p><span>Les entreprises publiques comme privées doivent respecter des obligations environnementales strictes, réparer les dommages causés et assurer la réhabilitation des sites après leur exploitation.</span></p>
<span>Développer une stratégie africaine commune</span>
<p><span>Les États africains négocient encore trop souvent séparément face à de puissants groupes industriels et à de grandes puissances économiques. Cette fragmentation réduit leur capacité à imposer des prix équitables, des transferts de technologie et des engagements de transformation locale.</span></p>
<p><span>Une coordination régionale et continentale permettrait de mieux défendre les intérêts africains, d’harmoniser les politiques minières et d’éviter une concurrence destructrice entre pays producteurs.</span></p>
<p><span>L’Union africaine, les communautés économiques régionales et les gouvernements doivent œuvrer à la construction d’une stratégie commune sur les minéraux critiques.</span></p>
<span>Sortir du piège extractiviste</span>
<p><span>L’accaparement des richesses minières par une minorité dirigeante perpétue une forme d’extractivisme interne aussi dangereuse que la dépendance extérieure.</span></p>
<p><span>Changer le drapeau placé au-dessus d’une mine ne suffit pas. Modifier l’identité des actionnaires ne garantit pas davantage la justice économique. Une véritable rupture suppose de transformer les institutions, les méthodes de gouvernance et la répartition des richesses.</span></p>
<p><span>En confondant l’enrichissement d’une élite avec la puissance économique d’une nation, l’Afrique risque de manquer une occasion historique. La demande mondiale en minéraux critiques peut financer l’industrialisation du continent, mais seulement si les États imposent une vision de long terme fondée sur la transparence, la transformation locale et la justice sociale.</span></p>
<span>La souveraineté appartient aux peuples africains</span>
<p><span>L’Afrique n’a pas seulement besoin de reprendre le contrôle théorique de son cobalt, de son lithium, de son manganèse, de son graphite et de ses terres rares. Elle doit construire des <strong><span>institutions fortes, transparentes et redevables</span></strong>, capables de garantir que les richesses du sous-sol servent d’abord les populations qui vivent au-dessus.</span></p>
<p><span>La souveraineté des ressources ne se mesure ni au nombre de discours patriotiques ni à la fortune accumulée par quelques responsables. Elle se concrétise dans les écoles, les hôpitaux, les emplois, les infrastructures, la recherche scientifique et l’amélioration durable des conditions de vie.</span></p>
<p><strong><span>La souveraineté ne s’accumule pas dans les comptes bancaires privés. Elle se construit dans le bien-être, la dignité et l’avenir de tout un peuple.</span></strong></p><p><strong></strong></p><strong></strong>
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<p>  </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 05 Sep 2026 18:56:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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      <description>
JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

Vendredi 4 septembre 2026
 Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
 Réalisation : G.-V.
 En direct de Bezons, en Île-de-France

 RADIOTAMTAM AFRICA La Parole est une Force 

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Ce vendredi 4 septembre 2026, plusieurs dossiers majeurs retiennent notre attention.
Du Soudan à la Tunisie, de la République démocratique du Congo au Ghana, du Nigeria à l’Afrique du Sud, nous allons présenter les faits, les replacer dans leur contexte et mesurer leurs conséquences pour les populations africaines.
LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
— Au Soudan, une mission des Nations unies alerte sur l’utilisation meurtrière des drones et sur le rôle présumé de plusieurs réseaux étrangers dans la poursuite du conflit.
— En Tunisie, la Cour de cassation confirme de lourdes peines de prison contre des responsables de l’opposition, des avocats et des hommes d’affaires.
— En République démocratique du Congo, les autorités sanitaires utilisent désormais des données téléphoniques anonymisées pour tenter d’anticiper la progression de l’épidémie d’Ebola.
— Au Ghana, le raffinage local devient obligatoire pour certaines exportations d’or, avec l’objectif de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays.
— Et en Afrique du Sud, les survivants et les descendants des victimes du massacre de Sharpeville engagent une action collective contre l’État.
Voilà pour les principaux titres.
Et maintenant, place à l’actualité.
SOUDAN — LES DRONES ET LES SOUTIENS ÉTRANGERS PROLONGENT LA GUERRE
Nous ouvrons ce journal au Soudan.
Selon une mission internationale d’établissement des faits des Nations unies, les drones utilisés par l’armée soudanaise et par les Forces de soutien rapide auraient tué plus de 1 000 personnes durant les cinq premiers mois de l’année 2026.
Les enquêteurs documentent des frappes ayant touché des hôpitaux, des marchés, des écoles, des installations électriques et des camps accueillant des personnes déplacées.
Certaines de ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre.
La mission affirme également avoir des raisons de penser que des réseaux passant notamment par les Émirats arabes unis, le Tchad, la Libye et la Somalie ont apporté un soutien aux Forces de soutien rapide.
Elle évoque aussi la présence possible de près de 2 000 contractuels colombiens.
Ces affirmations sont contestées ou nuancées par plusieurs pays cités. L’enquête sur les soutiens étrangers accordés à l’armée soudanaise reste, pour sa part, moins avancée.
Derrière la guerre des drones se pose donc la question de la responsabilité des fournisseurs d’armes, des intermédiaires financiers et des acteurs étrangers.
Mais sur le terrain, ce sont toujours les populations civiles qui paient le prix le plus lourd.
TUNISIE — LES LOURDES CONDAMNATIONS DE L’OPPOSITION DEVIENNENT DÉFINITIVES
Direction maintenant la Tunisie.
La Cour de cassation a confirmé des peines pouvant aller jusqu’à 45 ans de prison contre des responsables politiques, des avocats et des hommes d’affaires accusés d’avoir conspiré pour renverser le président Kaïs Saïed.
Au total, quarante personnes étaient poursuivies. Vingt d’entre elles, installées à l’étranger, ont été condamnées en leur absence.
Nejib Chebbi, figure du Front de salut national, a notamment été condamné à douze années de prison.
Les opposants et les familles des prévenus dénoncent un procès politique ainsi qu’une justice placée sous l’influence du pouvoir exécutif.
Le gouvernement tunisien soutient, de son côté, que les personnes condamnées cherchaient réellement à déstabiliser l’État.
La décision de la Cour de cassation épuise normalement les voies ordinaires de recours dans le pays.
Cette affaire relance les interrogations sur l’indépendance de la justice, le pluralisme politique et l’avenir des libertés publiques en Tunisie.
 
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — LES DONNÉES TÉLÉPHONIQUES MOBILISÉES CONTRE EBOLA
Nous poursuivons avec l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo.
La nouvelle estimation fait état de plus de 6 250 cas confirmés et de 3 039 décès dans six provinces.
Selon l’Africa CDC, l’épidémie n’aurait pas encore atteint son pic.
Pour tenter d’anticiper sa progression, l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation Flowminder analysent des données anonymisées fournies par l’opérateur Vodacom.
L’objectif est d’étudier les déplacements entre les différentes zones de santé et de repérer les territoires susceptibles de devenir de nouveaux foyers épidémiques.
La ville de Kisangani a ainsi été identifiée comme un carrefour à risque en raison de ses nombreux échanges avec les régions touchées.
Cette méthode présente toutefois plusieurs limites. Elle ne concerne qu’un seul opérateur téléphonique et permet difficilement de mesurer certains déplacements transfrontaliers.
Elle ne peut surtout pas remplacer le travail humain de suivi des malades et de leurs proches.
Sur environ 97 600 personnes considérées comme contacts potentiels, seulement 19 % auraient été effectivement suivies.
La technologie peut aider à détecter les risques. Mais elle ne sera réellement efficace que si les alertes entraînent le déploiement rapide de laboratoires, de lits, de médicaments et d’équipes sanitaires de proximité.
SOMALIE — DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS AUX PORTES DE BAIDOA
En Somalie, des affrontements ont opposé les forces fédérales à des milices fidèles à Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen, ancien président de l’État du Sud-Ouest.
Les combats se sont déroulés aux abords de Baidoa.
L’hôpital régional de Bay indique avoir accueilli 71 blessés, parmi lesquels quinze femmes. Au moins un civil aurait perdu la vie.
Le ministère somalien de la Défense affirme que le groupe Al-Shabab aurait également participé aux affrontements. Cette implication n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.
Les tirs auraient cessé dans l’après-midi, mais aucun bilan militaire officiel ni accord politique n’avait encore été annoncé.
Cette situation illustre les tensions persistantes entre le pouvoir fédéral de Mogadiscio et les autorités régionales.
Elle impose aussi de distinguer les rivalités institutionnelles internes de la lutte menée contre Al-Shabab.
GAMBIE — UN NOUVEAU DRAME SUR LA ROUTE DES CANARIES
Une nouvelle tragédie migratoire s’est produite au large des îles Canaries.
Une embarcation partie de Gambie vingt-sept jours auparavant a été secourue à environ 120 kilomètres de Grande Canarie.
Les autorités maritimes espagnoles ont confirmé la présence de cinq corps, qui n’ont pas pu être récupérés en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Quarante et une personnes ont débarqué. Trois autres ont été hospitalisées dans un état grave.
Selon l’organisation Caminando Fronteras, les survivants évoquent jusqu’à 83 morts, parmi lesquels trois femmes et un bébé.
Ce bilan beaucoup plus lourd n’a pas encore été vérifié de manière indépendante. Il doit donc être présenté avec prudence comme un témoignage rapporté par les rescapés.
Ce drame pose une nouvelle fois la question des voies migratoires sûres, des opérations de secours en mer et de l’identification des victimes afin d’informer leurs familles en Gambie et dans la diaspora.
GHANA — LE RAFFINAGE LOCAL IMPOSÉ POUR CERTAINES EXPORTATIONS D’OR
Place maintenant à l’économie et à la souveraineté minière.
Depuis le 1er septembre, certains agrégateurs d’or ne peuvent plus exporter de l’or semi-raffiné sans le faire préalablement traiter au Ghana.
Cette directive de GoldBod s’appuie sur une loi adoptée en 2025, qui confie à cet organisme public la supervision de l’achat, du raffinage et de l’exportation de l’or.
Le Ghana dispose actuellement de quatre raffineries agréées.
Le pays aurait produit environ 185 tonnes d’or en 2025, représentant près de 20 milliards de dollars de recettes d’exportation.
À travers cette mesure, les autorités souhaitent que le Ghana ne soit plus uniquement un fournisseur de matières premières, mais qu’il conserve une part plus importante de la transformation et de la valeur ajoutée.
Il faudra néanmoins mesurer les résultats concrets : combien d’emplois seront créés ? Quelle part des revenus reviendra réellement à l’État, aux entreprises locales, aux travailleurs et aux communautés minières ?
NIGERIA — LA RAFFINERIE DANGOTE BIENTÔT INTRODUITE EN BOURSE
Au Nigeria, l’homme d’affaires Aliko Dangote affirme que l’offre publique concernant sa raffinerie pourrait ouvrir dans les prochains jours.
L’opération viserait environ cinq milliards de dollars et pourrait devenir l’une des plus importantes introductions en Bourse jamais réalisées sur le continent africain.
Le montant définitif et le calendrier restent toutefois soumis à l’approbation du régulateur nigérian.
Les capitaux levés devraient notamment permettre de doubler la capacité de la raffinerie, qui passerait de 650 000 à 1,4 million de barils par jour.
Aliko Dangote annonce également un projet de raffinerie côtière au Kenya.
Cependant, le financement, les partenaires institutionnels et les éventuels avantages fiscaux associés à ce nouveau projet ne sont pas encore connus.
Avant toute souscription, les petits investisseurs devront examiner attentivement la valorisation de l’entreprise, les risques financiers, la part réellement proposée au public et les règles de gouvernance prévues.
KENYA — LA GRÈVE DES INFIRMIERS SE PROLONGE
Au Kenya, la grève des infirmiers atteint son trente-septième jour.
Des professionnels de santé ont manifesté à Nairobi pour demander l’application des accords collectifs et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Le conflit oppose depuis plusieurs années le syndicat des infirmiers, la Commission des salaires et les gouvernements des différents comtés.
Certains engagements remontent à 2017.
Les représentants des professions de santé affirment que le mouvement perturbe gravement le fonctionnement des établissements publics.
Ils alertent également sur les conséquences humaines des reports de soins.
Aucun bilan national indépendant ne permet cependant d’établir, à ce stade, le nombre de décès qui seraient directement liés à cette grève.
L’urgence consiste désormais à préciser les services fermés, les soins reportés et les solutions proposées aux patients, notamment aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes atteintes de maladies chroniques.
CÔTE D’IVOIRE — LE PRIX DU CACAO MAINTENU À 1 200 FRANCS CFA
En Côte d’Ivoire, le gouvernement maintient à 1 200 francs CFA le prix garanti du kilogramme de cacao pour la campagne principale 2026-2027.
Le prix avait atteint 2 800 francs CFA au début de la campagne précédente, avant d’être fortement réduit en mars, dans un contexte de baisse des cours et de difficultés de commercialisation.
Plusieurs planteurs espéraient une revalorisation après la reprise récente des marchés internationaux.
Le prix officiel ne garantit cependant pas que chaque producteur pourra vendre rapidement la totalité de sa récolte au tarif annoncé.
Au-delà du chiffre affiché, la véritable question concerne le revenu net des cultivateurs après le paiement de la main-d’œuvre, des intrants et du transport.
Il est également nécessaire de comparer les revenus des producteurs avec les bénéfices générés par la transformation industrielle et la commercialisation du chocolat.
La souveraineté agricole ne peut être pleinement réalisée si les premiers acteurs de la chaîne restent les moins rémunérés.
AFRIQUE DU SUD — LE MASSACRE DE SHARPEVILLE REVIENT DEVANT LA JUSTICE
Nous terminons ce tour de l’actualité en Afrique du Sud.
Plus de soixante ans après le massacre de Sharpeville, des survivants et des descendants de victimes engagent une action collective contre l’État sud-africain.
Le 21 mars 1960, la police du régime d’apartheid avait ouvert le feu sur une manifestation dénonçant les lois sur les laissez-passer.
Le bilan historique officiellement retenu fait état d’au moins 69 morts et de plus de 180 blessés, même si certaines recherches avancent des chiffres plus élevés.
Les plaignants contestent notamment une loi d’indemnisation adoptée en 1961, qui avait protégé le pouvoir de l’apartheid contre les demandes de réparation.
Ils affirment que de nombreuses familles n’ont jamais bénéficié des réparations recommandées après la fin du régime ségrégationniste.
Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le fond.
Cette procédure relance une question essentielle pour l’Afrique et ses diasporas : que vaut la reconnaissance d’un crime historique lorsqu’elle n’est accompagnée ni d’une justice effective ni de réparations à la hauteur des préjudices subis ?
CONCLUSION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du vendredi 4 septembre 2026.
De la guerre des drones au Soudan à la mémoire de Sharpeville, en passant par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, l’actualité de ce jour nous rappelle une exigence fondamentale :
Informer, ce n’est pas simplement annoncer.
Informer, c’est vérifier.
C’est contextualiser.
C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves établies et les projets des décisions définitives.
C’est surtout replacer les populations africaines au centre de l’information.
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal de l’Afrique.
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA</span>

<span>LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</span>

<p><span><strong>Vendredi 4 septembre 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span> <strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>

<span> RADIOTAMTAM AFRICA</span><br /><span><em> La Parole est une Force </em></span>

<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de notre studio de <b>Bezons, en Île-de-France</b>.</span></p>
<p><span>Je suis <b>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</b>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <b>Le Grand Journal de l’Afrique</b>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<p><span>Ce vendredi 4 septembre 2026, plusieurs dossiers majeurs retiennent notre attention.</span></p>
<p><span>Du Soudan à la Tunisie, de la République démocratique du Congo au Ghana, du Nigeria à l’Afrique du Sud, nous allons présenter les faits, les replacer dans leur contexte et mesurer leurs conséquences pour les populations africaines.</span></p>
<p><b><span>LES PRINCIPAUX TITRES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<p><span>— Au <b>Soudan</b>, une mission des Nations unies alerte sur l’utilisation meurtrière des drones et sur le rôle présumé de plusieurs réseaux étrangers dans la poursuite du conflit.</span></p>
<p><span>— En <b>Tunisie</b>, la Cour de cassation confirme de lourdes peines de prison contre des responsables de l’opposition, des avocats et des hommes d’affaires.</span></p>
<p><span>— En <b>République démocratique du Congo</b>, les autorités sanitaires utilisent désormais des données téléphoniques anonymisées pour tenter d’anticiper la progression de l’épidémie d’Ebola.</span></p>
<p><span>— Au <b>Ghana</b>, le raffinage local devient obligatoire pour certaines exportations d’or, avec l’objectif de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays.</span></p>
<p><span>— Et en <b>Afrique du Sud</b>, les survivants et les descendants des victimes du massacre de Sharpeville engagent une action collective contre l’État.</span></p>
<p><span>Voilà pour les principaux titres.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<p><b><span>SOUDAN — LES DRONES ET LES SOUTIENS ÉTRANGERS PROLONGENT LA GUERRE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous ouvrons ce journal au Soudan.</span></p>
<p><span>Selon une mission internationale d’établissement des faits des Nations unies, les drones utilisés par l’armée soudanaise et par les Forces de soutien rapide auraient tué plus de <b>1 000 personnes durant les cinq premiers mois de l’année 2026</b>.</span></p>
<p><span>Les enquêteurs documentent des frappes ayant touché des hôpitaux, des marchés, des écoles, des installations électriques et des camps accueillant des personnes déplacées.</span></p>
<p><span>Certaines de ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre.</span></p>
<p><span>La mission affirme également avoir des raisons de penser que des réseaux passant notamment par les Émirats arabes unis, le Tchad, la Libye et la Somalie ont apporté un soutien aux Forces de soutien rapide.</span></p>
<p><span>Elle évoque aussi la présence possible de près de <b>2 000 contractuels colombiens</b>.</span></p>
<p><span>Ces affirmations sont contestées ou nuancées par plusieurs pays cités. L’enquête sur les soutiens étrangers accordés à l’armée soudanaise reste, pour sa part, moins avancée.</span></p>
<p><span>Derrière la guerre des drones se pose donc la question de la responsabilité des fournisseurs d’armes, des intermédiaires financiers et des acteurs étrangers.</span></p>
<p><span>Mais sur le terrain, ce sont toujours les populations civiles qui paient le prix le plus lourd.</span></p>
<p><b><span>TUNISIE — LES LOURDES CONDAMNATIONS DE L’OPPOSITION DEVIENNENT DÉFINITIVES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Direction maintenant la Tunisie.</span></p>
<p><span>La Cour de cassation a confirmé des peines pouvant aller jusqu’à <b>45 ans de prison</b> contre des responsables politiques, des avocats et des hommes d’affaires accusés d’avoir conspiré pour renverser le président <b>Kaïs Saïed</b>.</span></p>
<p><span>Au total, quarante personnes étaient poursuivies. Vingt d’entre elles, installées à l’étranger, ont été condamnées en leur absence.</span></p>
<p><b><span>Nejib Chebbi</span></b><span>, figure du Front de salut national, a notamment été condamné à douze années de prison.</span></p>
<p><span>Les opposants et les familles des prévenus dénoncent un procès politique ainsi qu’une justice placée sous l’influence du pouvoir exécutif.</span></p>
<p><span>Le gouvernement tunisien soutient, de son côté, que les personnes condamnées cherchaient réellement à déstabiliser l’État.</span></p>
<p><span>La décision de la Cour de cassation épuise normalement les voies ordinaires de recours dans le pays.</span></p>
<p><span>Cette affaire relance les interrogations sur l’indépendance de la justice, le pluralisme politique et l’avenir des libertés publiques en Tunisie.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><b><span>RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — LES DONNÉES TÉLÉPHONIQUES MOBILISÉES CONTRE EBOLA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous poursuivons avec l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo.</span></p>
<p><span>La nouvelle estimation fait état de plus de <b>6 250 cas confirmés</b> et de <b>3 039 décès</b> dans six provinces.</span></p>
<p><span>Selon l’Africa CDC, l’épidémie n’aurait pas encore atteint son pic.</span></p>
<p><span>Pour tenter d’anticiper sa progression, l’Organisation mondiale de la santé et l’organisation Flowminder analysent des données anonymisées fournies par l’opérateur Vodacom.</span></p>
<p><span>L’objectif est d’étudier les déplacements entre les différentes zones de santé et de repérer les territoires susceptibles de devenir de nouveaux foyers épidémiques.</span></p>
<p><span>La ville de <b>Kisangani</b> a ainsi été identifiée comme un carrefour à risque en raison de ses nombreux échanges avec les régions touchées.</span></p>
<p><span>Cette méthode présente toutefois plusieurs limites. Elle ne concerne qu’un seul opérateur téléphonique et permet difficilement de mesurer certains déplacements transfrontaliers.</span></p>
<p><span>Elle ne peut surtout pas remplacer le travail humain de suivi des malades et de leurs proches.</span></p>
<p><span>Sur environ <b>97 600 personnes considérées comme contacts potentiels</b>, seulement 19 % auraient été effectivement suivies.</span></p>
<p><span>La technologie peut aider à détecter les risques. Mais elle ne sera réellement efficace que si les alertes entraînent le déploiement rapide de laboratoires, de lits, de médicaments et d’équipes sanitaires de proximité.</span></p>
<p><b><span>SOMALIE — DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS AUX PORTES DE BAIDOA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>En Somalie, des affrontements ont opposé les forces fédérales à des milices fidèles à <b>Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen</b>, ancien président de l’État du Sud-Ouest.</span></p>
<p><span>Les combats se sont déroulés aux abords de Baidoa.</span></p>
<p><span>L’hôpital régional de Bay indique avoir accueilli <b>71 blessés</b>, parmi lesquels quinze femmes. Au moins un civil aurait perdu la vie.</span></p>
<p><span>Le ministère somalien de la Défense affirme que le groupe Al-Shabab aurait également participé aux affrontements. Cette implication n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.</span></p>
<p><span>Les tirs auraient cessé dans l’après-midi, mais aucun bilan militaire officiel ni accord politique n’avait encore été annoncé.</span></p>
<p><span>Cette situation illustre les tensions persistantes entre le pouvoir fédéral de Mogadiscio et les autorités régionales.</span></p>
<p><span>Elle impose aussi de distinguer les rivalités institutionnelles internes de la lutte menée contre Al-Shabab.</span></p>
<p><b><span>GAMBIE — UN NOUVEAU DRAME SUR LA ROUTE DES CANARIES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Une nouvelle tragédie migratoire s’est produite au large des îles Canaries.</span></p>
<p><span>Une embarcation partie de Gambie vingt-sept jours auparavant a été secourue à environ <b>120 kilomètres de Grande Canarie</b>.</span></p>
<p><span>Les autorités maritimes espagnoles ont confirmé la présence de cinq corps, qui n’ont pas pu être récupérés en raison des mauvaises conditions météorologiques.</span></p>
<p><span>Quarante et une personnes ont débarqué. Trois autres ont été hospitalisées dans un état grave.</span></p>
<p><span>Selon l’organisation Caminando Fronteras, les survivants évoquent jusqu’à <b>83 morts</b>, parmi lesquels trois femmes et un bébé.</span></p>
<p><span>Ce bilan beaucoup plus lourd n’a pas encore été vérifié de manière indépendante. Il doit donc être présenté avec prudence comme un témoignage rapporté par les rescapés.</span></p>
<p><span>Ce drame pose une nouvelle fois la question des voies migratoires sûres, des opérations de secours en mer et de l’identification des victimes afin d’informer leurs familles en Gambie et dans la diaspora.</span></p>
<p><b><span>GHANA — LE RAFFINAGE LOCAL IMPOSÉ POUR CERTAINES EXPORTATIONS D’OR</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Place maintenant à l’économie et à la souveraineté minière.</span></p>
<p><span>Depuis le 1er septembre, certains agrégateurs d’or ne peuvent plus exporter de l’or semi-raffiné sans le faire préalablement traiter au Ghana.</span></p>
<p><span>Cette directive de GoldBod s’appuie sur une loi adoptée en 2025, qui confie à cet organisme public la supervision de l’achat, du raffinage et de l’exportation de l’or.</span></p>
<p><span>Le Ghana dispose actuellement de quatre raffineries agréées.</span></p>
<p><span>Le pays aurait produit environ <b>185 tonnes d’or en 2025</b>, représentant près de <b>20 milliards de dollars de recettes d’exportation</b>.</span></p>
<p><span>À travers cette mesure, les autorités souhaitent que le Ghana ne soit plus uniquement un fournisseur de matières premières, mais qu’il conserve une part plus importante de la transformation et de la valeur ajoutée.</span></p>
<p><span>Il faudra néanmoins mesurer les résultats concrets : combien d’emplois seront créés ? Quelle part des revenus reviendra réellement à l’État, aux entreprises locales, aux travailleurs et aux communautés minières ?</span></p>
<p><b><span>NIGERIA — LA RAFFINERIE DANGOTE BIENTÔT INTRODUITE EN BOURSE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Nigeria, l’homme d’affaires <b>Aliko Dangote</b> affirme que l’offre publique concernant sa raffinerie pourrait ouvrir dans les prochains jours.</span></p>
<p><span>L’opération viserait environ <b>cinq milliards de dollars</b> et pourrait devenir l’une des plus importantes introductions en Bourse jamais réalisées sur le continent africain.</span></p>
<p><span>Le montant définitif et le calendrier restent toutefois soumis à l’approbation du régulateur nigérian.</span></p>
<p><span>Les capitaux levés devraient notamment permettre de doubler la capacité de la raffinerie, qui passerait de <b>650 000 à 1,4 million de barils par jour</b>.</span></p>
<p><span>Aliko Dangote annonce également un projet de raffinerie côtière au Kenya.</span></p>
<p><span>Cependant, le financement, les partenaires institutionnels et les éventuels avantages fiscaux associés à ce nouveau projet ne sont pas encore connus.</span></p>
<p><span>Avant toute souscription, les petits investisseurs devront examiner attentivement la valorisation de l’entreprise, les risques financiers, la part réellement proposée au public et les règles de gouvernance prévues.</span></p>
<p><b><span>KENYA — LA GRÈVE DES INFIRMIERS SE PROLONGE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Kenya, la grève des infirmiers atteint son <b>trente-septième jour</b>.</span></p>
<p><span>Des professionnels de santé ont manifesté à Nairobi pour demander l’application des accords collectifs et l’amélioration de leurs conditions de travail.</span></p>
<p><span>Le conflit oppose depuis plusieurs années le syndicat des infirmiers, la Commission des salaires et les gouvernements des différents comtés.</span></p>
<p><span>Certains engagements remontent à 2017.</span></p>
<p><span>Les représentants des professions de santé affirment que le mouvement perturbe gravement le fonctionnement des établissements publics.</span></p>
<p><span>Ils alertent également sur les conséquences humaines des reports de soins.</span></p>
<p><span>Aucun bilan national indépendant ne permet cependant d’établir, à ce stade, le nombre de décès qui seraient directement liés à cette grève.</span></p>
<p><span>L’urgence consiste désormais à préciser les services fermés, les soins reportés et les solutions proposées aux patients, notamment aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes atteintes de maladies chroniques.</span></p>
<p><b><span>CÔTE D’IVOIRE — LE PRIX DU CACAO MAINTENU À 1 200 FRANCS CFA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>En Côte d’Ivoire, le gouvernement maintient à <b>1 200 francs CFA</b> le prix garanti du kilogramme de cacao pour la campagne principale 2026-2027.</span></p>
<p><span>Le prix avait atteint 2 800 francs CFA au début de la campagne précédente, avant d’être fortement réduit en mars, dans un contexte de baisse des cours et de difficultés de commercialisation.</span></p>
<p><span>Plusieurs planteurs espéraient une revalorisation après la reprise récente des marchés internationaux.</span></p>
<p><span>Le prix officiel ne garantit cependant pas que chaque producteur pourra vendre rapidement la totalité de sa récolte au tarif annoncé.</span></p>
<p><span>Au-delà du chiffre affiché, la véritable question concerne le revenu net des cultivateurs après le paiement de la main-d’œuvre, des intrants et du transport.</span></p>
<p><span>Il est également nécessaire de comparer les revenus des producteurs avec les bénéfices générés par la transformation industrielle et la commercialisation du chocolat.</span></p>
<p><span>La souveraineté agricole ne peut être pleinement réalisée si les premiers acteurs de la chaîne restent les moins rémunérés.</span></p>
<p><b><span>AFRIQUE DU SUD — LE MASSACRE DE SHARPEVILLE REVIENT DEVANT LA JUSTICE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous terminons ce tour de l’actualité en Afrique du Sud.</span></p>
<p><span>Plus de soixante ans après le massacre de Sharpeville, des survivants et des descendants de victimes engagent une action collective contre l’État sud-africain.</span></p>
<p><span>Le 21 mars 1960, la police du régime d’apartheid avait ouvert le feu sur une manifestation dénonçant les lois sur les laissez-passer.</span></p>
<p><span>Le bilan historique officiellement retenu fait état d’au moins <b>69 morts et de plus de 180 blessés</b>, même si certaines recherches avancent des chiffres plus élevés.</span></p>
<p><span>Les plaignants contestent notamment une loi d’indemnisation adoptée en 1961, qui avait protégé le pouvoir de l’apartheid contre les demandes de réparation.</span></p>
<p><span>Ils affirment que de nombreuses familles n’ont jamais bénéficié des réparations recommandées après la fin du régime ségrégationniste.</span></p>
<p><span>Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le fond.</span></p>
<p><span>Cette procédure relance une question essentielle pour l’Afrique et ses diasporas : que vaut la reconnaissance d’un crime historique lorsqu’elle n’est accompagnée ni d’une justice effective ni de réparations à la hauteur des préjudices subis ?</span></p>
<p><b><span>CONCLUSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ainsi s’achève ce <b>Grand Journal de l’Afrique du vendredi 4 septembre 2026</b>.</span></p>
<p><span>De la guerre des drones au Soudan à la mémoire de Sharpeville, en passant par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, l’actualité de ce jour nous rappelle une exigence fondamentale :</span></p>
<p><b><span>Informer, ce n’est pas simplement annoncer.</span></b><span></span></p>
<p><span>Informer, c’est vérifier.</span></p>
<p><span>C’est contextualiser.</span></p>
<p><span>C’est distinguer les faits des déclarations, les accusations des preuves établies et les projets des décisions définitives.</span></p>
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      <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 11:04:00 +0000</pubDate>
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      <description>
RADIOTAMTAM AFRICA

Bruxelles — Cameroun
À Bruxelles, des militants de la BAS ont enfariné l’ambassade du Cameroun

Ils réclament la libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

La Parole est une Force

À Bruxelles, des militants de la BAS ont enfariné l’ambassade du Cameroun pour réclamer la libération de Jacques Bertrand Mang et Aladji Loukman.
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
BRUXELLES — Des personnes se présentant comme des militants de la Brigade Anti-Sardinards, ou BAS Belgique, ont mené, jeudi 3 septembre 2026, une action à l’intérieur de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles.
Selon des vidéos et des publications diffusées sur les réseaux sociaux, les participants ont projeté de la farine dans les locaux de la représentation diplomatique camerounaise et sur plusieurs personnes présentes. Ils ont également brandi des drapeaux, des pancartes et scandé des messages réclamant la libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman Barbakassim.
Les militants de la BAS présentent ces deux hommes comme des opposants détenus pour des raisons politiques. Cette qualification relève toutefois de leur mouvement et de leurs soutiens. Elle n’a pas été reconnue officiellement par les autorités camerounaises.
Au moment de la rédaction de cet article, RADIOTAMTAM AFRICA n’avait trouvé aucun communiqué officiel de l’ambassade, des autorités belges ou du gouvernement camerounais portant précisément sur cet incident du 3 septembre 2026.
Que s’est-il passé à l’ambassade du Cameroun en Belgique ?
Les images publiées en ligne montrent plusieurs personnes à l’intérieur de la représentation diplomatique. De la farine apparaît sur le sol, sur le mobilier et sur certaines personnes présentes.
La BAS Belgique revendique cette opération comme une action politique destinée à attirer l’attention sur le sort de militants et d’opposants incarcérés au Cameroun.
Les circonstances exactes de l’entrée des manifestants, l’étendue des éventuelles dégradations, le nombre de personnes impliquées et l’existence d’interpellations n’étaient pas encore confirmés par une source officielle au moment de la publication.
L’ambassade de la République du Cameroun en Belgique est située au 131, avenue Brugmann, 1190 Forest, à Bruxelles. Elle représente également le Cameroun auprès de l’Union européenne. Le chef de la mission diplomatique est l’ambassadeur Daniel Evina Abe’e. Ces informations sont confirmées par le site officiel de l’ambassade du Cameroun et par le Service européen pour l’action extérieure.
Pourquoi la BAS a-t-elle mené cette action ?
La Brigade Anti-Sardinards affirme vouloir obtenir la libération de deux hommes :
·         Jacques Bertrand Mang, activiste camerounais détenu à Douala ;
·         Aladji Loukman Barbakassim, militant présenté comme un soutien d’Issa Tchiroma Bakary.
Dans ses publications, la BAS situe Jacques Bertrand Mang dans un établissement pénitentiaire de Douala et Aladji Loukman à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé.
Ces indications doivent néanmoins être considérées avec prudence. Plusieurs sources camerounaises placent Jacques Bertrand Mang à la prison centrale de New Bell, à Douala. Quant à la situation judiciaire et au lieu exact de détention d’Aladji Loukman, les informations publiques restent incomplètes.
Qui est la Brigade Anti-Sardinards ?
La Brigade Anti-Sardinards est un collectif militant issu de la diaspora camerounaise. Le mouvement est apparu en France à la suite de l’élection présidentielle camerounaise de 2018.
La BAS s’oppose au président Paul Biya, à son gouvernement et aux personnalités qu’elle considère comme des soutiens du pouvoir camerounais.
Le terme « sardinards » est utilisé par les militants pour désigner les sympathisants du régime. Il fait notamment référence aux distributions de pain et de sardines associées, dans le discours militant, à certains rassemblements politiques.
La BAS dispose de relais dans plusieurs pays européens et nord-américains, notamment en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis.
Ses modes d’action comprennent des manifestations, des rassemblements devant les ambassades, des interruptions d’événements officiels et des opérations symboliques d’enfarinage.
Des précédents à Bruxelles
L’action du 3 septembre 2026 n’est pas la première opération attribuée à des membres de la BAS en Belgique.
En mars 2025, le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, ainsi que l’ambassadeur Daniel Evina Abe’e avaient été pris à partie à Bruxelles. Dans un communiqué publié après les faits, l’ambassade avait condamné une agression qu’elle qualifiait d’inadmissible. Actu Cameroun avait alors relayé la réaction de l’ambassade.
Une autre intrusion, survenue en juin 2021, avait provoqué une crise diplomatique entre Yaoundé et Bruxelles. L’ambassadeur de Belgique au Cameroun avait été convoqué par les autorités camerounaises.
Ces précédents montrent que les représentations diplomatiques camerounaises sont devenues des lieux privilégiés de mobilisation pour une partie de la diaspora opposée au pouvoir de Yaoundé.
Qui est Jacques Bertrand Mang ?
Jacques Bertrand Mang est un activiste, entrepreneur et ancien responsable politique camerounais. Il a notamment été membre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, le PCRN, avant de rejoindre l’Union des populations du Cameroun, selon plusieurs sources locales.
Très actif sur les réseaux sociaux, il est connu pour ses prises de position critiques envers le gouvernement, mais aussi envers certaines figures de l’opposition camerounaise.
Jacques Bertrand Mang a été placé en détention à la prison centrale de New Bell, à Douala, le 1er juillet 2026. Il est poursuivi pour plusieurs infractions, dont des violences sur fonctionnaire, une entrave au fonctionnement d’un service public et de la diffamation sur les réseaux sociaux.
Ces poursuites seraient liées à une altercation avec un policier, au cours de laquelle le téléphone de l’activiste aurait été endommagé alors qu’il filmait une réunion. Cette version est rapportée par sa défense et par plusieurs médias camerounais.
Le 17 juillet 2026, le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Sa défense, à laquelle participe notamment l’avocate Alice Nkom, estime que cette détention vise à sanctionner son engagement politique. Les autorités judiciaires camerounaises maintiennent pour leur part des chefs d’accusation de droit commun. Actu Cameroun a rendu compte de la décision judiciaire du 17 juillet.
En l’absence d’une décision définitive de justice, Jacques Bertrand Mang bénéficie de la présomption d’innocence.
Qui est Aladji Loukman Barbakassim ?
Aladji Loukman Barbakassim — dont le nom est également orthographié Lougman, Lukman ou Lookman dans différentes publications — est présenté comme un militant proche de l’opposant Issa Tchiroma Bakary.
Selon ses proches et la plateforme politique L’Union pour le Changement, il serait revenu au Cameroun en avril 2026 pour assister aux obsèques de son père. Il aurait été interpellé à son arrivée à l’aéroport international de Douala, après un vol en provenance de Paris.
À cette période, L’Union pour le Changement avait signalé sa disparition et demandé aux autorités camerounaises de préciser sa situation. Actu Cameroun avait relayé cette alerte le 11 avril 2026.
La BAS affirme désormais qu’il serait détenu à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. Toutefois, RADIOTAMTAM AFRICA n’a pas trouvé de décision judiciaire publique permettant de confirmer son statut juridique, les accusations éventuellement retenues contre lui ou son lieu exact de détention.
Une communication officielle des autorités camerounaises reste nécessaire pour établir clairement sa situation.
Pourquoi la diaspora camerounaise cible-t-elle les ambassades ?
Pour une partie de l’opposition camerounaise établie à l’étranger, les ambassades représentent la présence institutionnelle la plus visible du gouvernement.
Les rassemblements organisés devant ces représentations visent à interpeller simultanément :
·         le gouvernement camerounais ;
·         les autorités du pays d’accueil ;
·         les institutions européennes ;
·         les organisations de défense des droits humains ;
·         les médias internationaux ;
·         les communautés camerounaises de la diaspora.
Ces mobilisations permettent de donner une visibilité internationale à des affaires qui restent parfois peu médiatisées en dehors du Cameroun.
Elles soulèvent toutefois une question fondamentale : jusqu’où peut aller la contestation politique lorsqu’elle vise une représentation diplomatique ?
Liberté de manifester et protection des ambassades
Le droit de manifester et la liberté d’expression permettent de contester pacifiquement une politique gouvernementale, y compris devant une ambassade.
Cependant, pénétrer sans autorisation dans une représentation diplomatique, asperger des personnes ou dégrader des locaux dépasse le cadre d’un rassemblement pacifique et peut entraîner des poursuites conformément au droit du pays d’accueil.
La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques reconnaît le principe d’inviolabilité des locaux d’une mission. L’État d’accueil a l’obligation de les protéger contre les intrusions, les dommages et les atteintes à leur dignité.
Cette protection juridique ne supprime pas le droit de dénoncer une détention considérée comme arbitraire. Elle impose cependant que cette contestation respecte la sécurité des personnes, les biens et le droit applicable.
Une affaire révélatrice des tensions politiques camerounaises
L’action menée à Bruxelles remet au premier plan le débat sur les libertés publiques, le traitement judiciaire des opposants et la place de la diaspora dans la contestation politique camerounaise.
Pour les militants de la BAS, l’objectif consiste à maintenir une pression internationale sur le gouvernement de Paul Biya et à obtenir des informations sur les personnes détenues.
Pour les autorités camerounaises, les intrusions et les actions visant les ambassades constituent des atteintes graves aux institutions et au personnel diplomatique.
Entre ces deux positions, une exigence demeure : les autorités doivent communiquer de manière transparente sur le statut, le lieu de détention, les accusations et les droits judiciaires de chaque personne incarcérée.
La défense des droits humains ne saurait justifier les violences contre des personnes. Inversement, la sécurité des institutions ne doit pas empêcher les demandes légitimes de transparence, de justice et de respect des libertés fondamentales.
Ce qu’il faut retenir
·         Date : jeudi 3 septembre 2026.
·         Lieu : ambassade du Cameroun, 131 avenue Brugmann, à Forest, Bruxelles.
·         Participants : personnes se présentant comme des militants de la BAS Belgique.
·         Action rapportée : projection de farine dans les locaux et sur certaines personnes présentes.
·         Revendication : libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman Barbakassim.
·         Situation officielle : aucun communiqué précis de l’ambassade ou des autorités belges n’avait été identifié au moment de la rédaction.
·         Point de vigilance : le statut judiciaire et le lieu de détention d’Aladji Loukman restent insuffisamment documentés publiquement.
Cet article pourra être actualisé à la suite d’une réaction officielle de l’ambassade du Cameroun, de la police belge ou des autorités judiciaires camerounaises.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
Ambassade du Cameroun en Belgique, BAS Belgique, Brigade Anti-Sardinards, ambassade du Cameroun Bruxelles, Jacques Bertrand Mang, Aladji Loukman Barbakassim, diaspora camerounaise, prisonniers politiques Cameroun, opposition camerounaise, Paul Biya, manifestation Bruxelles, droits humains Cameroun, relations Cameroun Belgique.

 
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  </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>

<p><span>Bruxelles — Cameroun</span></p>
<span>À Bruxelles, des militants de la BAS ont enfariné l’ambassade du Cameroun</span>

<span>Ils réclament la libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman</span>

<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span></p>

<p><span>La Parole est une Force</span></p>

<p><span>À Bruxelles, des militants de la BAS ont enfariné l’ambassade du Cameroun pour réclamer la libération de Jacques Bertrand Mang et Aladji Loukman.</span></p>
<p><strong><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span></span></p>
<p><strong><span>BRUXELLES —</span></strong><span> Des personnes se présentant comme des militants de la Brigade Anti-Sardinards, ou BAS Belgique, ont mené, jeudi 3 septembre 2026, une action à l’intérieur de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles.</span></p>
<p><span>Selon des vidéos et des publications diffusées sur les réseaux sociaux, les participants ont projeté de la farine dans les locaux de la représentation diplomatique camerounaise et sur plusieurs personnes présentes. Ils ont également brandi des drapeaux, des pancartes et scandé des messages réclamant la libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman Barbakassim.</span></p>
<p><span>Les militants de la BAS présentent ces deux hommes comme des opposants détenus pour des raisons politiques. Cette qualification relève toutefois de leur mouvement et de leurs soutiens. Elle n’a pas été reconnue officiellement par les autorités camerounaises.</span></p>
<p><span>Au moment de la rédaction de cet article, <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b> n’avait trouvé aucun communiqué officiel de l’ambassade, des autorités belges ou du gouvernement camerounais portant précisément sur cet incident du 3 septembre 2026.</span></p>
<span>Que s’est-il passé à l’ambassade du Cameroun en Belgique ?</span>
<p><span>Les images publiées en ligne montrent plusieurs personnes à l’intérieur de la représentation diplomatique. De la farine apparaît sur le sol, sur le mobilier et sur certaines personnes présentes.</span></p>
<p><span>La BAS Belgique revendique cette opération comme une action politique destinée à attirer l’attention sur le sort de militants et d’opposants incarcérés au Cameroun.</span></p>
<p><span>Les circonstances exactes de l’entrée des manifestants, l’étendue des éventuelles dégradations, le nombre de personnes impliquées et l’existence d’interpellations n’étaient pas encore confirmés par une source officielle au moment de la publication.</span></p>
<p><span>L’ambassade de la République du Cameroun en Belgique est située au <strong><span>131, avenue Brugmann, 1190 Forest, à Bruxelles</span></strong>. Elle représente également le Cameroun auprès de l’Union européenne. Le chef de la mission diplomatique est l’ambassadeur Daniel Evina Abe’e. Ces informations sont confirmées par le <a href="https://cameroon.be/ambassador/">site officiel de l’ambassade du Cameroun</a> et par le <a href="https://www.eeas.europa.eu/corp/cameroon_en">Service européen pour l’action extérieure</a>.</span></p>
<span>Pourquoi la BAS a-t-elle mené cette action ?</span>
<p><span>La Brigade Anti-Sardinards affirme vouloir obtenir la libération de deux hommes :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Jacques Bertrand Mang</span></strong><span>, activiste camerounais détenu à Douala ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Aladji Loukman Barbakassim</span></strong><span>, militant présenté comme un soutien d’Issa Tchiroma Bakary.</span></p>
<p><span>Dans ses publications, la BAS situe Jacques Bertrand Mang dans un établissement pénitentiaire de Douala et Aladji Loukman à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé.</span></p>
<p><span>Ces indications doivent néanmoins être considérées avec prudence. Plusieurs sources camerounaises placent Jacques Bertrand Mang à la prison centrale de New Bell, à Douala. Quant à la situation judiciaire et au lieu exact de détention d’Aladji Loukman, les informations publiques restent incomplètes.</span></p>
<span>Qui est la Brigade Anti-Sardinards ?</span>
<p><span>La Brigade Anti-Sardinards est un collectif militant issu de la diaspora camerounaise. Le mouvement est apparu en France à la suite de l’élection présidentielle camerounaise de 2018.</span></p>
<p><span>La BAS s’oppose au président Paul Biya, à son gouvernement et aux personnalités qu’elle considère comme des soutiens du pouvoir camerounais.</span></p>
<p><span>Le terme « sardinards » est utilisé par les militants pour désigner les sympathisants du régime. Il fait notamment référence aux distributions de pain et de sardines associées, dans le discours militant, à certains rassemblements politiques.</span></p>
<p><span>La BAS dispose de relais dans plusieurs pays européens et nord-américains, notamment en France, en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis.</span></p>
<p><span>Ses modes d’action comprennent des manifestations, des rassemblements devant les ambassades, des interruptions d’événements officiels et des opérations symboliques d’enfarinage.</span></p>
<span>Des précédents à Bruxelles</span>
<p><span>L’action du 3 septembre 2026 n’est pas la première opération attribuée à des membres de la BAS en Belgique.</span></p>
<p><span>En mars 2025, le ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, ainsi que l’ambassadeur Daniel Evina Abe’e avaient été pris à partie à Bruxelles. Dans un communiqué publié après les faits, l’ambassade avait condamné une agression qu’elle qualifiait d’inadmissible. <a href="https://actucameroun.com/2025/03/04/agresssion-de-mounouna-foutsou-lambassadeur-du-cameroun-au-royaume-de-belgique-exprime-sa-vive-indignation/">Actu Cameroun avait alors relayé la réaction de l’ambassade</a>.</span></p>
<p><span>Une autre intrusion, survenue en juin 2021, avait provoqué une crise diplomatique entre Yaoundé et Bruxelles. L’ambassadeur de Belgique au Cameroun avait été convoqué par les autorités camerounaises.</span></p>
<p><span>Ces précédents montrent que les représentations diplomatiques camerounaises sont devenues des lieux privilégiés de mobilisation pour une partie de la diaspora opposée au pouvoir de Yaoundé.</span></p>
<span>Qui est Jacques Bertrand Mang ?</span>
<p><span>Jacques Bertrand Mang est un activiste, entrepreneur et ancien responsable politique camerounais. Il a notamment été membre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, le PCRN, avant de rejoindre l’Union des populations du Cameroun, selon plusieurs sources locales.</span></p>
<p><span>Très actif sur les réseaux sociaux, il est connu pour ses prises de position critiques envers le gouvernement, mais aussi envers certaines figures de l’opposition camerounaise.</span></p>
<p><span>Jacques Bertrand Mang a été placé en détention à la prison centrale de New Bell, à Douala, le 1er juillet 2026. Il est poursuivi pour plusieurs infractions, dont des violences sur fonctionnaire, une entrave au fonctionnement d’un service public et de la diffamation sur les réseaux sociaux.</span></p>
<p><span>Ces poursuites seraient liées à une altercation avec un policier, au cours de laquelle le téléphone de l’activiste aurait été endommagé alors qu’il filmait une réunion. Cette version est rapportée par sa défense et par plusieurs médias camerounais.</span></p>
<p><span>Le 17 juillet 2026, le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire. Sa défense, à laquelle participe notamment l’avocate Alice Nkom, estime que cette détention vise à sanctionner son engagement politique. Les autorités judiciaires camerounaises maintiennent pour leur part des chefs d’accusation de droit commun. <a href="https://actucameroun.com/2026/07/17/jacques-bertrand-mang-reste-en-prison-le-tribunal-rejette-sa-demande-de-mise-en-liberte/">Actu Cameroun a rendu compte de la décision judiciaire du 17 juillet</a>.</span></p>
<p><span>En l’absence d’une décision définitive de justice, Jacques Bertrand Mang bénéficie de la présomption d’innocence.</span></p>
<span>Qui est Aladji Loukman Barbakassim ?</span>
<p><span>Aladji Loukman Barbakassim — dont le nom est également orthographié Lougman, Lukman ou Lookman dans différentes publications — est présenté comme un militant proche de l’opposant Issa Tchiroma Bakary.</span></p>
<p><span>Selon ses proches et la plateforme politique L’Union pour le Changement, il serait revenu au Cameroun en avril 2026 pour assister aux obsèques de son père. Il aurait été interpellé à son arrivée à l’aéroport international de Douala, après un vol en provenance de Paris.</span></p>
<p><span>À cette période, L’Union pour le Changement avait signalé sa disparition et demandé aux autorités camerounaises de préciser sa situation. <a href="https://actucameroun.com/2026/04/11/lunion-pour-le-changement-alerte-sur-la-disparition-dun-activiste-pro-tchiroma-a-laeroport-de-douala/">Actu Cameroun avait relayé cette alerte le 11 avril 2026</a>.</span></p>
<p><span>La BAS affirme désormais qu’il serait détenu à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. Toutefois, RADIOTAMTAM AFRICA n’a pas trouvé de décision judiciaire publique permettant de confirmer son statut juridique, les accusations éventuellement retenues contre lui ou son lieu exact de détention.</span></p>
<p><span>Une communication officielle des autorités camerounaises reste nécessaire pour établir clairement sa situation.</span></p>
<span>Pourquoi la diaspora camerounaise cible-t-elle les ambassades ?</span>
<p><span>Pour une partie de l’opposition camerounaise établie à l’étranger, les ambassades représentent la présence institutionnelle la plus visible du gouvernement.</span></p>
<p><span>Les rassemblements organisés devant ces représentations visent à interpeller simultanément :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le gouvernement camerounais ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les autorités du pays d’accueil ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les institutions européennes ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les organisations de défense des droits humains ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les médias internationaux ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les communautés camerounaises de la diaspora.</span></p>
<p><span>Ces mobilisations permettent de donner une visibilité internationale à des affaires qui restent parfois peu médiatisées en dehors du Cameroun.</span></p>
<p><span>Elles soulèvent toutefois une question fondamentale : jusqu’où peut aller la contestation politique lorsqu’elle vise une représentation diplomatique ?</span></p>
<span>Liberté de manifester et protection des ambassades</span>
<p><span>Le droit de manifester et la liberté d’expression permettent de contester pacifiquement une politique gouvernementale, y compris devant une ambassade.</span></p>
<p><span>Cependant, pénétrer sans autorisation dans une représentation diplomatique, asperger des personnes ou dégrader des locaux dépasse le cadre d’un rassemblement pacifique et peut entraîner des poursuites conformément au droit du pays d’accueil.</span></p>
<p><span>La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques reconnaît le principe d’inviolabilité des locaux d’une mission. L’État d’accueil a l’obligation de les protéger contre les intrusions, les dommages et les atteintes à leur dignité.</span></p>
<p><span>Cette protection juridique ne supprime pas le droit de dénoncer une détention considérée comme arbitraire. Elle impose cependant que cette contestation respecte la sécurité des personnes, les biens et le droit applicable.</span></p>
<span>Une affaire révélatrice des tensions politiques camerounaises</span>
<p><span>L’action menée à Bruxelles remet au premier plan le débat sur les libertés publiques, le traitement judiciaire des opposants et la place de la diaspora dans la contestation politique camerounaise.</span></p>
<p><span>Pour les militants de la BAS, l’objectif consiste à maintenir une pression internationale sur le gouvernement de Paul Biya et à obtenir des informations sur les personnes détenues.</span></p>
<p><span>Pour les autorités camerounaises, les intrusions et les actions visant les ambassades constituent des atteintes graves aux institutions et au personnel diplomatique.</span></p>
<p><span>Entre ces deux positions, une exigence demeure : les autorités doivent communiquer de manière transparente sur le statut, le lieu de détention, les accusations et les droits judiciaires de chaque personne incarcérée.</span></p>
<p><span>La défense des droits humains ne saurait justifier les violences contre des personnes. Inversement, la sécurité des institutions ne doit pas empêcher les demandes légitimes de transparence, de justice et de respect des libertés fondamentales.</span></p>
<span>Ce qu’il faut retenir</span>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Date :</span></strong><span> jeudi 3 septembre 2026.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Lieu :</span></strong><span> ambassade du Cameroun, 131 avenue Brugmann, à Forest, Bruxelles.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Participants :</span></strong><span> personnes se présentant comme des militants de la BAS Belgique.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Action rapportée :</span></strong><span> projection de farine dans les locaux et sur certaines personnes présentes.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Revendication :</span></strong><span> libération de Jacques Bertrand Mang et d’Aladji Loukman Barbakassim.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Situation officielle :</span></strong><span> aucun communiqué précis de l’ambassade ou des autorités belges n’avait été identifié au moment de la rédaction.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>Point de vigilance :</span></strong><span> le statut judiciaire et le lieu de détention d’Aladji Loukman restent insuffisamment documentés publiquement.</span></p>
<p><em><span>Cet article pourra être actualisé à la suite d’une réaction officielle de l’ambassade du Cameroun, de la police belge ou des autorités judiciaires camerounaises.</span></em><span></span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Ambassade du Cameroun en Belgique, BAS Belgique, Brigade Anti-Sardinards, ambassade du Cameroun Bruxelles, Jacques Bertrand Mang, Aladji Loukman Barbakassim, diaspora camerounaise, prisonniers politiques Cameroun, opposition camerounaise, Paul Biya, manifestation Bruxelles, droits humains Cameroun, relations Cameroun Belgique.</span></p>


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<p>  </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 03 Sep 2026 22:32:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

 Mardi 1er septembre 2026 
 Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
 Réalisation : G.-V.
 En direct de Bezons, en Île-de-France

RADIOTAMTAM AFRICA
LA PAROLE EST UNE FORCE

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
Ce mardi 1er septembre 2026, plusieurs dossiers majeurs retiennent notre attention.
De la République démocratique du Congo à l’Afrique du Sud, de l’Éthiopie au Sénégal, de la Guinée au Burkina Faso, nous allons décrypter les événements, mais aussi regarder ce qu’ils signifient concrètement pour les populations africaines.
LES TITRES
En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola franchit un seuil dramatique : les données gouvernementales citées dans votre dossier font état de 6 041 cas confirmés et 2 911 décès dans six provinces. La crise est à la fois sanitaire, sécuritaire et communautaire.
Au G20, l’Afrique du Sud n’a pas été invitée à la réunion des ministres des Finances organisée sous présidence américaine à Asheville, alors que la Russie y fait son retour. Pretoria demeure pourtant membre du G20.
En Éthiopie, le dialogue national recommande la création d’une présidence exécutive réunissant les fonctions actuellement exercées par le Premier ministre et le président. Une proposition qui relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs et les contre-pouvoirs institutionnels.
Au Sénégal, les discussions avec le Fonds monétaire international progressent, mais aucun nouvel accord n’est encore annoncé. Le pays cherche toujours une issue après la révélation d’une dette publique largement sous-déclarée.
En Guinée, vingt organisations africaines réclament une enquête indépendante après la découverte de six corps à Alassoya, dans la préfecture de Forécariah.
Réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique : un comité des Nations unies considère que les États parties doivent traiter leurs conséquences persistantes. Une évolution importante dans le débat juridique international, même s’il ne s’agit pas d’un jugement imposant automatiquement des indemnisations.
En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune demande une modification du Code pénal permettant de condamner à mort les auteurs d’incendies volontaires, après des feux meurtriers dans le nord-est du pays.
Au Nigeria, le PIB progresse de 4,43 % sur un an au deuxième trimestre, mais cette croissance reste éloignée de l’objectif annuel de 7 % fixé pour 2027. Une question demeure : cette croissance se traduit-elle réellement dans le quotidien des Nigérians ?
Au Kenya, les personnels de l’aviation mettent fin à leur mouvement de grève. Les vols doivent progressivement revenir à la normale, mais plusieurs revendications sociales restent à négocier.
Et enfin, au Burkina Faso, la culture de l’ananas se développe autour de Bobo-Dioulasso et s'inscrit dans les ambitions de souveraineté agricole du pays. Mais la question de l’eau, des coûts de production et de la transformation locale reste déterminante.
Voilà pour les principaux titres. Place maintenant au développement de l’actualité.
FIL ROUGE ÉDITORIAL
Trois sujets peuvent constituer la colonne vertébrale de cette édition.
D’abord, Ebola en RDC, parce que l’ampleur annoncée de l’épidémie impose de regarder au-delà des chiffres : accès aux soins, protection des soignants, confiance des communautés et sécurité des équipes sanitaires.
Ensuite, la place de l’Afrique dans le G20. L’absence de l’Afrique du Sud à une réunion organisée par les États-Unis pose une question plus large : quelle capacité les États africains ont-ils réellement à peser dans les institutions de gouvernance mondiale ?
Enfin, les réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique. Le débat ne porte plus seulement sur une éventuelle compensation financière. Il concerne également les archives, les restitutions, la mémoire, l'éducation et les inégalités structurelles.
CONCLUSION — CORRIGÉE POUR CETTE ÉDITION
Ainsi s’achève ce Grand Journal de l’Afrique du mardi 1er septembre 2026.
Cette édition aura été dominée par l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo, les interrogations sur la représentation africaine au sein du G20, mais également par les débats institutionnels en Éthiopie et les difficiles négociations économiques entre le Sénégal et le FMI.
Nous retiendrons également la demande d’enquête indépendante en Guinée, la reprise progressive du trafic aérien au Kenya, la croissance économique nigériane, les incendies meurtriers en Algérie et les ambitions agricoles du Burkina Faso.
Et puis, un dossier qui touche directement à l’histoire de l’Afrique et de ses diasporas : celui des réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique.
Informer, ce n’est pas simplement annoncer.
Informer, c’est vérifier. C’est contextualiser. C’est distinguer les faits des déclarations, les projets des décisions définitives et les chiffres de la réalité vécue par les populations.
C’est cette exigence que nous voulons continuer à défendre sur RADIOTAMTAM AFRICA.
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.
Prenez soin de vous et de vos proches.
À très bientôt pour une nouvelle édition du Grand Journal de l’Afrique.
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<p><span> <strong>Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
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<p><span>Merci de nous rejoindre pour <b>Le Grand Journal de l’Afrique</b>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<p><span>Ce <b>mardi 1er septembre 2026</b>, plusieurs dossiers majeurs retiennent notre attention.</span></p>
<p><span>De la République démocratique du Congo à l’Afrique du Sud, de l’Éthiopie au Sénégal, de la Guinée au Burkina Faso, nous allons décrypter les événements, mais aussi regarder ce qu’ils signifient concrètement pour les populations africaines.</span></p>
<p><b><span>LES TITRES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>En République démocratique du Congo</span></b><span>, l’épidémie d’Ebola franchit un seuil dramatique : les données gouvernementales citées dans votre dossier font état de <b>6 041 cas confirmés et 2 911 décès dans six provinces</b>. La crise est à la fois sanitaire, sécuritaire et communautaire.</span></p>
<p><b><span>Au G20</span></b><span>, l’Afrique du Sud n’a pas été invitée à la réunion des ministres des Finances organisée sous présidence américaine à Asheville, alors que la Russie y fait son retour. Pretoria demeure pourtant membre du G20.</span></p>
<p><b><span>En Éthiopie</span></b><span>, le dialogue national recommande la création d’une <b>présidence exécutive</b> réunissant les fonctions actuellement exercées par le Premier ministre et le président. Une proposition qui relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs et les contre-pouvoirs institutionnels.</span></p>
<p><b><span>Au Sénégal</span></b><span>, les discussions avec le Fonds monétaire international progressent, mais aucun nouvel accord n’est encore annoncé. Le pays cherche toujours une issue après la révélation d’une dette publique largement sous-déclarée.</span></p>
<p><b><span>En Guinée</span></b><span>, vingt organisations africaines réclament une enquête indépendante après la découverte de six corps à Alassoya, dans la préfecture de Forécariah.</span></p>
<p><b><span>Réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique</span></b><span> : un comité des Nations unies considère que les États parties doivent traiter leurs conséquences persistantes. Une évolution importante dans le débat juridique international, même s’il ne s’agit pas d’un jugement imposant automatiquement des indemnisations.</span></p>
<p><b><span>En Algérie</span></b><span>, le président Abdelmadjid Tebboune demande une modification du Code pénal permettant de condamner à mort les auteurs d’incendies volontaires, après des feux meurtriers dans le nord-est du pays.</span></p>
<p><b><span>Au Nigeria</span></b><span>, le PIB progresse de <b>4,43 % sur un an au deuxième trimestre</b>, mais cette croissance reste éloignée de l’objectif annuel de 7 % fixé pour 2027. Une question demeure : cette croissance se traduit-elle réellement dans le quotidien des Nigérians ?</span></p>
<p><b><span>Au Kenya</span></b><span>, les personnels de l’aviation mettent fin à leur mouvement de grève. Les vols doivent progressivement revenir à la normale, mais plusieurs revendications sociales restent à négocier.</span></p>
<p><span>Et enfin, <b>au Burkina Faso</b>, la culture de l’ananas se développe autour de Bobo-Dioulasso et s'inscrit dans les ambitions de souveraineté agricole du pays. Mais la question de l’eau, des coûts de production et de la transformation locale reste déterminante.</span></p>
<p><b><span>Voilà pour les principaux titres. Place maintenant au développement de l’actualité.</span></b><span></span></p>
<p><b><span>FIL ROUGE ÉDITORIAL</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Trois sujets peuvent constituer la colonne vertébrale de cette édition.</span></p>
<p><span>D’abord, <b>Ebola en RDC</b>, parce que l’ampleur annoncée de l’épidémie impose de regarder au-delà des chiffres : accès aux soins, protection des soignants, confiance des communautés et sécurité des équipes sanitaires.</span></p>
<p><span>Ensuite, <b>la place de l’Afrique dans le G20</b>. L’absence de l’Afrique du Sud à une réunion organisée par les États-Unis pose une question plus large : quelle capacité les États africains ont-ils réellement à peser dans les institutions de gouvernance mondiale ?</span></p>
<p><span>Enfin, <b>les réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique</b>. Le débat ne porte plus seulement sur une éventuelle compensation financière. Il concerne également les archives, les restitutions, la mémoire, l'éducation et les inégalités structurelles.</span></p>
<p><b><span>CONCLUSION — CORRIGÉE POUR CETTE ÉDITION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ainsi s’achève ce <b>Grand Journal de l’Afrique du mardi 1er septembre 2026</b>.</span></p>
<p><span>Cette édition aura été dominée par <b>l’urgence sanitaire en République démocratique du Congo</b>, les interrogations sur <b>la représentation africaine au sein du G20</b>, mais également par les débats institutionnels en Éthiopie et les difficiles négociations économiques entre le Sénégal et le FMI.</span></p>
<p><span>Nous retiendrons également la demande d’enquête indépendante en Guinée, la reprise progressive du trafic aérien au Kenya, la croissance économique nigériane, les incendies meurtriers en Algérie et les ambitions agricoles du Burkina Faso.</span></p>
<p><span>Et puis, un dossier qui touche directement à l’histoire de l’Afrique et de ses diasporas : <b>celui des réparations liées à l’esclavage et à la traite transatlantique</b>.</span></p>
<p><span>Informer, ce n’est pas simplement annoncer.</span></p>
<p><b><span>Informer, c’est vérifier. C’est contextualiser. C’est distinguer les faits des déclarations, les projets des décisions définitives et les chiffres de la réalité vécue par les populations.</span></b><span></span></p>
<p><span>C’est cette exigence que nous voulons continuer à défendre sur <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>.</span></p>
<p><b><span>ALLEZ-VOUS NOUS SOUTENIR ?</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
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<p><span>Je suis <b>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</b>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>.</span></p>
<p><span>Merci pour votre écoute, votre confiance et votre fidélité.</span></p>
<p><span>Prenez soin de vous et de vos proches.</span></p>
<p><span>À très bientôt pour une nouvelle édition du <b>Grand Journal de l’Afrique</b>.</span></p>
<p><b><span>RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE.</span></b></p><p><b></b></p>

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      <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 11:22:00 +0000</pubDate>
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      <title>Dolly Parton et l’Afrique : l’héritage méconnu d’une icône de la country</title>
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RADIOTAMTAM AFRICA — HOMMAGE
Dolly Parton et l’Afrique
L’héritage méconnu d’une icône de la country



Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA



De Nairobi à Johannesburg, découvrez comment Dolly Parton a marqué l’Afrique par sa musique, ses collaborations, son humanisme et son engagement éducatif.


 RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Chapô
Décédée le 25 août 2026 à l’âge de 80 ans, Dolly Parton laisse derrière elle un héritage qui dépasse largement les frontières des États-Unis. Au Kenya, en Afrique du Sud et dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, ses chansons ont accompagné plusieurs générations d’auditeurs. De « Jolene » à sa collaboration avec Ladysmith Black Mambazo, en passant par son engagement mondial en faveur de l’alphabétisation, l’icône de la country entretenait avec l’Afrique des liens culturels profonds et parfois méconnus.
RADIOTAMTAM AFRICA rend hommage à Dolly Parton
Sur RADIOTAMTAM.ORG, nous nous joignons aux millions de personnes qui, en Afrique et dans le monde, rendent hommage à Dolly Parton.
Elle n’a jamais cherché à appartenir à l’Afrique. Pourtant, d’une certaine manière, elle y est parvenue.
Elle est entrée dans les foyers par une chanson diffusée sur une radio de Nairobi, par un refrain repris en Afrique du Sud et par l’histoire d’un manteau fait de morceaux de tissu, dont le message pouvait résonner aussi fortement dans le Limpopo qu’au Tennessee.
Merci, Dolly, pour votre musique, votre générosité et votre capacité à nous rappeler qu’une belle histoire ne connaît ni frontière ni nationalité.
Reposez en paix.
Pourquoi Dolly Parton était-elle populaire en Afrique ?
La musique country est parfois présentée comme un genre exclusivement américain. Pourtant, elle bénéficie depuis longtemps d’un public fidèle dans plusieurs régions d’Afrique.
Au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, des générations d’auditeurs ont grandi avec les chansons de Dolly Parton, Kenny Rogers, Don Williams et d’autres grandes figures de la musique country.
Ces artistes racontaient la pauvreté, le travail, les relations familiales, les difficultés de la vie, la foi et la persévérance. Autant de thèmes universels qui ont trouvé un écho particulier auprès des publics africains.

La disparition de Dolly Parton a ainsi été ressentie bien au-delà de Nashville. Les hommages venus d’Afrique ont révélé la profondeur d’une relation culturelle construite pendant plusieurs décennies.
Dolly Parton, une voix familière sur les radios du Kenya
C’est au Kenya que l’influence africaine de Dolly Parton apparaît avec le plus de force.
Des titres comme « Jolene », « 9 to 5 » et « Coat of Many Colors » sont devenus des classiques de la programmation musicale de nombreuses radios kényanes.
Pour les animateurs et les auditeurs qui ont grandi avec ces chansons, Dolly Parton n’était pas seulement une vedette américaine. Elle représentait une voix familière, associée aux souvenirs familiaux, aux voyages, au travail et aux soirées passées autour de la radio.
Catherine Ndonye, qui a animé l’émission « Sundowner » sur la Kenya Broadcasting Corporation pendant plus de trente ans, a témoigné de la difficulté de sélectionner quelques chansons pour lui rendre hommage.
Ce choix est d’autant plus difficile que Dolly Parton laisse un répertoire exceptionnel, construit au cours de plus de six décennies de carrière.
Les origines de la musique country au Kenya
L’attachement du Kenya à la musique country ne date pas d’hier.
Dès les années 1920 et 1930, des auditeurs kényans découvraient sur des disques 78 tours des artistes américains comme Jimmie Rodgers. Cette musique a progressivement trouvé sa place dans les foyers, les émissions radiophoniques et les clubs.
Aujourd’hui encore, des artistes kényans s’approprient ce genre musical et le réinterprètent selon leur sensibilité.
Cette culture country s’est également rapprochée du Mugithi, une musique populaire fondée sur la guitare et associée à la communauté kikuyu. Comme la country américaine, le Mugithi raconte la vie quotidienne, les relations humaines, la communauté et les transformations sociales.
Dolly Parton a donc rencontré en Afrique de l’Est un public déjà sensible à l’art du récit musical.
« Coat of Many Colors », une histoire universelle de dignité
Parmi toutes les chansons de Dolly Parton, « Coat of Many Colors » occupe une place particulière.
La chanson raconte comment sa mère lui avait confectionné un manteau à partir de morceaux de tissu. Inspirée par l’histoire biblique de Joseph, la jeune Dolly portait fièrement ce vêtement, malgré les moqueries de ses camarades.
À travers cette histoire autobiographique, Dolly Parton affirmait que la véritable richesse ne dépend pas des biens matériels. Elle réside dans l’amour, la dignité, le caractère et la force intérieure.
Ce message a trouvé un écho profond auprès de nombreuses familles africaines ayant connu la pauvreté, mais aussi la solidarité, la fierté et la volonté de construire un avenir meilleur.
La chanson dépasse ainsi son contexte américain. Elle devient un récit universel sur la dignité humaine.
Nelson Mandela aimait-il « Jolene » de Dolly Parton ?
L’un des épisodes les plus marquants de la relation entre Dolly Parton et l’Afrique concerne Nelson Mandela.
Dans le podcast de la radio publique américaine NPR, « Dolly Parton’s America », l’ancien militant anti-apartheid Tokyo Sexwale a raconté que les prisonniers de Robben Island étaient parfois autorisés à choisir la musique diffusée par les haut-parleurs.
Selon son témoignage, Nelson Mandela avait choisi « Jolene », le célèbre titre enregistré par Dolly Parton en 1973.
Tokyo Sexwale expliquait que Mandela aimait cette chanson et que sa puissance émotionnelle pouvait toucher n’importe quel être humain.
Ce témoignage illustre la capacité de la musique à franchir les murs d’une prison, les frontières politiques et les distances géographiques. AOL — De Nashville à Nairobi, l’héritage africain de Dolly Parton.
Le passage controversé de Dolly Parton à Sun City
Les relations de Dolly Parton avec l’Afrique du Sud comprennent également un épisode controversé.
En 1982, la chanteuse s’est produite au Sun City Superbowl, dans le Bophuthatswana. Ce territoire avait été déclaré indépendant par le régime sud-africain, sans reconnaissance internationale.
À cette époque, le boycott culturel contre l’apartheid appelait les artistes internationaux à ne pas se produire en Afrique du Sud.
Dolly Parton a déclaré par la suite qu’elle regrettait cette programmation et qu’elle n’avait pas pleinement compris le contexte politique local. Elle s’est ensuite engagée à ne plus se produire en Afrique du Sud tant que le régime d’apartheid serait en place.
Cet épisode rappelle l’importance, pour les artistes internationaux, de comprendre les réalités historiques et politiques des pays dans lesquels ils se produisent.
Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo : une rencontre musicale historique
L’un des plus beaux chapitres de son histoire africaine reste sa collaboration avec le groupe vocal sud-africain Ladysmith Black Mambazo.
En 1996, Dolly Parton a invité le groupe fondé par Joseph Shabalala à participer à sa reprise de « Peace Train », une chanson initialement composée par Cat Stevens.
Le morceau, intitulé « Peace Train/Isitimela Sokuthula », figure sur l’album Treasures. Il associe la voix country de Dolly Parton aux harmonies profondes de l’isicathamiya sud-africain.
Cette collaboration ne relevait pas d’un simple effet artistique. Elle représentait une véritable rencontre entre deux univers musicaux capables de se reconnaître et de dialoguer.
Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo ont ensuite repris leur collaboration autour de « Knockin’ on Heaven’s Door », chanson de Bob Dylan publiée sur l’album Heavenly du groupe sud-africain. Rolling Stone — Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo reprennent « Peace Train ».
Drumstruck : quand les rythmes sud-africains rencontrent Dollywood
L’Afrique du Sud a également trouvé sa place à Dollywood, le parc culturel et touristique créé par Dolly Parton dans le Tennessee.
En avril 2019, la troupe sud-africaine Drumstruck a participé au Festival des Nations. Son spectacle associait percussions, danses zouloues, rythmes de bottes en caoutchouc et influences musicales ouest-africaines.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Dolly Parton est montée sur scène, a pris un tambour et s’est jointe aux musiciens.
Ce moment symbolisait sa conception de la musique : un langage universel capable de créer une relation immédiate entre des personnes venues de cultures différentes.
« Jolene » réinventée par le Ndlovu Youth Choir
L’héritage de Dolly Parton en Afrique du Sud s’est également exprimé à travers le Ndlovu Youth Choir, originaire de la vallée de Moutse, dans le Limpopo.
En 2020, les jeunes chanteurs ont proposé une version africaine, joyeuse et chorale de « Jolene ».
Après l’annonce de la disparition de Dolly Parton, cette reprise a été largement partagée par les internautes. Une chanson née dans le Tennessee est ainsi devenue un moyen, pour une nouvelle génération de Sud-Africains, de saluer l’artiste.
Cette réinterprétation montre que l’héritage musical ne consiste pas simplement à conserver une œuvre. Il consiste aussi à la transformer, à l’adapter et à lui offrir une nouvelle vie.
La Bibliothèque de l’Imagination : plus de 300 millions de livres distribués
L’héritage de Dolly Parton dépasse largement le domaine musical.
En 1995, elle a fondé la Dolly Parton’s Imagination Library, un programme qui envoie gratuitement des livres aux enfants, de leur naissance jusqu’à l’âge de cinq ans.
Cette initiative a été créée en hommage à son père, qui n’avait jamais appris à lire.
À la fin de l’année 2025, le programme avait distribué plus de 304 millions de livres depuis sa création. Il était alors présent aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Australie et en République d’Irlande. Dolly Parton’s Imagination Library — bilan officiel.
Même si ce programme n’est pas directement implanté dans la majorité des pays africains, son modèle constitue une source d’inspiration pour les associations, les écoles et les organisations qui agissent en faveur de l’alphabétisation sur le continent.
Il démontre qu’un accès régulier aux livres dès la petite enfance peut devenir un puissant outil de transmission, d’autonomie et de réduction des inégalités.
Son engagement dans la recherche contre la Covid-19
En novembre 2020, Dolly Parton a versé un million de dollars au centre médical de l’université Vanderbilt, à Nashville, pour soutenir la recherche contre la Covid-19.
Les chercheurs de Vanderbilt ont participé aux travaux ayant contribué au développement du vaccin Moderna.
Ce don a renforcé l’image d’une artiste capable de mettre sa notoriété et ses ressources au service de l’intérêt général.
Pour de nombreux observateurs africains confrontés aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie, cet engagement a constitué une dimension importante de son héritage.
Une femme d’affaires attachée à ses origines
Dolly Parton n’était pas seulement une chanteuse et une auteure-compositrice.
Elle était également une femme d’affaires, une productrice, une actrice et une philanthrope qui avait transformé son image en une marque internationale, sans renier ses origines modestes.
Elle parlait ouvertement de la pauvreté de son enfance, de sa foi, de sa famille et de son ambition.
Cette capacité à associer authenticité, créativité et stratégie commerciale explique aussi pourquoi son parcours peut inspirer les artistes et entrepreneurs culturels africains.
Son histoire montre qu’il est possible de construire une puissance économique autour de sa création tout en restant fidèle à son identité.
Quel héritage Dolly Parton laisse-t-elle en Afrique ?
L’héritage africain de Dolly Parton repose sur plusieurs dimensions :
·         une présence durable de ses chansons sur les radios d’Afrique de l’Est ;
·         l’attachement de Nelson Mandela à « Jolene », rapporté par Tokyo Sexwale ;
·         ses collaborations avec Ladysmith Black Mambazo ;
·         la réappropriation de son répertoire par le Ndlovu Youth Choir ;
·         ses échanges artistiques avec la troupe sud-africaine Drumstruck ;
·         son modèle philanthropique en faveur de l’alphabétisation ;
·         son parcours de femme d’affaires issue d’un milieu modeste.
De Nairobi à Johannesburg, ses chansons ont accompagné des vies, des souvenirs et des combats.
Dolly Parton n’était donc pas seulement une star américaine écoutée depuis l’Afrique. Elle était une conteuse dont les récits de pauvreté, de courage, de foi, de travail et d’espérance parlaient directement aux réalités humaines du continent.
Sa voix s’est éteinte, mais ses histoires continueront de voyager.
Les politiques changent, mais les faits demeurent.
Dans un monde traversé par les bouleversements, les discours et la désinformation, RADIOTAMTAM AFRICA reste fidèle à sa mission : vous proposer un journalisme rigoureux, indépendant et fondé sur des faits vérifiés.
 Chaque jour, nous informons l’Afrique, ses diasporas et le monde avec exigence, responsabilité et liberté.
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RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.

Questions fréquentes
Quand Dolly Parton est-elle décédée ?
Dolly Parton est décédée le 25 août 2026, à l’âge de 80 ans. L’annonce a été faite par sa famille.
Pourquoi Dolly Parton était-elle populaire au Kenya ?
Ses chansons étaient diffusées depuis plusieurs décennies sur les radios kényanes. Leurs thèmes — pauvreté, famille, foi, travail et persévérance — correspondaient à la tradition narrative appréciée par de nombreux auditeurs.
Dolly Parton a-t-elle travaillé avec des artistes africains ?
Oui. Elle a notamment collaboré avec le groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo sur « Peace Train/Isitimela Sokuthula ».
Nelson Mandela aimait-il Dolly Parton ?
Selon le témoignage de Tokyo Sexwale dans le podcast « Dolly Parton’s America », Nelson Mandela aimait particulièrement la chanson « Jolene ».
Qu’est-ce que la Bibliothèque de l’Imagination ?
La Dolly Parton’s Imagination Library est un programme créé en 1995 qui envoie gratuitement des livres aux enfants jusqu’à l’âge de cinq ans. Plus de 300 millions de livres ont été distribués depuis sa création.
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<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — HOMMAGE</span></p>
<span>Dolly Parton et l’Afrique</span>
<span>L’héritage méconnu d’une icône de la country</span>



<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>



<p><span>De <strong>Nairobi</strong> à <strong>Johannesburg</strong>, découvrez comment Dolly Parton a marqué l’Afrique par sa musique, ses collaborations, son humanisme et son engagement éducatif.</span></p>


<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<span>Chapô</span>
<p><span>Décédée le <strong><span>25 août 2026 à l’âge de 80 ans</span></strong>, Dolly Parton laisse derrière elle un héritage qui dépasse largement les frontières des États-Unis. Au Kenya, en Afrique du Sud et dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, ses chansons ont accompagné plusieurs générations d’auditeurs. De « Jolene » à sa collaboration avec Ladysmith Black Mambazo, en passant par son engagement mondial en faveur de l’alphabétisation, l’icône de la country entretenait avec l’Afrique des liens culturels profonds et parfois méconnus.</span></p>
<span>RADIOTAMTAM AFRICA rend hommage à Dolly Parton</span>
<p><span>Sur <strong><span>RADIOTAMTAM.ORG</span></strong>, nous nous joignons aux millions de personnes qui, en Afrique et dans le monde, rendent hommage à Dolly Parton.</span></p>
<p><span>Elle n’a jamais cherché à appartenir à l’Afrique. Pourtant, d’une certaine manière, elle y est parvenue.</span></p>
<p><span>Elle est entrée dans les foyers par une chanson diffusée sur une radio de Nairobi, par un refrain repris en Afrique du Sud et par l’histoire d’un manteau fait de morceaux de tissu, dont le message pouvait résonner aussi fortement dans le Limpopo qu’au Tennessee.</span></p>
<p><span>Merci, Dolly, pour votre musique, votre générosité et votre capacité à nous rappeler qu’une belle histoire ne connaît ni frontière ni nationalité.</span></p>
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<span>Pourquoi Dolly Parton était-elle populaire en Afrique ?</span>
<p><span>La musique country est parfois présentée comme un genre exclusivement américain. Pourtant, elle bénéficie depuis longtemps d’un public fidèle dans plusieurs régions d’Afrique.</span></p>
<p><span>Au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, des générations d’auditeurs ont grandi avec les chansons de Dolly Parton, Kenny Rogers, Don Williams et d’autres grandes figures de la musique country.</span></p>
<p><span>Ces artistes racontaient la pauvreté, le travail, les relations familiales, les difficultés de la vie, la foi et la persévérance. Autant de thèmes universels qui ont trouvé un écho particulier auprès des publics africains.</span></p>

<p><span>La disparition de Dolly Parton a ainsi été ressentie bien au-delà de Nashville. Les hommages venus d’Afrique ont révélé la profondeur d’une relation culturelle construite pendant plusieurs décennies.</span></p>
<span>Dolly Parton, une voix familière sur les radios du Kenya</span>
<p><span>C’est au Kenya que l’influence africaine de Dolly Parton apparaît avec le plus de force.</span></p>
<p><span>Des titres comme « Jolene », « 9 to 5 » et « Coat of Many Colors » sont devenus des classiques de la programmation musicale de nombreuses radios kényanes.</span></p>
<p><span>Pour les animateurs et les auditeurs qui ont grandi avec ces chansons, Dolly Parton n’était pas seulement une vedette américaine. Elle représentait une voix familière, associée aux souvenirs familiaux, aux voyages, au travail et aux soirées passées autour de la radio.</span></p>
<p><span>Catherine Ndonye, qui a animé l’émission « Sundowner » sur la Kenya Broadcasting Corporation pendant plus de trente ans, a témoigné de la difficulté de sélectionner quelques chansons pour lui rendre hommage.</span></p>
<p><span>Ce choix est d’autant plus difficile que Dolly Parton laisse un répertoire exceptionnel, construit au cours de plus de six décennies de carrière.</span></p>
<span>Les origines de la musique country au Kenya</span>
<p><span>L’attachement du Kenya à la musique country ne date pas d’hier.</span></p>
<p><span>Dès les années 1920 et 1930, des auditeurs kényans découvraient sur des disques 78 tours des artistes américains comme Jimmie Rodgers. Cette musique a progressivement trouvé sa place dans les foyers, les émissions radiophoniques et les clubs.</span></p>
<p><span>Aujourd’hui encore, des artistes kényans s’approprient ce genre musical et le réinterprètent selon leur sensibilité.</span></p>
<p><span>Cette culture country s’est également rapprochée du <strong><span>Mugithi</span></strong>, une musique populaire fondée sur la guitare et associée à la communauté kikuyu. Comme la country américaine, le Mugithi raconte la vie quotidienne, les relations humaines, la communauté et les transformations sociales.</span></p>
<p><span>Dolly Parton a donc rencontré en Afrique de l’Est un public déjà sensible à l’art du récit musical.</span></p>
<span>« Coat of Many Colors », une histoire universelle de dignité</span>
<p><span>Parmi toutes les chansons de Dolly Parton, « Coat of Many Colors » occupe une place particulière.</span></p>
<p><span>La chanson raconte comment sa mère lui avait confectionné un manteau à partir de morceaux de tissu. Inspirée par l’histoire biblique de Joseph, la jeune Dolly portait fièrement ce vêtement, malgré les moqueries de ses camarades.</span></p>
<p><span>À travers cette histoire autobiographique, Dolly Parton affirmait que la véritable richesse ne dépend pas des biens matériels. Elle réside dans l’amour, la dignité, le caractère et la force intérieure.</span></p>
<p><span>Ce message a trouvé un écho profond auprès de nombreuses familles africaines ayant connu la pauvreté, mais aussi la solidarité, la fierté et la volonté de construire un avenir meilleur.</span></p>
<p><span>La chanson dépasse ainsi son contexte américain. Elle devient un récit universel sur la dignité humaine.</span></p>
<span>Nelson Mandela aimait-il « Jolene » de Dolly Parton ?</span>
<p><span>L’un des épisodes les plus marquants de la relation entre Dolly Parton et l’Afrique concerne Nelson Mandela.</span></p>
<p><span>Dans le podcast de la radio publique américaine NPR, « Dolly Parton’s America », l’ancien militant anti-apartheid Tokyo Sexwale a raconté que les prisonniers de Robben Island étaient parfois autorisés à choisir la musique diffusée par les haut-parleurs.</span></p>
<p><span>Selon son témoignage, Nelson Mandela avait choisi « Jolene », le célèbre titre enregistré par Dolly Parton en 1973.</span></p>
<p><span>Tokyo Sexwale expliquait que Mandela aimait cette chanson et que sa puissance émotionnelle pouvait toucher n’importe quel être humain.</span></p>
<p><span>Ce témoignage illustre la capacité de la musique à franchir les murs d’une prison, les frontières politiques et les distances géographiques. <a href="https://www.aol.co.uk/articles/nashville-nairobi-dolly-parton-enduring-163234000.html">AOL — De Nashville à Nairobi, l’héritage africain de Dolly Parton</a>.</span></p>
<span>Le passage controversé de Dolly Parton à Sun City</span>
<p><span>Les relations de Dolly Parton avec l’Afrique du Sud comprennent également un épisode controversé.</span></p>
<p><span>En 1982, la chanteuse s’est produite au Sun City Superbowl, dans le Bophuthatswana. Ce territoire avait été déclaré indépendant par le régime sud-africain, sans reconnaissance internationale.</span></p>
<p><span>À cette époque, le boycott culturel contre l’apartheid appelait les artistes internationaux à ne pas se produire en Afrique du Sud.</span></p>
<p><span>Dolly Parton a déclaré par la suite qu’elle regrettait cette programmation et qu’elle n’avait pas pleinement compris le contexte politique local. Elle s’est ensuite engagée à ne plus se produire en Afrique du Sud tant que le régime d’apartheid serait en place.</span></p>
<p><span>Cet épisode rappelle l’importance, pour les artistes internationaux, de comprendre les réalités historiques et politiques des pays dans lesquels ils se produisent.</span></p>
<span>Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo : une rencontre musicale historique</span>
<p><span>L’un des plus beaux chapitres de son histoire africaine reste sa collaboration avec le groupe vocal sud-africain <strong><span>Ladysmith Black Mambazo</span></strong>.</span></p>
<p><span>En 1996, Dolly Parton a invité le groupe fondé par Joseph Shabalala à participer à sa reprise de « Peace Train », une chanson initialement composée par Cat Stevens.</span></p>
<p><span>Le morceau, intitulé « Peace Train/Isitimela Sokuthula », figure sur l’album <em><span>Treasures</span></em>. Il associe la voix country de Dolly Parton aux harmonies profondes de l’isicathamiya sud-africain.</span></p>
<p><span>Cette collaboration ne relevait pas d’un simple effet artistique. Elle représentait une véritable rencontre entre deux univers musicaux capables de se reconnaître et de dialoguer.</span></p>
<p><span>Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo ont ensuite repris leur collaboration autour de « Knockin’ on Heaven’s Door », chanson de Bob Dylan publiée sur l’album <em><span>Heavenly</span></em> du groupe sud-africain. <a href="https://www.rollingstone.com/music/music-country/dolly-parton-ladysmith-black-mambazo-cover-peace-train-950975/">Rolling Stone — Dolly Parton et Ladysmith Black Mambazo reprennent « Peace Train »</a>.</span></p>
<span>Drumstruck : quand les rythmes sud-africains rencontrent Dollywood</span>
<p><span>L’Afrique du Sud a également trouvé sa place à Dollywood, le parc culturel et touristique créé par Dolly Parton dans le Tennessee.</span></p>
<p><span>En avril 2019, la troupe sud-africaine <strong><span>Drumstruck</span></strong> a participé au Festival des Nations. Son spectacle associait percussions, danses zouloues, rythmes de bottes en caoutchouc et influences musicales ouest-africaines.</span></p>
<p><span>Lors de la cérémonie d’ouverture, Dolly Parton est montée sur scène, a pris un tambour et s’est jointe aux musiciens.</span></p>
<p><span>Ce moment symbolisait sa conception de la musique : un langage universel capable de créer une relation immédiate entre des personnes venues de cultures différentes.</span></p>
<span>« Jolene » réinventée par le Ndlovu Youth Choir</span>
<p><span>L’héritage de Dolly Parton en Afrique du Sud s’est également exprimé à travers le <strong><span>Ndlovu Youth Choir</span></strong>, originaire de la vallée de Moutse, dans le Limpopo.</span></p>
<p><span>En 2020, les jeunes chanteurs ont proposé une version africaine, joyeuse et chorale de « Jolene ».</span></p>
<p><span>Après l’annonce de la disparition de Dolly Parton, cette reprise a été largement partagée par les internautes. Une chanson née dans le Tennessee est ainsi devenue un moyen, pour une nouvelle génération de Sud-Africains, de saluer l’artiste.</span></p>
<p><span>Cette réinterprétation montre que l’héritage musical ne consiste pas simplement à conserver une œuvre. Il consiste aussi à la transformer, à l’adapter et à lui offrir une nouvelle vie.</span></p>
<span>La Bibliothèque de l’Imagination : plus de 300 millions de livres distribués</span>
<p><span>L’héritage de Dolly Parton dépasse largement le domaine musical.</span></p>
<p><span>En 1995, elle a fondé la <strong><span>Dolly Parton’s Imagination Library</span></strong>, un programme qui envoie gratuitement des livres aux enfants, de leur naissance jusqu’à l’âge de cinq ans.</span></p>
<p><span>Cette initiative a été créée en hommage à son père, qui n’avait jamais appris à lire.</span></p>
<p><span>À la fin de l’année 2025, le programme avait distribué plus de <strong><span>304 millions de livres</span></strong> depuis sa création. Il était alors présent aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Australie et en République d’Irlande. <a href="https://imaginationlibrary.com/news-resources/year-in-review/">Dolly Parton’s Imagination Library — bilan officiel</a>.</span></p>
<p><span>Même si ce programme n’est pas directement implanté dans la majorité des pays africains, son modèle constitue une source d’inspiration pour les associations, les écoles et les organisations qui agissent en faveur de l’alphabétisation sur le continent.</span></p>
<p><span>Il démontre qu’un accès régulier aux livres dès la petite enfance peut devenir un puissant outil de transmission, d’autonomie et de réduction des inégalités.</span></p>
<span>Son engagement dans la recherche contre la Covid-19</span>
<p><span>En novembre 2020, Dolly Parton a versé un million de dollars au centre médical de l’université Vanderbilt, à Nashville, pour soutenir la recherche contre la Covid-19.</span></p>
<p><span>Les chercheurs de Vanderbilt ont participé aux travaux ayant contribué au développement du vaccin Moderna.</span></p>
<p><span>Ce don a renforcé l’image d’une artiste capable de mettre sa notoriété et ses ressources au service de l’intérêt général.</span></p>
<p><span>Pour de nombreux observateurs africains confrontés aux conséquences sanitaires, économiques et sociales de la pandémie, cet engagement a constitué une dimension importante de son héritage.</span></p>
<span>Une femme d’affaires attachée à ses origines</span>
<p><span>Dolly Parton n’était pas seulement une chanteuse et une auteure-compositrice.</span></p>
<p><span>Elle était également une femme d’affaires, une productrice, une actrice et une philanthrope qui avait transformé son image en une marque internationale, sans renier ses origines modestes.</span></p>
<p><span>Elle parlait ouvertement de la pauvreté de son enfance, de sa foi, de sa famille et de son ambition.</span></p>
<p><span>Cette capacité à associer authenticité, créativité et stratégie commerciale explique aussi pourquoi son parcours peut inspirer les artistes et entrepreneurs culturels africains.</span></p>
<p><span>Son histoire montre qu’il est possible de construire une puissance économique autour de sa création tout en restant fidèle à son identité.</span></p>
<span>Quel héritage Dolly Parton laisse-t-elle en Afrique ?</span>
<p><span>L’héritage africain de Dolly Parton repose sur plusieurs dimensions :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une présence durable de ses chansons sur les radios d’Afrique de l’Est ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l’attachement de Nelson Mandela à « Jolene », rapporté par Tokyo Sexwale ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>ses collaborations avec Ladysmith Black Mambazo ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la réappropriation de son répertoire par le Ndlovu Youth Choir ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>ses échanges artistiques avec la troupe sud-africaine Drumstruck ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>son modèle philanthropique en faveur de l’alphabétisation ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>son parcours de femme d’affaires issue d’un milieu modeste.</span></p>
<p><span>De Nairobi à Johannesburg, ses chansons ont accompagné des vies, des souvenirs et des combats.</span></p>
<p><span>Dolly Parton n’était donc pas seulement une star américaine écoutée depuis l’Afrique. Elle était une conteuse dont les récits de pauvreté, de courage, de foi, de travail et d’espérance parlaient directement aux réalités humaines du continent.</span></p>
<p><span>Sa voix s’est éteinte, mais ses histoires continueront de voyager.</span></p>
<p><strong><span>Les politiques changent, mais les faits demeurent.</span></strong></p>
<p><span>Dans un monde traversé par les bouleversements, les discours et la désinformation, <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong> reste fidèle à sa mission : vous proposer un journalisme rigoureux, indépendant et fondé sur des faits vérifiés.</span></p>
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<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong></p>

<span>Questions fréquentes</span>
<span>Quand Dolly Parton est-elle décédée ?</span>
<p><span>Dolly Parton est décédée le <strong><span>25 août 2026</span></strong>, à l’âge de 80 ans. L’annonce a été faite par sa famille.</span></p>
<span>Pourquoi Dolly Parton était-elle populaire au Kenya ?</span>
<p><span>Ses chansons étaient diffusées depuis plusieurs décennies sur les radios kényanes. Leurs thèmes — pauvreté, famille, foi, travail et persévérance — correspondaient à la tradition narrative appréciée par de nombreux auditeurs.</span></p>
<span>Dolly Parton a-t-elle travaillé avec des artistes africains ?</span>
<p><span>Oui. Elle a notamment collaboré avec le groupe sud-africain Ladysmith Black Mambazo sur « Peace Train/Isitimela Sokuthula ».</span></p>
<span>Nelson Mandela aimait-il Dolly Parton ?</span>
<p><span>Selon le témoignage de Tokyo Sexwale dans le podcast « Dolly Parton’s America », Nelson Mandela aimait particulièrement la chanson « Jolene ».</span></p>
<span>Qu’est-ce que la Bibliothèque de l’Imagination ?</span>
<p><span>La Dolly Parton’s Imagination Library est un programme créé en 1995 qui envoie gratuitement des livres aux enfants jusqu’à l’âge de cinq ans. Plus de 300 millions de livres ont été distribués depuis sa création.</span></p>
<p><span>Dolly Parton Afrique, héritage africain Dolly Parton, Dolly Parton Kenya, Dolly Parton Afrique du Sud, Nelson Mandela Jolene, Dolly Parton Ladysmith Black Mambazo, musique country en Afrique, Dolly Parton Nairobi, Ndlovu Youth Choir Jolene, Imagination Library, alphabétisation des enfants, musique américaine en Afrique, femmes artistes et entrepreneuriat culturel.</span></p>
<p><span>/dolly-parton-afrique-heritage-musique-kenya-afrique-du-sud</span></p>

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]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 29 Aug 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
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      <title>JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE</title>
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Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA
Le Grand Journal de l’Afrique


Samedi 29 août 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France

 RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour la diaspora.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
LES PRINCIPAUX TITRES
À la une de cette édition :
— Au Niger, des soldats mutins ont attaqué plusieurs sites stratégiques de Niamey, notamment l’aéroport et le secteur de la présidence.
— En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi annonce un dialogue national, dans un contexte de controverse autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.
— Toujours en République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola s’étend désormais à soixante zones de santé.
— En Guinée, six hommes ont été retrouvés morts, ligotés et les yeux bandés, dans une fosse commune de la préfecture de Forécariah.
— Enfin, au Nigeria, l’agence Moody’s relève la perspective financière du pays, mais maintient sa note souveraine à un niveau spéculatif.
Et maintenant, place à l’actualité.
1. NIGER — DES SOLDATS MUTINS ATTAQUENT DES SITES STRATÉGIQUES DE NIAMEY
Nous ouvrons ce journal au Niger.
Des tirs nourris et de fortes explosions ont retenti dans plusieurs secteurs de Niamey, dans la nuit de vendredi à samedi.
Selon les informations recueillies par Reuters, des soldats mutins auraient mené des attaques coordonnées contre l’aéroport international Diori-Hamani, la base aérienne 101 et le périmètre de la présidence.
Les forces de sécurité auraient repris le contrôle d’une partie des sites, mais la situation restait instable au moment de la préparation de cette édition. Aucun bilan officiel consolidé n’était encore disponible.
L’identité précise des responsables, leurs motivations et l’étendue des affrontements doivent encore être établies.
Cette nouvelle crise représente une menace importante pour le pouvoir du général Abdourahamane Tiani, arrivé à la tête du pays après le coup d’État de juillet 2023.
Dans une situation aussi évolutive, la prudence reste indispensable. Il faut distinguer les informations confirmées des déclarations provenant des différents acteurs engagés sur le terrain.
Source : Reuters — attaques contre l’aéroport et la présidence à Niamey.
2. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — UN DIALOGUE NATIONAL SUR FOND DE CONTROVERSE CONSTITUTIONNELLE
Direction maintenant la République démocratique du Congo.
Le président Félix Tshisekedi annonce l’organisation de consultations dans les vingt-six provinces du pays.
Ces consultations devraient être suivies de discussions nationales à Kinshasa, pour une durée maximale annoncée de trois mois.
Les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles, les représentants des femmes, des jeunes et de la diaspora sont invités à participer.
L’Alliance Fleuve Congo–Mouvement du 23 mars, ainsi que les groupes accusés d’agir pour le compte de puissances étrangères, seront cependant exclus du processus.
Ce dialogue intervient après l’adoption d’un texte ouvrant la voie à un référendum constitutionnel. Certains partisans du président évoquent une réforme qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat.
Mais cette possibilité n’est pas encore inscrite dans une modification constitutionnelle définitivement adoptée.
La question centrale sera donc celle de la crédibilité du processus : les consultations provinciales et la participation de la diaspora pourront-elles réellement influencer les conclusions finales ?
Source : Reuters — annonce du dialogue national en République démocratique du Congo.
3. GUINÉE — SIX CORPS LIGOTÉS DÉCOUVERTS DANS UNE FOSSE COMMUNE
Nous restons en Afrique de l’Ouest avec une découverte particulièrement inquiétante en Guinée.
Les corps de six hommes, dont les mains étaient liées et les yeux bandés, ont été retrouvés dans une forêt de la préfecture de Forécariah.
La découverte a été faite par des jeunes partis chercher du bois.
Les autorités locales et le procureur se sont rendus sur les lieux, et une enquête judiciaire a été ouverte.
À ce stade, l’identité des victimes, la date précise de leur décès et les responsables de ces violences restent inconnus.
La France et plusieurs organisations guinéennes demandent une enquête transparente et indépendante.
La présence de corps ligotés indique vraisemblablement une mort violente. Elle ne permet cependant pas, en l’absence de preuves, d’attribuer les faits à l’État, à une organisation politique ou à un groupe criminel.
Les familles ont droit à la vérité. Les autorités devront garantir la conservation des preuves, la réalisation d’autopsies et l’identification des victimes.
Source : Africanews — appel à une enquête indépendante en Guinée.
4. NIGERIA — MOODY’S RELÈVE LA PERSPECTIVE FINANCIÈRE DU PAYS
Place à l’économie.
L’agence de notation Moody’s a relevé la perspective financière du Nigeria de « stable » à « positive ».
Cette décision repose notamment sur l’augmentation des réserves de change, une croissance économique supérieure aux prévisions et le renforcement des recettes provenant du pétrole et des produits pétroliers raffinés.
Moody’s maintient toutefois la note souveraine du Nigeria à B3.
Cette note reste classée dans la catégorie spéculative et traduit un risque de crédit toujours élevé. L’agence souligne notamment la faiblesse des recettes publiques et le coût important du service de la dette.
La Banque mondiale prévoit une croissance d’environ 4,2 % en 2026.
Mais une amélioration des indicateurs macroéconomiques ne signifie pas automatiquement une amélioration immédiate des conditions de vie.
Pour les populations, les véritables indicateurs restent l’évolution des prix alimentaires, l’emploi, les revenus réels, le taux de change et l’accès aux services publics.
Source : Reuters — Moody’s relève la perspective du Nigeria.
5. AFRIQUE DU SUD — 405 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA SANTÉ ET L’EAU
En Afrique australe, l’Afrique du Sud a signé deux accords de prêt avec la Nouvelle Banque de développement, l’institution financière fondée par les pays des BRICS.
Le montant total atteint 405 millions de dollars.
Deux cents millions de dollars doivent financer la construction d’un hôpital universitaire de 488 lits dans la province du Limpopo.
Les 205 millions de dollars restants seront consacrés à un réseau d’approvisionnement en eau destiné à six municipalités du Limpopo et du Nord-Ouest.
Les prêts sont conclus pour une durée de dix ans, avec quatre années de grâce.
Ces financements peuvent contribuer à améliorer les infrastructures publiques. Mais leur efficacité dépendra de la transparence des marchés, du respect des budgets et de la mise en service réelle des équipements.
Il faudra donc suivre l’avancement des travaux, les emplois locaux créés, le nombre de raccordements à l’eau et l’ouverture effective des nouveaux lits hospitaliers.
Source : Reuters — prêts de la Nouvelle Banque de développement à l’Afrique du Sud.
6. SOUDAN DU SUD — AU MOINS 49 MORTS DANS UN RAID DE BÉTAIL
Au Soudan du Sud, au moins 49 personnes ont été tuées et 33 autres blessées dans l’attaque d’un camp d’éleveurs du comté de Tonj-Nord, dans l’État de Warrap.
Les autorités locales attribuent une partie des assaillants à l’État voisin d’Unity.
Le gouvernement de cet État conteste cependant une attribution générale et affirme que tous les attaquants ne venaient pas de son territoire.
L’accès limité au terrain ne permet pas encore de vérifier de manière indépendante l’ensemble du bilan et des responsabilités.
Les conflits pour le contrôle de l’eau, des pâturages et du bétail, associés à la circulation massive des armes, provoquent régulièrement des massacres et des cycles de représailles.
Au-delà du bilan humain, l’urgence consiste désormais à prendre en charge les blessés, prévenir les actes de vengeance et relancer les mécanismes de médiation entre les communautés.
Source : Reuters — raid meurtrier dans l’État de Warrap.
7. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — EBOLA TOUCHE DÉSORMAIS 60 ZONES DE SANTÉ
Nous revenons en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola continue de progresser.
Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires, l’épidémie atteint désormais 5 794 cas confirmés et 2 786 décès.
Les zones de Biena et de Manguredjipa, dans le Nord-Kivu, rejoignent la liste des territoires touchés, portant leur nombre total à soixante.
Le taux de létalité dans le Nord-Kivu approcherait 69 %, notamment en raison d’une prise en charge tardive des malades.
Médecins sans frontières a ouvert un nouveau centre de traitement à Beni. L’organisation estime que jusqu’à deux mille lits supplémentaires pourraient être nécessaires pour répondre à l’ampleur de la crise.
Le vaccin actuellement administré a été homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola. Son efficacité contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle, reste en cours d’évaluation.
Il ne faut donc pas présenter cette efficacité comme définitivement établie.
La priorité reste la détection rapide des cas, l’isolement des malades, la protection des soignants et la coopération sanitaire avec les pays voisins.
Source : Associated Press — extension de l’épidémie à 60 zones de santé.
8. SOUDAN — LES COUPURES D’ÉLECTRICITÉ PARALYSENT LA RECONSTRUCTION
Au Soudan, les zones contrôlées par l’armée subissent toujours de longues coupures d’électricité.
Les attaques contre les infrastructures, les pillages et l’insuffisance des réparations empêchent le rétablissement durable du réseau.
À Omdourman, des habitants et des artisans expliquent ne disposer que de quelques heures d’électricité, souvent pendant la nuit.
Ces coupures empêchent les commerçants de travailler, les familles de conserver les aliments et les structures médicales de faire fonctionner certains équipements.
Les personnes revenues à Khartoum retrouvent ainsi une capitale où la reprise économique reste extrêmement fragile.
L’électricité est également indispensable au fonctionnement des pompes à eau, des télécommunications, des hôpitaux et des petites entreprises.
Dans ce contexte, le rétablissement du réseau électrique doit être considéré comme une priorité humanitaire et économique.
Source : Reuters — conséquences des coupures électriques au Soudan.
9. AGRICULTURE — LE ROBUSTA N’EST PAS AUTOMATIQUEMENT RÉSISTANT AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Une nouvelle étude scientifique remet en cause l’idée selon laquelle le café robusta serait naturellement protégé contre les effets du changement climatique.
Le robusta tolère généralement mieux la chaleur que l’arabica. Il pourrait cependant être particulièrement vulnérable à la sécheresse.
Selon les chercheurs, le recours à l’irrigation aurait masqué cette fragilité dans plusieurs évaluations.
Ces résultats ne signifient pas que toute culture du robusta serait condamnée.
Ils montrent toutefois que cette variété ne peut pas être présentée comme une solution universelle au réchauffement climatique.
Pour les producteurs africains, les enjeux concernent l’accès à l’eau, le coût de l’irrigation, la sélection de variétés locales plus résistantes et la répartition des risques entre agriculteurs, négociants et industriels.
La recherche agronomique africaine devra occuper une place centrale dans cette adaptation.
Source : Reuters — étude sur le robusta et le changement climatique.
10. ÉTHIOPIE — TROIS JOURNALISTES DE REUTERS RETROUVENT LEUR ACCRÉDITATION
Nous terminons ce tour de l’actualité en Éthiopie.
L’Autorité éthiopienne des médias a renouvelé l’accréditation de trois journalistes de Reuters établis à Addis-Abeba.
Leurs autorisations avaient été révoquées six mois plus tôt, après la publication d’une enquête concernant l’existence présumée d’un camp secret destiné à former des combattants soudanais.
Le régulateur éthiopien affirme que le rétablissement des accréditations fait suite à des discussions avec Reuters.
Cette décision permet aux journalistes concernés de reprendre leur travail. Elle ne précise cependant pas clairement les fondements juridiques de la suspension initiale.
La liberté d’informer ne devrait pas dépendre uniquement de négociations particulières entre un gouvernement et un grand média international.
Des règles transparentes doivent s’appliquer équitablement aux journalistes locaux, africains et étrangers.
Source : Reuters — rétablissement des accréditations en Éthiopie.
ÉDITORIAL — INFORMER DANS UN MONDE D’INCERTITUDES
L’actualité de ce samedi nous rappelle une exigence fondamentale : informer, ce n’est pas seulement annoncer des événements.
Informer, c’est vérifier les faits, préciser ce qui reste incertain et refuser de transformer une accusation en vérité définitive.
Du Niger à la Guinée, de la République démocratique du Congo au Soudan du Sud, les populations attendent de la sécurité, de la justice, de la transparence et des institutions capables de protéger leur dignité.
Les annonces économiques, les prêts internationaux et les perspectives financières ne prendront tout leur sens que lorsqu’ils amélioreront concrètement la vie des citoyens.
Derrière chaque statistique, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles et des communautés qui attendent des réponses.
Notre responsabilité, en tant que média panafricain indépendant, est de maintenir cette exigence de vérité, de contexte et d’intérêt public.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
Ce samedi 29 août 2026, notre journal aura été marqué par les attaques contre plusieurs sites stratégiques de Niamey, par le dialogue national annoncé en République démocratique du Congo et par la découverte de six corps dans une fosse commune en Guinée.
Nous retiendrons également l’extension particulièrement préoccupante de l’épidémie d’Ebola, les conséquences humanitaires des coupures d’électricité au Soudan et les défis climatiques auxquels sont confrontés les producteurs africains de café.
Informer, c’est établir les faits, distinguer les annonces des décisions définitives et maintenir notre attention sur les populations que l’actualité risque trop rapidement d’oublier.
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<p><span>Journal parlé — RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<span>Le Grand Journal de l’Afrique</span>


<p><span><strong>Samedi 29 août 2026</strong></span></p>
<p><span><strong>Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span><strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span><strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></span></p>

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<p><span>— En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi annonce un dialogue national, dans un contexte de controverse autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.</span></p>
<p><span>— Toujours en République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola s’étend désormais à soixante zones de santé.</span></p>
<p><span>— En Guinée, six hommes ont été retrouvés morts, ligotés et les yeux bandés, dans une fosse commune de la préfecture de Forécariah.</span></p>
<p><span>— Enfin, au Nigeria, l’agence Moody’s relève la perspective financière du pays, mais maintient sa note souveraine à un niveau spéculatif.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<span>1. NIGER — DES SOLDATS MUTINS ATTAQUENT DES SITES STRATÉGIQUES DE NIAMEY</span>
<p><span>Nous ouvrons ce journal au Niger.</span></p>
<p><span>Des tirs nourris et de fortes explosions ont retenti dans plusieurs secteurs de Niamey, dans la nuit de vendredi à samedi.</span></p>
<p><span>Selon les informations recueillies par Reuters, des soldats mutins auraient mené des attaques coordonnées contre l’aéroport international Diori-Hamani, la base aérienne 101 et le périmètre de la présidence.</span></p>
<p><span>Les forces de sécurité auraient repris le contrôle d’une partie des sites, mais la situation restait instable au moment de la préparation de cette édition. Aucun bilan officiel consolidé n’était encore disponible.</span></p>
<p><span>L’identité précise des responsables, leurs motivations et l’étendue des affrontements doivent encore être établies.</span></p>
<p><span>Cette nouvelle crise représente une menace importante pour le pouvoir du général Abdourahamane Tiani, arrivé à la tête du pays après le coup d’État de juillet 2023.</span></p>
<p><span>Dans une situation aussi évolutive, la prudence reste indispensable. Il faut distinguer les informations confirmées des déclarations provenant des différents acteurs engagés sur le terrain.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/gunfire-blasts-heard-several-areas-niger-capital-niamey-witness-says-2026-08-29/">Reuters — attaques contre l’aéroport et la présidence à Niamey</a>.</span></p>
<span>2. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — UN DIALOGUE NATIONAL SUR FOND DE CONTROVERSE CONSTITUTIONNELLE</span>
<p><span>Direction maintenant la République démocratique du Congo.</span></p>
<p><span>Le président Félix Tshisekedi annonce l’organisation de consultations dans les vingt-six provinces du pays.</span></p>
<p><span>Ces consultations devraient être suivies de discussions nationales à Kinshasa, pour une durée maximale annoncée de trois mois.</span></p>
<p><span>Les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles, les représentants des femmes, des jeunes et de la diaspora sont invités à participer.</span></p>
<p><span>L’Alliance Fleuve Congo–Mouvement du 23 mars, ainsi que les groupes accusés d’agir pour le compte de puissances étrangères, seront cependant exclus du processus.</span></p>
<p><span>Ce dialogue intervient après l’adoption d’un texte ouvrant la voie à un référendum constitutionnel. Certains partisans du président évoquent une réforme qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat.</span></p>
<p><span>Mais cette possibilité n’est pas encore inscrite dans une modification constitutionnelle définitivement adoptée.</span></p>
<p><span>La question centrale sera donc celle de la crédibilité du processus : les consultations provinciales et la participation de la diaspora pourront-elles réellement influencer les conclusions finales ?</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/congos-president-calls-national-dialogue-ease-tensions-rebels-excluded-2026-08-28/">Reuters — annonce du dialogue national en République démocratique du Congo</a>.</span></p>
<span>3. GUINÉE — SIX CORPS LIGOTÉS DÉCOUVERTS DANS UNE FOSSE COMMUNE</span>
<p><span>Nous restons en Afrique de l’Ouest avec une découverte particulièrement inquiétante en Guinée.</span></p>
<p><span>Les corps de six hommes, dont les mains étaient liées et les yeux bandés, ont été retrouvés dans une forêt de la préfecture de Forécariah.</span></p>
<p><span>La découverte a été faite par des jeunes partis chercher du bois.</span></p>
<p><span>Les autorités locales et le procureur se sont rendus sur les lieux, et une enquête judiciaire a été ouverte.</span></p>
<p><span>À ce stade, l’identité des victimes, la date précise de leur décès et les responsables de ces violences restent inconnus.</span></p>
<p><span>La France et plusieurs organisations guinéennes demandent une enquête transparente et indépendante.</span></p>
<p><span>La présence de corps ligotés indique vraisemblablement une mort violente. Elle ne permet cependant pas, en l’absence de preuves, d’attribuer les faits à l’État, à une organisation politique ou à un groupe criminel.</span></p>
<p><span>Les familles ont droit à la vérité. Les autorités devront garantir la conservation des preuves, la réalisation d’autopsies et l’identification des victimes.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.africanews.com/2026/08/28/guinea-france-joins-calls-for-transparent-investigation-into-mass-grave/">Africanews — appel à une enquête indépendante en Guinée</a>.</span></p>
<span>4. NIGERIA — MOODY’S RELÈVE LA PERSPECTIVE FINANCIÈRE DU PAYS</span>
<p><span>Place à l’économie.</span></p>
<p><span>L’agence de notation Moody’s a relevé la perspective financière du Nigeria de « stable » à « positive ».</span></p>
<p><span>Cette décision repose notamment sur l’augmentation des réserves de change, une croissance économique supérieure aux prévisions et le renforcement des recettes provenant du pétrole et des produits pétroliers raffinés.</span></p>
<p><span>Moody’s maintient toutefois la note souveraine du Nigeria à <strong><span>B3</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette note reste classée dans la catégorie spéculative et traduit un risque de crédit toujours élevé. L’agence souligne notamment la faiblesse des recettes publiques et le coût important du service de la dette.</span></p>
<p><span>La Banque mondiale prévoit une croissance d’environ 4,2 % en 2026.</span></p>
<p><span>Mais une amélioration des indicateurs macroéconomiques ne signifie pas automatiquement une amélioration immédiate des conditions de vie.</span></p>
<p><span>Pour les populations, les véritables indicateurs restent l’évolution des prix alimentaires, l’emploi, les revenus réels, le taux de change et l’accès aux services publics.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/moodys-revises-nigerias-outlook-positive-2026-08-28/">Reuters — Moody’s relève la perspective du Nigeria</a>.</span></p>
<span>5. AFRIQUE DU SUD — 405 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA SANTÉ ET L’EAU</span>
<p><span>En Afrique australe, l’Afrique du Sud a signé deux accords de prêt avec la Nouvelle Banque de développement, l’institution financière fondée par les pays des BRICS.</span></p>
<p><span>Le montant total atteint <strong><span>405 millions de dollars</span></strong>.</span></p>
<p><span>Deux cents millions de dollars doivent financer la construction d’un hôpital universitaire de 488 lits dans la province du Limpopo.</span></p>
<p><span>Les 205 millions de dollars restants seront consacrés à un réseau d’approvisionnement en eau destiné à six municipalités du Limpopo et du Nord-Ouest.</span></p>
<p><span>Les prêts sont conclus pour une durée de dix ans, avec quatre années de grâce.</span></p>
<p><span>Ces financements peuvent contribuer à améliorer les infrastructures publiques. Mais leur efficacité dépendra de la transparence des marchés, du respect des budgets et de la mise en service réelle des équipements.</span></p>
<p><span>Il faudra donc suivre l’avancement des travaux, les emplois locaux créés, le nombre de raccordements à l’eau et l’ouverture effective des nouveaux lits hospitaliers.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/south-africa-signs-405-new-development-bank-loan-infrastructure-projects-2026-08-28/">Reuters — prêts de la Nouvelle Banque de développement à l’Afrique du Sud</a>.</span></p>
<span>6. SOUDAN DU SUD — AU MOINS 49 MORTS DANS UN RAID DE BÉTAIL</span>
<p><span>Au Soudan du Sud, au moins 49 personnes ont été tuées et 33 autres blessées dans l’attaque d’un camp d’éleveurs du comté de Tonj-Nord, dans l’État de Warrap.</span></p>
<p><span>Les autorités locales attribuent une partie des assaillants à l’État voisin d’Unity.</span></p>
<p><span>Le gouvernement de cet État conteste cependant une attribution générale et affirme que tous les attaquants ne venaient pas de son territoire.</span></p>
<p><span>L’accès limité au terrain ne permet pas encore de vérifier de manière indépendante l’ensemble du bilan et des responsabilités.</span></p>
<p><span>Les conflits pour le contrôle de l’eau, des pâturages et du bétail, associés à la circulation massive des armes, provoquent régulièrement des massacres et des cycles de représailles.</span></p>
<p><span>Au-delà du bilan humain, l’urgence consiste désormais à prendre en charge les blessés, prévenir les actes de vengeance et relancer les mécanismes de médiation entre les communautés.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/least-49-people-killed-armed-cattle-raid-south-sudan-2026-08-28/">Reuters — raid meurtrier dans l’État de Warrap</a>.</span></p>
<span>7. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO — EBOLA TOUCHE DÉSORMAIS 60 ZONES DE SANTÉ</span>
<p><span>Nous revenons en République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola continue de progresser.</span></p>
<p><span>Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires, l’épidémie atteint désormais <strong><span>5 794 cas confirmés et 2 786 décès</span></strong>.</span></p>
<p><span>Les zones de Biena et de Manguredjipa, dans le Nord-Kivu, rejoignent la liste des territoires touchés, portant leur nombre total à soixante.</span></p>
<p><span>Le taux de létalité dans le Nord-Kivu approcherait 69 %, notamment en raison d’une prise en charge tardive des malades.</span></p>
<p><span>Médecins sans frontières a ouvert un nouveau centre de traitement à Beni. L’organisation estime que jusqu’à deux mille lits supplémentaires pourraient être nécessaires pour répondre à l’ampleur de la crise.</span></p>
<p><span>Le vaccin actuellement administré a été homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola. Son efficacité contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle, reste en cours d’évaluation.</span></p>
<p><span>Il ne faut donc pas présenter cette efficacité comme définitivement établie.</span></p>
<p><span>La priorité reste la détection rapide des cas, l’isolement des malades, la protection des soignants et la coopération sanitaire avec les pays voisins.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://apnews.com/article/ebola-outbreak-congo-615dcbccd5b37f68aca89f8e286f4d7b">Associated Press — extension de l’épidémie à 60 zones de santé</a>.</span></p>
<span>8. SOUDAN — LES COUPURES D’ÉLECTRICITÉ PARALYSENT LA RECONSTRUCTION</span>
<p><span>Au Soudan, les zones contrôlées par l’armée subissent toujours de longues coupures d’électricité.</span></p>
<p><span>Les attaques contre les infrastructures, les pillages et l’insuffisance des réparations empêchent le rétablissement durable du réseau.</span></p>
<p><span>À Omdourman, des habitants et des artisans expliquent ne disposer que de quelques heures d’électricité, souvent pendant la nuit.</span></p>
<p><span>Ces coupures empêchent les commerçants de travailler, les familles de conserver les aliments et les structures médicales de faire fonctionner certains équipements.</span></p>
<p><span>Les personnes revenues à Khartoum retrouvent ainsi une capitale où la reprise économique reste extrêmement fragile.</span></p>
<p><span>L’électricité est également indispensable au fonctionnement des pompes à eau, des télécommunications, des hôpitaux et des petites entreprises.</span></p>
<p><span>Dans ce contexte, le rétablissement du réseau électrique doit être considéré comme une priorité humanitaire et économique.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/extensive-power-cuts-hamper-life-sudan-2026-08-28/">Reuters — conséquences des coupures électriques au Soudan</a>.</span></p>
<span>9. AGRICULTURE — LE ROBUSTA N’EST PAS AUTOMATIQUEMENT RÉSISTANT AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE</span>
<p><span>Une nouvelle étude scientifique remet en cause l’idée selon laquelle le café robusta serait naturellement protégé contre les effets du changement climatique.</span></p>
<p><span>Le robusta tolère généralement mieux la chaleur que l’arabica. Il pourrait cependant être particulièrement vulnérable à la sécheresse.</span></p>
<p><span>Selon les chercheurs, le recours à l’irrigation aurait masqué cette fragilité dans plusieurs évaluations.</span></p>
<p><span>Ces résultats ne signifient pas que toute culture du robusta serait condamnée.</span></p>
<p><span>Ils montrent toutefois que cette variété ne peut pas être présentée comme une solution universelle au réchauffement climatique.</span></p>
<p><span>Pour les producteurs africains, les enjeux concernent l’accès à l’eau, le coût de l’irrigation, la sélection de variétés locales plus résistantes et la répartition des risques entre agriculteurs, négociants et industriels.</span></p>
<p><span>La recherche agronomique africaine devra occuper une place centrale dans cette adaptation.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/sustainability/cop/robusta-coffee-climate-resilience-an-internet-myth-author-new-study-says-2026-08-28/">Reuters — étude sur le robusta et le changement climatique</a>.</span></p>
<span>10. ÉTHIOPIE — TROIS JOURNALISTES DE REUTERS RETROUVENT LEUR ACCRÉDITATION</span>
<p><span>Nous terminons ce tour de l’actualité en Éthiopie.</span></p>
<p><span>L’Autorité éthiopienne des médias a renouvelé l’accréditation de trois journalistes de Reuters établis à Addis-Abeba.</span></p>
<p><span>Leurs autorisations avaient été révoquées six mois plus tôt, après la publication d’une enquête concernant l’existence présumée d’un camp secret destiné à former des combattants soudanais.</span></p>
<p><span>Le régulateur éthiopien affirme que le rétablissement des accréditations fait suite à des discussions avec Reuters.</span></p>
<p><span>Cette décision permet aux journalistes concernés de reprendre leur travail. Elle ne précise cependant pas clairement les fondements juridiques de la suspension initiale.</span></p>
<p><span>La liberté d’informer ne devrait pas dépendre uniquement de négociations particulières entre un gouvernement et un grand média international.</span></p>
<p><span>Des règles transparentes doivent s’appliquer équitablement aux journalistes locaux, africains et étrangers.</span></p>
<p><span>Source : <a href="https://www.reuters.com/business/media-telecom/ethiopia-reinstates-accreditation-reuters-journalists-after-six-month-suspension-2026-08-28/">Reuters — rétablissement des accréditations en Éthiopie</a>.</span></p>
<span>ÉDITORIAL — INFORMER DANS UN MONDE D’INCERTITUDES</span>
<p><span>L’actualité de ce samedi nous rappelle une exigence fondamentale : informer, ce n’est pas seulement annoncer des événements.</span></p>
<p><span>Informer, c’est vérifier les faits, préciser ce qui reste incertain et refuser de transformer une accusation en vérité définitive.</span></p>
<p><span>Du Niger à la Guinée, de la République démocratique du Congo au Soudan du Sud, les populations attendent de la sécurité, de la justice, de la transparence et des institutions capables de protéger leur dignité.</span></p>
<p><span>Les annonces économiques, les prêts internationaux et les perspectives financières ne prendront tout leur sens que lorsqu’ils amélioreront concrètement la vie des citoyens.</span></p>
<p><span>Derrière chaque statistique, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles et des communautés qui attendent des réponses.</span></p>
<p><span>Notre responsabilité, en tant que média panafricain indépendant, est de maintenir cette exigence de vérité, de contexte et d’intérêt public.</span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>Ainsi s’achève cette édition du <strong><span>Grand Journal de l’Afrique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Ce samedi 29 août 2026, notre journal aura été marqué par les attaques contre plusieurs sites stratégiques de Niamey, par le dialogue national annoncé en République démocratique du Congo et par la découverte de six corps dans une fosse commune en Guinée.</span></p>
<p><span>Nous retiendrons également l’extension particulièrement préoccupante de l’épidémie d’Ebola, les conséquences humanitaires des coupures d’électricité au Soudan et les défis climatiques auxquels sont confrontés les producteurs africains de café.</span></p>
<p><span>Informer, c’est établir les faits, distinguer les annonces des décisions définitives et maintenir notre attention sur les populations que l’actualité risque trop rapidement d’oublier.</span></p>
<p><span>Merci à toutes et à tous pour votre fidélité.</span></p>
<p><span>Merci de suivre, de partager et de soutenir <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif.</span></p>
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      <pubDate>Sat, 29 Aug 2026 19:01:00 +0000</pubDate>
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Journal parlé
RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNALDE L’AFRIQUE

 Date : Jeudi 27 août 2026
 Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
 Réalisation : G.-V.
 Diffusion : En direct de Bezons, en Île-de-France


RADIOTAMTAM AFRICA
« La Parole est une Force »

Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour l’Afrique, bonjour la diaspora.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.
Nous sommes en direct de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.
LES TITRES
À la une de cette édition :
·         En Ouganda, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et chef de l’armée, annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2031.
·         L’Union africaine prévoit de lancer, le 5 octobre à Maurice, une agence africaine de notation financière.
·         Au Nigeria, une étude alerte sur l’expansion des enlèvements de masse et le financement des groupes armés par les rançons.
·         En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola continue de progresser, alors que l’Ouganda annonce la fin de sa chaîne de transmission.
·         En Algérie, des incendies meurtriers ont fait au moins douze morts et plusieurs dizaines de blessés.
·         Et en Afrique du Sud, les groupes miniers accélèrent leur transition vers les énergies renouvelables pour réduire leur dépendance au réseau public.
Et maintenant, place à l’actualité.
AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — POLITIQUE ET GOUVERNANCE
Le fils du président Museveni annonce son intention de briguer la présidence en 2031
Muhoozi Kainerugaba, âgé de 52 ans, chef de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, affirme qu’il se présentera à l’élection présidentielle de 2031 avec le soutien de son père.
Cette déclaration exprime, pour le moment, une intention politique. Elle ne constitue pas encore une candidature officiellement enregistrée.
Muhoozi Kainerugaba avait déjà évoqué une candidature présidentielle avant de se retirer. Son rôle à la tête de l’armée et ses précédentes déclarations contre l’opposant Bobi Wine relancent cependant le débat sur la neutralité des forces armées.
Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986. La perspective d’une candidature de son fils soulève donc une question majeure : le pays se prépare-t-il à une compétition démocratique ouverte ou à une transmission familiale du pouvoir ?
C’est une information rapportée par Reuters et Africanews. 
AFRIQUE — ÉCONOMIE ET SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE
L’Union africaine prépare le lancement d’une agence continentale de notation
L’Union africaine prévoit de lancer une agence africaine de notation financière le 5 octobre prochain, à Maurice.
Cette initiative, portée par le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, vise à proposer une lecture différente du risque souverain africain.
Plusieurs dirigeants du continent reprochent aux grandes agences internationales — Fitch, Moody’s et Standard &amp; Poor’s — d’évaluer trop sévèrement les économies africaines et d’augmenter ainsi le coût de leur endettement.
Mais la réussite de cette nouvelle agence dépendra de plusieurs conditions : son indépendance, la transparence de sa méthodologie, son mode de financement et sa reconnaissance par les investisseurs internationaux.
La souveraineté financière ne doit pas signifier l’attribution systématique de bonnes notes. Elle doit permettre de produire des évaluations rigoureuses, crédibles et mieux adaptées aux réalités africaines.
Information rapportée par Reuters.
AFRIQUE DE L’EST — KENYA — TRANSPORT ET ÉCONOMIE
Kenya Airways recherche de nouveaux capitaux
Kenya Airways annonce avoir reçu des marques d’intérêt de la part d’investisseurs américains, chinois, sud-africains et singapouriens.
Leurs identités devraient être précisées dans les prochaines semaines. Aucun accord ferme n’a toutefois encore été conclu.
La compagnie nationale kényane a enregistré une perte avant impôts de près de 15,92 milliards de shillings, soit environ 123 millions de dollars, au premier semestre.
Cette situation financière a notamment été aggravée par une hausse de 72 % du coût du carburant.
L’enjeu dépasse le seul redressement des comptes. Il concerne également la participation de l’État, le contrôle des liaisons africaines, la transformation éventuelle des dettes en actions et la protection des emplois.
Le sauvetage de Kenya Airways ne devra pas se faire au prix de la perte de sa vocation nationale et stratégique.
Information rapportée par Reuters.
AFRIQUE DE L’OUEST — CÔTE D’IVOIRE — CACAO ET COMMERCE
Le retard de la récolte de cacao fait craindre une congestion des ports
En Côte d’Ivoire, la récolte principale de cacao pourrait accuser un retard de huit à dix semaines.
Selon des sources du secteur, cette situation serait liée aux conditions météorologiques, à l’entretien insuffisant de certaines plantations et à la prolongation de la récolte intermédiaire.
Une quantité importante de fèves pourrait ainsi arriver simultanément dans les ports d’Abidjan et de San Pedro, notamment en novembre et en décembre.
Cette période doit également coïncider avec le renforcement des règles européennes destinées à lutter contre la déforestation.
La congestion portuaire demeure, à ce stade, un risque et non un fait établi. Mais une question se pose déjà : qui assumera les frais de stockage, les retards et les éventuels rejets de cargaisons ?
Les producteurs, déjà fragilisés, ne doivent pas devenir les seuls responsables financiers d’un dysfonctionnement de l’ensemble de la chaîne.
Information rapportée par Reuters.
AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SÉCURITÉ
Les enlèvements de masse financent désormais les groupes armés
Au Nigeria, les enlèvements sont devenus une véritable économie criminelle.
Selon une étude de SBM Intelligence, 7 825 personnes auraient été enlevées entre juillet 2025 et juin 2026. Cela représenterait une augmentation annuelle de 66 %.
Au moins 1 142 personnes auraient également été tuées au cours de ces enlèvements.
Les familles auraient versé près de 7,78 milliards de nairas, soit environ 5,8 millions de dollars de rançons.
Dans le Nord-Est, près de 90 % des rançons recensées auraient bénéficié à une faction de Boko Haram.
Ces estimations reposent sur des sources ouvertes, des témoignages et des informations publiées dans la presse. Elles ne constituent donc pas un décompte gouvernemental exhaustif.
Mais elles montrent que les enlèvements ne relèvent plus seulement du banditisme. Ils financent les groupes armés, désorganisent les communautés rurales, éloignent les enfants des écoles et affaiblissent la confiance des populations envers l’État.
Information rapportée par Reuters, à partir du rapport de SBM Intelligence.
AFRIQUE DU NORD — ÉGYPTE ET CHINE — GÉOPOLITIQUE
Xi Jinping attendu au Caire pour une visite d’État
Le président chinois Xi Jinping doit effectuer, dans les prochains jours, sa première visite d’État en Égypte depuis dix ans.
Il doit rencontrer son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi.
Les échanges devraient porter sur le partenariat stratégique entre les deux pays, le commerce, la coopération militaire ainsi que les tensions régionales.
L’Égypte et la Chine ont récemment renforcé leurs relations économiques et militaires. Elles ont notamment organisé des exercices aériens conjoints au mois d’août.
Aucune date précise ni liste officielle des accords susceptibles d’être signés n’a encore été communiquée.
Cette visite confirme néanmoins la place stratégique de l’Égypte dans la politique chinoise, entre la Méditerranée, le canal de Suez, la mer Rouge et les échanges commerciaux avec l’Afrique.
Information rapportée par Africanews.
AFRIQUE CENTRALE — RDC — SANTÉ
L’épidémie d’Ebola continue de progresser
L’Organisation mondiale de la Santé considère que la chaîne de transmission d’Ebola est désormais interrompue en Ouganda, où vingt cas et deux décès avaient été recensés.
Mais en République démocratique du Congo, la situation demeure extrêmement préoccupante.
Les autorités dénombrent plus de 5 600 cas et environ 2 700 décès, tandis que l’Organisation mondiale de la Santé fait état d’une transmission toujours très active.
Le traçage des contacts et les capacités de dépistage progressent. Cependant, près de 30 millions de dollars manquent encore pour acheminer les équipements médicaux, les moyens logistiques et le matériel de protection.
Les outils sanitaires ne suffiront pas si les équipes, les véhicules, les laboratoires et les équipements ne peuvent pas atteindre rapidement les populations les plus exposées.
Information rapportée par Reuters, citant l’Organisation mondiale de la Santé.
AFRIQUE AUSTRALE — ZIMBABWE — JUSTICE ET SÉCURITÉ DES TRANSPORTS
Une première poursuite après le naufrage meurtrier du lac Kariba
Au Zimbabwe, un responsable de district de l’Agence publique des infrastructures rurales a été arrêté et poursuivi pour homicide involontaire après le naufrage d’un ferry sur le lac Kariba.
Le navire, autorisé à transporter 90 personnes, en aurait accueilli plus de 150 avant de chavirer le 11 août, dans de mauvaises conditions météorologiques.
Au moins 97 personnes auraient perdu la vie, dont trente enfants âgés de moins de dix ans.
Cette inculpation ouvre une procédure judiciaire. Elle ne prouve pas encore la responsabilité pénale de l’agent poursuivi.
L’enquête devra toutefois aller au-delà d’un seul responsable : qui a autorisé le départ ? Qui devait contrôler la capacité du ferry ? Dans quel état se trouvait le navire ? Et comment le transport des communautés isolées était-il organisé ?
Information rapportée par Africanews, avec l’Associated Press et l’Agence France-Presse.
AFRIQUE DU NORD — ALGÉRIE — ENVIRONNEMENT
Douze personnes tuées par des incendies
En Algérie, des incendies ont fait au moins douze morts dans les provinces de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou.
Selon le ministre algérien de l’Intérieur, cinquante-quatre personnes ont été brûlées. Six d’entre elles se trouvaient dans un état critique.
La Protection civile a recensé 154 foyers d’incendie à travers le pays.
Le bilan peut encore évoluer. L’origine précise de chaque incendie n’a pas encore été déterminée.
L’Algérie et la Tunisie sont simultanément touchées par une vague de chaleur exceptionnelle.
Au-delà du facteur climatique, il faudra examiner les dispositifs d’alerte, les moyens aériens mobilisés, les opérations d’évacuation et la protection des villages menacés.
Information rapportée par Reuters, citant les autorités algériennes.
AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — ÉNERGIE
Les groupes miniers développent leur propre électricité renouvelable
En Afrique du Sud, plusieurs groupes miniers, parmi lesquels Anglo American et Sibanye Stillwater, développent leurs propres installations ou contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable.
Leur objectif est de réduire les coûts de production et leur dépendance au réseau public d’Eskom.
L’Afrique du Sud produit encore plus de 80 % de son électricité à partir du charbon. Les énergies renouvelables représentent environ 10 % de la production.
Les entreprises reconnaissent toutefois qu’Eskom restera indispensable pour assurer la continuité de leurs activités.
Cette transition énergétique privée peut contribuer à réduire les émissions du secteur minier. Mais elle ne garantit pas une amélioration immédiate de l’électricité disponible pour les ménages et les petites entreprises.
Il faudra éviter une transition à deux vitesses, dans laquelle les grands groupes sécurisent leur propre approvisionnement tandis que le réseau public reste fragile.
Information rapportée par Reuters.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
Ce jeudi, notre journal aura été marqué par les interrogations sur l’avenir politique de l’Ouganda, par la recherche d’une plus grande souveraineté financière africaine et par les difficultés économiques de Kenya Airways.
Nous retiendrons également la progression des enlèvements au Nigeria, l’urgence sanitaire provoquée par Ebola en République démocratique du Congo, le drame du lac Kariba et les incendies meurtriers en Algérie.
Informer, c’est établir les faits, distinguer les annonces des décisions définitives, donner du contexte et maintenir notre attention sur les populations que l’actualité risque trop rapidement d’oublier.
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      <content:encoded><![CDATA[
<p>Journal parlé</p>
<p>RADIOTAMTAM AFRICA</p>

LE GRAND JOURNAL<br />DE L’AFRIQUE

<p><strong> Date :</strong> Jeudi 27 août 2026</p>
<p><strong> Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</p>
<p><strong> Réalisation :</strong> G.-V.</p>
<p><strong> Diffusion :</strong> En direct de Bezons, en Île-de-France</p>


<p>RADIOTAMTAM AFRICA</p>
<p>« La Parole est une Force »</p>

<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonjour l’Afrique, bonjour la diaspora.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, votre média panafricain indépendant, associatif et à but non lucratif, au service de l’Afrique et de ses diasporas.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de <strong><span>Bezons, en Île-de-France</span></strong>.</span></p>
<p><span>Je suis <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <strong><span>Le Grand Journal de l’Afrique</span></strong>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires, environnementales et géopolitiques du continent.</span></p>
<span>LES TITRES</span>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>En <strong><span>Ouganda</span></strong>, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et chef de l’armée, annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2031.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>L’<strong><span>Union africaine</span></strong> prévoit de lancer, le 5 octobre à Maurice, une agence africaine de notation financière.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Au <strong><span>Nigeria</span></strong>, une étude alerte sur l’expansion des enlèvements de masse et le financement des groupes armés par les rançons.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>En <strong><span>République démocratique du Congo</span></strong>, l’épidémie d’Ebola continue de progresser, alors que l’Ouganda annonce la fin de sa chaîne de transmission.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>En <strong><span>Algérie</span></strong>, des incendies meurtriers ont fait au moins douze morts et plusieurs dizaines de blessés.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Et en <strong><span>Afrique du Sud</span></strong>, les groupes miniers accélèrent leur transition vers les énergies renouvelables pour réduire leur dépendance au réseau public.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<span>AFRIQUE DE L’EST — OUGANDA — POLITIQUE ET GOUVERNANCE</span>
<span>Le fils du président Museveni annonce son intention de briguer la présidence en 2031</span>
<p><span>Muhoozi Kainerugaba, âgé de 52 ans, chef de l’armée ougandaise et fils du président Yoweri Museveni, affirme qu’il se présentera à l’élection présidentielle de 2031 avec le soutien de son père.</span></p>
<p><span>Cette déclaration exprime, pour le moment, une intention politique. Elle ne constitue pas encore une candidature officiellement enregistrée.</span></p>
<p><span>Muhoozi Kainerugaba avait déjà évoqué une candidature présidentielle avant de se retirer. Son rôle à la tête de l’armée et ses précédentes déclarations contre l’opposant Bobi Wine relancent cependant le débat sur la neutralité des forces armées.</span></p>
<p><span>Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986. La perspective d’une candidature de son fils soulève donc une question majeure : le pays se prépare-t-il à une compétition démocratique ouverte ou à une transmission familiale du pouvoir ?</span></p>
<p><span>C’est une information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong> et <strong><span>Africanews</span></strong>.</span></p><span></span><p> </p>
<span>AFRIQUE — ÉCONOMIE ET SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE</span>
<span>L’Union africaine prépare le lancement d’une agence continentale de notation</span>
<p><span>L’Union africaine prévoit de lancer une agence africaine de notation financière le <strong><span>5 octobre prochain, à Maurice</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette initiative, portée par le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, vise à proposer une lecture différente du risque souverain africain.</span></p>
<p><span>Plusieurs dirigeants du continent reprochent aux grandes agences internationales — Fitch, Moody’s et Standard &amp; Poor’s — d’évaluer trop sévèrement les économies africaines et d’augmenter ainsi le coût de leur endettement.</span></p>
<p><span>Mais la réussite de cette nouvelle agence dépendra de plusieurs conditions : son indépendance, la transparence de sa méthodologie, son mode de financement et sa reconnaissance par les investisseurs internationaux.</span></p>
<p><span>La souveraineté financière ne doit pas signifier l’attribution systématique de bonnes notes. Elle doit permettre de produire des évaluations rigoureuses, crédibles et mieux adaptées aux réalités africaines.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>.</span></p>
<span>AFRIQUE DE L’EST — KENYA — TRANSPORT ET ÉCONOMIE</span>
<span>Kenya Airways recherche de nouveaux capitaux</span>
<p><span>Kenya Airways annonce avoir reçu des marques d’intérêt de la part d’investisseurs américains, chinois, sud-africains et singapouriens.</span></p>
<p><span>Leurs identités devraient être précisées dans les prochaines semaines. Aucun accord ferme n’a toutefois encore été conclu.</span></p>
<p><span>La compagnie nationale kényane a enregistré une perte avant impôts de près de <strong><span>15,92 milliards de shillings</span></strong>, soit environ <strong><span>123 millions de dollars</span></strong>, au premier semestre.</span></p>
<p><span>Cette situation financière a notamment été aggravée par une hausse de 72 % du coût du carburant.</span></p>
<p><span>L’enjeu dépasse le seul redressement des comptes. Il concerne également la participation de l’État, le contrôle des liaisons africaines, la transformation éventuelle des dettes en actions et la protection des emplois.</span></p>
<p><span>Le sauvetage de Kenya Airways ne devra pas se faire au prix de la perte de sa vocation nationale et stratégique.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>.</span></p>
<span>AFRIQUE DE L’OUEST — CÔTE D’IVOIRE — CACAO ET COMMERCE</span>
<span>Le retard de la récolte de cacao fait craindre une congestion des ports</span>
<p><span>En Côte d’Ivoire, la récolte principale de cacao pourrait accuser un retard de huit à dix semaines.</span></p>
<p><span>Selon des sources du secteur, cette situation serait liée aux conditions météorologiques, à l’entretien insuffisant de certaines plantations et à la prolongation de la récolte intermédiaire.</span></p>
<p><span>Une quantité importante de fèves pourrait ainsi arriver simultanément dans les ports d’Abidjan et de San Pedro, notamment en novembre et en décembre.</span></p>
<p><span>Cette période doit également coïncider avec le renforcement des règles européennes destinées à lutter contre la déforestation.</span></p>
<p><span>La congestion portuaire demeure, à ce stade, un risque et non un fait établi. Mais une question se pose déjà : qui assumera les frais de stockage, les retards et les éventuels rejets de cargaisons ?</span></p>
<p><span>Les producteurs, déjà fragilisés, ne doivent pas devenir les seuls responsables financiers d’un dysfonctionnement de l’ensemble de la chaîne.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>.</span></p>
<span>AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA — SÉCURITÉ</span>
<span>Les enlèvements de masse financent désormais les groupes armés</span>
<p><span>Au Nigeria, les enlèvements sont devenus une véritable économie criminelle.</span></p>
<p><span>Selon une étude de <strong><span>SBM Intelligence</span></strong>, 7 825 personnes auraient été enlevées entre juillet 2025 et juin 2026. Cela représenterait une augmentation annuelle de 66 %.</span></p>
<p><span>Au moins 1 142 personnes auraient également été tuées au cours de ces enlèvements.</span></p>
<p><span>Les familles auraient versé près de <strong><span>7,78 milliards de nairas</span></strong>, soit environ <strong><span>5,8 millions de dollars</span></strong> de rançons.</span></p>
<p><span>Dans le Nord-Est, près de 90 % des rançons recensées auraient bénéficié à une faction de Boko Haram.</span></p>
<p><span>Ces estimations reposent sur des sources ouvertes, des témoignages et des informations publiées dans la presse. Elles ne constituent donc pas un décompte gouvernemental exhaustif.</span></p>
<p><span>Mais elles montrent que les enlèvements ne relèvent plus seulement du banditisme. Ils financent les groupes armés, désorganisent les communautés rurales, éloignent les enfants des écoles et affaiblissent la confiance des populations envers l’État.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>, à partir du rapport de SBM Intelligence.</span></p>
<span>AFRIQUE DU NORD — ÉGYPTE ET CHINE — GÉOPOLITIQUE</span>
<span>Xi Jinping attendu au Caire pour une visite d’État</span>
<p><span>Le président chinois Xi Jinping doit effectuer, dans les prochains jours, sa première visite d’État en Égypte depuis dix ans.</span></p>
<p><span>Il doit rencontrer son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi.</span></p>
<p><span>Les échanges devraient porter sur le partenariat stratégique entre les deux pays, le commerce, la coopération militaire ainsi que les tensions régionales.</span></p>
<p><span>L’Égypte et la Chine ont récemment renforcé leurs relations économiques et militaires. Elles ont notamment organisé des exercices aériens conjoints au mois d’août.</span></p>
<p><span>Aucune date précise ni liste officielle des accords susceptibles d’être signés n’a encore été communiquée.</span></p>
<p><span>Cette visite confirme néanmoins la place stratégique de l’Égypte dans la politique chinoise, entre la Méditerranée, le canal de Suez, la mer Rouge et les échanges commerciaux avec l’Afrique.</span></p>
<p><span>Information rapportée par </span><a href="https://www.africanews.com/2026/08/26/chinas-president-xi-to-hold-talks-with-egyptian-counterpart-in-cairo/"><span>Africanews</span></a><span>.</span></p>
<span>AFRIQUE CENTRALE — RDC — SANTÉ</span>
<span>L’épidémie d’Ebola continue de progresser</span>
<p><span>L’Organisation mondiale de la Santé considère que la chaîne de transmission d’Ebola est désormais interrompue en Ouganda, où vingt cas et deux décès avaient été recensés.</span></p>
<p><span>Mais en République démocratique du Congo, la situation demeure extrêmement préoccupante.</span></p>
<p><span>Les autorités dénombrent plus de <strong><span>5 600 cas</span></strong> et environ <strong><span>2 700 décès</span></strong>, tandis que l’Organisation mondiale de la Santé fait état d’une transmission toujours très active.</span></p>
<p><span>Le traçage des contacts et les capacités de dépistage progressent. Cependant, près de <strong><span>30 millions de dollars</span></strong> manquent encore pour acheminer les équipements médicaux, les moyens logistiques et le matériel de protection.</span></p>
<p><span>Les outils sanitaires ne suffiront pas si les équipes, les véhicules, les laboratoires et les équipements ne peuvent pas atteindre rapidement les populations les plus exposées.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>, citant l’Organisation mondiale de la Santé.</span></p>
<span>AFRIQUE AUSTRALE — ZIMBABWE — JUSTICE ET SÉCURITÉ DES TRANSPORTS</span>
<span>Une première poursuite après le naufrage meurtrier du lac Kariba</span>
<p><span>Au Zimbabwe, un responsable de district de l’Agence publique des infrastructures rurales a été arrêté et poursuivi pour homicide involontaire après le naufrage d’un ferry sur le lac Kariba.</span></p>
<p><span>Le navire, autorisé à transporter 90 personnes, en aurait accueilli plus de 150 avant de chavirer le 11 août, dans de mauvaises conditions météorologiques.</span></p>
<p><span>Au moins 97 personnes auraient perdu la vie, dont trente enfants âgés de moins de dix ans.</span></p>
<p><span>Cette inculpation ouvre une procédure judiciaire. Elle ne prouve pas encore la responsabilité pénale de l’agent poursuivi.</span></p>
<p><span>L’enquête devra toutefois aller au-delà d’un seul responsable : qui a autorisé le départ ? Qui devait contrôler la capacité du ferry ? Dans quel état se trouvait le navire ? Et comment le transport des communautés isolées était-il organisé ?</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Africanews</span></strong>, avec l’Associated Press et l’Agence France-Presse.</span></p>
<span>AFRIQUE DU NORD — ALGÉRIE — ENVIRONNEMENT</span>
<span>Douze personnes tuées par des incendies</span>
<p><span>En Algérie, des incendies ont fait au moins douze morts dans les provinces de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou.</span></p>
<p><span>Selon le ministre algérien de l’Intérieur, cinquante-quatre personnes ont été brûlées. Six d’entre elles se trouvaient dans un état critique.</span></p>
<p><span>La Protection civile a recensé <strong><span>154 foyers d’incendie</span></strong> à travers le pays.</span></p>
<p><span>Le bilan peut encore évoluer. L’origine précise de chaque incendie n’a pas encore été déterminée.</span></p>
<p><span>L’Algérie et la Tunisie sont simultanément touchées par une vague de chaleur exceptionnelle.</span></p>
<p><span>Au-delà du facteur climatique, il faudra examiner les dispositifs d’alerte, les moyens aériens mobilisés, les opérations d’évacuation et la protection des villages menacés.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>, citant les autorités algériennes.</span></p>
<span>AFRIQUE AUSTRALE — AFRIQUE DU SUD — ÉNERGIE</span>
<span>Les groupes miniers développent leur propre électricité renouvelable</span>
<p><span>En Afrique du Sud, plusieurs groupes miniers, parmi lesquels Anglo American et Sibanye Stillwater, développent leurs propres installations ou contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable.</span></p>
<p><span>Leur objectif est de réduire les coûts de production et leur dépendance au réseau public d’Eskom.</span></p>
<p><span>L’Afrique du Sud produit encore plus de 80 % de son électricité à partir du charbon. Les énergies renouvelables représentent environ 10 % de la production.</span></p>
<p><span>Les entreprises reconnaissent toutefois qu’Eskom restera indispensable pour assurer la continuité de leurs activités.</span></p>
<p><span>Cette transition énergétique privée peut contribuer à réduire les émissions du secteur minier. Mais elle ne garantit pas une amélioration immédiate de l’électricité disponible pour les ménages et les petites entreprises.</span></p>
<p><span>Il faudra éviter une transition à deux vitesses, dans laquelle les grands groupes sécurisent leur propre approvisionnement tandis que le réseau public reste fragile.</span></p>
<p><span>Information rapportée par <strong><span>Reuters</span></strong>.</span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>Ainsi s’achève cette édition du <strong><span>Grand Journal de l’Afrique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Ce jeudi, notre journal aura été marqué par les interrogations sur l’avenir politique de l’Ouganda, par la recherche d’une plus grande souveraineté financière africaine et par les difficultés économiques de Kenya Airways.</span></p>
<p><span>Nous retiendrons également la progression des enlèvements au Nigeria, l’urgence sanitaire provoquée par Ebola en République démocratique du Congo, le drame du lac Kariba et les incendies meurtriers en Algérie.</span></p>
<p><span>Informer, c’est établir les faits, distinguer les annonces des décisions définitives, donner du contexte et maintenir notre attention sur les populations que l’actualité risque trop rapidement d’oublier.</span></p>
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      <pubDate>Thu, 27 Aug 2026 22:02:00 +0000</pubDate>
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JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

Samedi 22 août 2026
Présentation : Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
En direct de Bezons, en Île-de-France

 RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force


Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir la diaspora.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, la radio panafricaine indépendante qui informe, analyse et donne la parole à l’Afrique et à sa diaspora.
Nous sommes en direct de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous rejoindre pour Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires et géopolitiques qui façonnent l’avenir du continent.
LES TITRES
À la une de cette édition :

En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola progresse rapidement, tandis qu’une partie importante des malades pourrait encore échapper aux dispositifs de surveillance.
Au Nigeria, des familles réclament le retour de dizaines d’enfants enlevés depuis près de cent jours dans l’État de Borno.
En Zambie, l’opposant Brian Mundubile est convoqué par la police alors qu’il prépare un recours contre les résultats de l’élection présidentielle.
Au Ghana, le groupe brésilien Petrobras ouvre des négociations pour accéder à quatre blocs pétroliers offshore.
En Somalie, la crise nutritionnelle s’aggrave : plus de deux cents centres sanitaires et nutritionnels ont déjà fermé faute de financement.
Enfin, à Ceuta, les premières victimes de la traversée meurtrière de juillet sont inhumées, mais la majorité des corps demeure sans identité.

Voilà pour les titres.
Et maintenant, place à l’actualité.
1. AFRIQUE AUSTRALE — ZAMBIE
L’opposant Brian Mundubile convoqué par la police
Nous ouvrons ce journal en Zambie.
Selon Reuters, la police zambienne a convoqué Brian Mundubile, candidat battu à l’élection présidentielle, afin de l’interroger sur des déclarations considérées comme une menace pour la sécurité nationale.
Brian Mundubile et sa colistière prépareraient actuellement un recours contre les résultats du scrutin. La police affirme également que les deux responsables politiques se seraient placés sous la protection d’une organisation internationale.
Deux rapports d’observation électorale ont relevé des indices laissant penser que certains résultats auraient pu être artificiellement gonflés. Ces mêmes rapports estiment toutefois que les anomalies observées n’auraient probablement pas suffi à remettre en cause la victoire du président Hakainde Hichilema.
À ce stade, les accusations visant Brian Mundubile restent formulées de manière imprécise et aucune condamnation n’a été prononcée.
Une contestation électorale documentée doit pouvoir être examinée sereinement par la justice. L’invocation de la sécurité nationale ne peut se substituer à la présentation de preuves vérifiables.
2. AFRIQUE DE L’OUEST — GHANA
Petrobras négocie l’accès à quatre blocs pétroliers offshore
Direction maintenant le Ghana.
Le gouvernement ghanéen a autorisé le groupe pétrolier brésilien Petrobras à engager des négociations concernant quatre blocs situés dans le bassin maritime de Keta.
La compagnie brésilienne estime que la géologie de cette zone présenterait des similitudes avec celle de la marge équatoriale du Brésil. Petrobras souhaite ainsi renforcer sa présence sur le continent africain.
À ce jour, il ne s’agit cependant ni d’un contrat définitivement signé, ni du lancement d’une campagne de forage, encore moins d’une découverte commerciale.
Les conditions fiscales, les participations accordées aux entreprises ghanéennes, les obligations environnementales et la place réservée à la main-d’œuvre locale restent à négocier.
L’enjeu, pour le Ghana, sera de faire de cette coopération Sud-Sud un véritable outil de souveraineté énergétique, de transfert de compétences et de création d’emplois locaux.
3. AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE
Un accord provisoire autour de l’euro-obligation d’un milliard de dollars
Toujours sur le terrain économique, l’Éthiopie avance dans la restructuration de sa dette.
Le comité des créanciers publics, coprésidé par la France et la Chine, soutient provisoirement l’accord conclu entre Addis-Abeba et les détenteurs de son euro-obligation d’un milliard de dollars, arrivée à échéance en 2024.
Le comité estime que cette restructuration respecte, à ce stade, le principe de traitement comparable entre les créanciers publics et les investisseurs privés.
Des inquiétudes demeurent cependant autour d’un mécanisme financier qui pourrait accorder ultérieurement un avantage supplémentaire aux détenteurs d’obligations.
L’accord définitif reste donc à conclure.
Au-delà des négociations techniques, une question demeure : qui supportera réellement les conséquences de cette restructuration ? Les investisseurs, les partenaires bilatéraux ou les citoyens éthiopiens confrontés aux restrictions budgétaires ?
4. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA
Des dizaines d’enfants toujours captifs dans l’État de Borno
Au Nigeria, l’attente devient insupportable pour les familles.
Des parents ont manifesté à Uba, dans l’État de Borno, afin de réclamer le retour d’environ quarante-cinq enfants enlevés le 15 mai dans des salles de classe à Mussa.
Trente-six autres élèves et un enseignant, capturés le 29 juin dans la localité voisine de Lassa, seraient également toujours détenus.
Ces chiffres ont été communiqués par des représentants des communautés locales. Ils ne constituent pas encore une liste gouvernementale officielle et actualisée.
La police affirme que l’armée poursuit ses recherches. Les autorités n’ont toutefois communiqué ni bilan opérationnel détaillé ni preuve de vie récente.
Après près de cent jours d’attente, les familles demandent davantage que des promesses. Elles réclament une liste vérifiée des captifs, des informations régulières et un véritable accompagnement psychologique et scolaire.
5. CORNE DE L’AFRIQUE — SOMALIE
Un pétrolier sous sanctions détourné par des hommes armés
Nous restons dans la Corne de l’Afrique.
Le Sibu 1, un pétrolier battant pavillon érythréen, a été détourné jeudi par six hommes armés.
Selon Reuters, ce navire serait associé au commerce du pétrole iranien soumis à des sanctions internationales. Il aurait été conduit vers les côtes somaliennes.
Le sort exact de l’équipage et de la cargaison n’était pas encore établi au moment de la rédaction de ce journal.
Il s’agirait du treizième navire attaqué dans cette région depuis le début de l’année 2026, contre cinq bâtiments pendant toute l’année 2025.
Cette recrudescence témoigne d’un retour inquiétant de la piraterie maritime. Elle met également en lumière l’opacité de certains circuits pétroliers, dans lesquels les pavillons, les propriétaires et les cargaisons peuvent changer rapidement d’identité.
Mais quelles que soient la provenance du navire et la nature de son commerce, la protection des marins doit rester une priorité absolue.
6. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Ebola progresse plus rapidement que les capacités de détection
L’alerte sanitaire de ce journal nous conduit en République démocratique du Congo.
Au 19 août, le pays comptait 5 290 cas confirmés d’Ebola et 2 516 décès. Au moins 837 patients étaient hospitalisés à l’isolement.
L’Ituri demeure la province la plus touchée, avec 4 447 cas et 1 984 décès. Au total, 56 zones de santé sont affectées dans six provinces, selon les données publiées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. ECDC
Africa CDC estime cependant que seulement 30 à 40 % des cas pourraient être détectés. La réalité de l’épidémie serait donc potentiellement beaucoup plus importante que ne l’indiquent les chiffres officiels.
Au moins 160 professionnels de santé auraient été contaminés et 43 seraient décédés.
Le financement international destiné à la riposte pourrait également être épuisé dans les prochaines semaines.
Le chiffre le plus inquiétant n’est donc pas seulement celui des décès. C’est aussi celui des malades invisibles, des contacts non suivis et des communautés que le système sanitaire ne parvient plus à atteindre.
7. AFRIQUE ET DIASPORA — LIBERIA ET GUINÉE ÉQUATORIALE
Cinq personnes transférées à Malabo malgré leur refus
Une affaire sensible concerne maintenant le Liberia et la Guinée équatoriale.
Selon des sources anonymes citées par Reuters, cinq personnes expulsées des États-Unis auraient refusé de quitter l’avion qui les avait conduites au Liberia.
Elles auraient ensuite été transférées vers la Guinée équatoriale, après avoir cru qu’elles retournaient aux États-Unis, puis contraintes à débarquer à Malabo.
Le groupe comprendrait trois ressortissants cubains, un Brésilien et une Camerounaise.
Plus de trente personnes expulsées seraient actuellement détenues en Guinée équatoriale.
Ces informations n’ont pas encore été confirmées dans leur totalité par les gouvernements concernés. Elles soulèvent néanmoins de graves interrogations sur les expulsions successives vers des pays avec lesquels les personnes concernées ne possèdent parfois aucun lien.
Ces procédures doivent garantir l’accès à un avocat, le droit de demander l’asile et la possibilité de contester une expulsion devant un juge.
8. AFRIQUE DU NORD — TUNISIE
Au moins treize personnes portées disparues en Méditerranée
En Tunisie, une nouvelle tragédie est signalée en Méditerranée.
Une embarcation partie jeudi en direction de l’Italie aurait fait naufrage au large des côtes tunisiennes.
Selon l’Observatoire tunisien des droits humains, deux personnes ont été secourues, dont une dans un état critique. Au moins treize autres personnes sont toujours portées disparues.
Ce premier bilan, établi par une organisation de la société civile, n’avait pas encore été confirmé par les garde-côtes tunisiens.
Le naufrage intervient alors que les départs ont diminué sous l’effet du renforcement des contrôles soutenus par l’Union européenne.
Plusieurs organisations de défense des droits humains critiquent cependant les conditions dans lesquelles ces politiques migratoires sont appliquées.
Une politique migratoire ne peut être évaluée uniquement au nombre de départs empêchés. Elle doit également être jugée au regard des vies sauvées, des disparitions, des violences signalées et des voies légales réellement accessibles.
9. CORNE DE L’AFRIQUE — SOMALIE
Deux cent cinq centres sanitaires et nutritionnels fermés
Nous retournons en Somalie, où la crise nutritionnelle s’aggrave.
L’UNICEF estime que près de 1,9 million d’enfants pourraient souffrir de malnutrition aiguë cette année. Près d’un demi-million seraient confrontés à une forme sévère de la maladie.
Les admissions d’enfants présentant une malnutrition grave accompagnée de complications ont augmenté de 32 %.
Au moins 205 centres sanitaires et nutritionnels ont déjà fermé faute de financement. Jusqu’à 618 établissements pourraient devenir inopérants si les ressources nécessaires ne sont pas rapidement mobilisées.
Dans un pays déjà touché par la sécheresse, la pauvreté et les conflits armés, ces fermetures augmentent directement le risque de mortalité infantile.
Derrière chaque réduction budgétaire se trouvent des familles contraintes de parcourir davantage de kilomètres, des diagnostics plus tardifs et des enfants qui meurent parfois de maladies normalement traitables.
10. AFRIQUE–EUROPE — CEUTA
Des victimes de la traversée meurtrière toujours privées de nom
Nous terminons cette édition à Ceuta.
Les premières victimes de la traversée massive du mois de juillet ont été inhumées dans l’enclave espagnole, tandis que plusieurs dizaines d’autres sépultures sont en préparation.
Environ 95 % des corps demeurent non identifiés. Seulement six victimes, toutes présentées comme des hommes marocains adultes, auraient jusqu’à présent retrouvé un nom.
Une organisation marocaine de défense des droits humains demande la suspension des inhumations jusqu’à l’épuisement des procédures d’identification et de rapatriement.
Les bilans disponibles font état de 82 morts recensés du côté espagnol et de quatorze au Maroc. Ces deux comptages restent toutefois distincts et doivent être interprétés avec prudence.
Identifier les victimes est une obligation humaine et juridique.
Les prélèvements ADN, les photographies, les effets personnels et les registres doivent être conservés et rendus accessibles aux familles qui recherchent encore un proche.
Car derrière chaque corps sans nom se trouve une famille privée de réponse, de mémoire et de deuil.
CONCLUSION
Ainsi s’achève cette édition du Grand Journal de l’Afrique.
Ce samedi, l’actualité nous rappelle que les chiffres ne doivent jamais effacer les visages : ceux des enfants enlevés au Nigeria, des malades invisibles en République démocratique du Congo, des migrants disparus en Méditerranée et des familles toujours privées de réponses.
Informer, c’est établir les faits, donner du contexte et maintenir l’attention sur celles et ceux que l’actualité risque trop vite d’oublier.
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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
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      <content:encoded><![CDATA[

JOURNAL PARLÉ — RADIOTAMTAM AFRICA
LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

<p><strong>Samedi 22 août 2026</strong></p>
<p><strong>Présentation :</strong> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</p>
<p><strong>Réalisation :</strong> G.-V.</p>
<p><strong>En direct de Bezons, en Île-de-France</strong></p>

<p> RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</p>


<p><span>Bonsoir à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bonsoir l’Afrique, bonsoir la diaspora.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>, la radio panafricaine indépendante qui informe, analyse et donne la parole à l’Afrique et à sa diaspora.</span></p>
<p><span>Nous sommes en direct de <b>Bezons, en Île-de-France</b>.</span></p>
<p><span>Je suis <b>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</b>, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.</span></p>
<p><span>Merci de nous rejoindre pour <b>Le Grand Journal de l’Afrique</b>, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités politiques, économiques, sociales, sanitaires et géopolitiques qui façonnent l’avenir du continent.</span></p>
<p><b><span>LES TITRES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À la une de cette édition :</span></p>
<ul>
<li><span>En <b>République démocratique du Congo</b>, l’épidémie d’Ebola progresse rapidement, tandis qu’une partie importante des malades pourrait encore échapper aux dispositifs de surveillance.</span></li>
<li><span>Au <b>Nigeria</b>, des familles réclament le retour de dizaines d’enfants enlevés depuis près de cent jours dans l’État de Borno.</span></li>
<li><span>En <b>Zambie</b>, l’opposant Brian Mundubile est convoqué par la police alors qu’il prépare un recours contre les résultats de l’élection présidentielle.</span></li>
<li><span>Au <b>Ghana</b>, le groupe brésilien Petrobras ouvre des négociations pour accéder à quatre blocs pétroliers offshore.</span></li>
<li><span>En <b>Somalie</b>, la crise nutritionnelle s’aggrave : plus de deux cents centres sanitaires et nutritionnels ont déjà fermé faute de financement.</span></li>
<li><span>Enfin, à <b>Ceuta</b>, les premières victimes de la traversée meurtrière de juillet sont inhumées, mais la majorité des corps demeure sans identité.</span></li>
</ul>
<p><span>Voilà pour les titres.</span></p>
<p><span>Et maintenant, place à l’actualité.</span></p>
<p><b><span>1. AFRIQUE AUSTRALE — ZAMBIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>L’opposant Brian Mundubile convoqué par la police</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous ouvrons ce journal en Zambie.</span></p>
<p><span>Selon <b>Reuters</b>, la police zambienne a convoqué Brian Mundubile, candidat battu à l’élection présidentielle, afin de l’interroger sur des déclarations considérées comme une menace pour la sécurité nationale.</span></p>
<p><span>Brian Mundubile et sa colistière prépareraient actuellement un recours contre les résultats du scrutin. La police affirme également que les deux responsables politiques se seraient placés sous la protection d’une organisation internationale.</span></p>
<p><span>Deux rapports d’observation électorale ont relevé des indices laissant penser que certains résultats auraient pu être artificiellement gonflés. Ces mêmes rapports estiment toutefois que les anomalies observées n’auraient probablement pas suffi à remettre en cause la victoire du président <b>Hakainde Hichilema</b>.</span></p>
<p><span>À ce stade, les accusations visant Brian Mundubile restent formulées de manière imprécise et aucune condamnation n’a été prononcée.</span></p>
<p><span>Une contestation électorale documentée doit pouvoir être examinée sereinement par la justice. L’invocation de la sécurité nationale ne peut se substituer à la présentation de preuves vérifiables.</span></p>
<p><b><span>2. AFRIQUE DE L’OUEST — GHANA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Petrobras négocie l’accès à quatre blocs pétroliers offshore</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Direction maintenant le Ghana.</span></p>
<p><span>Le gouvernement ghanéen a autorisé le groupe pétrolier brésilien <b>Petrobras</b> à engager des négociations concernant quatre blocs situés dans le bassin maritime de Keta.</span></p>
<p><span>La compagnie brésilienne estime que la géologie de cette zone présenterait des similitudes avec celle de la marge équatoriale du Brésil. Petrobras souhaite ainsi renforcer sa présence sur le continent africain.</span></p>
<p><span>À ce jour, il ne s’agit cependant ni d’un contrat définitivement signé, ni du lancement d’une campagne de forage, encore moins d’une découverte commerciale.</span></p>
<p><span>Les conditions fiscales, les participations accordées aux entreprises ghanéennes, les obligations environnementales et la place réservée à la main-d’œuvre locale restent à négocier.</span></p>
<p><span>L’enjeu, pour le Ghana, sera de faire de cette coopération Sud-Sud un véritable outil de souveraineté énergétique, de transfert de compétences et de création d’emplois locaux.</span></p>
<p><b><span>3. AFRIQUE DE L’EST — ÉTHIOPIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Un accord provisoire autour de l’euro-obligation d’un milliard de dollars</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Toujours sur le terrain économique, l’Éthiopie avance dans la restructuration de sa dette.</span></p>
<p><span>Le comité des créanciers publics, coprésidé par la France et la Chine, soutient provisoirement l’accord conclu entre Addis-Abeba et les détenteurs de son euro-obligation d’un milliard de dollars, arrivée à échéance en 2024.</span></p>
<p><span>Le comité estime que cette restructuration respecte, à ce stade, le principe de traitement comparable entre les créanciers publics et les investisseurs privés.</span></p>
<p><span>Des inquiétudes demeurent cependant autour d’un mécanisme financier qui pourrait accorder ultérieurement un avantage supplémentaire aux détenteurs d’obligations.</span></p>
<p><span>L’accord définitif reste donc à conclure.</span></p>
<p><span>Au-delà des négociations techniques, une question demeure : qui supportera réellement les conséquences de cette restructuration ? Les investisseurs, les partenaires bilatéraux ou les citoyens éthiopiens confrontés aux restrictions budgétaires ?</span></p>
<p><b><span>4. AFRIQUE DE L’OUEST — NIGERIA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Des dizaines d’enfants toujours captifs dans l’État de Borno</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Nigeria, l’attente devient insupportable pour les familles.</span></p>
<p><span>Des parents ont manifesté à Uba, dans l’État de Borno, afin de réclamer le retour d’environ quarante-cinq enfants enlevés le 15 mai dans des salles de classe à Mussa.</span></p>
<p><span>Trente-six autres élèves et un enseignant, capturés le 29 juin dans la localité voisine de Lassa, seraient également toujours détenus.</span></p>
<p><span>Ces chiffres ont été communiqués par des représentants des communautés locales. Ils ne constituent pas encore une liste gouvernementale officielle et actualisée.</span></p>
<p><span>La police affirme que l’armée poursuit ses recherches. Les autorités n’ont toutefois communiqué ni bilan opérationnel détaillé ni preuve de vie récente.</span></p>
<p><span>Après près de cent jours d’attente, les familles demandent davantage que des promesses. Elles réclament une liste vérifiée des captifs, des informations régulières et un véritable accompagnement psychologique et scolaire.</span></p>
<p><b><span>5. CORNE DE L’AFRIQUE — SOMALIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Un pétrolier sous sanctions détourné par des hommes armés</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous restons dans la Corne de l’Afrique.</span></p>
<p><span>Le Sibu 1, un pétrolier battant pavillon érythréen, a été détourné jeudi par six hommes armés.</span></p>
<p><span>Selon Reuters, ce navire serait associé au commerce du pétrole iranien soumis à des sanctions internationales. Il aurait été conduit vers les côtes somaliennes.</span></p>
<p><span>Le sort exact de l’équipage et de la cargaison n’était pas encore établi au moment de la rédaction de ce journal.</span></p>
<p><span>Il s’agirait du treizième navire attaqué dans cette région depuis le début de l’année 2026, contre cinq bâtiments pendant toute l’année 2025.</span></p>
<p><span>Cette recrudescence témoigne d’un retour inquiétant de la piraterie maritime. Elle met également en lumière l’opacité de certains circuits pétroliers, dans lesquels les pavillons, les propriétaires et les cargaisons peuvent changer rapidement d’identité.</span></p>
<p><span>Mais quelles que soient la provenance du navire et la nature de son commerce, la protection des marins doit rester une priorité absolue.</span></p>
<p><b><span>6. AFRIQUE CENTRALE — RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Ebola progresse plus rapidement que les capacités de détection</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>L’alerte sanitaire de ce journal nous conduit en République démocratique du Congo.</span></p>
<p><span>Au 19 août, le pays comptait <b>5 290 cas confirmés d’Ebola et 2 516 décès</b>. Au moins 837 patients étaient hospitalisés à l’isolement.</span></p>
<p><span>L’Ituri demeure la province la plus touchée, avec 4 447 cas et 1 984 décès. Au total, 56 zones de santé sont affectées dans six provinces, selon les données publiées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. <a href="https://www.ecdc.europa.eu/en/ebola-outbreak-democratic-republic-congo-and-uganda"><span>ECDC</span></a></span></p>
<p><span>Africa CDC estime cependant que seulement 30 à 40 % des cas pourraient être détectés. La réalité de l’épidémie serait donc potentiellement beaucoup plus importante que ne l’indiquent les chiffres officiels.</span></p>
<p><span>Au moins 160 professionnels de santé auraient été contaminés et 43 seraient décédés.</span></p>
<p><span>Le financement international destiné à la riposte pourrait également être épuisé dans les prochaines semaines.</span></p>
<p><span>Le chiffre le plus inquiétant n’est donc pas seulement celui des décès. C’est aussi celui des malades invisibles, des contacts non suivis et des communautés que le système sanitaire ne parvient plus à atteindre.</span></p>
<p><b><span>7. AFRIQUE ET DIASPORA — LIBERIA ET GUINÉE ÉQUATORIALE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Cinq personnes transférées à Malabo malgré leur refus</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Une affaire sensible concerne maintenant le Liberia et la Guinée équatoriale.</span></p>
<p><span>Selon des sources anonymes citées par Reuters, cinq personnes expulsées des États-Unis auraient refusé de quitter l’avion qui les avait conduites au Liberia.</span></p>
<p><span>Elles auraient ensuite été transférées vers la Guinée équatoriale, après avoir cru qu’elles retournaient aux États-Unis, puis contraintes à débarquer à Malabo.</span></p>
<p><span>Le groupe comprendrait trois ressortissants cubains, un Brésilien et une Camerounaise.</span></p>
<p><span>Plus de trente personnes expulsées seraient actuellement détenues en Guinée équatoriale.</span></p>
<p><span>Ces informations n’ont pas encore été confirmées dans leur totalité par les gouvernements concernés. Elles soulèvent néanmoins de graves interrogations sur les expulsions successives vers des pays avec lesquels les personnes concernées ne possèdent parfois aucun lien.</span></p>
<p><span>Ces procédures doivent garantir l’accès à un avocat, le droit de demander l’asile et la possibilité de contester une expulsion devant un juge.</span></p>
<p><b><span>8. AFRIQUE DU NORD — TUNISIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Au moins treize personnes portées disparues en Méditerranée</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>En Tunisie, une nouvelle tragédie est signalée en Méditerranée.</span></p>
<p><span>Une embarcation partie jeudi en direction de l’Italie aurait fait naufrage au large des côtes tunisiennes.</span></p>
<p><span>Selon l’Observatoire tunisien des droits humains, deux personnes ont été secourues, dont une dans un état critique. Au moins treize autres personnes sont toujours portées disparues.</span></p>
<p><span>Ce premier bilan, établi par une organisation de la société civile, n’avait pas encore été confirmé par les garde-côtes tunisiens.</span></p>
<p><span>Le naufrage intervient alors que les départs ont diminué sous l’effet du renforcement des contrôles soutenus par l’Union européenne.</span></p>
<p><span>Plusieurs organisations de défense des droits humains critiquent cependant les conditions dans lesquelles ces politiques migratoires sont appliquées.</span></p>
<p><span>Une politique migratoire ne peut être évaluée uniquement au nombre de départs empêchés. Elle doit également être jugée au regard des vies sauvées, des disparitions, des violences signalées et des voies légales réellement accessibles.</span></p>
<p><b><span>9. CORNE DE L’AFRIQUE — SOMALIE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Deux cent cinq centres sanitaires et nutritionnels fermés</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous retournons en Somalie, où la crise nutritionnelle s’aggrave.</span></p>
<p><span>L’UNICEF estime que près de <b>1,9 million d’enfants</b> pourraient souffrir de malnutrition aiguë cette année. Près d’un demi-million seraient confrontés à une forme sévère de la maladie.</span></p>
<p><span>Les admissions d’enfants présentant une malnutrition grave accompagnée de complications ont augmenté de 32 %.</span></p>
<p><span>Au moins 205 centres sanitaires et nutritionnels ont déjà fermé faute de financement. Jusqu’à 618 établissements pourraient devenir inopérants si les ressources nécessaires ne sont pas rapidement mobilisées.</span></p>
<p><span>Dans un pays déjà touché par la sécheresse, la pauvreté et les conflits armés, ces fermetures augmentent directement le risque de mortalité infantile.</span></p>
<p><span>Derrière chaque réduction budgétaire se trouvent des familles contraintes de parcourir davantage de kilomètres, des diagnostics plus tardifs et des enfants qui meurent parfois de maladies normalement traitables.</span></p>
<p><b><span>10. AFRIQUE–EUROPE — CEUTA</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>Des victimes de la traversée meurtrière toujours privées de nom</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Nous terminons cette édition à Ceuta.</span></p>
<p><span>Les premières victimes de la traversée massive du mois de juillet ont été inhumées dans l’enclave espagnole, tandis que plusieurs dizaines d’autres sépultures sont en préparation.</span></p>
<p><span>Environ 95 % des corps demeurent non identifiés. Seulement six victimes, toutes présentées comme des hommes marocains adultes, auraient jusqu’à présent retrouvé un nom.</span></p>
<p><span>Une organisation marocaine de défense des droits humains demande la suspension des inhumations jusqu’à l’épuisement des procédures d’identification et de rapatriement.</span></p>
<p><span>Les bilans disponibles font état de 82 morts recensés du côté espagnol et de quatorze au Maroc. Ces deux comptages restent toutefois distincts et doivent être interprétés avec prudence.</span></p>
<p><span>Identifier les victimes est une obligation humaine et juridique.</span></p>
<p><span>Les prélèvements ADN, les photographies, les effets personnels et les registres doivent être conservés et rendus accessibles aux familles qui recherchent encore un proche.</span></p>
<p><span>Car derrière chaque corps sans nom se trouve une famille privée de réponse, de mémoire et de deuil.</span></p>
<p><b><span>CONCLUSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ainsi s’achève cette édition du <b>Grand Journal de l’Afrique</b>.</span></p>
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<p><span>Informer, c’est établir les faits, donner du contexte et maintenir l’attention sur celles et ceux que l’actualité risque trop vite d’oublier.</span></p>
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      <pubDate>Sat, 22 Aug 2026 12:59:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Dette du Gabon : ce que la dégradation de sa perspective financière révèle sur la notation souveraine</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/dette-du-gabon-ce-que-la-degradation-de-sa-perspective-financiere-revele-sur-la-notation-souveraine-296</link>
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      <description> 
Économie • Gabon

Dette du Gabon :  ce que la dégradation de sa perspective financière révèle sur la notation souveraine 



Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT

Journaliste, éditorialiste et fondatrice de  RADIOTAMTAM AFRICA 

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Pourquoi Moody’s et Fitch jugent-elles la solvabilité du Gabon préoccupante ?
La notation souveraine est souvent réduite à une lettre : AAA, B, Caa2 ou CCC-. Pourtant, derrière cette classification se trouve un processus complexe qui associe données budgétaires, niveau d’endettement, qualité des institutions, stratégie de financement, gouvernance et capacité politique à mener des réformes.
Le cas du Gabon permet de comprendre comment les agences de notation, le Fonds monétaire international, les auditeurs et les investisseurs évaluent simultanément la capacité d’un État à rembourser sa dette.
En juin 2026, Moody’s a maintenu la note souveraine du Gabon à Caa2, tout en faisant passer sa perspective de « stable » à « négative ». Un mois auparavant, Fitch avait confirmé la note du pays à CCC-, un niveau signalant un risque de défaut jugé très élevé, sans pour autant considérer le défaut comme inévitable. Moody’s, Fitch Ratings.
Ces décisions ne constituent pas seulement des appréciations techniques. Elles influencent directement les conditions dans lesquelles le Gabon peut emprunter, négocier avec ses partenaires financiers et financer son développement.
La note du Gabon n’a pas été abaissée, mais le signal est négatif
Il convient de distinguer une dégradation de la note d’une dégradation de la perspective.
Moody’s n’a pas abaissé la note Caa2 du Gabon en juin 2026. L’agence a toutefois placé la perspective à « négative », ce qui signifie qu’une baisse future de la note est possible si la situation budgétaire, l’endettement ou les conditions de financement continuent de se détériorer.
Fitch a, pour sa part, confirmé la note CCC-. Cette catégorie se situe près du bas de son échelle de notation souveraine à long terme. Elle indique que le pays est confronté à d’importantes tensions financières et que sa marge de manœuvre est limitée.
La notation publiée n’est donc que la partie la plus visible d’une évaluation beaucoup plus large.
Un budget révisé qui accentue les inquiétudes
Le Gabon a adopté un budget révisé pour 2026 prévoyant un déficit plus important et autorisant jusqu’à 1,5 milliard de dollars d’emprunts sur les marchés internationaux, notamment au moyen d’une émission obligataire internationale.
Les prévisions de recettes ont été réduites de 22 %, à 3 240 milliards de francs CFA. Le besoin global de financement a atteint environ 915,6 milliards de francs CFA, soit une progression de 13 % par rapport aux estimations précédentes.
Le gouvernement a également prévu l’émission de 424,9 milliards de francs CFA de titres du Trésor sur le marché intérieur.
Ces décisions sont intervenues alors que Libreville cherchait à négocier un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. Des investisseurs ont estimé que le maintien de dépenses élevées et le recours à une nouvelle émission internationale pourraient compliquer ou retarder la conclusion d’un accord avec le FMI. Reuters.
Après la publication du budget révisé, plusieurs obligations souveraines gabonaises ont reculé. Les titres arrivant à échéance en 2031 ont notamment perdu 1,575 cent pour s’établir autour de 84,97 cents pour un dollar de valeur nominale. Les obligations de 2029 ont également baissé.
La réaction des marchés montre que la solvabilité d’un État n’est pas seulement évaluée par les agences de notation. Elle est aussi réinterprétée en permanence par les investisseurs.
Une économie dépendante du pétrole et des matières premières
Le Gabon est une économie d’Afrique centrale comptant environ 2,5 millions d’habitants. Il appartient à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, la CEMAC.
Ses exportations reposent principalement sur le pétrole, le manganèse et le bois. Cette concentration expose fortement les finances publiques aux variations des cours internationaux, au ralentissement de la demande mondiale et aux conditions d’accès aux financements extérieurs.
Lorsque les recettes pétrolières diminuent ou que le coût des emprunts augmente, l’État dispose de moins de ressources pour financer les investissements, assurer le fonctionnement des services publics et honorer ses échéances.
La dépendance aux matières premières ne provoque pas automatiquement une crise de la dette. Elle augmente cependant la vulnérabilité budgétaire lorsque le pays ne dispose pas de réserves suffisantes, de recettes fiscales diversifiées ou d’un accès stable à des financements abordables.
La solvabilité souveraine ne dépend pas seulement des chiffres
Les agences de notation ne se contentent pas de mesurer le niveau de la dette ou le déficit budgétaire. Elles examinent également la qualité des institutions, la transparence des comptes publics, la prévisibilité des politiques économiques et la capacité du gouvernement à mettre en œuvre ses engagements.
Moody’s classe le profil de gouvernance du Gabon dans la catégorie G-5, la plus faible de son échelle. L’agence évoque notamment la faiblesse du contrôle de la corruption et l’existence historique de dépenses extrabudgétaires.
Fitch s’appuie également sur des indicateurs relatifs à l’État de droit et à la qualité institutionnelle, notamment les Indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale.
Ces évaluations soulèvent néanmoins une question essentielle : comment mesurer objectivement la gouvernance d’un État ?
Les agences ne produisent pas toujours elles-mêmes toutes les données institutionnelles utilisées dans leurs analyses. Elles intègrent des indicateurs élaborés par la Banque mondiale et d’autres organisations internationales. La notation souveraine résulte donc aussi d’une accumulation de méthodologies, de perceptions et de comparaisons internationales.
L’audit de la dette publique, source d’incertitude
Le Gabon a lancé un audit portant sur les emprunts publics contractés entre 2016 et 2024. Cet examen doit notamment identifier d’éventuels engagements non déclarés, des projets non exécutés ou des financements qui n’auraient pas été correctement enregistrés dans les comptes du Trésor.
Moody’s a averti que cet audit pourrait révéler des passifs jusque-là non comptabilisés. Si de nouvelles dettes importantes étaient découvertes, les ratios d’endettement et la capacité de remboursement du pays pourraient apparaître plus dégradés que ne le laissent penser les données disponibles.
Cette possibilité ne constitue pas un fait établi. Les résultats définitifs de l’audit restent déterminants. Mais les agences et les investisseurs doivent intégrer ce risque à leurs scénarios.
C’est précisément l’une des fonctions de la notation souveraine : évaluer non seulement la situation présente, mais aussi les événements susceptibles de modifier la trajectoire financière d’un pays.
Le choix du financement envoie un signal aux marchés
Lorsqu’un État doit financer son déficit, plusieurs possibilités s’offrent à lui :
·         négocier un programme avec le FMI ou d’autres institutions multilatérales ;
·         émettre des obligations sur les marchés internationaux ;
·         emprunter sur le marché régional ou national ;
·         obtenir des financements bilatéraux ;
·         conclure des accords adossés à ses ressources naturelles.
Chaque solution possède un coût, des avantages et des contraintes.
Un programme du FMI peut donner accès à des financements moins coûteux et rassurer certains investisseurs. Mais il s’accompagne généralement d’engagements portant sur les dépenses publiques, les recettes fiscales, la transparence et la gestion de la dette.
Une euro-obligation offre davantage de liberté immédiate, mais elle peut être coûteuse, notamment lorsque la note souveraine du pays est faible. Elle expose également l’État au risque de change si l’emprunt est libellé dans une devise étrangère.
La décision gabonaise de prévoir une émission internationale alors que les négociations avec le FMI n’étaient pas encore finalisées n’a donc pas été considérée comme une donnée neutre.
Kevin Daly, responsable des investissements en dette émergente chez Aberdeen Investments, a estimé que cette orientation pouvait signaler un report de l’accord avec le FMI, éventuellement jusqu’en 2027. Cette interprétation demeure celle d’un investisseur, mais elle montre comment une décision budgétaire peut modifier la perception du risque souverain.
Une restructuration peut-elle être considérée comme un défaut ?
Moody’s a également averti que certaines opérations destinées à alléger le service de la dette pourraient être qualifiées d’échanges de dette en difficulté.
Si un gouvernement demande à ses créanciers d’accepter des conditions moins favorables que celles prévues initialement — par exemple une échéance plus longue, un taux réduit ou une diminution de la valeur de remboursement — l’agence peut considérer l’opération comme un défaut, même si elle est négociée.
Cette approche rappelle qu’en matière de notation, un défaut ne signifie pas uniquement l’arrêt total des paiements. Une modification imposée ou motivée par une situation de détresse financière peut également entrer dans cette catégorie.
Pourquoi les agences de notation exercent-elles autant d’influence ?
Les agences de notation ne se contentent pas de décrire une situation financière. Leurs décisions contribuent à transformer l’environnement dans lequel le gouvernement doit agir.
Une perspective négative ou une note très faible peut :
·         augmenter les taux d’intérêt exigés par les investisseurs ;
·         réduire le nombre d’institutions autorisées à acheter les obligations du pays ;
·         compliquer l’accès aux marchés internationaux ;
·         peser sur la valeur des titres déjà en circulation ;
·         renforcer les exigences de transparence des bailleurs de fonds ;
·         limiter les choix budgétaires du gouvernement.
La notation devient ainsi une partie du problème qu’elle cherche à mesurer. Une appréciation défavorable peut accroître le coût de la dette et rendre son remboursement plus difficile.
L’économiste politique Timothy Sinclair a montré que les agences ne sont pas seulement des fournisseurs d’opinions techniques. Leurs jugements participent à la définition des conditions dans lesquelles les États élaborent leurs politiques économiques.
La solvabilité du Gabon résulte de plusieurs jugements
Le cas gabonais révèle que la solvabilité souveraine n’est pas produite par une seule institution.
Le gouvernement présente son budget. Le FMI analyse la viabilité d’un éventuel programme. Les agences mesurent le risque de crédit. Les auditeurs vérifient l’exhaustivité des comptes publics. Les investisseurs évaluent les rendements et vendent ou achètent les obligations.
Chaque acteur possède un mandat différent :
·         le FMI étudie la stabilité macroéconomique et la faisabilité des réformes ;
·         les agences de notation évaluent la probabilité de remboursement ;
·         les auditeurs examinent la régularité et l’exhaustivité des comptes ;
·         les investisseurs comparent le rendement espéré au risque encouru ;
·         le gouvernement gabonais arbitre entre financement du développement, dépenses publiques et soutenabilité de la dette.
Aucune de ces évaluations n’est complète lorsqu’elle est prise isolément. La perception de la solvabilité du Gabon émerge de leur convergence.
Le Gabon doit reprendre la maîtrise de son récit financier
Une notation souveraine n’est ni une vérité absolue ni une simple opinion sans conséquence. Elle constitue un indicateur de risque construit à partir de données, d’hypothèses et d’évaluations institutionnelles.
Le Gabon peut améliorer sa crédibilité financière en publiant les résultats de l’audit de la dette, en renforçant la transparence budgétaire, en réduisant les dépenses extrabudgétaires et en présentant une stratégie de financement cohérente.
Le pays doit également diversifier son économie et transformer davantage ses ressources sur place. Une souveraineté financière durable ne peut pas reposer uniquement sur de nouveaux emprunts ou sur les revenus du pétrole.
L’enjeu dépasse donc la note attribuée par Moody’s ou Fitch. Il concerne la capacité du Gabon à définir une trajectoire économique crédible, à protéger ses investissements prioritaires et à financer son développement sans compromettre son avenir.
Le véritable enseignement de cette affaire est clair : la solvabilité souveraine n’est jamais le résultat d’un jugement unique. Elle se construit à travers l’accumulation de plusieurs évaluations qui finissent par influencer les décisions du gouvernement, le comportement des investisseurs et les conditions de financement du pays.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.

Dette du Gabon : comprendre les notes Moody’s et Fitch
Moody’s maintient le Gabon à Caa2 avec une perspective négative, tandis que Fitch confirme CCC-. Découvrez comment la solvabilité souveraine du pays est évaluée.
Requête principale : notation souveraine du Gabon
Mots-clés secondaires : dette publique du Gabon, note Moody’s Gabon, note Fitch Gabon, économie gabonaise, budget du Gabon 2026, FMI Gabon, audit de la dette gabonaise, euro-obligation Gabon, risque de défaut, solvabilité souveraine.
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      <content:encoded><![CDATA[ 
<span>Économie • Gabon</span>

<span>Dette du Gabon : <span> ce que la dégradation de sa perspective financière révèle sur la notation souveraine </span></span>



<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>

<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong> RADIOTAMTAM AFRICA </strong></span></p>

<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<span>Pourquoi Moody’s et Fitch jugent-elles la solvabilité du Gabon préoccupante ?</span>
<p><span>La notation souveraine est souvent réduite à une lettre : AAA, B, Caa2 ou CCC-. Pourtant, derrière cette classification se trouve un processus complexe qui associe données budgétaires, niveau d’endettement, qualité des institutions, stratégie de financement, gouvernance et capacité politique à mener des réformes.</span></p>
<p><span>Le cas du Gabon permet de comprendre comment les agences de notation, le Fonds monétaire international, les auditeurs et les investisseurs évaluent simultanément la capacité d’un État à rembourser sa dette.</span></p>
<p><span>En juin 2026, Moody’s a maintenu la note souveraine du Gabon à <strong><span>Caa2</span></strong>, tout en faisant passer sa perspective de « stable » à « négative ». Un mois auparavant, Fitch avait confirmé la note du pays à <strong><span>CCC-</span></strong>, un niveau signalant un risque de défaut jugé très élevé, sans pour autant considérer le défaut comme inévitable. <a href="https://www.moodys.com/research/Moodys-Ratings-changes-Gabons-outlook-to-negative-from-stable-affirms-Rating-Action--PR_524854">Moody’s</a>, <a href="https://www.fitchratings.com/research/sovereigns/fitch-affirms-gabon-at-ccc-22-05-2026">Fitch Ratings</a>.</span></p>
<p><span>Ces décisions ne constituent pas seulement des appréciations techniques. Elles influencent directement les conditions dans lesquelles le Gabon peut emprunter, négocier avec ses partenaires financiers et financer son développement.</span></p>
<span>La note du Gabon n’a pas été abaissée, mais le signal est négatif</span>
<p><span>Il convient de distinguer une <strong><span>dégradation de la note</span></strong> d’une <strong><span>dégradation de la perspective</span></strong>.</span></p>
<p><span>Moody’s n’a pas abaissé la note Caa2 du Gabon en juin 2026. L’agence a toutefois placé la perspective à « négative », ce qui signifie qu’une baisse future de la note est possible si la situation budgétaire, l’endettement ou les conditions de financement continuent de se détériorer.</span></p>
<p><span>Fitch a, pour sa part, confirmé la note CCC-. Cette catégorie se situe près du bas de son échelle de notation souveraine à long terme. Elle indique que le pays est confronté à d’importantes tensions financières et que sa marge de manœuvre est limitée.</span></p>
<p><span>La notation publiée n’est donc que la partie la plus visible d’une évaluation beaucoup plus large.</span></p>
<span>Un budget révisé qui accentue les inquiétudes</span>
<p><span>Le Gabon a adopté un budget révisé pour 2026 prévoyant un déficit plus important et autorisant jusqu’à <strong><span>1,5 milliard de dollars d’emprunts sur les marchés internationaux</span></strong>, notamment au moyen d’une émission obligataire internationale.</span></p>
<p><span>Les prévisions de recettes ont été réduites de 22 %, à 3 240 milliards de francs CFA. Le besoin global de financement a atteint environ 915,6 milliards de francs CFA, soit une progression de 13 % par rapport aux estimations précédentes.</span></p>
<p><span>Le gouvernement a également prévu l’émission de 424,9 milliards de francs CFA de titres du Trésor sur le marché intérieur.</span></p>
<p><span>Ces décisions sont intervenues alors que Libreville cherchait à négocier un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. Des investisseurs ont estimé que le maintien de dépenses élevées et le recours à une nouvelle émission internationale pourraient compliquer ou retarder la conclusion d’un accord avec le FMI. <a href="https://www.reuters.com/world/africa/gabon-authorises-up-15-billion-international-borrowing-revised-budget-2026-07-21/">Reuters</a>.</span></p>
<p><span>Après la publication du budget révisé, plusieurs obligations souveraines gabonaises ont reculé. Les titres arrivant à échéance en 2031 ont notamment perdu 1,575 cent pour s’établir autour de 84,97 cents pour un dollar de valeur nominale. Les obligations de 2029 ont également baissé.</span></p>
<p><span>La réaction des marchés montre que la solvabilité d’un État n’est pas seulement évaluée par les agences de notation. Elle est aussi réinterprétée en permanence par les investisseurs.</span></p>
<span>Une économie dépendante du pétrole et des matières premières</span>
<p><span>Le Gabon est une économie d’Afrique centrale comptant environ 2,5 millions d’habitants. Il appartient à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, la CEMAC.</span></p>
<p><span>Ses exportations reposent principalement sur le pétrole, le manganèse et le bois. Cette concentration expose fortement les finances publiques aux variations des cours internationaux, au ralentissement de la demande mondiale et aux conditions d’accès aux financements extérieurs.</span></p>
<p><span>Lorsque les recettes pétrolières diminuent ou que le coût des emprunts augmente, l’État dispose de moins de ressources pour financer les investissements, assurer le fonctionnement des services publics et honorer ses échéances.</span></p>
<p><span>La dépendance aux matières premières ne provoque pas automatiquement une crise de la dette. Elle augmente cependant la vulnérabilité budgétaire lorsque le pays ne dispose pas de réserves suffisantes, de recettes fiscales diversifiées ou d’un accès stable à des financements abordables.</span></p>
<span>La solvabilité souveraine ne dépend pas seulement des chiffres</span>
<p><span>Les agences de notation ne se contentent pas de mesurer le niveau de la dette ou le déficit budgétaire. Elles examinent également la qualité des institutions, la transparence des comptes publics, la prévisibilité des politiques économiques et la capacité du gouvernement à mettre en œuvre ses engagements.</span></p>
<p><span>Moody’s classe le profil de gouvernance du Gabon dans la catégorie <strong><span>G-5</span></strong>, la plus faible de son échelle. L’agence évoque notamment la faiblesse du contrôle de la corruption et l’existence historique de dépenses extrabudgétaires.</span></p>
<p><span>Fitch s’appuie également sur des indicateurs relatifs à l’État de droit et à la qualité institutionnelle, notamment les <a href="https://www.worldbank.org/en/publication/worldwide-governance-indicators">Indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale</a>.</span></p>
<p><span>Ces évaluations soulèvent néanmoins une question essentielle : comment mesurer objectivement la gouvernance d’un État ?</span></p>
<p><span>Les agences ne produisent pas toujours elles-mêmes toutes les données institutionnelles utilisées dans leurs analyses. Elles intègrent des indicateurs élaborés par la Banque mondiale et d’autres organisations internationales. La notation souveraine résulte donc aussi d’une accumulation de méthodologies, de perceptions et de comparaisons internationales.</span></p>
<span>L’audit de la dette publique, source d’incertitude</span>
<p><span>Le Gabon a lancé un audit portant sur les emprunts publics contractés entre 2016 et 2024. Cet examen doit notamment identifier d’éventuels engagements non déclarés, des projets non exécutés ou des financements qui n’auraient pas été correctement enregistrés dans les comptes du Trésor.</span></p>
<p><span>Moody’s a averti que cet audit pourrait révéler des passifs jusque-là non comptabilisés. Si de nouvelles dettes importantes étaient découvertes, les ratios d’endettement et la capacité de remboursement du pays pourraient apparaître plus dégradés que ne le laissent penser les données disponibles.</span></p>
<p><span>Cette possibilité ne constitue pas un fait établi. Les résultats définitifs de l’audit restent déterminants. Mais les agences et les investisseurs doivent intégrer ce risque à leurs scénarios.</span></p>
<p><span>C’est précisément l’une des fonctions de la notation souveraine : évaluer non seulement la situation présente, mais aussi les événements susceptibles de modifier la trajectoire financière d’un pays.</span></p>
<span>Le choix du financement envoie un signal aux marchés</span>
<p><span>Lorsqu’un État doit financer son déficit, plusieurs possibilités s’offrent à lui :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>négocier un programme avec le FMI ou d’autres institutions multilatérales ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>émettre des obligations sur les marchés internationaux ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>emprunter sur le marché régional ou national ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>obtenir des financements bilatéraux ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>conclure des accords adossés à ses ressources naturelles.</span></p>
<p><span>Chaque solution possède un coût, des avantages et des contraintes.</span></p>
<p><span>Un programme du FMI peut donner accès à des financements moins coûteux et rassurer certains investisseurs. Mais il s’accompagne généralement d’engagements portant sur les dépenses publiques, les recettes fiscales, la transparence et la gestion de la dette.</span></p>
<p><span>Une euro-obligation offre davantage de liberté immédiate, mais elle peut être coûteuse, notamment lorsque la note souveraine du pays est faible. Elle expose également l’État au risque de change si l’emprunt est libellé dans une devise étrangère.</span></p>
<p><span>La décision gabonaise de prévoir une émission internationale alors que les négociations avec le FMI n’étaient pas encore finalisées n’a donc pas été considérée comme une donnée neutre.</span></p>
<p><span>Kevin Daly, responsable des investissements en dette émergente chez Aberdeen Investments, a estimé que cette orientation pouvait signaler un report de l’accord avec le FMI, éventuellement jusqu’en 2027. Cette interprétation demeure celle d’un investisseur, mais elle montre comment une décision budgétaire peut modifier la perception du risque souverain.</span></p>
<span>Une restructuration peut-elle être considérée comme un défaut ?</span>
<p><span>Moody’s a également averti que certaines opérations destinées à alléger le service de la dette pourraient être qualifiées d’<strong><span>échanges de dette en difficulté</span></strong>.</span></p>
<p><span>Si un gouvernement demande à ses créanciers d’accepter des conditions moins favorables que celles prévues initialement — par exemple une échéance plus longue, un taux réduit ou une diminution de la valeur de remboursement — l’agence peut considérer l’opération comme un défaut, même si elle est négociée.</span></p>
<p><span>Cette approche rappelle qu’en matière de notation, un défaut ne signifie pas uniquement l’arrêt total des paiements. Une modification imposée ou motivée par une situation de détresse financière peut également entrer dans cette catégorie.</span></p>
<span>Pourquoi les agences de notation exercent-elles autant d’influence ?</span>
<p><span>Les agences de notation ne se contentent pas de décrire une situation financière. Leurs décisions contribuent à transformer l’environnement dans lequel le gouvernement doit agir.</span></p>
<p><span>Une perspective négative ou une note très faible peut :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>augmenter les taux d’intérêt exigés par les investisseurs ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>réduire le nombre d’institutions autorisées à acheter les obligations du pays ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>compliquer l’accès aux marchés internationaux ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>peser sur la valeur des titres déjà en circulation ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>renforcer les exigences de transparence des bailleurs de fonds ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>limiter les choix budgétaires du gouvernement.</span></p>
<p><span>La notation devient ainsi une partie du problème qu’elle cherche à mesurer. Une appréciation défavorable peut accroître le coût de la dette et rendre son remboursement plus difficile.</span></p>
<p><span>L’économiste politique Timothy Sinclair a montré que les agences ne sont pas seulement des fournisseurs d’opinions techniques. Leurs jugements participent à la définition des conditions dans lesquelles les États élaborent leurs politiques économiques.</span></p>
<span>La solvabilité du Gabon résulte de plusieurs jugements</span>
<p><span>Le cas gabonais révèle que la solvabilité souveraine n’est pas produite par une seule institution.</span></p>
<p><span>Le gouvernement présente son budget. Le FMI analyse la viabilité d’un éventuel programme. Les agences mesurent le risque de crédit. Les auditeurs vérifient l’exhaustivité des comptes publics. Les investisseurs évaluent les rendements et vendent ou achètent les obligations.</span></p>
<p><span>Chaque acteur possède un mandat différent :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le <strong><span>FMI</span></strong> étudie la stabilité macroéconomique et la faisabilité des réformes ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les <strong><span>agences de notation</span></strong> évaluent la probabilité de remboursement ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les <strong><span>auditeurs</span></strong> examinent la régularité et l’exhaustivité des comptes ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les <strong><span>investisseurs</span></strong> comparent le rendement espéré au risque encouru ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le <strong><span>gouvernement gabonais</span></strong> arbitre entre financement du développement, dépenses publiques et soutenabilité de la dette.</span></p>
<p><span>Aucune de ces évaluations n’est complète lorsqu’elle est prise isolément. La perception de la solvabilité du Gabon émerge de leur convergence.</span></p>
<span>Le Gabon doit reprendre la maîtrise de son récit financier</span>
<p><span>Une notation souveraine n’est ni une vérité absolue ni une simple opinion sans conséquence. Elle constitue un indicateur de risque construit à partir de données, d’hypothèses et d’évaluations institutionnelles.</span></p>
<p><span>Le Gabon peut améliorer sa crédibilité financière en publiant les résultats de l’audit de la dette, en renforçant la transparence budgétaire, en réduisant les dépenses extrabudgétaires et en présentant une stratégie de financement cohérente.</span></p>
<p><span>Le pays doit également diversifier son économie et transformer davantage ses ressources sur place. Une souveraineté financière durable ne peut pas reposer uniquement sur de nouveaux emprunts ou sur les revenus du pétrole.</span></p>
<p><span>L’enjeu dépasse donc la note attribuée par Moody’s ou Fitch. Il concerne la capacité du Gabon à définir une trajectoire économique crédible, à protéger ses investissements prioritaires et à financer son développement sans compromettre son avenir.</span></p>
<p><span>Le véritable enseignement de cette affaire est clair : <strong><span>la solvabilité souveraine n’est jamais le résultat d’un jugement unique. Elle se construit à travers l’accumulation de plusieurs évaluations qui finissent par influencer les décisions du gouvernement, le comportement des investisseurs et les conditions de financement du pays.</span></strong></span></p>
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<p><span>Dette du Gabon : comprendre les notes Moody’s et Fitch</span></p>
<p><span>Moody’s maintient le Gabon à Caa2 avec une perspective négative, tandis que Fitch confirme CCC-. Découvrez comment la solvabilité souveraine du pays est évaluée.</span></p>
<p><strong><span>Requête principale :</span></strong><span> notation souveraine du Gabon</span></p>
<p><strong><span>Mots-clés secondaires :</span></strong><span> dette publique du Gabon, note Moody’s Gabon, note Fitch Gabon, économie gabonaise, budget du Gabon 2026, FMI Gabon, audit de la dette gabonaise, euro-obligation Gabon, risque de défaut, solvabilité souveraine.</span></p>
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      <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 23:09:00 +0000</pubDate>
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      <title>Guerre globale et nouvel ordre mondial : l’Afrique au cœur du basculement géopolitique</title>
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ÉDITORIAL
Guerre globale et nouvel ordre mondial :  l’Afrique au cœur du basculement géopolitique 

Le vainqueur de la confrontation mondiale décidera des règles de demain
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

L’illusion d’une paix mondiale durable s’est effondrée. Nous ne sommes plus seulement à la veille d’un affrontement géopolitique majeur : la guerre globale est déjà engagée.
Cette guerre ne ressemble pas aux conflits du siècle dernier. Elle n’a pas commencé par une déclaration solennelle comparable à celle de 1939. Elle se déploie progressivement, sur plusieurs continents et dans tous les domaines de puissance.
Elle est à la fois militaire, économique, technologique, énergétique, maritime, monétaire et informationnelle. Elle passe par les sanctions, les cyberattaques, la course aux armements, la manipulation de l’information, le contrôle des routes commerciales et la compétition pour les ressources stratégiques.
L’enjeu dépasse largement la conquête de territoires. La véritable bataille consiste à déterminer quelles puissances écriront les règles du prochain ordre mondial.
D’un côté, les États-Unis, l’Europe et leurs alliés cherchent à préserver une architecture internationale reposant officiellement sur le multilatéralisme, les alliances historiques et le droit international. De l’autre, la Chine, la Russie et plusieurs puissances émergentes contestent un système qu’elles considèrent comme dominé par l’Occident.
Mais le monde ne se résume plus à deux blocs parfaitement alignés. De nombreux pays du Sud global refusent désormais de choisir un camp définitif. Ils défendent leurs intérêts, diversifient leurs partenariats et revendiquent une place autonome dans la recomposition du pouvoir mondial.
Deux dynamiques permettent de comprendre ce basculement : la multiplication des fronts qui placent l’Occident sous pression et le rôle stratégique de l’Afrique dans la construction d’un monde multipolaire.
Trois fronts stratégiques mettent l’Occident sous pression
Les puissances occidentales sont engagées dans une confrontation multidimensionnelle qui mobilise simultanément leurs capacités militaires, industrielles, diplomatiques et financières.
1. Le front européen : la Russie face à l’Ukraine et à l’OTAN
La guerre en Ukraine constitue le principal foyer militaire sur le continent européen. Au-delà de l’affrontement entre Moscou et Kyiv, elle révèle une opposition stratégique plus large entre la Russie et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.
Cette guerre de haute intensité met à l’épreuve les capacités de production militaire, les stocks de munitions, les finances publiques et la cohésion politique des démocraties occidentales.
Elle pose également une question fondamentale : les frontières européennes peuvent-elles encore être modifiées par la force, malgré les principes proclamés du droit international ?
2. Le front du Moyen-Orient : énergie, routes maritimes et instabilité régionale
Du détroit d’Hormuz à la mer Rouge, le Moyen-Orient demeure un espace déterminant pour la sécurité énergétique et le commerce mondial.
Les affrontements directs ou indirects, les tensions autour des voies maritimes et la multiplication des acteurs armés perturbent les chaînes d’approvisionnement internationales. Ils obligent également les États-Unis et leurs alliés à disperser leurs moyens militaires.
Chaque crise régionale peut désormais produire des conséquences mondiales : augmentation du prix de l’énergie, ralentissement du transport maritime, hausse du coût des marchandises et aggravation de l’insécurité alimentaire dans les pays les plus vulnérables.
3. Le front indo-pacifique : la rivalité entre la Chine et les États-Unis
L’Indo-Pacifique est devenu le centre de gravité stratégique du XXIᵉ siècle.
Autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale, la compétition entre Washington et Pékin porte sur la puissance navale, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, les télécommunications et le contrôle des grandes routes commerciales.
La Chine cherche à consolider son influence régionale et à réduire sa dépendance technologique. Les États-Unis veulent préserver leur présence stratégique ainsi que la liberté de navigation dans une zone essentielle au commerce mondial.
Une crise majeure dans cette région aurait des répercussions immédiates sur l’ensemble de l’économie internationale.
L’affaiblissement progressif de l’ordre unipolaire
La multiplication de ces fronts entraîne une dispersion des moyens occidentaux. Elle révèle aussi les limites du système unipolaire apparu après la disparition de l’Union soviétique en 1991.
L’Occident conserve une puissance militaire, financière et technologique considérable. Il serait donc prématuré d’annoncer sa disparition. Cependant, il ne dispose plus du même monopole sur la définition des normes, des alliances et des récits internationaux.
Les sanctions économiques ne produisent pas toujours les effets attendus. Les pays émergents développent des mécanismes commerciaux alternatifs. Les alliances deviennent plus souples et les États privilégient de plus en plus leurs intérêts nationaux.
Le monde entre ainsi dans une période de transition incertaine : l’ancien ordre résiste, tandis que le nouveau n’est pas encore stabilisé.
L’Afrique, continent stratégique de 1,5 milliard d’habitants
Pendant que les armes parlent en Europe et au Moyen-Orient, une autre bataille se déroule en Afrique. Elle concerne l’accès aux ressources, les infrastructures, les marchés, les votes diplomatiques et les alliances militaires.
Avec environ 1,5 milliard d’habitants, 54 États représentés à l’Organisation des Nations unies et une population appelée à connaître une croissance considérable, l’Afrique n’est plus une périphérie géopolitique.
Elle devient progressivement un centre de décision et d’arbitrage du système mondial.
Les ressources africaines au cœur des technologies de demain
La transition énergétique, l’industrie de défense, les batteries électriques, les infrastructures numériques et l’intelligence artificielle dépendent de minerais stratégiques.
Le continent africain possède d’importantes réserves de cobalt, de cuivre, de manganèse, de lithium, d’uranium, de graphite et d’autres minerais critiques.
Ces richesses attirent les États-Unis, l’Union européenne, la Chine, la Russie, la Turquie, l’Inde et les monarchies du Golfe. Cependant, la véritable question n’est plus seulement celle de l’extraction.
L’enjeu essentiel consiste à savoir si l’Afrique continuera d’exporter ses matières premières sans transformation ou si elle développera enfin ses propres chaînes de valeur industrielles.
Sans transformation locale, sans transfert de technologies et sans contrôle souverain des contrats miniers, la compétition mondiale risque de reproduire les anciennes formes de dépendance.
Le Sahel et l’Afrique centrale, nouveaux espaces de rivalité
Le recul de l’influence française et européenne dans plusieurs pays du Sahel a favorisé l’arrivée de nouveaux partenaires sécuritaires.
La Russie a renforcé sa présence dans certaines régions en proposant une coopération militaire et politique différente de celle des anciennes puissances coloniales. La Chine, pour sa part, poursuit une stratégie principalement fondée sur le commerce, les infrastructures et l’investissement.
Cette recomposition ne garantit pourtant ni la paix ni la souveraineté. Remplacer une dépendance par une autre ne constitue pas une véritable libération.
Les États africains doivent donc évaluer chaque partenariat en fonction de leurs intérêts nationaux, de la sécurité de leurs populations et de leur capacité à conserver la maîtrise de leurs ressources.
Le multi-alignement : une stratégie africaine de souveraineté
L’Afrique dispose d’un poids diplomatique majeur grâce à ses 54 voix à l’ONU. À l’horizon 2050, environ un être humain sur quatre pourrait vivre sur le continent africain.
Cette réalité démographique transformera les marchés, les migrations, la culture, la diplomatie et les rapports de puissance.
De nombreux gouvernements africains refusent désormais l’obligation de choisir exclusivement entre l’Occident, la Chine ou la Russie. Ils pratiquent le multi-alignement : coopération militaire avec une puissance, investissements avec une autre et partenariats financiers avec une troisième.
Cette stratégie peut renforcer leur autonomie, à condition qu’elle repose sur une vision nationale cohérente. Sans transparence, contrôle démocratique et stratégie industrielle, le multi-alignement risque de devenir un simple marché entre élites et puissances étrangères.
L’Afrique doit devenir un sujet de l’Histoire
Le continent africain ne doit plus être considéré comme un territoire à conquérir, un réservoir de matières premières ou un ensemble de voix diplomatiques disponibles.
Il doit définir lui-même ses priorités : industrialisation, souveraineté alimentaire, transformation locale des ressources, sécurité collective, infrastructures, santé, éducation et maîtrise des technologies.
L’Afrique ne doit pas seulement arbitrer la compétition entre les puissances. Elle doit devenir une puissance de proposition capable de participer à l’écriture des règles mondiales.
La multipolarité ne sera favorable au continent que si les peuples africains peuvent réellement décider de leur avenir. Dans le cas contraire, elle ne fera que multiplier les acteurs de la prédation.
Conclusion : quel ordre mondial voulons-nous construire ?
L’ère de la domination incontestée d’une seule puissance appartient progressivement au passé. La question n’est donc plus de savoir si le monde deviendra multipolaire, mais quelle forme prendra cette multipolarité.
Sera-t-elle fondée sur le droit, la négociation, la souveraineté des peuples et le respect mutuel ? Ou consacrera-t-elle un nouveau partage du monde entre puissances dominantes ?
Si l’Europe et ses alliés veulent préserver leur influence, ils doivent sortir du déni et refonder leurs relations avec l’Afrique. Les discours paternalistes, les injonctions à géométrie variable et les partenariats déséquilibrés ne correspondent plus aux réalités du XXIᵉ siècle.
Cette nouvelle relation doit reposer sur le respect des souverainetés, la réciprocité, la transformation locale des ressources et la reconnaissance des intérêts africains.
Le vainqueur de la guerre globale ne sera pas nécessairement celui qui possédera le plus d’armes. Ce sera peut-être celui qui saura convaincre les puissances d’équilibre de la légitimité, de la justice et de l’efficacité de son modèle.
Dans cette confrontation mondiale, l’Afrique n’est pas condamnée à choisir entre plusieurs dominations. Elle peut tracer sa propre voie, défendre ses intérêts et participer à la construction du prochain ordre mondial.
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Guerre globale et nouvel ordre mondial : quel rôle pour l’Afrique ?
 La guerre globale est déjà engagée. Russie, Chine, États-Unis et Europe s’affrontent sur plusieurs fronts, tandis que l’Afrique devient un acteur central du nouvel ordre mondial.
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>ÉDITORIAL</span>
<span>Guerre globale et nouvel ordre mondial : <span> l’Afrique au cœur du basculement géopolitique </span></span>

<span>Le vainqueur de la confrontation mondiale décidera des règles de demain</span>
<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span></p>
<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<p><span>L’illusion d’une paix mondiale durable s’est effondrée. Nous ne sommes plus seulement à la veille d’un affrontement géopolitique majeur : <strong><span>la guerre globale est déjà engagée</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette guerre ne ressemble pas aux conflits du siècle dernier. Elle n’a pas commencé par une déclaration solennelle comparable à celle de 1939. Elle se déploie progressivement, sur plusieurs continents et dans tous les domaines de puissance.</span></p>
<p><span>Elle est à la fois militaire, économique, technologique, énergétique, maritime, monétaire et informationnelle. Elle passe par les sanctions, les cyberattaques, la course aux armements, la manipulation de l’information, le contrôle des routes commerciales et la compétition pour les ressources stratégiques.</span></p>
<p><span>L’enjeu dépasse largement la conquête de territoires. La véritable bataille consiste à déterminer <strong><span>quelles puissances écriront les règles du prochain ordre mondial</span></strong>.</span></p>
<p><span>D’un côté, les États-Unis, l’Europe et leurs alliés cherchent à préserver une architecture internationale reposant officiellement sur le multilatéralisme, les alliances historiques et le droit international. De l’autre, la Chine, la Russie et plusieurs puissances émergentes contestent un système qu’elles considèrent comme dominé par l’Occident.</span></p>
<p><span>Mais le monde ne se résume plus à deux blocs parfaitement alignés. De nombreux pays du Sud global refusent désormais de choisir un camp définitif. Ils défendent leurs intérêts, diversifient leurs partenariats et revendiquent une place autonome dans la recomposition du pouvoir mondial.</span></p>
<p><span>Deux dynamiques permettent de comprendre ce basculement : <strong><span>la multiplication des fronts qui placent l’Occident sous pression</span></strong> et <strong><span>le rôle stratégique de l’Afrique dans la construction d’un monde multipolaire</span></strong>.</span></p>
<span>Trois fronts stratégiques mettent l’Occident sous pression</span>
<p><span>Les puissances occidentales sont engagées dans une confrontation multidimensionnelle qui mobilise simultanément leurs capacités militaires, industrielles, diplomatiques et financières.</span></p>
<span>1. Le front européen : la Russie face à l’Ukraine et à l’OTAN</span>
<p><span>La guerre en Ukraine constitue le principal foyer militaire sur le continent européen. Au-delà de l’affrontement entre Moscou et Kyiv, elle révèle une opposition stratégique plus large entre la Russie et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.</span></p>
<p><span>Cette guerre de haute intensité met à l’épreuve les capacités de production militaire, les stocks de munitions, les finances publiques et la cohésion politique des démocraties occidentales.</span></p>
<p><span>Elle pose également une question fondamentale : les frontières européennes peuvent-elles encore être modifiées par la force, malgré les principes proclamés du droit international ?</span></p>
<span>2. Le front du Moyen-Orient : énergie, routes maritimes et instabilité régionale</span>
<p><span>Du détroit d’Hormuz à la mer Rouge, le Moyen-Orient demeure un espace déterminant pour la sécurité énergétique et le commerce mondial.</span></p>
<p><span>Les affrontements directs ou indirects, les tensions autour des voies maritimes et la multiplication des acteurs armés perturbent les chaînes d’approvisionnement internationales. Ils obligent également les États-Unis et leurs alliés à disperser leurs moyens militaires.</span></p>
<p><span>Chaque crise régionale peut désormais produire des conséquences mondiales : augmentation du prix de l’énergie, ralentissement du transport maritime, hausse du coût des marchandises et aggravation de l’insécurité alimentaire dans les pays les plus vulnérables.</span></p>
<span>3. Le front indo-pacifique : la rivalité entre la Chine et les États-Unis</span>
<p><span>L’Indo-Pacifique est devenu le centre de gravité stratégique du XXIᵉ siècle.</span></p>
<p><span>Autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale, la compétition entre Washington et Pékin porte sur la puissance navale, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle, les télécommunications et le contrôle des grandes routes commerciales.</span></p>
<p><span>La Chine cherche à consolider son influence régionale et à réduire sa dépendance technologique. Les États-Unis veulent préserver leur présence stratégique ainsi que la liberté de navigation dans une zone essentielle au commerce mondial.</span></p>
<p><span>Une crise majeure dans cette région aurait des répercussions immédiates sur l’ensemble de l’économie internationale.</span></p>
<span>L’affaiblissement progressif de l’ordre unipolaire</span>
<p><span>La multiplication de ces fronts entraîne une dispersion des moyens occidentaux. Elle révèle aussi les limites du système unipolaire apparu après la disparition de l’Union soviétique en 1991.</span></p>
<p><span>L’Occident conserve une puissance militaire, financière et technologique considérable. Il serait donc prématuré d’annoncer sa disparition. Cependant, il ne dispose plus du même monopole sur la définition des normes, des alliances et des récits internationaux.</span></p>
<p><span>Les sanctions économiques ne produisent pas toujours les effets attendus. Les pays émergents développent des mécanismes commerciaux alternatifs. Les alliances deviennent plus souples et les États privilégient de plus en plus leurs intérêts nationaux.</span></p>
<p><span>Le monde entre ainsi dans une période de transition incertaine : <strong><span>l’ancien ordre résiste, tandis que le nouveau n’est pas encore stabilisé</span></strong>.</span></p>
<span>L’Afrique, continent stratégique de 1,5 milliard d’habitants</span>
<p><span>Pendant que les armes parlent en Europe et au Moyen-Orient, une autre bataille se déroule en Afrique. Elle concerne l’accès aux ressources, les infrastructures, les marchés, les votes diplomatiques et les alliances militaires.</span></p>
<p><span>Avec environ 1,5 milliard d’habitants, 54 États représentés à l’Organisation des Nations unies et une population appelée à connaître une croissance considérable, <strong><span>l’Afrique n’est plus une périphérie géopolitique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Elle devient progressivement un centre de décision et d’arbitrage du système mondial.</span></p>
<span>Les ressources africaines au cœur des technologies de demain</span>
<p><span>La transition énergétique, l’industrie de défense, les batteries électriques, les infrastructures numériques et l’intelligence artificielle dépendent de minerais stratégiques.</span></p>
<p><span>Le continent africain possède d’importantes réserves de cobalt, de cuivre, de manganèse, de lithium, d’uranium, de graphite et d’autres minerais critiques.</span></p>
<p><span>Ces richesses attirent les États-Unis, l’Union européenne, la Chine, la Russie, la Turquie, l’Inde et les monarchies du Golfe. Cependant, la véritable question n’est plus seulement celle de l’extraction.</span></p>
<p><span>L’enjeu essentiel consiste à savoir si l’Afrique continuera d’exporter ses matières premières sans transformation ou si elle développera enfin ses propres chaînes de valeur industrielles.</span></p>
<p><span>Sans transformation locale, sans transfert de technologies et sans contrôle souverain des contrats miniers, la compétition mondiale risque de reproduire les anciennes formes de dépendance.</span></p>
<span>Le Sahel et l’Afrique centrale, nouveaux espaces de rivalité</span>
<p><span>Le recul de l’influence française et européenne dans plusieurs pays du Sahel a favorisé l’arrivée de nouveaux partenaires sécuritaires.</span></p>
<p><span>La Russie a renforcé sa présence dans certaines régions en proposant une coopération militaire et politique différente de celle des anciennes puissances coloniales. La Chine, pour sa part, poursuit une stratégie principalement fondée sur le commerce, les infrastructures et l’investissement.</span></p>
<p><span>Cette recomposition ne garantit pourtant ni la paix ni la souveraineté. Remplacer une dépendance par une autre ne constitue pas une véritable libération.</span></p>
<p><span>Les États africains doivent donc évaluer chaque partenariat en fonction de leurs intérêts nationaux, de la sécurité de leurs populations et de leur capacité à conserver la maîtrise de leurs ressources.</span></p>
<span>Le multi-alignement : une stratégie africaine de souveraineté</span>
<p><span>L’Afrique dispose d’un poids diplomatique majeur grâce à ses 54 voix à l’ONU. À l’horizon 2050, environ un être humain sur quatre pourrait vivre sur le continent africain.</span></p>
<p><span>Cette réalité démographique transformera les marchés, les migrations, la culture, la diplomatie et les rapports de puissance.</span></p>
<p><span>De nombreux gouvernements africains refusent désormais l’obligation de choisir exclusivement entre l’Occident, la Chine ou la Russie. Ils pratiquent le <strong><span>multi-alignement</span></strong> : coopération militaire avec une puissance, investissements avec une autre et partenariats financiers avec une troisième.</span></p>
<p><span>Cette stratégie peut renforcer leur autonomie, à condition qu’elle repose sur une vision nationale cohérente. Sans transparence, contrôle démocratique et stratégie industrielle, le multi-alignement risque de devenir un simple marché entre élites et puissances étrangères.</span></p>
<span>L’Afrique doit devenir un sujet de l’Histoire</span>
<p><span>Le continent africain ne doit plus être considéré comme un territoire à conquérir, un réservoir de matières premières ou un ensemble de voix diplomatiques disponibles.</span></p>
<p><span>Il doit définir lui-même ses priorités : industrialisation, souveraineté alimentaire, transformation locale des ressources, sécurité collective, infrastructures, santé, éducation et maîtrise des technologies.</span></p>
<p><span>L’Afrique ne doit pas seulement arbitrer la compétition entre les puissances. Elle doit devenir <strong><span>une puissance de proposition capable de participer à l’écriture des règles mondiales</span></strong>.</span></p>
<p><span>La multipolarité ne sera favorable au continent que si les peuples africains peuvent réellement décider de leur avenir. Dans le cas contraire, elle ne fera que multiplier les acteurs de la prédation.</span></p>
<span>Conclusion : quel ordre mondial voulons-nous construire ?</span>
<p><span>L’ère de la domination incontestée d’une seule puissance appartient progressivement au passé. La question n’est donc plus de savoir si le monde deviendra multipolaire, mais quelle forme prendra cette multipolarité.</span></p>
<p><span>Sera-t-elle fondée sur le droit, la négociation, la souveraineté des peuples et le respect mutuel ? Ou consacrera-t-elle un nouveau partage du monde entre puissances dominantes ?</span></p>
<p><span>Si l’Europe et ses alliés veulent préserver leur influence, ils doivent sortir du déni et refonder leurs relations avec l’Afrique. Les discours paternalistes, les injonctions à géométrie variable et les partenariats déséquilibrés ne correspondent plus aux réalités du XXIᵉ siècle.</span></p>
<p><span>Cette nouvelle relation doit reposer sur le respect des souverainetés, la réciprocité, la transformation locale des ressources et la reconnaissance des intérêts africains.</span></p>
<p><span>Le vainqueur de la guerre globale ne sera pas nécessairement celui qui possédera le plus d’armes. Ce sera peut-être celui qui saura convaincre les puissances d’équilibre de la légitimité, de la justice et de l’efficacité de son modèle.</span></p>
<p><span>Dans cette confrontation mondiale, l’Afrique n’est pas condamnée à choisir entre plusieurs dominations. Elle peut tracer sa propre voie, défendre ses intérêts et participer à la construction du prochain ordre mondial.</span></p>
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<p><span> La guerre globale est déjà engagée. Russie, Chine, États-Unis et Europe s’affrontent sur plusieurs fronts, tandis que l’Afrique devient un acteur central du nouvel ordre mondial.</span></p>
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<p><span> géopolitique mondiale, Afrique et multipolarité, Sud global, Russie et OTAN, Chine et États-Unis, ressources stratégiques africaines, minerais critiques, Sahel, souveraineté africaine, multi-alignement.</span></p>
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<p>  </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 16:51:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Noah Traoré invité de « À Vrai Dire – Paroles d’auteurs » sur RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/noah-traore-invite-de-a-vrai-dire-paroles-d-auteurs-sur-radiotamtam-africa-294</link>
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      <description> 


Rencontre littéraire

Noah Traoré invité de« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »sur RADIOTAMTAM AFRICA
Félicité Amaneyâ Râ VINCENTJournaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA



 aura le plaisir d’accueillir l’écrivain guinéen Noah Traoré dans son émission littéraire :

« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »


Vendredi 28 août 2026
 À 14 h 00
 Au studio de RADIOTAMTAM AFRICA, à Bezons, en Île-de-France 




RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

 À l’occasion de cette rencontre littéraire, Noah Traoré présentera ses deux romans :
 À chacun sa justice Une trahison inattendue
Cet entretien permettra aux auditeurs de découvrir son parcours d’écrivain, son univers littéraire ainsi que les grandes questions sociales, culturelles et politiques qui traversent ses œuvres.
Il sera également question de son rapport à la Guinée, de son expérience au Canada et des messages qu’il souhaite transmettre à travers une écriture engagée, profondément humaine et attentive aux réalités africaines.
Biographie de Noah Traoré
D’origine guinéenne, Noah Traoré est un écrivain dont les romans interrogent les réalités socioculturelles et politiques contemporaines, avec une attention particulière accordée aux sociétés africaines.
Installé à Montréal, au Canada, depuis plus de quinze ans, il a suivi une formation en sociologie et en sciences politiques à l’Université de Montréal.
Ce parcours universitaire nourrit son regard analytique et se transpose dans une écriture à la fois rigoureuse, accessible et profondément humaine.
À travers ses romans À chacun sa justice et Une trahison inattendue, Noah Traoré met en lumière les tensions sociales, les dilemmes moraux, les conflits de loyauté et les rapports de pouvoir qui traversent les sociétés africaines.
Ses récits associent réflexion politique, profondeur humaine et force narrative. Ils invitent les lecteurs à s’interroger sur la justice, la foi, l’ambition, la trahison et la responsabilité individuelle face aux bouleversements collectifs.
« À chacun sa justice » : entre maladie, foi et quête de vérité
Dès sa naissance, le bébé Lansana porte en lui l’ombre d’un mal que personne ne parvient à identifier.
En Guinée, ses parents refusent de se résigner. Ils s’engagent alors dans une quête éprouvante, entre médecine moderne et médecine traditionnelle, afin de comprendre l’origine de la maladie et de sauver leur enfant.
Mais cette lutte familiale se déroule dans une société fracturée par les injustices, les conflits de pouvoir et les bouleversements politiques. Les épreuves personnelles se mêlent progressivement aux tensions collectives.
Entre mystique et réalité, monde visible et forces invisibles, À chacun sa justice explore les limites de la foi, de la raison et de la justice humaine.
Le roman interroge également les choix auxquels les familles peuvent être confrontées lorsque la médecine, les croyances, les traditions et l’espoir semblent emprunter des chemins différents.
Commander À chacun sa justice sur Amazon :➡️ https://a.co/d/09nLWIGC
« Une trahison inattendue » : un thriller politique sur les dangers du pouvoir
Après un coup d’État sanglant, Moustapha, un jeune militaire, s’empare du pouvoir.
Accusé d’avoir assassiné le chef d’état-major, il estime ne plus avoir d’autre choix que de frapper le premier. Avec l’aide de ses compagnons d’armes, il renverse le régime en place et prend les commandes d’un pays au bord du chaos.
Mais une fois arrivé au sommet de l’État, Moustapha découvre que les ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux que l’on voit.
Trahi par l’un de ses proches, il comprend que la menace vient désormais de l’intérieur. Dans un climat de méfiance permanente, le nouveau dirigeant tente de restaurer une économie fragilisée et de reprendre le contrôle d’un pays riche en ressources, mais exposé aux convoitises et aux luttes d’influence.
Entre complots, ambitions personnelles, alliances instables et rivalités politiques, chaque décision peut devenir fatale.
Une trahison inattendue est un thriller politique dans lequel la loyauté et l’ambition s’affrontent sans répit. Le roman montre également que conquérir le pouvoir peut être difficile, mais qu’y survivre représente parfois le plus dangereux des combats.
 Commander Une trahison inattendue sur Amazon :➡️ https://a.co/d/0aFbOgCQ
Une rencontre consacrée à la littérature africaine et à la diaspora
À travers cette émission, RADIOTAMTAM AFRICA poursuit sa mission de valorisation des écrivains africains et de la diaspora.
La rencontre avec Noah Traoré permettra d’aborder la place de la littérature dans la compréhension des transformations politiques et sociales de l’Afrique.
Elle mettra également en lumière le rôle des écrivains de la diaspora dans la transmission des mémoires, des expériences et des imaginaires africains.
Rendez-vous le vendredi 28 août 2026
Retrouvez Noah Traoré le vendredi 28 août 2026 à 14 h 00 dans l’émission littéraire :
« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »
Une rencontre proposée par RADIOTAMTAM AFRICA, depuis son studio de Bezons, dans le Val-d’Oise et en Île-de-France.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.

L’écrivain guinéen Noah Traoré sera l’invité de RADIOTAMTAM AFRICA à Bezons le 28 août 2026 pour présenter ses deux romans engagés.
Noah Traoré, écrivain guinéen, auteur africain, littérature guinéenne, littérature africaine, écrivain à Montréal, auteur guinéen au Canada, À chacun sa justice, Une trahison inattendue, émission littéraire africaine, À Vrai Dire, Paroles d’auteurs, RADIOTAMTAM AFRICA, radio africaine à Bezons, média panafricain en Île-de-France, diaspora africaine au Canada, romans africains, thriller politique africain.
 
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<p><span>Rencontre littéraire</span></p>

<span><span>Noah Traoré</span> invité de</span><br /><span>« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »</span><br /><span>sur <span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></span>
<p><span><b><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></b><span><br />Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></span></p>



<p><span> aura le plaisir d’accueillir l’écrivain guinéen <strong>Noah Traoré</strong> dans son émission littéraire :</span></p>

<span>« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »</span>


<p><span><strong>Vendredi 28 août 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>À 14 h 00</strong></span></p>
<p><span> <strong>Au studio de RADIOTAMTAM AFRICA, à Bezons, en Île-de-France </strong></span></p>




<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<p><span></span></p><p> </p><span>À l’occasion de cette rencontre littéraire, Noah Traoré présentera ses deux romans :</span>
<p><span> <b>À chacun sa justice</b><br /></span><span> <b>Une trahison inattendue</b></span></p>
<p><span>Cet entretien permettra aux auditeurs de découvrir son parcours d’écrivain, son univers littéraire ainsi que les grandes questions sociales, culturelles et politiques qui traversent ses œuvres.</span></p>
<p><span>Il sera également question de son rapport à la Guinée, de son expérience au Canada et des messages qu’il souhaite transmettre à travers une écriture engagée, profondément humaine et attentive aux réalités africaines.</span></p>
<p><b><span>Biographie de Noah Traoré</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>D’origine guinéenne, <b>Noah Traoré</b> est un écrivain dont les romans interrogent les réalités socioculturelles et politiques contemporaines, avec une attention particulière accordée aux sociétés africaines.</span></p>
<p><span>Installé à <b>Montréal, au Canada, depuis plus de quinze ans</b>, il a suivi une formation en sociologie et en sciences politiques à l’Université de Montréal.</span></p>
<p><span>Ce parcours universitaire nourrit son regard analytique et se transpose dans une écriture à la fois rigoureuse, accessible et profondément humaine.</span></p>
<p><span>À travers ses romans <b>À chacun sa justice</b> et <b>Une trahison inattendue</b>, Noah Traoré met en lumière les tensions sociales, les dilemmes moraux, les conflits de loyauté et les rapports de pouvoir qui traversent les sociétés africaines.</span></p>
<p><span>Ses récits associent réflexion politique, profondeur humaine et force narrative. Ils invitent les lecteurs à s’interroger sur la justice, la foi, l’ambition, la trahison et la responsabilité individuelle face aux bouleversements collectifs.</span></p>
<p><b><span>« À chacun sa justice » : entre maladie, foi et quête de vérité</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Dès sa naissance, le bébé Lansana porte en lui l’ombre d’un mal que personne ne parvient à identifier.</span></p>
<p><span>En Guinée, ses parents refusent de se résigner. Ils s’engagent alors dans une quête éprouvante, entre médecine moderne et médecine traditionnelle, afin de comprendre l’origine de la maladie et de sauver leur enfant.</span></p>
<p><span>Mais cette lutte familiale se déroule dans une société fracturée par les injustices, les conflits de pouvoir et les bouleversements politiques. Les épreuves personnelles se mêlent progressivement aux tensions collectives.</span></p>
<p><span>Entre mystique et réalité, monde visible et forces invisibles, <b>À chacun sa justice</b> explore les limites de la foi, de la raison et de la justice humaine.</span></p>
<p><span>Le roman interroge également les choix auxquels les familles peuvent être confrontées lorsque la médecine, les croyances, les traditions et l’espoir semblent emprunter des chemins différents.</span></p>
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<p><b><span>« Une trahison inattendue » : un thriller politique sur les dangers du pouvoir</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Après un coup d’État sanglant, Moustapha, un jeune militaire, s’empare du pouvoir.</span></p>
<p><span>Accusé d’avoir assassiné le chef d’état-major, il estime ne plus avoir d’autre choix que de frapper le premier. Avec l’aide de ses compagnons d’armes, il renverse le régime en place et prend les commandes d’un pays au bord du chaos.</span></p>
<p><span>Mais une fois arrivé au sommet de l’État, Moustapha découvre que les ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux que l’on voit.</span></p>
<p><span>Trahi par l’un de ses proches, il comprend que la menace vient désormais de l’intérieur. Dans un climat de méfiance permanente, le nouveau dirigeant tente de restaurer une économie fragilisée et de reprendre le contrôle d’un pays riche en ressources, mais exposé aux convoitises et aux luttes d’influence.</span></p>
<p><span>Entre complots, ambitions personnelles, alliances instables et rivalités politiques, chaque décision peut devenir fatale.</span></p>
<p><b><span>Une trahison inattendue</span></b><span> est un thriller politique dans lequel la loyauté et l’ambition s’affrontent sans répit. Le roman montre également que conquérir le pouvoir peut être difficile, mais qu’y survivre représente parfois le plus dangereux des combats.</span></p>
<p><span> <b>Commander Une trahison inattendue sur Amazon :</b><br /></span><span>➡</span><a href="/admin/news/edit/%EF%B8%8F%20https:/a.co/d/0aFbOgCQ"><span>️</span></a><span><a href="https://a.co/d/0aFbOgCQ"> <span>https://a.co/d/0aFbOgCQ</span></a></span></p>
<p><b><span>Une rencontre consacrée à la littérature africaine et à la diaspora</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>À travers cette émission, RADIOTAMTAM AFRICA poursuit sa mission de valorisation des écrivains africains et de la diaspora.</span></p>
<p><span>La rencontre avec Noah Traoré permettra d’aborder la place de la littérature dans la compréhension des transformations politiques et sociales de l’Afrique.</span></p>
<p><span>Elle mettra également en lumière le rôle des écrivains de la diaspora dans la transmission des mémoires, des expériences et des imaginaires africains.</span></p>
<p><b><span>Rendez-vous le vendredi 28 août 2026</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Retrouvez <b>Noah Traoré</b> le vendredi 28 août 2026 à 14 h 00 dans l’émission littéraire :</span></p>
<p><b><span>« À Vrai Dire – Paroles d’auteurs »</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Une rencontre proposée par <b>RADIOTAMTAM AFRICA</b>, depuis son studio de Bezons, dans le Val-d’Oise et en Île-de-France.</span></p>
<p><b><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></b></p>

<p><span>L’écrivain guinéen Noah Traoré sera l’invité de RADIOTAMTAM AFRICA à Bezons le 28 août 2026 pour présenter ses deux romans engagés.</span></p>
<p><span>Noah Traoré, écrivain guinéen, auteur africain, littérature guinéenne, littérature africaine, écrivain à Montréal, auteur guinéen au Canada, À chacun sa justice, Une trahison inattendue, émission littéraire africaine, À Vrai Dire, Paroles d’auteurs, RADIOTAMTAM AFRICA, radio africaine à Bezons, média panafricain en Île-de-France, diaspora africaine au Canada, romans africains, thriller politique africain.</span></p>

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]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 20:55:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Noah Traoré invité de « À Vrai Dire – Paroles d’auteurs » sur RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>GABON–ÉTATS-UNIS : Washington réclame davantage de transparence dans les finances publiques gabonaises</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/gabon-etats-unis-washington-reclame-davantage-de-transparence-dans-les-finances-publiques-gabonaises-293</link>
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      <description> 


Afrique centrale • Diplomatie • Économie

GABON–ÉTATS-UNIS :Washington réclame davantage de transparence dans les finances publiques gabonaises



Par  Félicité Amaneyâ Râ VINCENT 
Journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA



RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

Le Département d’État américain demande notamment au Gabon de publier chaque année la dette de ses principales entreprises publiques.
Le Gabon figure parmi les gouvernements qui ne satisfont pas aux exigences minimales américaines en matière de transparence budgétaire. Dans son rapport 2026, le Département d’État des États-Unis appelle Libreville à rendre plus accessibles, plus complets et plus réguliers les documents relatifs aux finances publiques.
L’administration américaine recommande notamment la publication annuelle des dettes contractées par les principales entreprises publiques gabonaises. Une telle mesure permettrait aux citoyens, aux partenaires financiers et aux investisseurs d’évaluer plus précisément l’exposition financière réelle du pays.
Une évaluation portant sur l’année 2025
Intitulé 2026 Fiscal Transparency Report, le document a été publié en août 2026, mais son évaluation porte sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2025.
Le Département d’État a examiné 139 gouvernements ainsi que l’Autorité palestinienne. Selon ses conclusions, 73 gouvernements ont satisfait aux exigences minimales de transparence budgétaire, tandis que 67 ne les ont pas remplies. Parmi ces derniers, 14 seulement ont été considérés comme ayant réalisé des progrès significatifs.
Le Gabon appartient au groupe des pays qui n’ont pas atteint le niveau minimal attendu. Contrairement à l’édition précédente, qui reconnaissait certains progrès accomplis par Libreville, le rapport 2026 ne lui attribue pas de nouvelle avancée significative. Département d’État américain
Les insuffisances relevées par Washington
Les autorités américaines reconnaissent que le gouvernement gabonais a publié le budget adopté ainsi que son rapport de fin d’exercice. Elles relèvent néanmoins plusieurs lacunes dans l’accessibilité et la présentation des informations financières.
Washington recommande au Gabon :

de publier son projet de budget dans un délai raisonnable avant son adoption ;
de rendre publiques, au moins une fois par an, les informations relatives à la dette des principales entreprises publiques ;
de détailler dans les documents budgétaires les sommes versées aux entreprises publiques ainsi que les revenus qu’elles reversent à l’État ;
de publier les états financiers audités des principales sociétés appartenant à l’État ;
de renforcer le contrôle du budget tout au long de l’exercice ;
de veiller à ce que les recettes et les dépenses exécutées correspondent raisonnablement aux prévisions adoptées ;
de rendre accessibles les informations essentielles concernant les marchés publics.

L’objectif est de disposer d’une vision consolidée de la dette publique, comprenant non seulement les emprunts directement contractés par l’État, mais également les engagements susceptibles de peser indirectement sur les finances nationales.
Pourquoi la dette des entreprises publiques est-elle importante ?
Les entreprises publiques peuvent emprunter, accumuler des impayés ou bénéficier de garanties accordées par l’État. Lorsque leur situation financière se dégrade, le gouvernement peut être contraint de les recapitaliser ou de reprendre une partie de leurs engagements.
Ces passifs représentent alors une dette potentielle pour la collectivité, même lorsqu’ils n’apparaissent pas immédiatement dans les statistiques officielles de la dette souveraine.
La publication de données actualisées permettrait ainsi de mieux connaître :

le montant total des emprunts des entreprises publiques ;
les garanties accordées par l’État ;
les arriérés de paiement ;
les risques de reprise de dette par le Trésor public ;
l’incidence réelle de ces engagements sur le budget national.

Cette transparence contribuerait également à renforcer la confiance des citoyens, des bailleurs de fonds et des investisseurs.
Un contexte financier particulièrement sensible
Les recommandations américaines interviennent alors que la situation budgétaire du Gabon fait l’objet d’une attention accrue. La loi de finances rectificative de 2026 a ramené les prévisions de recettes à 3 240 milliards de francs CFA et fait apparaître un besoin de financement d’environ 915,6 milliards de francs CFA.
Le gouvernement a également autorisé un recours aux marchés internationaux pouvant atteindre 1,5 milliard de dollars. Dans le même temps, la dette publique gabonaise dépasse déjà 70 % du produit intérieur brut, selon les données rapportées par Reuters. Reuters
Face à ces préoccupations, Libreville a engagé un audit des engagements financiers de l’État portant notamment sur la période 2016-2024. Un Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles a été chargé de recenser, de vérifier et de consolider les créances afin d’établir une estimation plus fiable de la dette publique. L’Union
Une évaluation américaine, pas un classement de la corruption
Une précision reste indispensable : le rapport du Département d’État ne constitue pas un classement général de la gouvernance et ne mesure pas directement le niveau de corruption.
Il évalue le respect de critères américains précis : publication des documents budgétaires, fiabilité des informations financières, contrôle des comptes publics, transparence de la dette, marchés publics et contrats liés aux ressources naturelles.
Il serait donc plus rigoureux de parler d’un appel du gouvernement américain ou du Département d’État que d’une injonction personnelle du président Donald Trump.
Un enjeu de souveraineté et de confiance publique
La transparence financière ne doit pas être considérée uniquement comme une exigence formulée par Washington ou par les institutions financières internationales. Elle constitue d’abord une obligation démocratique envers la population gabonaise.
Publier les dettes des entreprises publiques, les garanties de l’État et les résultats des audits permettrait aux citoyens de mieux comprendre l’utilisation des ressources nationales. Cette démarche renforcerait également la capacité du Parlement, de la Cour des comptes, des médias et de la société civile à exercer leur mission de contrôle.
Pour le Gabon, le défi consiste désormais à transformer les audits et les annonces de réforme en publications régulières, accessibles et vérifiables.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
Le Département d’État américain appelle le Gabon à publier la dette de ses entreprises publiques et à renforcer sa transparence budgétaire.
Gabon, États-Unis, Donald Trump, transparence budgétaire, finances publiques gabonaises, dette publique, entreprises publiques, Libreville, Département d’État américain, économie gabonaise.
 
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      <content:encoded><![CDATA[ 


<p><span>Afrique centrale • Diplomatie • Économie</span></p>

<span>GABON–ÉTATS-UNIS :</span><br /><span>Washington réclame davantage de transparence dans les finances publiques gabonaises</span>



<p><span>Par <span> Félicité Amaneyâ Râ VINCENT </span></span></p>
<p><span>Journaliste, éditorialiste et fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span></p>



<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force</span></p>

<p><b><span>Le Département d’État américain demande notamment au Gabon de publier chaque année la dette de ses principales entreprises publiques.</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le Gabon figure parmi les gouvernements qui ne satisfont pas aux exigences minimales américaines en matière de transparence budgétaire. Dans son rapport 2026, le Département d’État des États-Unis appelle Libreville à rendre plus accessibles, plus complets et plus réguliers les documents relatifs aux finances publiques.</span></p>
<p><span>L’administration américaine recommande notamment la publication annuelle des dettes contractées par les principales entreprises publiques gabonaises. Une telle mesure permettrait aux citoyens, aux partenaires financiers et aux investisseurs d’évaluer plus précisément l’exposition financière réelle du pays.</span></p>
<p><b><span>Une évaluation portant sur l’année 2025</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Intitulé 2026 Fiscal Transparency Report, le document a été publié en août 2026, mais son évaluation porte sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2025.</span></p>
<p><span>Le Département d’État a examiné 139 gouvernements ainsi que l’Autorité palestinienne. Selon ses conclusions, 73 gouvernements ont satisfait aux exigences minimales de transparence budgétaire, tandis que 67 ne les ont pas remplies. Parmi ces derniers, 14 seulement ont été considérés comme ayant réalisé des progrès significatifs.</span></p>
<p><span>Le Gabon appartient au groupe des pays qui n’ont pas atteint le niveau minimal attendu. Contrairement à l’édition précédente, qui reconnaissait certains progrès accomplis par Libreville, le rapport 2026 ne lui attribue pas de nouvelle avancée significative. <a href="https://www.state.gov/reports/2026-fiscal-transparency-report/gabon"><span>Département d’État américain</span></a></span></p>
<p><b><span>Les insuffisances relevées par Washington</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les autorités américaines reconnaissent que le gouvernement gabonais a publié le budget adopté ainsi que son rapport de fin d’exercice. Elles relèvent néanmoins plusieurs lacunes dans l’accessibilité et la présentation des informations financières.</span></p>
<p><span>Washington recommande au Gabon :</span></p>
<ul>
<li><span>de publier son projet de budget dans un délai raisonnable avant son adoption ;</span></li>
<li><span>de rendre publiques, au moins une fois par an, les informations relatives à la dette des principales entreprises publiques ;</span></li>
<li><span>de détailler dans les documents budgétaires les sommes versées aux entreprises publiques ainsi que les revenus qu’elles reversent à l’État ;</span></li>
<li><span>de publier les états financiers audités des principales sociétés appartenant à l’État ;</span></li>
<li><span>de renforcer le contrôle du budget tout au long de l’exercice ;</span></li>
<li><span>de veiller à ce que les recettes et les dépenses exécutées correspondent raisonnablement aux prévisions adoptées ;</span></li>
<li><span>de rendre accessibles les informations essentielles concernant les marchés publics.</span></li>
</ul>
<p><span>L’objectif est de disposer d’une vision consolidée de la dette publique, comprenant non seulement les emprunts directement contractés par l’État, mais également les engagements susceptibles de peser indirectement sur les finances nationales.</span></p>
<p><b><span>Pourquoi la dette des entreprises publiques est-elle importante ?</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les entreprises publiques peuvent emprunter, accumuler des impayés ou bénéficier de garanties accordées par l’État. Lorsque leur situation financière se dégrade, le gouvernement peut être contraint de les recapitaliser ou de reprendre une partie de leurs engagements.</span></p>
<p><span>Ces passifs représentent alors une dette potentielle pour la collectivité, même lorsqu’ils n’apparaissent pas immédiatement dans les statistiques officielles de la dette souveraine.</span></p>
<p><span>La publication de données actualisées permettrait ainsi de mieux connaître :</span></p>
<ul>
<li><span>le montant total des emprunts des entreprises publiques ;</span></li>
<li><span>les garanties accordées par l’État ;</span></li>
<li><span>les arriérés de paiement ;</span></li>
<li><span>les risques de reprise de dette par le Trésor public ;</span></li>
<li><span>l’incidence réelle de ces engagements sur le budget national.</span></li>
</ul>
<p><span>Cette transparence contribuerait également à renforcer la confiance des citoyens, des bailleurs de fonds et des investisseurs.</span></p>
<p><b><span>Un contexte financier particulièrement sensible</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les recommandations américaines interviennent alors que la situation budgétaire du Gabon fait l’objet d’une attention accrue. La loi de finances rectificative de 2026 a ramené les prévisions de recettes à 3 240 milliards de francs CFA et fait apparaître un besoin de financement d’environ 915,6 milliards de francs CFA.</span></p>
<p><span>Le gouvernement a également autorisé un recours aux marchés internationaux pouvant atteindre 1,5 milliard de dollars. Dans le même temps, la dette publique gabonaise dépasse déjà 70 % du produit intérieur brut, selon les données rapportées par Reuters. <a href="https://www.reuters.com/world/africa/gabon-authorises-up-15-billion-international-borrowing-revised-budget-2026-07-21/"><span>Reuters</span></a></span></p>
<p><span>Face à ces préoccupations, Libreville a engagé un audit des engagements financiers de l’État portant notamment sur la période 2016-2024. Un Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles a été chargé de recenser, de vérifier et de consolider les créances afin d’établir une estimation plus fiable de la dette publique. <a href="https://www.union.sonapresse.com/fr/dette-publique-le-gouvernement-passe-au-crible-ses-creances"><span>L’Union</span></a></span></p>
<p><b><span>Une évaluation américaine, pas un classement de la corruption</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Une précision reste indispensable : le rapport du Département d’État ne constitue pas un classement général de la gouvernance et ne mesure pas directement le niveau de corruption.</span></p>
<p><span>Il évalue le respect de critères américains précis : publication des documents budgétaires, fiabilité des informations financières, contrôle des comptes publics, transparence de la dette, marchés publics et contrats liés aux ressources naturelles.</span></p>
<p><span>Il serait donc plus rigoureux de parler d’un appel du gouvernement américain ou du Département d’État que d’une injonction personnelle du président Donald Trump.</span></p>
<p><b><span>Un enjeu de souveraineté et de confiance publique</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>La transparence financière ne doit pas être considérée uniquement comme une exigence formulée par Washington ou par les institutions financières internationales. Elle constitue d’abord une obligation démocratique envers la population gabonaise.</span></p>
<p><span>Publier les dettes des entreprises publiques, les garanties de l’État et les résultats des audits permettrait aux citoyens de mieux comprendre l’utilisation des ressources nationales. Cette démarche renforcerait également la capacité du Parlement, de la Cour des comptes, des médias et de la société civile à exercer leur mission de contrôle.</span></p>
<p><span>Pour le Gabon, le défi consiste désormais à transformer les audits et les annonces de réforme en publications régulières, accessibles et vérifiables.</span></p>
<p><b><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></b></p>
<p><span>Le Département d’État américain appelle le Gabon à publier la dette de ses entreprises publiques et à renforcer sa transparence budgétaire.</span></p>
<p><span>Gabon, États-Unis, Donald Trump, transparence budgétaire, finances publiques gabonaises, dette publique, entreprises publiques, Libreville, Département d’État américain, économie gabonaise.</span></p>

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      <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 13:34:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>CAN féminine 2026 : le Cameroun bat le Malawi 3-0 et remporte son premier titre continental</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/can-feminine-2026-le-cameroun-bat-le-malawi-3-0-et-remporte-son-premier-titre-continental-292</link>
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      <description>
⚽ CAN féminine 2026
Le Cameroun bat le Malawi
3 – 0
Le Cameroun remporte son premier titre continental


Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste et éditorialiste

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
Le Cameroun remporte sa première CAN féminine après sa victoire 3-0 contre le Malawi en finale, à Rabat, grâce à Ngah Manga et Naomi Eto.
Le Cameroun a remporté, dimanche 16 août 2026 à Rabat, la première Coupe d’Afrique des Nations féminine de son histoire. Les Lionnes indomptables ont dominé le Malawi 3-0 en finale de la CAN féminine 2026, grâce à un doublé de Marie Gisèle Ngah Manga et un but de Naomi Eto. Les deux sélections représenteront également l’Afrique à la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil.
Le Cameroun décroche sa première CAN féminine
Le Cameroun est enfin champion d’Afrique.
Après trois finales perdues, les Lionnes indomptables ont remporté leur premier titre à la Coupe d’Afrique des Nations féminine, également appelée WAFCON, en s’imposant 3-0 contre le Malawi au stade Moulay Hassan de Rabat, au Maroc.
Les Camerounaises ont construit leur victoire dès la première période. Marie Gisèle Ngah Manga a ouvert le score à la 20ᵉ minute, avant que Naomi Eto ne double l’avantage dix minutes plus tard d’une remarquable reprise de volée.
Dans le temps additionnel de la première période, Naomi Eto a contourné la gardienne malawite Mercy Sikelo avant de servir Ngah Manga. L’attaquante camerounaise a inscrit son deuxième but de la rencontre et son cinquième dans l’ensemble du tournoi.
Grâce à cette avance de trois buts obtenue avant la pause, le Cameroun a pu maîtriser la seconde période et contenir les principales forces offensives du Malawi.
Ngah Manga et Naomi Eto décisives en finale
Le premier but camerounais est intervenu après une mauvaise appréciation de Mercy Sikelo sur un centre de Naomi Eto.
Grace Mendoua a repris le ballon de la tête et obligé la gardienne malawite à intervenir. Le ballon a heurté la barre transversale avant de revenir vers Ngah Manga, parfaitement placée pour conclure à bout portant.
Le Malawi a de nouveau été puni quelques minutes plus tard. Après un corner mal dégagé, Naomi Eto a pivoté avant de décocher une volée précise dans le coin inférieur droit du but.
Le troisième but est venu d’une passe en profondeur de Geneviève Ngo Mbeleck. Sortie loin de sa ligne, Mercy Sikelo a été devancée par Eto, qui a ensuite centré pour Ngah Manga devant un but désert.
Les Lionnes indomptables ont ainsi exploité avec efficacité les erreurs défensives de leurs adversaires.
Ngah Manga aurait même pu réaliser un triplé au début de la seconde période. Après avoir dépassé la gardienne du Malawi, elle a cependant envoyé sa tentative à côté du but.
Les sœurs Chawinga neutralisées par la défense camerounaise
Pour sa première participation à une phase finale de CAN féminine, le Malawi a réalisé un parcours historique jusqu’en finale.
Les Scorchers s’étaient notamment appuyées sur la vitesse, la puissance et l’efficacité des sœurs Tabitha et Temwa Chawinga. Leur complémentarité offensive avait joué un rôle majeur dans les performances malawites pendant la compétition.
En finale, la défense camerounaise est toutefois parvenue à limiter leur influence.
Le Malawi a obtenu sa meilleure occasion peu après l’heure de jeu. Michaely Bihina a repoussé une frappe basse de Tabitha Chawinga, avant que Temwa Chawinga n’expédie le ballon à côté sur le rebond.
Très sollicitée lors des précédents tours, la gardienne camerounaise a connu une finale plus calme grâce au travail défensif de son équipe.
Michaely Bihina, l’une des grandes figures du tournoi
Le parcours du Cameroun doit également beaucoup à Michaely Bihina.
La gardienne des Lionnes indomptables avait réalisé neuf arrêts lors de la victoire 1-0 contre le Nigeria en quarts de finale. Elle avait ensuite joué un rôle déterminant face au Maroc en demi-finale, en repoussant un penalty pendant la prolongation, puis trois tirs lors de la séance décisive.
Ces performances ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes en titre nigérianes, puis le pays organisateur marocain.
Âgée de 22 ans et évoluant au Benfica, Bihina s’est imposée comme l’une des révélations de cette CAN féminine 2026.
Le parcours remarquable des Lionnes indomptables
Le sacre camerounais constitue un retournement de situation particulièrement marquant.
Les Lionnes indomptables n’avaient pas participé à la CAN féminine 2024. Elles avaient ensuite été éliminées par l’Algérie lors des qualifications pour l’édition 2026.
Le Cameroun a finalement intégré la compétition après la décision de la Confédération africaine de football d’élargir le tournoi de 12 à 16 sélections. Les quatre équipes les mieux classées parmi celles éliminées au dernier tour qualificatif ont alors été repêchées sur la base du classement mondial féminin de la FIFA. Le Cameroun occupait la meilleure position parmi ces équipes. Cette procédure a été officiellement expliquée par la Confédération africaine de football.
Arrivée à la tête de la sélection en juin 2026, Valentine Nguele a rapidement construit une équipe disciplinée, solidaire et bien organisée.
Après avoir battu le Nigeria en quarts de finale, le Cameroun a éliminé le Maroc aux tirs au but, avant de dominer le Malawi en finale.
Le Cameroun récompensé après trois finales perdues
Avant ce sacre, le Cameroun avait disputé et perdu trois finales de CAN féminine, en 2004, 2014 et 2016. À chaque fois, les Lionnes indomptables avaient été battues par le Nigeria.
La victoire de Rabat permet donc au Cameroun de devenir la quatrième sélection à remporter la compétition, après le Nigeria, la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud.
Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, a célébré les trois buts depuis les tribunes du stade Moulay Hassan.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, et celui de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, étaient également présents lors de la remise du trophée.
Selon BBC Sport, la sélection camerounaise a reçu une récompense de deux millions de dollars pour son titre.
« Nous avons travaillé si dur pour en arriver là. Être enfin championnes nous rend très fières », a déclaré Ngah Manga.
Le Malawi sort grandi de sa première participation
Malgré sa défaite, le Malawi reste l’une des grandes révélations de la compétition.
Classées 153ᵉ au classement mondial avant le tournoi, les Scorchers participaient pour la première fois à la phase finale de la CAN féminine.
Leur parcours, porté notamment par Tabitha et Temwa Chawinga, a démontré les progrès du football féminin dans plusieurs pays encore peu présents au plus haut niveau continental.
La finale a toutefois mis en évidence la différence d’expérience entre les deux équipes. Le Cameroun a mieux géré les moments décisifs et s’est montré plus efficace devant le but.
L’élargissement de la CAN féminine transforme la compétition
Le parcours du Cameroun et celui du Malawi donnent une portée particulière à la décision de la CAF d’élargir la CAN féminine à 16 équipes.
Le Malawi découvrait la compétition, tandis que le Cameroun avait été repêché grâce à son classement mondial. Pourtant, ces deux sélections se sont retrouvées en finale après avoir éliminé plusieurs équipes considérées comme favorites.
Cette édition a également été marquée par les progrès de l’Algérie et par les performances du Maroc, pays organisateur.
La diversification des équipes qualifiées et la montée en puissance de nouvelles sélections témoignent d’un rééquilibrage progressif du football féminin africain.
Cameroun, Malawi, Algérie et Maroc qualifiés pour le Mondial 2027
En atteignant les demi-finales de la CAN féminine 2026, le Cameroun, le Malawi, l’Algérie et le Maroc ont obtenu leur qualification directe pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027.
La compétition se déroulera au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. Le système de qualification prévoit quatre places directes pour les demi-finalistes de la CAN féminine, ainsi que deux possibilités supplémentaires par l’intermédiaire du tournoi de barrage de la FIFA. Ce dispositif est détaillé par la FIFA.
Le Malawi et l’Algérie découvriront la Coupe du monde féminine. Le Cameroun retrouvera la compétition après ses participations de 2015 et 2019, tandis que le Maroc disputera son deuxième Mondial consécutif.
Un titre historique pour le football féminin camerounais
Ce premier sacre continental récompense la progression d’une nouvelle génération de joueuses camerounaises.
Marie Gisèle Ngah Manga a confirmé son efficacité offensive. Naomi Eto a apporté sa créativité et sa capacité à faire la différence dans les grands rendez-vous. Monique Ngock a joué un rôle important au milieu de terrain, tandis que Michaely Bihina s’est affirmée comme l’une des meilleures gardiennes du tournoi.
Au-delà du trophée, cette victoire représente un signal fort pour le développement du football féminin au Cameroun et en Afrique centrale.
Les Lionnes indomptables devront désormais s’appuyer sur ce succès pour préparer la Coupe du monde féminine 2027 et inscrire durablement cette génération parmi les meilleures équipes du continent.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
Sources principales
·         BBC Sport Africa : compte rendu de la finale Cameroun–Malawi.
·         Confédération africaine de football — Élargissement de la CAN féminine à 16 équipes
·         FIFA — Qualifications africaines pour la Coupe du monde féminine 2027
Cameroun CAN féminine 2026, Cameroun Malawi 3-0, Lionnes indomptables, premier titre WAFCON Cameroun, Marie Gisèle Ngah Manga, Naomi Eto, Michaely Bihina, Malawi football féminin, sœurs Chawinga, finale CAN féminine Rabat, Coupe du monde féminine 2027, football féminin africain.
 
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      <content:encoded><![CDATA[
⚽ CAN féminine 2026
Le Cameroun bat le Malawi
3 – 0
Le Cameroun remporte son premier titre continental


<p>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</p>
<p>Journaliste et éditorialiste</p>

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
<p><span>Le Cameroun remporte sa première CAN féminine après sa victoire 3-0 contre le Malawi en finale, à Rabat, grâce à Ngah Manga et Naomi Eto.</span></p>
<p><span>Le Cameroun a remporté, dimanche 16 août 2026 à Rabat, la première Coupe d’Afrique des Nations féminine de son histoire. Les Lionnes indomptables ont dominé le Malawi 3-0 en finale de la CAN féminine 2026, grâce à un doublé de Marie Gisèle Ngah Manga et un but de Naomi Eto. Les deux sélections représenteront également l’Afrique à la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil.</span></p>
<span>Le Cameroun décroche sa première CAN féminine</span>
<p><span>Le Cameroun est enfin champion d’Afrique.</span></p>
<p><span>Après trois finales perdues, les Lionnes indomptables ont remporté leur premier titre à la Coupe d’Afrique des Nations féminine, également appelée WAFCON, en s’imposant 3-0 contre le Malawi au stade Moulay Hassan de Rabat, au Maroc.</span></p>
<p><span>Les Camerounaises ont construit leur victoire dès la première période. Marie Gisèle Ngah Manga a ouvert le score à la 20ᵉ minute, avant que Naomi Eto ne double l’avantage dix minutes plus tard d’une remarquable reprise de volée.</span></p>
<p><span>Dans le temps additionnel de la première période, Naomi Eto a contourné la gardienne malawite Mercy Sikelo avant de servir Ngah Manga. L’attaquante camerounaise a inscrit son deuxième but de la rencontre et son cinquième dans l’ensemble du tournoi.</span></p>
<p><span>Grâce à cette avance de trois buts obtenue avant la pause, le Cameroun a pu maîtriser la seconde période et contenir les principales forces offensives du Malawi.</span></p>
<span>Ngah Manga et Naomi Eto décisives en finale</span>
<p><span>Le premier but camerounais est intervenu après une mauvaise appréciation de Mercy Sikelo sur un centre de Naomi Eto.</span></p>
<p><span>Grace Mendoua a repris le ballon de la tête et obligé la gardienne malawite à intervenir. Le ballon a heurté la barre transversale avant de revenir vers Ngah Manga, parfaitement placée pour conclure à bout portant.</span></p>
<p><span>Le Malawi a de nouveau été puni quelques minutes plus tard. Après un corner mal dégagé, Naomi Eto a pivoté avant de décocher une volée précise dans le coin inférieur droit du but.</span></p>
<p><span>Le troisième but est venu d’une passe en profondeur de Geneviève Ngo Mbeleck. Sortie loin de sa ligne, Mercy Sikelo a été devancée par Eto, qui a ensuite centré pour Ngah Manga devant un but désert.</span></p>
<p><span>Les Lionnes indomptables ont ainsi exploité avec efficacité les erreurs défensives de leurs adversaires.</span></p>
<p><span>Ngah Manga aurait même pu réaliser un triplé au début de la seconde période. Après avoir dépassé la gardienne du Malawi, elle a cependant envoyé sa tentative à côté du but.</span></p>
<span>Les sœurs Chawinga neutralisées par la défense camerounaise</span>
<p><span>Pour sa première participation à une phase finale de CAN féminine, le Malawi a réalisé un parcours historique jusqu’en finale.</span></p>
<p><span>Les Scorchers s’étaient notamment appuyées sur la vitesse, la puissance et l’efficacité des sœurs <strong><span>Tabitha et Temwa Chawinga</span></strong>. Leur complémentarité offensive avait joué un rôle majeur dans les performances malawites pendant la compétition.</span></p>
<p><span>En finale, la défense camerounaise est toutefois parvenue à limiter leur influence.</span></p>
<p><span>Le Malawi a obtenu sa meilleure occasion peu après l’heure de jeu. Michaely Bihina a repoussé une frappe basse de Tabitha Chawinga, avant que Temwa Chawinga n’expédie le ballon à côté sur le rebond.</span></p>
<p><span>Très sollicitée lors des précédents tours, la gardienne camerounaise a connu une finale plus calme grâce au travail défensif de son équipe.</span></p>
<span>Michaely Bihina, l’une des grandes figures du tournoi</span>
<p><span>Le parcours du Cameroun doit également beaucoup à Michaely Bihina.</span></p>
<p><span>La gardienne des Lionnes indomptables avait réalisé neuf arrêts lors de la victoire 1-0 contre le Nigeria en quarts de finale. Elle avait ensuite joué un rôle déterminant face au Maroc en demi-finale, en repoussant un penalty pendant la prolongation, puis trois tirs lors de la séance décisive.</span></p>
<p><span>Ces performances ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes en titre nigérianes, puis le pays organisateur marocain.</span></p>
<p><span>Âgée de 22 ans et évoluant au Benfica, Bihina s’est imposée comme l’une des révélations de cette CAN féminine 2026.</span></p>
<span>Le parcours remarquable des Lionnes indomptables</span>
<p><span>Le sacre camerounais constitue un retournement de situation particulièrement marquant.</span></p>
<p><span>Les Lionnes indomptables n’avaient pas participé à la CAN féminine 2024. Elles avaient ensuite été éliminées par l’Algérie lors des qualifications pour l’édition 2026.</span></p>
<p><span>Le Cameroun a finalement intégré la compétition après la décision de la Confédération africaine de football d’élargir le tournoi de 12 à 16 sélections. Les quatre équipes les mieux classées parmi celles éliminées au dernier tour qualificatif ont alors été repêchées sur la base du classement mondial féminin de la FIFA. Le Cameroun occupait la meilleure position parmi ces équipes. Cette procédure a été officiellement expliquée par la <a href="https://www.cafonline.com/caf-womens-africa-cup-of-nations/news/caf-announces-expansion-of-totalenergies-caf-womens-africa-cup-of-nations-to-16-teams-from-2026/">Confédération africaine de football</a>.</span></p>
<p><span>Arrivée à la tête de la sélection en juin 2026, <strong><span>Valentine Nguele</span></strong> a rapidement construit une équipe disciplinée, solidaire et bien organisée.</span></p>
<p><span>Après avoir battu le Nigeria en quarts de finale, le Cameroun a éliminé le Maroc aux tirs au but, avant de dominer le Malawi en finale.</span></p>
<span>Le Cameroun récompensé après trois finales perdues</span>
<p><span>Avant ce sacre, le Cameroun avait disputé et perdu trois finales de CAN féminine, en 2004, 2014 et 2016. À chaque fois, les Lionnes indomptables avaient été battues par le Nigeria.</span></p>
<p><span>La victoire de Rabat permet donc au Cameroun de devenir la quatrième sélection à remporter la compétition, après le Nigeria, la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud.</span></p>
<p><span>Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, a célébré les trois buts depuis les tribunes du stade Moulay Hassan.</span></p>
<p><span>Le président de la FIFA, Gianni Infantino, et celui de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, étaient également présents lors de la remise du trophée.</span></p>
<p><span>Selon <strong><span>BBC Sport</span></strong>, la sélection camerounaise a reçu une récompense de deux millions de dollars pour son titre.</span></p>
<p><span>« Nous avons travaillé si dur pour en arriver là. Être enfin championnes nous rend très fières », a déclaré Ngah Manga.</span></p>
<span>Le Malawi sort grandi de sa première participation</span>
<p><span>Malgré sa défaite, le Malawi reste l’une des grandes révélations de la compétition.</span></p>
<p><span>Classées 153ᵉ au classement mondial avant le tournoi, les Scorchers participaient pour la première fois à la phase finale de la CAN féminine.</span></p>
<p><span>Leur parcours, porté notamment par Tabitha et Temwa Chawinga, a démontré les progrès du football féminin dans plusieurs pays encore peu présents au plus haut niveau continental.</span></p>
<p><span>La finale a toutefois mis en évidence la différence d’expérience entre les deux équipes. Le Cameroun a mieux géré les moments décisifs et s’est montré plus efficace devant le but.</span></p>
<span>L’élargissement de la CAN féminine transforme la compétition</span>
<p><span>Le parcours du Cameroun et celui du Malawi donnent une portée particulière à la décision de la CAF d’élargir la CAN féminine à 16 équipes.</span></p>
<p><span>Le Malawi découvrait la compétition, tandis que le Cameroun avait été repêché grâce à son classement mondial. Pourtant, ces deux sélections se sont retrouvées en finale après avoir éliminé plusieurs équipes considérées comme favorites.</span></p>
<p><span>Cette édition a également été marquée par les progrès de l’Algérie et par les performances du Maroc, pays organisateur.</span></p>
<p><span>La diversification des équipes qualifiées et la montée en puissance de nouvelles sélections témoignent d’un rééquilibrage progressif du football féminin africain.</span></p>
<span>Cameroun, Malawi, Algérie et Maroc qualifiés pour le Mondial 2027</span>
<p><span>En atteignant les demi-finales de la CAN féminine 2026, le Cameroun, le Malawi, l’Algérie et le Maroc ont obtenu leur qualification directe pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027.</span></p>
<p><span>La compétition se déroulera au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. Le système de qualification prévoit quatre places directes pour les demi-finalistes de la CAN féminine, ainsi que deux possibilités supplémentaires par l’intermédiaire du tournoi de barrage de la FIFA. Ce dispositif est détaillé par la <a href="https://www.fifa.com/fr/articles/qualifications-caf-afrique-can-feminine-mondial-feminin-2027">FIFA</a>.</span></p>
<p><span>Le Malawi et l’Algérie découvriront la Coupe du monde féminine. Le Cameroun retrouvera la compétition après ses participations de 2015 et 2019, tandis que le Maroc disputera son deuxième Mondial consécutif.</span></p>
<span>Un titre historique pour le football féminin camerounais</span>
<p><span>Ce premier sacre continental récompense la progression d’une nouvelle génération de joueuses camerounaises.</span></p>
<p><span>Marie Gisèle Ngah Manga a confirmé son efficacité offensive. Naomi Eto a apporté sa créativité et sa capacité à faire la différence dans les grands rendez-vous. Monique Ngock a joué un rôle important au milieu de terrain, tandis que Michaely Bihina s’est affirmée comme l’une des meilleures gardiennes du tournoi.</span></p>
<p><span>Au-delà du trophée, cette victoire représente un signal fort pour le développement du football féminin au Cameroun et en Afrique centrale.</span></p>
<p><span>Les Lionnes indomptables devront désormais s’appuyer sur ce succès pour préparer la Coupe du monde féminine 2027 et inscrire durablement cette génération parmi les meilleures équipes du continent.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong><span></span></p>
<span>Sources principales</span>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>BBC Sport Africa</span></strong><span> : compte rendu de la finale Cameroun–Malawi.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span><a href="https://www.cafonline.com/caf-womens-africa-cup-of-nations/news/caf-announces-expansion-of-totalenergies-caf-womens-africa-cup-of-nations-to-16-teams-from-2026/">Confédération africaine de football — Élargissement de la CAN féminine à 16 équipes</a></span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span><a href="https://www.fifa.com/fr/articles/qualifications-caf-afrique-can-feminine-mondial-feminin-2027">FIFA — Qualifications africaines pour la Coupe du monde féminine 2027</a></span></p>
<p><span>Cameroun CAN féminine 2026, Cameroun Malawi 3-0, Lionnes indomptables, premier titre WAFCON Cameroun, Marie Gisèle Ngah Manga, Naomi Eto, Michaely Bihina, Malawi football féminin, sœurs Chawinga, finale CAN féminine Rabat, Coupe du monde féminine 2027, football féminin africain.</span></p>

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      <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 11:36:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>MICHAELY BIHINA   Qui est la gardienne du Cameroun révélée à la CAN féminine 2026 ?</title>
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⚽ CAN féminine 2026
Michaely Bihina

Qui est la gardienne du Cameroun révélée à la  CAN féminine 2026 ? 

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste et éditorialiste

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
Découvrez Michaely Bihina, la gardienne camerounaise de 22 ans dont les arrêts décisifs ont conduit les Lionnes indomptables au titre africain.
À seulement 22 ans, Michaely Bihina s’est imposée comme l’une des grandes révélations de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 au Maroc. Décisive contre le Nigeria, puis héroïque face au Maroc, la gardienne du Benfica a largement contribué au premier titre continental remporté par le Cameroun après sa victoire 3-0 contre le Malawi en finale.
Michaely Bihina, le dernier rempart des Lionnes indomptables
Son nom restera associé au premier titre continental de l’équipe féminine du Cameroun.
Pendant la CAN féminine 2026, également appelée WAFCON, Michaely Kyria Bihina a multiplié les interventions décisives dans les buts des Lionnes indomptables.
La gardienne camerounaise s’est particulièrement illustrée lors des rencontres à élimination directe. Elle a réalisé neuf arrêts face au Nigeria en quarts de finale, avant de repousser quatre penalties contre le Maroc en demi-finale : un pendant la prolongation et trois au cours de la séance de tirs au but.
Ces performances ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes d’Afrique nigérianes, puis le pays organisateur marocain, pour retrouver la finale de la compétition pour la première fois depuis 2016.
Le 16 août 2026 à Rabat, les Lionnes indomptables ont ensuite dominé le Malawi 3-0 pour remporter la première CAN féminine de leur histoire.
Neuf arrêts pour éliminer le Nigeria
Le premier grand moment du tournoi de Michaely Bihina est intervenu en quarts de finale contre le Nigeria.
Face aux Super Falcons, championnes d’Afrique en titre et sélection la plus titrée de l’histoire de la compétition, la gardienne camerounaise a livré une prestation remarquable.
Elle a réalisé neuf arrêts pendant la rencontre, protégeant l’avantage des Lionnes indomptables jusqu’au coup de sifflet final. Le Cameroun s’est imposé 1-0 et a mis fin au parcours du Nigeria.
Cette victoire a également offert aux Camerounaises leur qualification directe pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027 au Brésil.
Pour Bihina, cette rencontre représentait bien davantage qu’une simple qualification.
« Jouer ma première CAN féminine, battre le Nigeria et nous qualifier pour la Coupe du monde est historique », a-t-elle déclaré à la Confédération africaine de football.
Le Cameroun avait perdu ses trois précédentes finales continentales face au Nigeria, en 2004, 2014 et 2016. Éliminer les Super Falcons constituait donc une étape symbolique dans le parcours des Lionnes indomptables vers leur premier titre.
Quatre penalties arrêtés contre le Maroc
Michaely Bihina a confirmé son statut de joueuse majeure du tournoi lors de la demi-finale contre le Maroc, à Rabat.
Dans une rencontre fermée et disputée, les deux équipes sont restées à égalité jusqu’à la prolongation.
À la 118ᵉ minute, les Lionnes de l’Atlas ont obtenu un penalty après une intervention de la défenseure camerounaise Maéva Nyadjou sur Sakina Ouzraoui.
Fatima Tagnaout s’est présentée face à Bihina pour tenter d’envoyer le Maroc en finale. La gardienne camerounaise a plongé sur sa droite et repoussé la tentative marocaine.
Cet arrêt a conduit les deux sélections jusqu’à la séance de tirs au but.
Bihina avait étudié les habitudes des joueuses marocaines pendant la compétition. Cette préparation s’est révélée déterminante. Elle a repoussé les tentatives de Kenza Chapelle, Maryame Atiq et Sakina Ouzraoui.
Le Cameroun s’est finalement imposé 3-1 lors de la séance.
« Après le premier penalty arrêté, je me suis dit que je pouvais encore en repousser d’autres », a expliqué la gardienne.
Cette performance face au pays organisateur a définitivement placé Michaely Bihina parmi les grandes figures de la CAN féminine 2026.
Une finale maîtrisée contre le Malawi
Après deux rencontres particulièrement exigeantes contre le Nigeria et le Maroc, Michaely Bihina a été moins sollicitée lors de la finale face au Malawi.
La défense camerounaise est parvenue à contenir Tabitha et Temwa Chawinga, les deux principales menaces offensives des Scorchers.
Le Malawi a néanmoins obtenu une occasion importante peu après l’heure de jeu. Bihina a repoussé une frappe basse de Tabitha Chawinga, avant que Temwa Chawinga ne manque le cadre sur le ballon relâché.
Grâce à un doublé de Marie Gisèle Ngah Manga et à un but de Naomi Eto, le Cameroun s’est imposé 3-0 et a décroché son premier titre de champion d’Afrique.
Bihina a ainsi achevé sa première CAN féminine avec un trophée continental et une qualification pour le Mondial 2027.
D’attaquante à gardienne de but
Le parcours de Michaely Bihina n’a pourtant pas commencé dans les buts.
Née le 28 décembre 2003 à Yaoundé, au Cameroun, elle évoluait initialement comme attaquante. Sa taille et ses qualités physiques ont ensuite conduit son entraîneur à lui conseiller de devenir gardienne de but.
Ce changement de poste a rapidement transformé sa carrière.
Quelques mois seulement après ses débuts dans les buts, elle a intégré les sélections nationales camerounaises. Elle a porté les couleurs du Cameroun chez les moins de 17 ans et les moins de 20 ans, avant de rejoindre la sélection senior.
Selon le Benfica, elle a fait ses débuts avec l’équipe nationale A en 2021, pendant la campagne de qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo.
De l’Éclair de Sa’a au football portugais
Michaely Bihina a commencé sa carrière au Cameroun sous les couleurs de l’Éclair de Sa’a, où elle a évolué entre 2017 et 2022.
Elle a ensuite rejoint le Portugal pour s’engager avec le Racing Power.
Avec cette formation, elle a contribué à la montée du club dans l’élite portugaise. Ses performances lui ont également valu d’être désignée meilleure gardienne de la Liga BPI pour la saison 2023-2024, une distinction décernée par la Fédération portugaise de football et le Syndicat des joueurs.
Son passage au Racing Power lui a permis de progresser dans un championnat européen et d’attirer l’attention de l’un des principaux clubs portugais.
Michaely Bihina sous contrat avec le Benfica jusqu’en 2029
Le 1ᵉʳ février 2026, le Benfica Lisbonne a officiellement annoncé l’arrivée de Michaely Bihina.
La gardienne camerounaise a signé un contrat valable jusqu’en 2029. Le club portugais a présenté ce recrutement comme un investissement dans une joueuse internationale encore jeune et disposant d’un important potentiel de progression.
Contrairement à la formulation initiale de certaines publications, Bihina n’a pas rejoint le Racing Power à l’âge de 15 ans. Elle a commencé sa carrière à l’Éclair de Sa’a, puis est arrivée au Portugal en 2022. Son parcours est confirmé par le Sport Lisboa e Benfica.
Lors de sa présentation, la Camerounaise a décrit son arrivée au Benfica comme la réalisation d’un rêve.
Elle a effectué ses premières minutes avec l’équipe première du club le 10 mai 2026, lors d’une victoire 1-0 contre Rio Ave. Le Benfica a terminé la saison 2025-2026 sans défaite en championnat et a remporté un sixième titre national consécutif.
Travail, anticipation et maîtrise des penalties
Les performances de Michaely Bihina ne reposent pas uniquement sur ses qualités physiques.
Son parcours à la CAN féminine 2026 a également mis en évidence son travail d’analyse, sa concentration et sa préparation mentale.
Avant la demi-finale, elle avait étudié les penalties tirés par les joueuses marocaines pendant le tournoi. Ce travail lui a permis d’anticiper plusieurs tentatives lors de la séance décisive.
Sa capacité à rester concentrée dans les moments de forte pression constitue désormais l’une de ses principales qualités.
À 22 ans, elle possède encore une importante marge de progression, notamment dans la lecture du jeu, les sorties aériennes, le placement et la relance au pied. Son expérience au Benfica pourrait lui permettre de franchir une nouvelle étape.
Une nouvelle figure du football féminin camerounais
Les performances de Bihina ont provoqué un immense enthousiasme au Cameroun. Sur les réseaux sociaux, certains supporters sont même allés jusqu’à évoquer symboliquement l’idée d’une statue en son honneur.
Au-delà de ces réactions passionnées, son parcours représente un modèle pour les jeunes footballeuses camerounaises et africaines.
Son histoire montre qu’un changement de poste, une formation rigoureuse et une ouverture vers un championnat étranger peuvent transformer une trajectoire sportive.
Elle incarne également une nouvelle génération de joueuses camerounaises capables de conjuguer formation locale, expérience européenne et ambition internationale.
La Coupe du monde féminine 2027 comme prochain défi
Après le titre africain, Michaely Bihina et les Lionnes indomptables doivent désormais préparer la Coupe du monde féminine 2027.
La compétition se déroulera au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. En atteignant les demi-finales de la CAN féminine 2026, le Cameroun, le Malawi, l’Algérie et le Maroc ont obtenu leur qualification directe.
La FIFA précise que quatre sélections africaines se qualifient directement par l’intermédiaire de la CAN féminine, tandis que deux autres peuvent encore décrocher leur billet par le tournoi de barrage. Le système de qualification est détaillé par la FIFA.
Le Cameroun retrouvera le Mondial après ses participations de 2015 et 2019.
Pour Bihina, cette compétition constituera une nouvelle occasion de confirmer son statut face aux meilleures attaquantes du football mondial.
Pourquoi Michaely Bihina a marqué la CAN féminine 2026
Michaely Bihina a fait sensation parce qu’elle a été décisive dans les rencontres les plus importantes.
Ses neuf arrêts contre le Nigeria ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes en titre. Ses quatre penalties repoussés face au Maroc ont envoyé les Lionnes indomptables en finale. Sa sérénité contre le Malawi a ensuite accompagné le Cameroun vers son premier sacre continental.
À seulement 22 ans, elle a démontré que la préparation, la discipline et la maîtrise émotionnelle peuvent changer le cours d’une compétition.
Michaely Bihina n’est plus seulement une gardienne prometteuse. Elle est désormais une championne d’Afrique et l’un des nouveaux visages du football féminin camerounais.
RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.
Sources principales
·         BBC Sport Africa : entretiens avec Michaely Bihina et comptes rendus des rencontres contre le Nigeria et le Maroc.
·         Benfica — Signature de Michaely Bihina jusqu’en 2029
·         FIFA — Qualifications africaines pour la Coupe du monde féminine 2027
·         CAF — Élargissement de la CAN féminine 2026 à 16 équipes
Michaely Bihina, gardienne Cameroun, Michaely Bihina Benfica, CAN féminine 2026, WAFCON 2026, Lionnes indomptables, Cameroun champion d’Afrique féminin, Cameroun Nigeria, Cameroun Maroc, penalties arrêtés, football féminin camerounais, Coupe du monde féminine 2027.
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>⚽ CAN féminine 2026</span>
<span>Michaely Bihina</span>

<span>Qui est la gardienne du Cameroun révélée à la <span> CAN féminine 2026 ? </span></span>

<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste et éditorialiste</span></p>

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force
<p><span>Découvrez Michaely Bihina, la gardienne camerounaise de 22 ans dont les arrêts décisifs ont conduit les Lionnes indomptables au titre africain.</span></p>
<p><span>À seulement 22 ans, Michaely Bihina s’est imposée comme l’une des grandes révélations de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 au Maroc. Décisive contre le Nigeria, puis héroïque face au Maroc, la gardienne du Benfica a largement contribué au premier titre continental remporté par le Cameroun après sa victoire 3-0 contre le Malawi en finale.</span></p>
<span>Michaely Bihina, le dernier rempart des Lionnes indomptables</span>
<p><span>Son nom restera associé au premier titre continental de l’équipe féminine du Cameroun.</span></p>
<p><span>Pendant la CAN féminine 2026, également appelée WAFCON, <strong><span>Michaely Kyria Bihina</span></strong> a multiplié les interventions décisives dans les buts des Lionnes indomptables.</span></p>
<p><span>La gardienne camerounaise s’est particulièrement illustrée lors des rencontres à élimination directe. Elle a réalisé neuf arrêts face au Nigeria en quarts de finale, avant de repousser quatre penalties contre le Maroc en demi-finale : un pendant la prolongation et trois au cours de la séance de tirs au but.</span></p>
<p><span>Ces performances ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes d’Afrique nigérianes, puis le pays organisateur marocain, pour retrouver la finale de la compétition pour la première fois depuis 2016.</span></p>
<p><span>Le 16 août 2026 à Rabat, les Lionnes indomptables ont ensuite dominé le Malawi 3-0 pour remporter la première CAN féminine de leur histoire.</span></p>
<span>Neuf arrêts pour éliminer le Nigeria</span>
<p><span>Le premier grand moment du tournoi de Michaely Bihina est intervenu en quarts de finale contre le Nigeria.</span></p>
<p><span>Face aux Super Falcons, championnes d’Afrique en titre et sélection la plus titrée de l’histoire de la compétition, la gardienne camerounaise a livré une prestation remarquable.</span></p>
<p><span>Elle a réalisé neuf arrêts pendant la rencontre, protégeant l’avantage des Lionnes indomptables jusqu’au coup de sifflet final. Le Cameroun s’est imposé 1-0 et a mis fin au parcours du Nigeria.</span></p>
<p><span>Cette victoire a également offert aux Camerounaises leur qualification directe pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027 au Brésil.</span></p>
<p><span>Pour Bihina, cette rencontre représentait bien davantage qu’une simple qualification.</span></p>
<p><span>« Jouer ma première CAN féminine, battre le Nigeria et nous qualifier pour la Coupe du monde est historique », a-t-elle déclaré à la Confédération africaine de football.</span></p>
<p><span>Le Cameroun avait perdu ses trois précédentes finales continentales face au Nigeria, en 2004, 2014 et 2016. Éliminer les Super Falcons constituait donc une étape symbolique dans le parcours des Lionnes indomptables vers leur premier titre.</span></p>
<span>Quatre penalties arrêtés contre le Maroc</span>
<p><span>Michaely Bihina a confirmé son statut de joueuse majeure du tournoi lors de la demi-finale contre le Maroc, à Rabat.</span></p>
<p><span>Dans une rencontre fermée et disputée, les deux équipes sont restées à égalité jusqu’à la prolongation.</span></p>
<p><span>À la 118ᵉ minute, les Lionnes de l’Atlas ont obtenu un penalty après une intervention de la défenseure camerounaise Maéva Nyadjou sur Sakina Ouzraoui.</span></p>
<p><span>Fatima Tagnaout s’est présentée face à Bihina pour tenter d’envoyer le Maroc en finale. La gardienne camerounaise a plongé sur sa droite et repoussé la tentative marocaine.</span></p>
<p><span>Cet arrêt a conduit les deux sélections jusqu’à la séance de tirs au but.</span></p>
<p><span>Bihina avait étudié les habitudes des joueuses marocaines pendant la compétition. Cette préparation s’est révélée déterminante. Elle a repoussé les tentatives de Kenza Chapelle, Maryame Atiq et Sakina Ouzraoui.</span></p>
<p><span>Le Cameroun s’est finalement imposé 3-1 lors de la séance.</span></p>
<p><span>« Après le premier penalty arrêté, je me suis dit que je pouvais encore en repousser d’autres », a expliqué la gardienne.</span></p>
<p><span>Cette performance face au pays organisateur a définitivement placé Michaely Bihina parmi les grandes figures de la CAN féminine 2026.</span></p>
<span>Une finale maîtrisée contre le Malawi</span>
<p><span>Après deux rencontres particulièrement exigeantes contre le Nigeria et le Maroc, Michaely Bihina a été moins sollicitée lors de la finale face au Malawi.</span></p>
<p><span>La défense camerounaise est parvenue à contenir Tabitha et Temwa Chawinga, les deux principales menaces offensives des Scorchers.</span></p>
<p><span>Le Malawi a néanmoins obtenu une occasion importante peu après l’heure de jeu. Bihina a repoussé une frappe basse de Tabitha Chawinga, avant que Temwa Chawinga ne manque le cadre sur le ballon relâché.</span></p>
<p><span>Grâce à un doublé de Marie Gisèle Ngah Manga et à un but de Naomi Eto, le Cameroun s’est imposé 3-0 et a décroché son premier titre de champion d’Afrique.</span></p>
<p><span>Bihina a ainsi achevé sa première CAN féminine avec un trophée continental et une qualification pour le Mondial 2027.</span></p>
<span>D’attaquante à gardienne de but</span>
<p><span>Le parcours de Michaely Bihina n’a pourtant pas commencé dans les buts.</span></p>
<p><span>Née le 28 décembre 2003 à Yaoundé, au Cameroun, elle évoluait initialement comme attaquante. Sa taille et ses qualités physiques ont ensuite conduit son entraîneur à lui conseiller de devenir gardienne de but.</span></p>
<p><span>Ce changement de poste a rapidement transformé sa carrière.</span></p>
<p><span>Quelques mois seulement après ses débuts dans les buts, elle a intégré les sélections nationales camerounaises. Elle a porté les couleurs du Cameroun chez les moins de 17 ans et les moins de 20 ans, avant de rejoindre la sélection senior.</span></p>
<p><span>Selon le Benfica, elle a fait ses débuts avec l’équipe nationale A en 2021, pendant la campagne de qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo.</span></p>
<span>De l’Éclair de Sa’a au football portugais</span>
<p><span>Michaely Bihina a commencé sa carrière au Cameroun sous les couleurs de l’<strong><span>Éclair de Sa’a</span></strong>, où elle a évolué entre 2017 et 2022.</span></p>
<p><span>Elle a ensuite rejoint le Portugal pour s’engager avec le Racing Power.</span></p>
<p><span>Avec cette formation, elle a contribué à la montée du club dans l’élite portugaise. Ses performances lui ont également valu d’être désignée meilleure gardienne de la Liga BPI pour la saison 2023-2024, une distinction décernée par la Fédération portugaise de football et le Syndicat des joueurs.</span></p>
<p><span>Son passage au Racing Power lui a permis de progresser dans un championnat européen et d’attirer l’attention de l’un des principaux clubs portugais.</span></p>
<span>Michaely Bihina sous contrat avec le Benfica jusqu’en 2029</span>
<p><span>Le 1ᵉʳ février 2026, le Benfica Lisbonne a officiellement annoncé l’arrivée de Michaely Bihina.</span></p>
<p><span>La gardienne camerounaise a signé un contrat valable jusqu’en 2029. Le club portugais a présenté ce recrutement comme un investissement dans une joueuse internationale encore jeune et disposant d’un important potentiel de progression.</span></p>
<p><span>Contrairement à la formulation initiale de certaines publications, Bihina n’a pas rejoint le Racing Power à l’âge de 15 ans. Elle a commencé sa carrière à l’Éclair de Sa’a, puis est arrivée au Portugal en 2022. Son parcours est confirmé par le <a href="https://www.slbenfica.pt/pt-pt/agora/noticias/2026/02/01/futebol-feminino-michaely-bihina-contratacao">Sport Lisboa e Benfica</a>.</span></p>
<p><span>Lors de sa présentation, la Camerounaise a décrit son arrivée au Benfica comme la réalisation d’un rêve.</span></p>
<p><span>Elle a effectué ses premières minutes avec l’équipe première du club le 10 mai 2026, lors d’une victoire 1-0 contre Rio Ave. Le Benfica a terminé la saison 2025-2026 sans défaite en championnat et a remporté un sixième titre national consécutif.</span></p>
<span>Travail, anticipation et maîtrise des penalties</span>
<p><span>Les performances de Michaely Bihina ne reposent pas uniquement sur ses qualités physiques.</span></p>
<p><span>Son parcours à la CAN féminine 2026 a également mis en évidence son travail d’analyse, sa concentration et sa préparation mentale.</span></p>
<p><span>Avant la demi-finale, elle avait étudié les penalties tirés par les joueuses marocaines pendant le tournoi. Ce travail lui a permis d’anticiper plusieurs tentatives lors de la séance décisive.</span></p>
<p><span>Sa capacité à rester concentrée dans les moments de forte pression constitue désormais l’une de ses principales qualités.</span></p>
<p><span>À 22 ans, elle possède encore une importante marge de progression, notamment dans la lecture du jeu, les sorties aériennes, le placement et la relance au pied. Son expérience au Benfica pourrait lui permettre de franchir une nouvelle étape.</span></p>
<span>Une nouvelle figure du football féminin camerounais</span>
<p><span>Les performances de Bihina ont provoqué un immense enthousiasme au Cameroun. Sur les réseaux sociaux, certains supporters sont même allés jusqu’à évoquer symboliquement l’idée d’une statue en son honneur.</span></p>
<p><span>Au-delà de ces réactions passionnées, son parcours représente un modèle pour les jeunes footballeuses camerounaises et africaines.</span></p>
<p><span>Son histoire montre qu’un changement de poste, une formation rigoureuse et une ouverture vers un championnat étranger peuvent transformer une trajectoire sportive.</span></p>
<p><span>Elle incarne également une nouvelle génération de joueuses camerounaises capables de conjuguer formation locale, expérience européenne et ambition internationale.</span></p>
<span>La Coupe du monde féminine 2027 comme prochain défi</span>
<p><span>Après le titre africain, Michaely Bihina et les Lionnes indomptables doivent désormais préparer la Coupe du monde féminine 2027.</span></p>
<p><span>La compétition se déroulera au Brésil du 24 juin au 25 juillet 2027. En atteignant les demi-finales de la CAN féminine 2026, le Cameroun, le Malawi, l’Algérie et le Maroc ont obtenu leur qualification directe.</span></p>
<p><span>La FIFA précise que quatre sélections africaines se qualifient directement par l’intermédiaire de la CAN féminine, tandis que deux autres peuvent encore décrocher leur billet par le tournoi de barrage. Le système de qualification est détaillé par la FIFA.</span></p>
<p><span>Le Cameroun retrouvera le Mondial après ses participations de 2015 et 2019.</span></p>
<p><span>Pour Bihina, cette compétition constituera une nouvelle occasion de confirmer son statut face aux meilleures attaquantes du football mondial.</span></p>
<span>Pourquoi Michaely Bihina a marqué la CAN féminine 2026</span>
<p><span>Michaely Bihina a fait sensation parce qu’elle a été décisive dans les rencontres les plus importantes.</span></p>
<p><span>Ses neuf arrêts contre le Nigeria ont permis au Cameroun d’éliminer les championnes en titre. Ses quatre penalties repoussés face au Maroc ont envoyé les Lionnes indomptables en finale. Sa sérénité contre le Malawi a ensuite accompagné le Cameroun vers son premier sacre continental.</span></p>
<p><span>À seulement 22 ans, elle a démontré que la préparation, la discipline et la maîtrise émotionnelle peuvent changer le cours d’une compétition.</span></p>
<p><span>Michaely Bihina n’est plus seulement une gardienne prometteuse. Elle est désormais une championne d’Afrique et l’un des nouveaux visages du football féminin camerounais.</span></p>
<p><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force.</span></strong><span></span></p>
<span>Sources principales</span>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><strong><span>BBC Sport Africa</span></strong><span> : entretiens avec Michaely Bihina et comptes rendus des rencontres contre le Nigeria et le Maroc.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Benfica — Signature de Michaely Bihina jusqu’en 2029</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>FIFA — Qualifications africaines pour la Coupe du monde féminine 2027</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>CAF — Élargissement de la CAN féminine 2026 à 16 équipes</span></p>
<p><span>Michaely Bihina, gardienne Cameroun, Michaely Bihina Benfica, CAN féminine 2026, WAFCON 2026, Lionnes indomptables, Cameroun champion d’Afrique féminin, Cameroun Nigeria, Cameroun Maroc, penalties arrêtés, football féminin camerounais, Coupe du monde féminine 2027.</span></p>

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      <pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:33:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Chronique Géopolitique Pourquoi l'Afrique doit saisir l'opportunité du déclin relatif des puissances occidentales</title>
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      <description>
Géopolitique
Pourquoi l'Afrique doit saisir l'opportunité du déclin relatif des puissances occidentales

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENTJournaliste indépendante – Éditorialiste – Ingénierie socialeFondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

Un nouvel ordre mondial est en train de naître
Le monde traverse une profonde mutation géopolitique. Les certitudes d'hier s'effritent, les équilibres de puissance se déplacent et de nouvelles alliances redessinent progressivement la carte du XXIᵉ siècle.
Face à cette recomposition mondiale, chaque État cherche à préserver sa souveraineté, son influence et sa sécurité.
La récente tribune de la ministre britannique de l'Intérieur, Yvette Cooper, reconnaissant les fragilités croissantes du Royaume-Uni face aux cybermenaces, aux bouleversements climatiques et aux dépendances économiques, illustre parfaitement cette nouvelle réalité.
Cette prise de conscience soulève une question essentielle :
Et si cette période d'incertitude pour les anciennes puissances devenait l'opportunité historique de l'Afrique ?
L'Afrique au cœur de la nouvelle compétition mondiale
Depuis plusieurs décennies, les rapports de force internationaux évoluent rapidement.
Les États-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde, la Turquie, les pays du Golfe ainsi que l'Union européenne multiplient leurs stratégies d'influence sur le continent africain.
Pourquoi ?
Parce que l'Afrique concentre une grande partie des ressources indispensables à la transition énergétique mondiale :
·         cobalt ;
·         lithium ;
·         manganèse ;
·         cuivre ;
·         graphite ;
·         terres rares.
Ces minerais critiques sont devenus les nouvelles matières premières stratégiques de l'économie numérique, des véhicules électriques, des batteries et de l'intelligence artificielle.
Le véritable enjeu n'est plus l'aide à l'Afrique
Pendant longtemps, la question était :
Que peut faire le monde pour l'Afrique ?
Aujourd'hui, le rapport de force change progressivement.
La véritable interrogation devient :
Comment l'Afrique peut-elle définir les règles de ses propres partenariats avec le reste du monde ?
Le continent ne manque ni de ressources, ni de jeunesse, ni de potentiel économique.
Ce qui lui manque encore demeure une capacité collective à parler d'une seule voix lors des grandes négociations internationales.
Le piège de la dépendance stratégique
L'Afrique possède les ressources que recherchent toutes les grandes puissances.
Pourtant, une grande partie de la valeur ajoutée continue d'être créée ailleurs.
Exporter uniquement des matières premières ne garantit ni l'industrialisation ni la prospérité.
Le véritable défi consiste désormais à :
·         transformer localement les ressources ;
·         développer des chaînes de valeur africaines ;
·         renforcer les industries régionales ;
·         maîtriser les technologies stratégiques ;
·         investir dans la recherche et l'innovation.
La ZLECAf : un levier majeur pour la souveraineté africaine
L'avenir du continent passera davantage par son intégration économique que par la multiplication d'accords bilatéraux déséquilibrés.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente aujourd'hui l'un des projets les plus ambitieux du continent.
En renforçant le commerce intra-africain, elle peut permettre :
·         une meilleure industrialisation ;
·         une augmentation des investissements ;
·         la création d'emplois ;
·         une plus grande indépendance économique ;
·         un meilleur pouvoir de négociation face aux grandes puissances.
L'Afrique doit devenir un acteur, non un terrain de compétition
Les anciennes puissances découvrent aujourd'hui ce que signifie perdre progressivement leur influence.
L'Afrique ne doit pas reproduire cette erreur.
Elle doit bâtir sa propre vision stratégique autour de plusieurs priorités :
·         souveraineté économique ;
·         sécurité alimentaire ;
·         souveraineté numérique ;
·         transition énergétique ;
·         intelligence artificielle ;
·         coopération régionale ;
·         innovation.
Le continent dispose désormais d'atouts considérables pour devenir l'un des principaux pôles de croissance et d'influence du XXIᵉ siècle.
Conclusion : l'heure des choix stratégiques
L'ancien ordre mondial s'efface progressivement.
Le monde entre dans une période de recomposition où les rapports de force seront redéfinis.
L'Afrique peut choisir de rester un simple espace de compétition entre puissances étrangères.
Ou bien décider de devenir l'un des architectes de ce nouvel équilibre mondial.
L'histoire offre rarement deux fois les mêmes opportunités.
La question n'est donc plus de savoir si l'Afrique a sa place dans le monde de demain.
La véritable question est de savoir si elle saura parler d'une seule voix pour l'occuper pleinement.
 Votre avis nous intéresse !
L'Afrique est-elle en train de devenir un acteur incontournable de la géopolitique mondiale ou ses divisions internes continuent-elles de freiner son ascension ?
Réagissez dans les commentaires et retrouvez nos analyses dans « La Voix Primordiale de l'Afrique dans le Monde » sur RADIOTAMTAM AFRICA.

 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>Géopolitique</span>
<span>Pourquoi l'Afrique doit saisir l'opportunité du déclin relatif des puissances occidentales</span>

<p><span><strong>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</strong></span><br /><span>Journaliste indépendante – Éditorialiste – Ingénierie sociale</span><br /><span>Fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span></p>

<span>Un nouvel ordre mondial est en train de naître</span>
<p><span>Le monde traverse une profonde mutation géopolitique. Les certitudes d'hier s'effritent, les équilibres de puissance se déplacent et de nouvelles alliances redessinent progressivement la carte du XXIᵉ siècle.</span></p>
<p><span>Face à cette recomposition mondiale, chaque État cherche à préserver sa souveraineté, son influence et sa sécurité.</span></p>
<p><span>La récente tribune de la ministre britannique de l'Intérieur, Yvette Cooper, reconnaissant les fragilités croissantes du Royaume-Uni face aux cybermenaces, aux bouleversements climatiques et aux dépendances économiques, illustre parfaitement cette nouvelle réalité.</span></p>
<p><span>Cette prise de conscience soulève une question essentielle :</span></p>
<p><strong><span>Et si cette période d'incertitude pour les anciennes puissances devenait l'opportunité historique de l'Afrique ?</span></strong><span></span></p>
<span>L'Afrique au cœur de la nouvelle compétition mondiale</span>
<p><span>Depuis plusieurs décennies, les rapports de force internationaux évoluent rapidement.</span></p>
<p><span>Les États-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde, la Turquie, les pays du Golfe ainsi que l'Union européenne multiplient leurs stratégies d'influence sur le continent africain.</span></p>
<p><span>Pourquoi ?</span></p>
<p><span>Parce que l'Afrique concentre une grande partie des ressources indispensables à la transition énergétique mondiale :</span></p>
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<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>lithium ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>manganèse ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>cuivre ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>graphite ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>terres rares.</span></p>
<p><span>Ces minerais critiques sont devenus les nouvelles matières premières stratégiques de l'économie numérique, des véhicules électriques, des batteries et de l'intelligence artificielle.</span></p>
<span>Le véritable enjeu n'est plus l'aide à l'Afrique</span>
<p><span>Pendant longtemps, la question était :</span></p>
<p><strong><span>Que peut faire le monde pour l'Afrique ?</span></strong><span></span></p>
<p><span>Aujourd'hui, le rapport de force change progressivement.</span></p>
<p><span>La véritable interrogation devient :</span></p>
<p><strong><span>Comment l'Afrique peut-elle définir les règles de ses propres partenariats avec le reste du monde ?</span></strong><span></span></p>
<p><span>Le continent ne manque ni de ressources, ni de jeunesse, ni de potentiel économique.</span></p>
<p><span>Ce qui lui manque encore demeure une capacité collective à parler d'une seule voix lors des grandes négociations internationales.</span></p>
<span>Le piège de la dépendance stratégique</span>
<p><span>L'Afrique possède les ressources que recherchent toutes les grandes puissances.</span></p>
<p><span>Pourtant, une grande partie de la valeur ajoutée continue d'être créée ailleurs.</span></p>
<p><span>Exporter uniquement des matières premières ne garantit ni l'industrialisation ni la prospérité.</span></p>
<p><span>Le véritable défi consiste désormais à :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>transformer localement les ressources ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>développer des chaînes de valeur africaines ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>renforcer les industries régionales ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>maîtriser les technologies stratégiques ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>investir dans la recherche et l'innovation.</span></p>
<span>La ZLECAf : un levier majeur pour la souveraineté africaine</span>
<p><span>L'avenir du continent passera davantage par son intégration économique que par la multiplication d'accords bilatéraux déséquilibrés.</span></p>
<p><span>La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente aujourd'hui l'un des projets les plus ambitieux du continent.</span></p>
<p><span>En renforçant le commerce intra-africain, elle peut permettre :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une meilleure industrialisation ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une augmentation des investissements ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la création d'emplois ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une plus grande indépendance économique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>un meilleur pouvoir de négociation face aux grandes puissances.</span></p>
<span>L'Afrique doit devenir un acteur, non un terrain de compétition</span>
<p><span>Les anciennes puissances découvrent aujourd'hui ce que signifie perdre progressivement leur influence.</span></p>
<p><span>L'Afrique ne doit pas reproduire cette erreur.</span></p>
<p><span>Elle doit bâtir sa propre vision stratégique autour de plusieurs priorités :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>souveraineté économique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>sécurité alimentaire ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>souveraineté numérique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>transition énergétique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>intelligence artificielle ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>coopération régionale ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>innovation.</span></p>
<p><span>Le continent dispose désormais d'atouts considérables pour devenir l'un des principaux pôles de croissance et d'influence du XXIᵉ siècle.</span></p>
<span>Conclusion : l'heure des choix stratégiques</span>
<p><span>L'ancien ordre mondial s'efface progressivement.</span></p>
<p><span>Le monde entre dans une période de recomposition où les rapports de force seront redéfinis.</span></p>
<p><span>L'Afrique peut choisir de rester un simple espace de compétition entre puissances étrangères.</span></p>
<p><span>Ou bien décider de devenir l'un des architectes de ce nouvel équilibre mondial.</span></p>
<p><span>L'histoire offre rarement deux fois les mêmes opportunités.</span></p>
<p><span>La question n'est donc plus de savoir si l'Afrique a sa place dans le monde de demain.</span></p>
<p><span>La véritable question est de savoir si elle saura parler d'une seule voix pour l'occuper pleinement.</span></p>
<p><strong><span> Votre avis nous intéresse !</span></strong><span></span></p>
<p><span>L'Afrique est-elle en train de devenir un acteur incontournable de la géopolitique mondiale ou ses divisions internes continuent-elles de freiner son ascension ?</span></p>
<p><span>Réagissez dans les commentaires et retrouvez nos analyses dans <strong><span>« La Voix Primordiale de l'Afrique dans le Monde »</span></strong> sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>


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]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 00:28:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Chronique Géopolitique Pourquoi l'Afrique doit saisir l'opportunité du déclin relatif des puissances occidentales</itunes:title>
      <itunes:image href="https://radiotamtam.org/upload/podcasts/photos/rss/6a503d727922f5.86384320.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>GABON : Africa N°1 pourquoi la radio panafricaine s'est-elle retrouvée réduite au silence ?</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/gabon-africa-n01-pourquoi-la-radio-panafricaine-s-est-elle-retrouvee-reduite-au-silence-264</link>
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      <description>
 GABON

AFRICA N°1
Pourquoi la radio panafricaines'est-elle retrouvéeréduite au silence ?

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENTJournaliste indépendante • ÉditorialisteIngénierie sociale Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA 






Pendant plusieurs années, l'une des radios les plus emblématiques du continent africain a cessé d'émettre par satellite depuis 2019.
Fondée en 1981 à Libreville, Africa N°1 a longtemps incarné une voix majeure de l'information et de la musique en Afrique francophone. Pourtant, une crise financière et actionnariale a conduit à l'interruption de sa diffusion satellitaire.
Une coupure provoquée par des impayés
Selon les informations disponibles, le signal d'Africa N°1 a été suspendu après le non-paiement de plusieurs factures dues à l'opérateur satellite Eutelsat.
Le montant de la dette était estimé à près de 200 millions de francs CFA, soit environ 305 000 euros à l'époque.
Cette interruption a privé des millions d'auditeurs africains de leur station historique.
Une gouvernance fragilisée
Le capital d'Africa N°1 était réparti entre plusieurs actionnaires :

la Libye, via la Libyan Jamahiriya Broadcasting Corporation (LJBC) ; 
l'État gabonais ; 
des investisseurs privés gabonais. 

La crise politique traversée par la Libye à partir de 2011 a fortement compliqué la capacité du principal actionnaire à financer les investissements prévus.
D'une radio pionnière à une transition difficile
Durant les années 1980, Africa N°1 figurait parmi les plus puissantes radios du continent.
Son centre émetteur de Moyabi diffusait également plusieurs radios internationales grâce aux ondes courtes, générant des revenus importants.
Mais plusieurs facteurs ont progressivement fragilisé son modèle économique :

l'essor de la bande FM ; 
l'arrivée de nouveaux concurrents internationaux ; 
le vieillissement des infrastructures techniques ; 
des investissements insuffisants ; 
une restructuration qui n'a jamais pleinement atteint ses objectifs. 

Une modernisation restée inachevée
L'arrivée de nouveaux investisseurs devait permettre :

le renouvellement des émetteurs ; 
le développement du réseau FM ; 
la modernisation des studios ; 
une relance éditoriale. 

Dans les faits, plusieurs salariés estimaient que ces engagements n'avaient jamais été entièrement concrétisés.
Hormis quelques travaux de rénovation visibles à Libreville, la transformation annoncée est restée largement incomplète.
Africa N°1 demeure un symbole de l'audiovisuel africain
Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, Africa N°1 conserve une place particulière dans l'histoire des médias africains.
La station a contribué à faire émerger de nombreux journalistes, animateurs et artistes, tout en participant à la circulation de l'information sur l'ensemble du continent.
Son parcours rappelle les défis auxquels sont confrontés de nombreux médias africains : financement, modernisation technologique, concurrence numérique et évolution des usages des auditeurs.
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span> GABON</span>

<span>AFRICA N°1</span>
<span>Pourquoi la radio panafricaine</span><br /><span>s'est-elle retrouvée</span><br /><span><strong>réduite au silence ?</strong></span>

<span>Par <strong>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</strong></span><br /><span>Journaliste indépendante • Éditorialiste</span><br /><span>Ingénierie sociale</span><br /><br /><span> Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA </span>






<p><span>Pendant plusieurs années, l'une des radios les plus emblématiques du continent africain a cessé d'émettre par satellite depuis 2019.</span></p>
<p><span>Fondée en 1981 à Libreville, <strong><span>Africa N°1</span></strong> a longtemps incarné une voix majeure de l'information et de la musique en Afrique francophone. Pourtant, une crise financière et actionnariale a conduit à l'interruption de sa diffusion satellitaire.</span></p>
<span>Une coupure provoquée par des impayés</span>
<p><span>Selon les informations disponibles, le signal d'Africa N°1 a été suspendu après le non-paiement de plusieurs factures dues à l'opérateur satellite Eutelsat.</span></p>
<p><span>Le montant de la dette était estimé à près de <strong><span>200 millions de francs CFA</span></strong>, soit environ <strong><span>305 000 euros</span></strong> à l'époque.</span></p>
<p><span>Cette interruption a privé des millions d'auditeurs africains de leur station historique.</span></p>
<span>Une gouvernance fragilisée</span>
<p><span>Le capital d'Africa N°1 était réparti entre plusieurs actionnaires :</span></p>
<ul>
<li><span>la Libye, via la <strong><span>Libyan Jamahiriya Broadcasting Corporation (LJBC)</span></strong> ; </span></li>
<li><span>l'État gabonais ; </span></li>
<li><span>des investisseurs privés gabonais. </span></li>
</ul>
<p><span>La crise politique traversée par la Libye à partir de 2011 a fortement compliqué la capacité du principal actionnaire à financer les investissements prévus.</span></p>
<span>D'une radio pionnière à une transition difficile</span>
<p><span>Durant les années 1980, Africa N°1 figurait parmi les plus puissantes radios du continent.</span></p>
<p><span>Son centre émetteur de Moyabi diffusait également plusieurs radios internationales grâce aux ondes courtes, générant des revenus importants.</span></p>
<p><span>Mais plusieurs facteurs ont progressivement fragilisé son modèle économique :</span></p>
<ul>
<li><span>l'essor de la bande FM ; </span></li>
<li><span>l'arrivée de nouveaux concurrents internationaux ; </span></li>
<li><span>le vieillissement des infrastructures techniques ; </span></li>
<li><span>des investissements insuffisants ; </span></li>
<li><span>une restructuration qui n'a jamais pleinement atteint ses objectifs. </span></li>
</ul>
<span>Une modernisation restée inachevée</span>
<p><span>L'arrivée de nouveaux investisseurs devait permettre :</span></p>
<ul>
<li><span>le renouvellement des émetteurs ; </span></li>
<li><span>le développement du réseau FM ; </span></li>
<li><span>la modernisation des studios ; </span></li>
<li><span>une relance éditoriale. </span></li>
</ul>
<p><span>Dans les faits, plusieurs salariés estimaient que ces engagements n'avaient jamais été entièrement concrétisés.</span></p>
<p><span>Hormis quelques travaux de rénovation visibles à Libreville, la transformation annoncée est restée largement incomplète.</span></p>
<span>Africa N°1 demeure un symbole de l'audiovisuel africain</span>
<p><span>Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, Africa N°1 conserve une place particulière dans l'histoire des médias africains.</span></p>
<p><span>La station a contribué à faire émerger de nombreux journalistes, animateurs et artistes, tout en participant à la circulation de l'information sur l'ensemble du continent.</span></p>
<p><span>Son parcours rappelle les défis auxquels sont confrontés de nombreux médias africains : financement, modernisation technologique, concurrence numérique et évolution des usages des auditeurs.</span></p>

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      <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 14:46:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>GABON : Africa N°1 pourquoi la radio panafricaine s'est-elle retrouvée réduite au silence ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Tontine en Afrique : pourquoi ce modèle de finance solidaire inspire aujourd'hui les fintechs du monde entier ?</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/tontine-en-afrique-pourquoi-ce-modele-de-finance-solidaire-inspire-aujourd-hui-les-fintechs-du-monde-entier-263</link>
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      <description>

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENTJournaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie socialeFondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
Longtemps considérée comme un simple mécanisme d'entraide communautaire, la tontine s'impose aujourd'hui comme un véritable modèle de finance participative. Bien avant l'essor des plateformes numériques de prêt entre particuliers ou de la finance collaborative, les sociétés africaines avaient déjà développé un système reposant sur la confiance, l'épargne collective et la solidarité.
La tontine, un pilier historique de l'économie africaine
Au Cameroun, comme dans de nombreux pays d'Afrique centrale et de l'Ouest, la tontine fait partie du quotidien. Fonctionnaires, commerçants, artisans, agriculteurs, entrepreneurs ou salariés y participent afin de constituer une épargne commune et de financer des projets personnels ou professionnels.
Si le terme « tontine » est associé au financier italien Lorenzo Tonti au XVIIᵉ siècle, les systèmes d'épargne rotative existaient déjà depuis longtemps dans plusieurs civilisations africaines, asiatiques et latino-américaines. Les communautés africaines avaient développé des mécanismes fondés sur la solidarité économique, la confiance mutuelle et la responsabilité collective.
La tontine est donc bien plus qu'une tradition : elle constitue l'un des plus anciens modèles de finance communautaire encore largement utilisé aujourd'hui.
Un principe simple aux effets puissants
Le fonctionnement est connu.
Chaque membre verse régulièrement une contribution identique dans une caisse commune. À tour de rôle, chaque participant reçoit l'intégralité des cotisations.
Ce mécanisme permet à chacun de disposer ponctuellement d'un capital important sans passer par un établissement bancaire.
Pour de nombreuses familles et petites entreprises, cette somme finance :

la création d'une activité ;
l'achat de matériel professionnel ;
des investissements agricoles ;
les frais de scolarité ou de formation ;
la construction d'un logement ;
des dépenses de santé.

La tontine transforme ainsi une épargne individuelle lente en capacité d'investissement immédiate.
La confiance, véritable moteur économique
L'une des principales forces de la tontine réside dans le capital social.
Contrairement aux banques, où la garantie repose essentiellement sur les contrats, les cautions ou les garanties financières, la tontine fonctionne principalement grâce à la réputation, à la proximité entre les membres et à l'engagement collectif.
La confiance devient alors une véritable ressource économique.
Cette logique réduit naturellement les comportements opportunistes et favorise une forte discipline financière au sein du groupe.
Quand les fintechs redécouvrent un modèle africain
Depuis plusieurs années, la finance numérique développe de nouveaux outils de prêt collaboratif, d'épargne collective ou de financement entre particuliers.
De nombreuses plateformes de peer-to-peer lending, de community finance ou encore d'épargne digitale reprennent des principes proches de ceux qui structurent les tontines depuis plusieurs générations.
Certaines entreprises, notamment en Afrique, aux États-Unis ou en Europe, s'inspirent directement de ces mécanismes communautaires pour proposer des solutions adaptées aux populations peu bancarisées.
Cette évolution montre que les savoir-faire économiques africains peuvent également devenir des sources d'innovation à l'échelle mondiale.
Pourquoi la tontine reste essentielle en Afrique
Malgré les progrès du secteur bancaire, l'accès au crédit demeure difficile pour de nombreuses petites entreprises africaines.
Les exigences de garanties, les taux d'intérêt ou la complexité administrative limitent encore le financement des très petites entreprises.
Dans ce contexte, les tontines continuent de jouer un rôle majeur en soutenant:

l'entrepreneuriat local ;
les activités agricoles ;
le commerce de proximité ;
l'autonomisation économique des femmes ;
les initiatives des jeunes entrepreneurs.

Elles participent également au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés.
Moderniser la tontine sans perdre son identité
L'avenir ne consiste pas à opposer la tontine aux banques, mais à créer des complémentarités.
La digitalisation, les applications mobiles, la sécurisation des transactions, la traçabilité des cotisations et l'accompagnement des projets entrepreneuriaux ouvrent de nouvelles perspectives.
Associée aux outils numériques, la tontine pourrait devenir un puissant levier de financement des PME africaines, de l'innovation locale et du développement économique.
Une intelligence financière née en Afrique
La tontine rappelle qu'une innovation ne se mesure pas uniquement à sa technologie.
Elle démontre que la confiance, la solidarité et l'organisation collective peuvent constituer des moteurs économiques durables.
À l'heure où la finance collaborative connaît un essor mondial, l'Afrique possède déjà, avec la tontine, un modèle historique dont les principes continuent d'inspirer de nombreuses solutions contemporaines.
Redonner à la tontine toute sa place, c'est aussi reconnaître la capacité d'innovation économique des sociétés africaines et valoriser un patrimoine financier qui demeure plus actuel que jamais.

 
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      <content:encoded><![CDATA[

<p><b><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></b><span><br />Journaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie sociale<br />Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><b><span>Longtemps considérée comme un simple mécanisme d'entraide communautaire, la tontine s'impose aujourd'hui comme un véritable modèle de finance participative. Bien avant l'essor des plateformes numériques de prêt entre particuliers ou de la finance collaborative, les sociétés africaines avaient déjà développé un système reposant sur la confiance, l'épargne collective et la solidarité.</span></b></p>
<p><b><span>La tontine, un pilier historique de l'économie africaine</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au Cameroun, comme dans de nombreux pays d'Afrique centrale et de l'Ouest, la tontine fait partie du quotidien. Fonctionnaires, commerçants, artisans, agriculteurs, entrepreneurs ou salariés y participent afin de constituer une épargne commune et de financer des projets personnels ou professionnels.</span></p>
<p><span>Si le terme « tontine » est associé au financier italien Lorenzo Tonti au XVIIᵉ siècle, les systèmes d'épargne rotative existaient déjà depuis longtemps dans plusieurs civilisations africaines, asiatiques et latino-américaines. Les communautés africaines avaient développé des mécanismes fondés sur la solidarité économique, la confiance mutuelle et la responsabilité collective.</span></p>
<p><span>La tontine est donc bien plus qu'une tradition : elle constitue l'un des plus anciens modèles de finance communautaire encore largement utilisé aujourd'hui.</span></p>
<p><b><span>Un principe simple aux effets puissants</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le fonctionnement est connu.</span></p>
<p><span>Chaque membre verse régulièrement une contribution identique dans une caisse commune. À tour de rôle, chaque participant reçoit l'intégralité des cotisations.</span></p>
<p><span>Ce mécanisme permet à chacun de disposer ponctuellement d'un capital important sans passer par un établissement bancaire.</span></p>
<p><span>Pour de nombreuses familles et petites entreprises, cette somme finance :</span></p>
<ul>
<li><span>la création d'une activité ;</span></li>
<li><span>l'achat de matériel professionnel ;</span></li>
<li><span>des investissements agricoles ;</span></li>
<li><span>les frais de scolarité ou de formation ;</span></li>
<li><span>la construction d'un logement ;</span></li>
<li><span>des dépenses de santé.</span></li>
</ul>
<p><span>La tontine transforme ainsi une épargne individuelle lente en capacité d'investissement immédiate.</span></p>
<p><b><span>La confiance, véritable moteur économique</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>L'une des principales forces de la tontine réside dans le capital social.</span></p>
<p><span>Contrairement aux banques, où la garantie repose essentiellement sur les contrats, les cautions ou les garanties financières, la tontine fonctionne principalement grâce à la réputation, à la proximité entre les membres et à l'engagement collectif.</span></p>
<p><span>La confiance devient alors une véritable ressource économique.</span></p>
<p><span>Cette logique réduit naturellement les comportements opportunistes et favorise une forte discipline financière au sein du groupe.</span></p>
<p><b><span>Quand les fintechs redécouvrent un modèle africain</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Depuis plusieurs années, la finance numérique développe de nouveaux outils de prêt collaboratif, d'épargne collective ou de financement entre particuliers.</span></p>
<p><span>De nombreuses plateformes de <b>peer-to-peer lending</b>, de <b>community finance</b> ou encore d'épargne digitale reprennent des principes proches de ceux qui structurent les tontines depuis plusieurs générations.</span></p>
<p><span>Certaines entreprises, notamment en Afrique, aux États-Unis ou en Europe, s'inspirent directement de ces mécanismes communautaires pour proposer des solutions adaptées aux populations peu bancarisées.</span></p>
<p><span>Cette évolution montre que les savoir-faire économiques africains peuvent également devenir des sources d'innovation à l'échelle mondiale.</span></p>
<p><b><span>Pourquoi la tontine reste essentielle en Afrique</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Malgré les progrès du secteur bancaire, l'accès au crédit demeure difficile pour de nombreuses petites entreprises africaines.</span></p>
<p><span>Les exigences de garanties, les taux d'intérêt ou la complexité administrative limitent encore le financement des très petites entreprises.</span></p>
<p><span>Dans ce contexte, les tontines continuent de jouer un rôle majeur en soutenant:</span></p>
<ul>
<li><span>l'entrepreneuriat local ;</span></li>
<li><span>les activités agricoles ;</span></li>
<li><span>le commerce de proximité ;</span></li>
<li><span>l'autonomisation économique des femmes ;</span></li>
<li><span>les initiatives des jeunes entrepreneurs.</span></li>
</ul>
<p><span>Elles participent également au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés.</span></p>
<p><b><span>Moderniser la tontine sans perdre son identité</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>L'avenir ne consiste pas à opposer la tontine aux banques, mais à créer des complémentarités.</span></p>
<p><span>La digitalisation, les applications mobiles, la sécurisation des transactions, la traçabilité des cotisations et l'accompagnement des projets entrepreneuriaux ouvrent de nouvelles perspectives.</span></p>
<p><span>Associée aux outils numériques, la tontine pourrait devenir un puissant levier de financement des PME africaines, de l'innovation locale et du développement économique.</span></p>
<p><b><span>Une intelligence financière née en Afrique</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>La tontine rappelle qu'une innovation ne se mesure pas uniquement à sa technologie.</span></p>
<p><span>Elle démontre que la confiance, la solidarité et l'organisation collective peuvent constituer des moteurs économiques durables.</span></p>
<p><span>À l'heure où la finance collaborative connaît un essor mondial, l'Afrique possède déjà, avec la tontine, un modèle historique dont les principes continuent d'inspirer de nombreuses solutions contemporaines.</span></p>
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      <pubDate>Tue, 07 Jul 2026 12:17:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://radiotamtam.org/upload/podcasts/audios/6a4ceee68a9a86.18098520.m4a" type="video/mp4" length="39032746"/>
      <itunes:title>Tontine en Afrique : pourquoi ce modèle de finance solidaire inspire aujourd'hui les fintechs du monde entier ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/communique-de-presse-259</link>
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      <description>
 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

RADIOTAMTAM AFRICA TV rejoint le bouquet NEW MEDIA GROUP
pour renforcer sa diffusion en Afrique, en Europe et dans les Caraïbes

 6 juillet 2026
 Une nouvelle étape stratégique pour un média panafricain indépendant.

RADIOTAMTAM AFRICALa Parole est une Force

Paris / Afrique – 6 juillet 2026 — RADIOTAMTAM AFRICA TV annonce officiellement son intégration au bouquet New Media Group, une étape majeure dans le développement audiovisuel de la chaîne et dans sa volonté de rapprocher l’Afrique, sa diaspora et le reste du monde. 
Cette arrivée permet à RADIOTAMTAM AFRICA TV d’élargir sa zone de diffusion et de proposer ses programmes d’information, de culture, de divertissement et de débat à une audience plus large, notamment en Afrique subsaharienne, en Europe et dans les Caraïbes. 
Fidèle à son identité éditoriale, RADIOTAMTAM AFRICA TV poursuit sa mission: donner de la visibilité aux cultures africaines, valoriser les talents du continent, informer les diasporas et offrir un regard authentique, moderne et indépendant sur les réalités africaines.
« Notre arrivée sur le bouquet New Media Group marque un tournant majeur pour RADIOTAMTAM AFRICA TV. C’est une opportunité formidable de franchir un nouveau cap et de partager nos contenus avec un public élargi. »La Direction de RADIOTAMTAM AFRICA TV 
Comment recevoir RADIOTAMTAM AFRICA TV ?
Bouquet : New Media GroupDisponibilité : immédiateZone de couverture : Afrique subsaharienne, Europe, Caraïbes

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Fondée en 2017 à Bezons, en France, RADIOTAMTAM AFRICA est une webradio panafricaine indépendante. Sa mission est de donner la parole aux peuples africains, de promouvoir les cultures du continent et de défendre un journalisme libre, responsable et accessible à tous. 
Slogan :La Parole est une Force
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New Media Group est un groupe africain spécialisé dans l’hébergement, la distribution et le transport de chaînes de télévision et de radio. Le groupe accompagne les médias africains dans leur diffusion locale et internationale via l’IPTV, l’OTT, le satellite, le câble et les plateformes numériques. 
En tant que bouquet 100 % africain, New Media Group contribue au rayonnement des contenus africains et au développement de l’audiovisuel africain à travers le monde.
Contact presse
Félicité Amaneyâ Râ VINCENTFondatrice &amp; CEO – RADIOTAMTAM AFRICA contact@radiotamtam.info www.radiotamtam.org 
RADIOTAMTAM AFRICALa Voix Primordiale de l’Afrique dans le Monde
Ensemble, RADIOTAMTAM AFRICA et New Media Group construisent un pont médiatique entre l’Afrique, sa diaspora et le reste du monde.
 
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 </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<span> COMMUNIQUÉ DE PRESSE</span>

<span>RADIOTAMTAM AFRICA TV rejoint le bouquet <span>NEW MEDIA GROUP</span></span>
<span>pour renforcer sa diffusion en Afrique, en Europe et dans les Caraïbes</span>

<p><span> 6 juillet 2026</span></p>
<p><span> Une nouvelle étape stratégique pour un média panafricain indépendant.</span></p>

<p><span><strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span><br /><span>La Parole est une Force</span></p>

<p><strong><span>Paris / Afrique – 6 juillet 2026</span></strong><span> — <strong><span><a href="https://cutt.ly/2t66Hsr5"><span>RADIOTAMTAM AFRICA TV</span></a></span></strong> annonce officiellement son intégration au <strong><span><a href="https://cutt.ly/2t66Hsr5"><span>bouquet New Media Group,</span></a></span></strong> une étape majeure dans le développement audiovisuel de la chaîne et dans sa volonté de rapprocher l’Afrique, sa diaspora et le reste du monde. </span></p>
<p><span>Cette arrivée permet à <strong><span><a href="https://cutt.ly/2t66Hsr5"><span>RADIOTAMTAM AFRICA TV</span></a></span></strong> d’élargir sa zone de diffusion et de proposer ses programmes d’information, de culture, de divertissement et de débat à une audience plus large, notamment en <strong><span>Afrique subsaharienne, en Europe et dans les Caraïbes</span></strong>. </span></p>
<p><span>Fidèle à son identité éditoriale, <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA TV</span></strong> poursuit sa mission: donner de la visibilité aux cultures africaines, valoriser les talents du continent, informer les diasporas et offrir un regard authentique, moderne et indépendant sur les réalités africaines.</span></p>
<p><span>« Notre arrivée sur le <a href="https://cutt.ly/2t66Hsr5">bouquet New Media Group</a> marque un tournant majeur pour RADIOTAMTAM AFRICA TV. C’est une opportunité formidable de franchir un nouveau cap et de partager nos contenus avec un public élargi. »<br /><strong><span>La Direction de RADIOTAMTAM AFRICA TV</span></strong> </span></p>
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      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:19:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title> ÉDITORIAL Organisation internationale de la Francophonie : l'épreuve de vérité démocratique</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/editorial-organisation-internationale-de-la-francophonie-l-epreuve-de-verite-democratique-257</link>
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      <description>
Pourquoi l'élection du prochain secrétaire général de l'OIF peut redéfinir l'avenir du multilatéralisme francophone
Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENTJournaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie socialeFondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

Au moment où les institutions internationales sont confrontées à une crise de confiance sans précédent, une question fondamentale s'impose : une organisation qui promeut la démocratie, la transparence et l'État de droit peut-elle continuer à désigner son principal dirigeant sans véritable scrutin compétitif ?
Cette interrogation dépasse largement le cadre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle renvoie à un enjeu universel : la crédibilité des institutions internationales dépend désormais autant de leurs principes que de leur capacité à les appliquer à elles-mêmes.
Le XXᵉ Sommet de la Francophonie, prévu en novembre 2026 au Cambodge, représente à cet égard un moment décisif. Pour la première fois depuis les profondes réformes engagées ces dernières années, l'OIF dispose de l'opportunité de démontrer que la modernisation de sa gouvernance n'est pas seulement un engagement politique, mais une réalité institutionnelle.
L'enjeu dépasse la seule désignation d'un nouveau secrétaire général.
Il s'agit de démontrer que les valeurs démocratiques défendues par l'espace francophone peuvent également guider son propre fonctionnement.
Dans un contexte marqué par la montée des tensions géopolitiques, la fragmentation des alliances internationales, la multiplication des crises régionales et la remise en question du multilatéralisme traditionnel, la Francophonie dispose d'un rôle singulier à jouer. Forte de ses États membres répartis sur cinq continents, elle peut devenir un espace privilégié de dialogue, de coopération et de médiation entre le Nord et le Sud.
Mais cette ambition suppose une exigence essentielle : l'exemplarité.
Une organisation qui accompagne ses États membres dans le renforcement de leurs institutions démocratiques doit pouvoir démontrer que ses propres mécanismes de gouvernance répondent aux mêmes standards de transparence, d'équité et de responsabilité.
L'Afrique occupe aujourd'hui une place centrale dans cette réflexion.
Avec la majorité des États membres de l'OIF, le continent constitue désormais le principal moteur démographique et politique de la Francophonie. Les attentes des pays africains sont fortes. Elles concernent la représentativité, la coopération, le développement économique, la jeunesse, la paix, la sécurité et la gouvernance.
La manière dont sera désigné le prochain secrétaire général sera observée avec attention bien au-delà des cercles diplomatiques.
Elle constituera un signal adressé à l'ensemble des États membres.
Ce signal dira si la Francophonie entend poursuivre sa transformation en une organisation véritablement multilatérale, moderne et inclusive, ou si les anciennes pratiques continueront de prévaloir.
À travers cette analyse, RADIOTAMTAM AFRICA propose un décryptage des enjeux politiques, diplomatiques et institutionnels qui entourent cette échéance historique. Car derrière une élection se joue une question plus vaste : celle de la capacité de la Francophonie à incarner, dans ses propres institutions, les valeurs qu'elle défend sur la scène internationale.
La Francophonie face à une nouvelle étape de son histoire
Lorsque Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Norodom Sihanouk ont posé les bases de la Francophonie institutionnelle, leur ambition dépassait largement la promotion d'une langue commune.
Ils imaginaient une communauté politique fondée sur le dialogue, la coopération, le développement et le rapprochement entre des peuples issus de traditions, de cultures et de continents différents.
Leur intuition était visionnaire.
Ils avaient compris que les grands défis internationaux ne pourraient être relevés durablement que par la coopération entre les États, bien avant que le concept de multilatéralisme ne s'impose dans les relations internationales contemporaines.
Plus d'un demi-siècle plus tard, cette intuition conserve toute son actualité.
Le monde est entré dans une période de profondes recompositions géopolitiques.
La rivalité entre les grandes puissances redéfinit les équilibres stratégiques.
Les conflits régionaux produisent des conséquences mondiales.
Les crises énergétiques, alimentaires, climatiques et sécuritaires dépassent les frontières nationales.
Dans cet environnement instable, les organisations internationales sont appelées à jouer un rôle croissant de médiation, de coopération et de dialogue.
L'Organisation internationale de la Francophonie dispose précisément des atouts nécessaires pour contribuer à cette nouvelle gouvernance mondiale.
Encore faut-il qu'elle poursuive sa propre modernisation institutionnelle et qu'elle applique pleinement les principes qu'elle encourage auprès de ses États membres.
C'est tout l'enjeu de l'élection du prochain secrétaire général.
Organisation internationale de la Francophonie : de l'héritage historique à une gouvernance multilatérale renouvelée
Une transformation profonde pour répondre aux défis du XXIᵉ siècle
Pendant de nombreuses années, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été perçue comme une institution essentiellement culturelle, parfois même comme un prolongement de l'influence française dans l'espace francophone. Cette perception, largement répandue dans plusieurs pays du Sud, a longtemps limité sa visibilité en tant qu'acteur politique et diplomatique de premier plan.
Pourtant, cette image ne correspond plus à la réalité de l'organisation.
Depuis plusieurs années, l'OIF a engagé une transformation institutionnelle d'envergure afin de renforcer sa crédibilité, d'élargir son champ d'action et de répondre aux nouvelles attentes de ses États membres.
Cette évolution répond à une volonté exprimée par les chefs d'État et de gouvernement de la Francophonie : adapter l'organisation aux mutations profondes des relations internationales et faire de la coopération francophone un véritable levier de développement, de stabilité et de dialogue.
Des réformes pour moderniser la gouvernance de l'OIF
Les réformes engagées ont poursuivi plusieurs objectifs majeurs.
Le premier consiste à renforcer la présence de l'OIF sur le terrain.
Grâce à ses représentations régionales, l'organisation développe aujourd'hui des programmes de coopération directement au bénéfice des États membres. Cette proximité permet un dialogue permanent avec les gouvernements, les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires locaux.
Cette approche traduit une évolution importante : la Francophonie n'est plus uniquement un espace de concertation diplomatique. Elle devient progressivement un acteur opérationnel de la coopération internationale.
Le deuxième objectif vise à moderniser la gouvernance interne de l'organisation.
La transparence, la représentativité, l'efficacité administrative et la responsabilité institutionnelle occupent désormais une place centrale dans la conduite des réformes.
Cette évolution répond à une exigence devenue incontournable dans les organisations internationales : les principes de bonne gouvernance doivent s'appliquer autant aux institutions qu'aux États qu'elles accompagnent.
Une Francophonie engagée sur les grands enjeux mondiaux
Au-delà de ses missions historiques liées à la langue française, l'OIF intervient aujourd'hui sur des sujets qui structurent les relations internationales contemporaines.
Parmi eux figurent :
·         la consolidation de la démocratie ;
·         la prévention des conflits ;
·         les droits humains ;
·         l'égalité entre les femmes et les hommes ;
·         l'éducation et la jeunesse ;
·         la transition numérique ;
·         le développement économique ;
·         la lutte contre les effets du changement climatique.
Cette diversification témoigne de l'évolution de la Francophonie vers une organisation de coopération politique et stratégique.
Son ambition est désormais de contribuer à la recherche de solutions concrètes face aux défis communs qui affectent ses États membres.
L'Afrique, cœur démographique et stratégique de la Francophonie
L'évolution de l'OIF ne peut être comprise sans prendre en compte la place grandissante de l'Afrique.
Aujourd'hui, la majorité des États membres de la Francophonie appartient au continent africain.
Cette réalité modifie profondément les équilibres politiques de l'organisation.
L'Afrique ne représente plus seulement le principal espace de diffusion de la langue française.
Elle devient progressivement le moteur démographique, économique, culturel et diplomatique de la Francophonie.
Les attentes des pays africains sont nombreuses.
Ils souhaitent une organisation plus proche des réalités locales, davantage tournée vers le développement, la formation des jeunes, l'innovation, la sécurité, la coopération économique et la prévention des crises.
Cette évolution confère à l'OIF une responsabilité particulière : accompagner les aspirations de ses membres tout en respectant pleinement leur souveraineté.
Le Canada, un partenaire incontournable de la gouvernance francophone
Si la France demeure un acteur majeur de la Francophonie, l'organisation repose aujourd'hui sur un équilibre beaucoup plus large.
Le Canada, ainsi que le Québec et le Nouveau-Brunswick, jouent un rôle déterminant dans son fonctionnement.
Deuxième contributeur financier de l'OIF, le Canada participe activement à l'évolution de l'organisation et soutient son ouverture vers un multilatéralisme plus inclusif.
Sa candidature à l'organisation du Sommet de la Francophonie en 2028 illustre cette volonté de renforcer son engagement auprès de l'ensemble des pays francophones.
Cette diversification des centres d'influence contribue à consolider la légitimité internationale de l'OIF.
Elle traduit également une évolution fondamentale : la Francophonie est devenue une communauté d'États qui construit son avenir de manière collective.
Une gouvernance plus crédible passe par des règles démocratiques
Toutes ces réformes convergent vers une même exigence.
Une organisation internationale ne peut promouvoir la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance sans appliquer ces principes à son propre fonctionnement.
L'élection du prochain secrétaire général constituera donc bien davantage qu'une simple succession institutionnelle.
Elle représentera un test de crédibilité.
Le choix de la méthode comptera autant que celui de la personnalité appelée à diriger l'organisation.
Pour les États membres comme pour les partenaires internationaux, cette échéance dira si la Francophonie est prête à franchir une nouvelle étape de son histoire en faisant pleinement de la démocratie interne le fondement de sa légitimité internationale.
Élection du secrétaire général de l'OIF : un scrutin décisif pour l'avenir de la Francophonie
Le Sommet de la Francophonie 2026 peut ouvrir une nouvelle ère
En novembre 2026, les chefs d'État et de gouvernement de l'espace francophone se réuniront au Cambodge à l'occasion du XXᵉ Sommet de la Francophonie.
Au-delà des grandes orientations politiques et des priorités de coopération, un rendez-vous retiendra particulièrement l'attention : la désignation du prochain secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette élection ne constitue pas une simple alternance à la tête de l'institution.
Elle représente un test grandeur nature de la capacité de l'OIF à traduire dans ses propres pratiques les valeurs qu'elle défend auprès de ses États membres : la démocratie, la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance.
Une rupture avec les pratiques du passé
Depuis la création du poste de secrétaire général en 1997, les titulaires de cette fonction ont été désignés selon une logique de consensus entre les principaux États influents de la Francophonie.
Cette méthode a permis de préserver l'unité politique de l'organisation à certaines périodes de son histoire.
Toutefois, dans un contexte international profondément transformé, elle apparaît aujourd'hui de moins en moins adaptée aux exigences contemporaines de transparence et de légitimité démocratique.
Les réformes institutionnelles engagées ces dernières années offrent désormais l'occasion de franchir une nouvelle étape.
Le prochain secrétaire général ne devra pas seulement bénéficier d'un consensus diplomatique.
Il devra également disposer d'une légitimité politique clairement établie par un processus électoral crédible, transparent et assumé.
Quatre candidats pour une nouvelle étape de la Francophonie
L'élection de 2026 rassemble quatre personnalités issues d'horizons différents.
Trois candidats représentent le continent africain, illustrant le poids croissant de l'Afrique dans la Francophonie contemporaine.
Cette diversité témoigne de l'évolution de l'organisation vers une gouvernance davantage ouverte et représentative.
Au-delà des parcours individuels, cette compétition met en lumière une question fondamentale : la sélection reposera-t-elle principalement sur les compétences, la vision stratégique et le projet porté par chaque candidat, ou demeurera-t-elle largement influencée par les équilibres diplomatiques entre États ?
La réponse apportée à cette interrogation contribuera durablement à façonner l'image de l'OIF auprès de ses membres et de ses partenaires internationaux.
L'Afrique au cœur des équilibres francophones
L'évolution démographique de la Francophonie place désormais l'Afrique au centre de son avenir.
Le continent rassemble la majorité des États membres et concentre une part essentielle de la jeunesse francophone mondiale.
Cette réalité donne aux pays africains une responsabilité particulière dans la construction des orientations futures de l'organisation.
L'élection du prochain secrétaire général sera donc également observée comme un indicateur de la capacité de l'OIF à refléter les nouveaux équilibres géopolitiques de l'espace francophone.
Une crédibilité qui se construit par l'exemple
Les organisations internationales sont aujourd'hui confrontées à une exigence croissante d'exemplarité.
Leur influence dépend de moins en moins de leur seule histoire ou de leurs textes fondateurs.
Elle repose désormais sur leur aptitude à appliquer à elles-mêmes les principes qu'elles encouragent dans leurs programmes de coopération.
Pour la Francophonie, cette exigence revêt une importance particulière.
Depuis plusieurs décennies, l'OIF accompagne ses États membres dans le renforcement des institutions démocratiques, l'observation électorale, la consolidation de l'État de droit et la promotion de la gouvernance.
Cette mission gagnera en crédibilité si son propre processus de désignation s'inscrit pleinement dans cette logique.
Une Francophonie tournée vers le XXIᵉ siècle
Le monde connaît une recomposition profonde de ses rapports de force.
Les crises sécuritaires, climatiques, économiques et sanitaires démontrent chaque jour davantage que les réponses nationales ne suffisent plus.
Le dialogue multilatéral retrouve progressivement toute son importance.
Dans ce contexte, la Francophonie dispose d'atouts considérables.
Par sa diversité culturelle, sa présence sur cinq continents, son réseau institutionnel et son expérience de la coopération, elle peut contribuer à rapprocher les États et à favoriser des solutions concertées.
Mais cette ambition suppose une gouvernance moderne, transparente et légitime.
L'élection de novembre 2026 constitue donc une occasion historique de consolider cette dynamique.
Conclusion : l'épreuve de vérité démocratique
Le choix du prochain secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie dépasse largement la désignation d'un dirigeant.
Il constitue un symbole.
Celui d'une organisation qui entend démontrer que les valeurs de démocratie, de dialogue, de coopération et de responsabilité ne sont pas seulement des principes diplomatiques, mais des règles de fonctionnement qu'elle applique à elle-même.
À l'heure où les institutions internationales cherchent à renforcer leur légitimité, la Francophonie dispose d'une occasion unique de montrer que le multilatéralisme du XXIᵉ siècle repose autant sur la confiance que sur la transparence.
Le rendez-vous de Phnom Penh, en novembre 2026, pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans l'histoire de la gouvernance francophone.
Pour l'OIF, l'enjeu n'est pas uniquement d'élire un secrétaire général.
Il est de démontrer que la démocratie commence aussi par l'exemplarité de ses propres institutions.
 
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>Pourquoi l'élection du prochain secrétaire général de l'OIF peut redéfinir l'avenir du multilatéralisme francophone</span>
<p><span><b><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></b></span><span><br /><span>Journaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie sociale</span><br /><span>Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></span></p>

<p><span>Au moment où les institutions internationales sont confrontées à une crise de confiance sans précédent, une question fondamentale s'impose : une organisation qui promeut la démocratie, la transparence et l'État de droit peut-elle continuer à désigner son principal dirigeant sans véritable scrutin compétitif ?</span></p>
<p><span>Cette interrogation dépasse largement le cadre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle renvoie à un enjeu universel : la crédibilité des institutions internationales dépend désormais autant de leurs principes que de leur capacité à les appliquer à elles-mêmes.</span></p>
<p><span>Le XXᵉ Sommet de la Francophonie, prévu en novembre 2026 au Cambodge, représente à cet égard un moment décisif. Pour la première fois depuis les profondes réformes engagées ces dernières années, l'OIF dispose de l'opportunité de démontrer que la modernisation de sa gouvernance n'est pas seulement un engagement politique, mais une réalité institutionnelle.</span></p>
<p><span>L'enjeu dépasse la seule désignation d'un nouveau secrétaire général.</span></p>
<p><span>Il s'agit de démontrer que les valeurs démocratiques défendues par l'espace francophone peuvent également guider son propre fonctionnement.</span></p>
<p><span>Dans un contexte marqué par la montée des tensions géopolitiques, la fragmentation des alliances internationales, la multiplication des crises régionales et la remise en question du multilatéralisme traditionnel, la Francophonie dispose d'un rôle singulier à jouer. Forte de ses États membres répartis sur cinq continents, elle peut devenir un espace privilégié de dialogue, de coopération et de médiation entre le Nord et le Sud.</span></p>
<p><span>Mais cette ambition suppose une exigence essentielle : l'exemplarité.</span></p>
<p><span>Une organisation qui accompagne ses États membres dans le renforcement de leurs institutions démocratiques doit pouvoir démontrer que ses propres mécanismes de gouvernance répondent aux mêmes standards de transparence, d'équité et de responsabilité.</span></p>
<p><span>L'Afrique occupe aujourd'hui une place centrale dans cette réflexion.</span></p>
<p><span>Avec la majorité des États membres de l'OIF, le continent constitue désormais le principal moteur démographique et politique de la Francophonie. Les attentes des pays africains sont fortes. Elles concernent la représentativité, la coopération, le développement économique, la jeunesse, la paix, la sécurité et la gouvernance.</span></p>
<p><span>La manière dont sera désigné le prochain secrétaire général sera observée avec attention bien au-delà des cercles diplomatiques.</span></p>
<p><span>Elle constituera un signal adressé à l'ensemble des États membres.</span></p>
<p><span>Ce signal dira si la Francophonie entend poursuivre sa transformation en une organisation véritablement multilatérale, moderne et inclusive, ou si les anciennes pratiques continueront de prévaloir.</span></p>
<p><span>À travers cette analyse, RADIOTAMTAM AFRICA propose un décryptage des enjeux politiques, diplomatiques et institutionnels qui entourent cette échéance historique. Car derrière une élection se joue une question plus vaste : celle de la capacité de la Francophonie à incarner, dans ses propres institutions, les valeurs qu'elle défend sur la scène internationale.</span></p>
<span>La Francophonie face à une nouvelle étape de son histoire</span>
<p><span>Lorsque Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Norodom Sihanouk ont posé les bases de la Francophonie institutionnelle, leur ambition dépassait largement la promotion d'une langue commune.</span></p>
<p><span>Ils imaginaient une communauté politique fondée sur le dialogue, la coopération, le développement et le rapprochement entre des peuples issus de traditions, de cultures et de continents différents.</span></p>
<p><span>Leur intuition était visionnaire.</span></p>
<p><span>Ils avaient compris que les grands défis internationaux ne pourraient être relevés durablement que par la coopération entre les États, bien avant que le concept de multilatéralisme ne s'impose dans les relations internationales contemporaines.</span></p>
<p><span>Plus d'un demi-siècle plus tard, cette intuition conserve toute son actualité.</span></p>
<p><span>Le monde est entré dans une période de profondes recompositions géopolitiques.</span></p>
<p><span>La rivalité entre les grandes puissances redéfinit les équilibres stratégiques.</span></p>
<p><span>Les conflits régionaux produisent des conséquences mondiales.</span></p>
<p><span>Les crises énergétiques, alimentaires, climatiques et sécuritaires dépassent les frontières nationales.</span></p>
<p><span>Dans cet environnement instable, les organisations internationales sont appelées à jouer un rôle croissant de médiation, de coopération et de dialogue.</span></p>
<p><span>L'Organisation internationale de la Francophonie dispose précisément des atouts nécessaires pour contribuer à cette nouvelle gouvernance mondiale.</span></p>
<p><span>Encore faut-il qu'elle poursuive sa propre modernisation institutionnelle et qu'elle applique pleinement les principes qu'elle encourage auprès de ses États membres.</span></p>
<p><span>C'est tout l'enjeu de l'élection du prochain secrétaire général.</span></p>
<span>Organisation internationale de la Francophonie : de l'héritage historique à une gouvernance multilatérale renouvelée</span>
<span>Une transformation profonde pour répondre aux défis du XXIᵉ siècle</span>
<p><span>Pendant de nombreuses années, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été perçue comme une institution essentiellement culturelle, parfois même comme un prolongement de l'influence française dans l'espace francophone. Cette perception, largement répandue dans plusieurs pays du Sud, a longtemps limité sa visibilité en tant qu'acteur politique et diplomatique de premier plan.</span></p>
<p><span>Pourtant, cette image ne correspond plus à la réalité de l'organisation.</span></p>
<p><span>Depuis plusieurs années, l'OIF a engagé une transformation institutionnelle d'envergure afin de renforcer sa crédibilité, d'élargir son champ d'action et de répondre aux nouvelles attentes de ses États membres.</span></p>
<p><span>Cette évolution répond à une volonté exprimée par les chefs d'État et de gouvernement de la Francophonie : adapter l'organisation aux mutations profondes des relations internationales et faire de la coopération francophone un véritable levier de développement, de stabilité et de dialogue.</span></p>
<span>Des réformes pour moderniser la gouvernance de l'OIF</span>
<p><span>Les réformes engagées ont poursuivi plusieurs objectifs majeurs.</span></p>
<p><span>Le premier consiste à renforcer la présence de l'OIF sur le terrain.</span></p>
<p><span>Grâce à ses représentations régionales, l'organisation développe aujourd'hui des programmes de coopération directement au bénéfice des États membres. Cette proximité permet un dialogue permanent avec les gouvernements, les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires locaux.</span></p>
<p><span>Cette approche traduit une évolution importante : la Francophonie n'est plus uniquement un espace de concertation diplomatique. Elle devient progressivement un acteur opérationnel de la coopération internationale.</span></p>
<p><span>Le deuxième objectif vise à moderniser la gouvernance interne de l'organisation.</span></p>
<p><span>La transparence, la représentativité, l'efficacité administrative et la responsabilité institutionnelle occupent désormais une place centrale dans la conduite des réformes.</span></p>
<p><span>Cette évolution répond à une exigence devenue incontournable dans les organisations internationales : les principes de bonne gouvernance doivent s'appliquer autant aux institutions qu'aux États qu'elles accompagnent.</span></p>
<span>Une Francophonie engagée sur les grands enjeux mondiaux</span>
<p><span>Au-delà de ses missions historiques liées à la langue française, l'OIF intervient aujourd'hui sur des sujets qui structurent les relations internationales contemporaines.</span></p>
<p><span>Parmi eux figurent :</span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la consolidation de la démocratie ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la prévention des conflits ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les droits humains ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l'égalité entre les femmes et les hommes ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l'éducation et la jeunesse ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la transition numérique ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le développement économique ;</span></span></p>
<p><span><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la lutte contre les effets du changement climatique.</span></span></p>
<p><span>Cette diversification témoigne de l'évolution de la Francophonie vers une organisation de coopération politique et stratégique.</span></p>
<p><span>Son ambition est désormais de contribuer à la recherche de solutions concrètes face aux défis communs qui affectent ses États membres.</span></p>
<span>L'Afrique, cœur démographique et stratégique de la Francophonie</span>
<p><span>L'évolution de l'OIF ne peut être comprise sans prendre en compte la place grandissante de l'Afrique.</span></p>
<p><span>Aujourd'hui, la majorité des États membres de la Francophonie appartient au continent africain.</span></p>
<p><span>Cette réalité modifie profondément les équilibres politiques de l'organisation.</span></p>
<p><span>L'Afrique ne représente plus seulement le principal espace de diffusion de la langue française.</span></p>
<p><span>Elle devient progressivement le moteur démographique, économique, culturel et diplomatique de la Francophonie.</span></p>
<p><span>Les attentes des pays africains sont nombreuses.</span></p>
<p><span>Ils souhaitent une organisation plus proche des réalités locales, davantage tournée vers le développement, la formation des jeunes, l'innovation, la sécurité, la coopération économique et la prévention des crises.</span></p>
<p><span>Cette évolution confère à l'OIF une responsabilité particulière : accompagner les aspirations de ses membres tout en respectant pleinement leur souveraineté.</span></p>
<span>Le Canada, un partenaire incontournable de la gouvernance francophone</span>
<p><span>Si la France demeure un acteur majeur de la Francophonie, l'organisation repose aujourd'hui sur un équilibre beaucoup plus large.</span></p>
<p><span>Le Canada, ainsi que le Québec et le Nouveau-Brunswick, jouent un rôle déterminant dans son fonctionnement.</span></p>
<p><span>Deuxième contributeur financier de l'OIF, le Canada participe activement à l'évolution de l'organisation et soutient son ouverture vers un multilatéralisme plus inclusif.</span></p>
<p><span>Sa candidature à l'organisation du Sommet de la Francophonie en 2028 illustre cette volonté de renforcer son engagement auprès de l'ensemble des pays francophones.</span></p>
<p><span>Cette diversification des centres d'influence contribue à consolider la légitimité internationale de l'OIF.</span></p>
<p><span>Elle traduit également une évolution fondamentale : la Francophonie est devenue une communauté d'États qui construit son avenir de manière collective.</span></p>
<span>Une gouvernance plus crédible passe par des règles démocratiques</span>
<p><span>Toutes ces réformes convergent vers une même exigence.</span></p>
<p><span>Une organisation internationale ne peut promouvoir la démocratie, la transparence et la bonne gouvernance sans appliquer ces principes à son propre fonctionnement.</span></p>
<p><span>L'élection du prochain secrétaire général constituera donc bien davantage qu'une simple succession institutionnelle.</span></p>
<p><span>Elle représentera un test de crédibilité.</span></p>
<p><span>Le choix de la méthode comptera autant que celui de la personnalité appelée à diriger l'organisation.</span></p>
<p><span>Pour les États membres comme pour les partenaires internationaux, cette échéance dira si la Francophonie est prête à franchir une nouvelle étape de son histoire en faisant pleinement de la démocratie interne le fondement de sa légitimité internationale.</span></p>
<span>Élection du secrétaire général de l'OIF : un scrutin décisif pour l'avenir de la Francophonie</span>
<span>Le Sommet de la Francophonie 2026 peut ouvrir une nouvelle ère</span>
<p><span>En novembre 2026, les chefs d'État et de gouvernement de l'espace francophone se réuniront au Cambodge à l'occasion du XXᵉ Sommet de la Francophonie.</span></p>
<p><span>Au-delà des grandes orientations politiques et des priorités de coopération, un rendez-vous retiendra particulièrement l'attention : la désignation du prochain secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).</span></p>
<p><span>Cette élection ne constitue pas une simple alternance à la tête de l'institution.</span></p>
<p><span>Elle représente un test grandeur nature de la capacité de l'OIF à traduire dans ses propres pratiques les valeurs qu'elle défend auprès de ses États membres : la démocratie, la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance.</span></p>
<span>Une rupture avec les pratiques du passé</span>
<p><span>Depuis la création du poste de secrétaire général en 1997, les titulaires de cette fonction ont été désignés selon une logique de consensus entre les principaux États influents de la Francophonie.</span></p>
<p><span>Cette méthode a permis de préserver l'unité politique de l'organisation à certaines périodes de son histoire.</span></p>
<p><span>Toutefois, dans un contexte international profondément transformé, elle apparaît aujourd'hui de moins en moins adaptée aux exigences contemporaines de transparence et de légitimité démocratique.</span></p>
<p><span>Les réformes institutionnelles engagées ces dernières années offrent désormais l'occasion de franchir une nouvelle étape.</span></p>
<p><span>Le prochain secrétaire général ne devra pas seulement bénéficier d'un consensus diplomatique.</span></p>
<p><span>Il devra également disposer d'une légitimité politique clairement établie par un processus électoral crédible, transparent et assumé.</span></p>
<span>Quatre candidats pour une nouvelle étape de la Francophonie</span>
<p><span>L'élection de 2026 rassemble quatre personnalités issues d'horizons différents.</span></p>
<p><span>Trois candidats représentent le continent africain, illustrant le poids croissant de l'Afrique dans la Francophonie contemporaine.</span></p>
<p><span>Cette diversité témoigne de l'évolution de l'organisation vers une gouvernance davantage ouverte et représentative.</span></p>
<p><span>Au-delà des parcours individuels, cette compétition met en lumière une question fondamentale : la sélection reposera-t-elle principalement sur les compétences, la vision stratégique et le projet porté par chaque candidat, ou demeurera-t-elle largement influencée par les équilibres diplomatiques entre États ?</span></p>
<p><span>La réponse apportée à cette interrogation contribuera durablement à façonner l'image de l'OIF auprès de ses membres et de ses partenaires internationaux.</span></p>
<span>L'Afrique au cœur des équilibres francophones</span>
<p><span>L'évolution démographique de la Francophonie place désormais l'Afrique au centre de son avenir.</span></p>
<p><span>Le continent rassemble la majorité des États membres et concentre une part essentielle de la jeunesse francophone mondiale.</span></p>
<p><span>Cette réalité donne aux pays africains une responsabilité particulière dans la construction des orientations futures de l'organisation.</span></p>
<p><span>L'élection du prochain secrétaire général sera donc également observée comme un indicateur de la capacité de l'OIF à refléter les nouveaux équilibres géopolitiques de l'espace francophone.</span></p>
<span>Une crédibilité qui se construit par l'exemple</span>
<p><span>Les organisations internationales sont aujourd'hui confrontées à une exigence croissante d'exemplarité.</span></p>
<p><span>Leur influence dépend de moins en moins de leur seule histoire ou de leurs textes fondateurs.</span></p>
<p><span>Elle repose désormais sur leur aptitude à appliquer à elles-mêmes les principes qu'elles encouragent dans leurs programmes de coopération.</span></p>
<p><span>Pour la Francophonie, cette exigence revêt une importance particulière.</span></p>
<p><span>Depuis plusieurs décennies, l'OIF accompagne ses États membres dans le renforcement des institutions démocratiques, l'observation électorale, la consolidation de l'État de droit et la promotion de la gouvernance.</span></p>
<p><span>Cette mission gagnera en crédibilité si son propre processus de désignation s'inscrit pleinement dans cette logique.</span></p>
<span>Une Francophonie tournée vers le XXIᵉ siècle</span>
<p><span>Le monde connaît une recomposition profonde de ses rapports de force.</span></p>
<p><span>Les crises sécuritaires, climatiques, économiques et sanitaires démontrent chaque jour davantage que les réponses nationales ne suffisent plus.</span></p>
<p><span>Le dialogue multilatéral retrouve progressivement toute son importance.</span></p>
<p><span>Dans ce contexte, la Francophonie dispose d'atouts considérables.</span></p>
<p><span>Par sa diversité culturelle, sa présence sur cinq continents, son réseau institutionnel et son expérience de la coopération, elle peut contribuer à rapprocher les États et à favoriser des solutions concertées.</span></p>
<p><span>Mais cette ambition suppose une gouvernance moderne, transparente et légitime.</span></p>
<p><span>L'élection de novembre 2026 constitue donc une occasion historique de consolider cette dynamique.</span></p>
<span>Conclusion : l'épreuve de vérité démocratique</span>
<p><span>Le choix du prochain secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie dépasse largement la désignation d'un dirigeant.</span></p>
<p><span>Il constitue un symbole.</span></p>
<p><span>Celui d'une organisation qui entend démontrer que les valeurs de démocratie, de dialogue, de coopération et de responsabilité ne sont pas seulement des principes diplomatiques, mais des règles de fonctionnement qu'elle applique à elle-même.</span></p>
<p><span>À l'heure où les institutions internationales cherchent à renforcer leur légitimité, la Francophonie dispose d'une occasion unique de montrer que le multilatéralisme du XXIᵉ siècle repose autant sur la confiance que sur la transparence.</span></p>
<p><span>Le rendez-vous de Phnom Penh, en novembre 2026, pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans l'histoire de la gouvernance francophone.</span></p>
<p><span>Pour l'OIF, l'enjeu n'est pas uniquement d'élire un secrétaire général.</span></p>
<p><span>Il est de démontrer que la démocratie commence aussi par l'exemplarité de ses propres institutions.</span></p>
<p></p><p> </p>

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]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Jul 2026 00:18:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title> ÉDITORIAL Organisation internationale de la Francophonie : l'épreuve de vérité démocratique</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>COMMUNIQUE DE PRESSE  CANAL+ cesse de diffuser plusieurs chaînes de TF1 : une opportunité stratégique pour DESMEDIAS GROUP AFRICA en Afrique</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/communique-de-presse-canal-cesse-de-diffuser-plusieurs-chaines-de-tf1-une-opportunite-strategique-pour-desmedias-group-africa-en-afrique-256</link>
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      <description>
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CANAL+ cesse de diffuser plusieurs chaînes de TF1 : une opportunité stratégique pour DESMEDIAS GROUP AFRICA en Afrique
COMMUNIQUE DE PRESSE
CANAL+ cesse de diffuser plusieurs chaînes de TF1 : une opportunité stratégique pour DESMEDIAS GROUP AFRICA en Afrique

Bezons, France – Juillet 2026
La décision de Canal+ de mettre fin à la diffusion de plusieurs chaînes du groupe TF1 marque un nouveau tournant dans le paysage audiovisuel francophone.
En France, les chaînes TV Breizh, Histoire TV et Ushuaïa TV ne sont désormais plus accessibles via Canal+. En Afrique, d'autres chaînes appartenant au groupe TF1 sont également concernées par cette interruption de diffusion.
Le groupe TF1 déplore cette situation, qui prive une partie de son public d'un accès à ses contenus et illustre les tensions persistantes autour des accords de distribution entre grands acteurs de l'audiovisuel.
Une nouvelle fenêtre d'opportunité pour les médias africains
Pour DESMEDIAS GROUP AFRICA, cette évolution confirme une tendance de fond : les téléspectateurs et auditeurs africains recherchent davantage de contenus produits par et pour les Africains.
Depuis plusieurs semaines, DESMEDIAS GROUP AFRICA expérimente avec succès de nouveaux formats de diffusion destinés au continent. Les premiers essais se révèlent particulièrement encourageants.
Les retours des auditeurs sont sans équivoque.
« Merci ! »
Un message simple, mais révélateur d'une attente forte : disposer d'une offre médiatique plus proche des réalités africaines, mettant en avant les cultures, les économies, les innovations, les talents et les enjeux du continent.
Miser sur des contenus africains de qualité
Dans un environnement médiatique en pleine mutation, DESMEDIAS GROUP AFRICA entend poursuivre son développement en proposant une information indépendante, des podcasts, des magazines, des émissions culturelles et des analyses consacrés à l'Afrique et à sa diaspora.
L'objectif est clair : accompagner la montée en puissance d'un média africain moderne, accessible sur toutes les plateformes numériques et capable de répondre aux attentes d'un public toujours plus connecté.
Chaque transformation du paysage audiovisuel crée de nouvelles opportunités. Pour DESMEDIAS GROUP AFRICA, le moment est venu de renforcer sa présence et de capter une audience africaine en quête d'une information de proximité, crédible et valorisant les initiatives du continent.
DESMEDIAS GROUP AFRICA poursuit ainsi son ambition : informer, connecter et donner davantage de visibilité aux voix africaines dans le monde.
Contact Presse
Félicité Amaneyâ Râ VINCENTFondatrice &amp; CEO – RADIOTAMTAM AFRICA contact@radiotamtam.info www.radiotamtam.org
RADIOTAMTAM AFRICALa Voix Primordiale de l’Afrique dans le Monde
 « Ensemble, RADIOTAMTAM AFRICA et NEW MEDIA GROUP construisent un pont médiatique entre l’Afrique, sa diaspora et le reste du monde. »
 
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</span></p>

<span>CANAL+ cesse de diffuser plusieurs chaînes de TF1 : </span><br /><span>une opportunité stratégique pour </span><br /><span>DESMEDIAS GROUP AFRICA en Afrique</span>
<p><b><span>COMMUNIQUE DE PRESSE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><b><span>CANAL+ cesse de diffuser plusieurs chaînes de TF1 : une opportunité stratégique pour DESMEDIAS GROUP AFRICA en Afrique</span></b></p><p><b></b></p><b></b>

<p><b><span>Bezons, France – Juillet 2026</span></b><span></span></p>
<p><span>La décision de <b>Canal+</b> de mettre fin à la diffusion de plusieurs chaînes du groupe <b>TF1</b> marque un nouveau tournant dans le paysage audiovisuel francophone.</span></p>
<p><span>En France, les chaînes <b>TV Breizh</b>, <b>Histoire TV</b> et <b>Ushuaïa TV</b> ne sont désormais plus accessibles via Canal+. En Afrique, d'autres chaînes appartenant au groupe TF1 sont également concernées par cette interruption de diffusion.</span></p>
<p><span>Le groupe TF1 déplore cette situation, qui prive une partie de son public d'un accès à ses contenus et illustre les tensions persistantes autour des accords de distribution entre grands acteurs de l'audiovisuel.</span></p>
<p><b><span>Une nouvelle fenêtre d'opportunité pour les médias africains</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Pour <b>DESMEDIAS GROUP AFRICA</b>, cette évolution confirme une tendance de fond : les téléspectateurs et auditeurs africains recherchent davantage de contenus produits par et pour les Africains.</span></p>
<p><span>Depuis plusieurs semaines, <b>DESMEDIAS GROUP AFRICA</b> expérimente avec succès de nouveaux formats de diffusion destinés au continent. Les premiers essais se révèlent particulièrement encourageants.</span></p>
<p><span>Les retours des auditeurs sont sans équivoque.</span></p>
<p><span>« Merci ! »</span></p>
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<p><span>L'objectif est clair : accompagner la montée en puissance d'un média africain moderne, accessible sur toutes les plateformes numériques et capable de répondre aux attentes d'un public toujours plus connecté.</span></p>
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<p><span></span></p><p> </p>

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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 22:34:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>L'ESSENTIEL DU MATIN   RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/l-essentiel-du-matin-radiotamtam-africa-254</link>
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      <description>
L'ESSENTIEL DU MATIN


RADIOTAMTAM AFRICA
« La Parole est une Force »

Mercredi 1er juillet 2026


Bonjour à toutes et à tous.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA.
Voici L'Essentiel du Matin, votre rendez-vous quotidien avec les principales informations qui font l'actualité en Afrique et dans le monde.
 
⚽ Les Bleus filent en huitièmes de finale !
L'équipe de France s'est qualifiée avec autorité pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en dominant la Suède trois buts à zéro.
Auteur d'un doublé, Kylian Mbappé a une nouvelle fois confirmé son statut de leader offensif des Bleus. Bradley Barcola a inscrit le troisième but d'une prestation collective convaincante.
Cette rencontre marquait également le retour de Didier Deschamps sur le banc de touche, après son absence lors du précédent match en raison d'un deuil familial.
Prochain rendez-vous pour l'équipe de France : un huitième de finale face au Paraguay avec un objectif clair, poursuivre la conquête du titre mondial.
 Coupe du monde : la Norvège élimine la Côte d'Ivoire
L'aventure s'arrête pour les Éléphants.
La Norvège s'est imposée face à la Côte d'Ivoire et décroche, pour la première fois de son histoire, une victoire dans un match à élimination directe en Coupe du monde.
Une nouvelle fois, Erling Haaland a fait parler son talent en inscrivant le but décisif en fin de rencontre. Il totalise désormais cinq réalisations depuis le début de la compétition.
Malgré cette élimination, la Côte d'Ivoire quitte le tournoi avec un motif de satisfaction : elle avait réussi à franchir la phase de groupes pour la première fois de son histoire.
Algérie : une nouvelle stratégie contre le trafic de drogue
À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues, le gouvernement algérien a présenté les grandes lignes de sa stratégie nationale de lutte contre les stupéfiants.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a défendu une approche globale reposant sur quatre piliers : la prévention, la prise en charge et la réinsertion des personnes concernées, le renforcement des sanctions contre les réseaux criminels et une coopération internationale accrue.
Les autorités souhaitent renforcer la protection de la jeunesse tout en intensifiant la lutte contre les trafics transfrontaliers.
L'Alliance des États du Sahel accélère la création de son Parlement confédéral
Nouvelle étape dans la construction institutionnelle de l'Alliance des États du Sahel.
Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été reçus par le président de la Confédération de l'AES, le capitaine Ibrahim Traoré.
À l'issue de cette rencontre, les responsables parlementaires ont annoncé une accélération du processus de création du Parlement confédéral.
Les prochains mois devraient voir la désignation des députés ainsi que la tenue de la première session de cette nouvelle assemblée.
Cette institution aura pour mission de représenter les populations des trois États membres, d'assurer le contrôle démocratique des organes confédéraux et de participer à la consolidation de l'intégration politique de l'AES.
C'était L'Essentiel du Matin sur RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de votre fidélité.
Excellente journée à toutes et à tous.
Et restez à l'écoute de RADIOTAMTAM AFRICA, La Parole est une Force.
 
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 </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<span>L'ESSENTIEL DU MATIN</span>


<span>RADIOTAMTAM AFRICA</span>
<p><span>« La Parole est une Force »</span></p>

<p><span>Mercredi 1er juillet 2026</span></p>


<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Voici <strong><span>L'Essentiel du Matin</span></strong>, votre rendez-vous quotidien avec les principales informations qui font l'actualité en Afrique et dans le monde.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>⚽</span><span> Les Bleus filent en huitièmes de finale !</span>
<p><span>L'équipe de France s'est qualifiée avec autorité pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en dominant la Suède trois buts à zéro.</span></p>
<p><span>Auteur d'un doublé, <strong><span>Kylian Mbappé</span></strong> a une nouvelle fois confirmé son statut de leader offensif des Bleus. <strong><span>Bradley Barcola</span></strong> a inscrit le troisième but d'une prestation collective convaincante.</span></p>
<p><span>Cette rencontre marquait également le retour de <strong><span>Didier Deschamps</span></strong> sur le banc de touche, après son absence lors du précédent match en raison d'un deuil familial.</span></p>
<p><span>Prochain rendez-vous pour l'équipe de France : un huitième de finale face au Paraguay avec un objectif clair, poursuivre la conquête du titre mondial.</span></p>
<span><span> </span>Coupe du monde : la Norvège élimine la Côte d'Ivoire</span>
<p><span>L'aventure s'arrête pour les Éléphants.</span></p>
<p><span>La Norvège s'est imposée face à la Côte d'Ivoire et décroche, pour la première fois de son histoire, une victoire dans un match à élimination directe en Coupe du monde.</span></p>
<p><span>Une nouvelle fois, <strong><span>Erling Haaland</span></strong> a fait parler son talent en inscrivant le but décisif en fin de rencontre. Il totalise désormais cinq réalisations depuis le début de la compétition.</span></p>
<p><span>Malgré cette élimination, la Côte d'Ivoire quitte le tournoi avec un motif de satisfaction : elle avait réussi à franchir la phase de groupes pour la première fois de son histoire.</span></p>
<span>Algérie : une nouvelle stratégie contre le trafic de drogue</span>
<p><span>À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues, le gouvernement algérien a présenté les grandes lignes de sa stratégie nationale de lutte contre les stupéfiants.</span></p>
<p><span>Le Premier ministre, <strong><span>Sifi Ghrieb</span></strong>, a défendu une approche globale reposant sur quatre piliers : la prévention, la prise en charge et la réinsertion des personnes concernées, le renforcement des sanctions contre les réseaux criminels et une coopération internationale accrue.</span></p>
<p><span>Les autorités souhaitent renforcer la protection de la jeunesse tout en intensifiant la lutte contre les trafics transfrontaliers.</span></p>
<span>L'Alliance des États du Sahel accélère la création de son Parlement confédéral</span>
<p><span>Nouvelle étape dans la construction institutionnelle de l'Alliance des États du Sahel.</span></p>
<p><span>Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été reçus par le président de la Confédération de l'AES, le capitaine <strong><span>Ibrahim Traoré</span></strong>.</span></p>
<p><span>À l'issue de cette rencontre, les responsables parlementaires ont annoncé une accélération du processus de création du Parlement confédéral.</span></p>
<p><span>Les prochains mois devraient voir la désignation des députés ainsi que la tenue de la première session de cette nouvelle assemblée.</span></p>
<p><span>Cette institution aura pour mission de représenter les populations des trois États membres, d'assurer le contrôle démocratique des organes confédéraux et de participer à la consolidation de l'intégration politique de l'AES.</span></p>
<p><span>C'était <strong><span>L'Essentiel du Matin</span></strong> sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Merci de votre fidélité.</span></p>
<p><span>Excellente journée à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Et restez à l'écoute de <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, <strong><span>La Parole est une Force.</span></strong></span></p>

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]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 23:13:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>L'ESSENTIEL DU MATIN   RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>LE GRAND JOURNAL RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/le-grand-journal-radiotamtam-africa-253</link>
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LE GRAND JOURNAL

RADIOTAMTAM AFRICA

 Lundi 29 juin 2026
 Présenté par :Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
 Réalisation : G.-V.
 RADIOTAMTAM AFRICA
✨ LA PAROLE EST UNE FORCE

Bonsoir à toutes et à tous.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA, La Parole est une Force.
Vous écoutez Le Grand Journal, votre rendez-vous consacré à l'actualité africaine, aux grandes transformations économiques, technologiques et sociétales qui façonnent le continent.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT.
Merci de votre fidélité.
LE SOMMAIRE
Au sommaire de cette édition...
L'Afrique confirme son entrée dans une nouvelle phase de développement de l'intelligence artificielle.
Au Nigéria, Paystack expérimente les premiers paiements réalisés directement grâce aux assistants d'intelligence artificielle.
En Afrique du Sud, un rapport alerte sur une fracture numérique grandissante entre les générations face à l'IA.
Nous découvrirons également Khoi Tech, une entreprise née à Soweto qui exporte aujourd'hui ses solutions de santé connectée à l'international.
Enfin, dans nos informations rapides, nous reviendrons sur l'initiative du Malawi pour développer une intelligence artificielle en langue chichewa et sur la startup panafricaine Bubble AI, qui accompagne déjà des milliers de jeunes Africains dans leurs études et leur insertion professionnelle.
Voilà pour les titres.
Débutons cette édition.
PREMIER SUJET
Le Nigéria ouvre une nouvelle page du commerce numérique grâce à l'intelligence artificielle.
La fintech nigériane Paystack vient de lancer une plateforme expérimentale baptisée Paystack Index.
Son principe est simple : permettre aux utilisateurs d'effectuer directement certaines opérations commerciales depuis un assistant d'intelligence artificielle.
Concrètement, il devient possible d'acheter du crédit téléphonique, des données mobiles, d'envoyer de l'argent ou encore de commander un repas sans quitter l'interface conversationnelle de l'assistant.
Cette innovation marque une étape importante.
Pour la première fois en Afrique, des agents conversationnels peuvent exécuter des achats au nom des utilisateurs.
Pour Paystack, il s'agit d'observer comment commerçants et consommateurs adopteront cette nouvelle génération de services avant un déploiement plus large sur le continent.
Restons à présent en Afrique australe.
Car si l'intelligence artificielle progresse rapidement, elle révèle également de nouvelles inégalités.
DEUXIÈME SUJET
Afrique du Sud : l'intelligence artificielle accentue la fracture entre les générations.
Selon une étude du cabinet iqbusiness, les jeunes diplômés adoptent massivement les outils d'intelligence artificielle.
À l'inverse, les travailleurs plus âgés et les personnes moins qualifiées peinent à suivre cette évolution technologique.
Les spécialistes craignent que cette situation n'aggrave les inégalités sur le marché du travail.
Ils recommandent de développer des formations professionnelles, des programmes communautaires et des parcours d'apprentissage accessibles afin que chacun puisse bénéficier de cette révolution numérique.
Mais l'Afrique du Sud n'est pas seulement confrontée à ces défis.
Elle montre également sa capacité à innover.
TROISIÈME SUJET
Depuis Soweto, Khoi Tech exporte son savoir-faire dans le monde.
Créée en 2020, la startup Khoi Tech est devenue l'un des symboles de l'innovation technologique sud-africaine.
Son ambition : utiliser l'intelligence artificielle pour améliorer la santé.
L'entreprise développe des solutions destinées au suivi des patients, au bien-être des salariés, à la prévention de la fatigue au volant et même à l'analyse des performances sportives.
Présente à la London Tech Week 2026, Khoi Tech prépare désormais son développement en Afrique et au Royaume-Uni.
La preuve qu'une innovation née dans les townships peut aujourd'hui rayonner à l'échelle internationale.
EN BREF
Direction maintenant le Malawi.
Le pays lance un vaste programme destiné à développer des modèles d'intelligence artificielle en langue chichewa.
Objectif : rendre les technologies numériques accessibles au plus grand nombre et préserver les langues africaines dans l'univers de l'IA.
Autre information.
La startup panafricaine Bubble AI poursuit son développement.
Sa plateforme accompagne déjà plus de treize mille étudiants et jeunes professionnels dans leur orientation, leur recherche d'emploi et leur préparation aux entretiens d'embauche.
L'entreprise prépare actuellement une levée de fonds afin d'étendre ses services à de nouveaux pays africains.
CONCLUSION
C'est la fin de cette édition du Grand Journal.
Merci de votre fidélité.
Si vous avez une information, une initiative ou une innovation africaine à partager, contactez la rédaction de RADIOTAMTAM AFRICA.
Votre regard enrichit notre information.
APPEL AU SOUTIEN
RADIOTAMTAM AFRICA est un média indépendant.
Nous ne dépendons d'aucun groupe financier ni d'aucun pouvoir politique.
Notre indépendance repose sur votre confiance.
Vos écoutes.
Vos partages.
Vos dons.
Chaque contribution nous permet de poursuivre notre mission : informer librement et mettre en lumière les talents, les innovations et les réussites du continent africain.
????️ Vous écoutiez Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT.
Merci à G.-V. Pour la réalisation.
Passez une excellente soirée.
Et n'oubliez jamais...
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<p><span> <strong>Lundi 29 juin 2026</strong></span></p>
<p><span> <strong>Présenté par :</strong></span><br /><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span> <strong>Réalisation :</strong> G.-V.</span></p>
<p><span> RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>
<p><span>✨ <strong>LA PAROLE EST UNE FORCE</strong></span></p>

<p><span>Bonsoir à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Bienvenue sur <strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>, <strong><span>La Parole est une Force.</span></strong></span></p>
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<p><span>Je suis <strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong>.</span></p>
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<span><strong>LE SOMMAIRE</strong></span>
<p><span>Au sommaire de cette édition...</span></p>
<p><span>L'Afrique confirme son entrée dans une nouvelle phase de développement de l'intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Au Nigéria, <strong><span>Paystack</span></strong> expérimente les premiers paiements réalisés directement grâce aux assistants d'intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>En Afrique du Sud, un rapport alerte sur une fracture numérique grandissante entre les générations face à l'IA.</span></p>
<p><span>Nous découvrirons également <strong><span>Khoi Tech</span></strong>, une entreprise née à Soweto qui exporte aujourd'hui ses solutions de santé connectée à l'international.</span></p>
<p><span>Enfin, dans nos informations rapides, nous reviendrons sur l'initiative du Malawi pour développer une intelligence artificielle en langue chichewa et sur la startup panafricaine Bubble AI, qui accompagne déjà des milliers de jeunes Africains dans leurs études et leur insertion professionnelle.</span></p>
<p><span>Voilà pour les titres.</span></p>
<p><span>Débutons cette édition.</span></p>
<span><strong>PREMIER SUJET</strong></span>
<span>Le Nigéria ouvre une nouvelle page du commerce numérique grâce à l'intelligence artificielle.</span>
<p><span>La fintech nigériane <strong><span>Paystack</span></strong> vient de lancer une plateforme expérimentale baptisée <strong><span>Paystack Index</span></strong>.</span></p>
<p><span>Son principe est simple : permettre aux utilisateurs d'effectuer directement certaines opérations commerciales depuis un assistant d'intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Concrètement, il devient possible d'acheter du crédit téléphonique, des données mobiles, d'envoyer de l'argent ou encore de commander un repas sans quitter l'interface conversationnelle de l'assistant.</span></p>
<p><span>Cette innovation marque une étape importante.</span></p>
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<p><span>Pour Paystack, il s'agit d'observer comment commerçants et consommateurs adopteront cette nouvelle génération de services avant un déploiement plus large sur le continent.</span></p>
<p><span>Restons à présent en Afrique australe.</span></p>
<p><span>Car si l'intelligence artificielle progresse rapidement, elle révèle également de nouvelles inégalités.</span></p>
<span><strong>DEUXIÈME SUJET</strong></span>
<span>Afrique du Sud : l'intelligence artificielle accentue la fracture entre les générations.</span>
<p><span>Selon une étude du cabinet <strong><span>iqbusiness</span></strong>, les jeunes diplômés adoptent massivement les outils d'intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>À l'inverse, les travailleurs plus âgés et les personnes moins qualifiées peinent à suivre cette évolution technologique.</span></p>
<p><span>Les spécialistes craignent que cette situation n'aggrave les inégalités sur le marché du travail.</span></p>
<p><span>Ils recommandent de développer des formations professionnelles, des programmes communautaires et des parcours d'apprentissage accessibles afin que chacun puisse bénéficier de cette révolution numérique.</span></p>
<p><span>Mais l'Afrique du Sud n'est pas seulement confrontée à ces défis.</span></p>
<p><span>Elle montre également sa capacité à innover.</span></p>
<span><strong>TROISIÈME SUJET</strong></span>
<span>Depuis Soweto, Khoi Tech exporte son savoir-faire dans le monde.</span>
<p><span>Créée en 2020, la startup <strong><span>Khoi Tech</span></strong> est devenue l'un des symboles de l'innovation technologique sud-africaine.</span></p>
<p><span>Son ambition : utiliser l'intelligence artificielle pour améliorer la santé.</span></p>
<p><span>L'entreprise développe des solutions destinées au suivi des patients, au bien-être des salariés, à la prévention de la fatigue au volant et même à l'analyse des performances sportives.</span></p>
<p><span>Présente à la London Tech Week 2026, Khoi Tech prépare désormais son développement en Afrique et au Royaume-Uni.</span></p>
<p><span>La preuve qu'une innovation née dans les townships peut aujourd'hui rayonner à l'échelle internationale.</span></p>
<span><strong>EN BREF</strong></span>
<p><span>Direction maintenant le Malawi.</span></p>
<p><span>Le pays lance un vaste programme destiné à développer des modèles d'intelligence artificielle en langue chichewa.</span></p>
<p><span>Objectif : rendre les technologies numériques accessibles au plus grand nombre et préserver les langues africaines dans l'univers de l'IA.</span></p>
<p><span>Autre information.</span></p>
<p><span>La startup panafricaine <strong><span>Bubble AI</span></strong> poursuit son développement.</span></p>
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<p><span>L'entreprise prépare actuellement une levée de fonds afin d'étendre ses services à de nouveaux pays africains.</span></p>
<span>CONCLUSION</span>
<p><span>C'est la fin de cette édition du <strong><span>Grand Journal</span></strong>.</span></p>
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<p><span>Merci à <strong><span>G.-V.</span></strong> Pour la réalisation.</span></p>
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      <pubDate>Mon, 29 Jun 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Gabon : l’illusion des pleins pouvoirs face à la réalité du quotidien</title>
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Quand l’hyperprésidentialisme ne résout ni la crise de l’eau, ni celle des infrastructures

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste indépendante – Éditorialiste
Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

 RADIOTAMTAM AFRICA – La Voix Primordiale de l’Afrique dans le Monde

Libreville – En juin 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema s’est livré à un exercice inédit sous la Ve République gabonaise : un long discours sur l’état de la Nation devant un Parlement largement acquis à sa majorité.
Durant plus de deux heures, le chef de l’État a présenté ses réformes, défendu son action et affiché sa volonté de transformer le pays. Pourtant, derrière les annonces officielles et les chiffres avancés, une interrogation demeure : les Gabonais constatent-ils réellement une amélioration de leurs conditions de vie ?
Une phrase qui interroge sur le fonctionnement des institutions
L’un des passages les plus commentés du discours concerne cette déclaration :
« J’ai instruit le Premier ministre d’accélérer les réformes. »
Une formulation qui a surpris de nombreux observateurs.
Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, le poste de Premier ministre a été supprimé. Le président exerce désormais directement les fonctions de Chef du Gouvernement.
Cette déclaration soulève donc une question institutionnelle simple : à qui le président adressait-il cette instruction ?
Pour certains analystes, cette phrase illustre la difficulté de transition entre l’ancien système politique et le nouveau modèle institutionnel fondé sur une concentration renforcée des pouvoirs exécutifs.
Une concentration des pouvoirs sans résultats visibles ?
La Ve République a instauré un régime présidentiel particulièrement centralisé.
Le président est aujourd’hui :
·         Chef de l’État ;
·         Chef du Gouvernement ;
·         Chef suprême des Armées ;
·         Président du Conseil supérieur de la Magistrature.
Cette architecture institutionnelle a été présentée comme un moyen d’accélérer la prise de décision et de renforcer l’efficacité de l’action publique.
Toutefois, sur le terrain, de nombreux citoyens continuent de faire face à des difficultés quotidiennes majeures.
Eau, électricité : des services essentiels toujours défaillants
Malgré les promesses de modernisation, les coupures d’électricité et les pénuries d’eau restent fréquentes dans plusieurs localités du pays.
Dans de nombreux quartiers, les habitants doivent encore composer avec :
·         des délestages récurrents ;
·         des interruptions prolongées de la distribution d’eau ;
·         une détérioration des équipements publics.
Pour une partie de la population, ces problèmes constituent aujourd’hui l’une des principales préoccupations du quotidien.
Des infrastructures qui peinent à suivre
Autre défi majeur : l’état du réseau routier.
Si plusieurs projets ont été annoncés, certaines régions demeurent difficilement accessibles pendant les saisons pluvieuses.
L’amélioration des infrastructures reste pourtant un enjeu stratégique pour :
·         le développement économique ;
·         le désenclavement des provinces ;
·         l’accès aux services publics ;
·         l’attractivité des investissements.
Le développement d’un pays se mesure souvent à la qualité de ses infrastructures autant qu’à ses indicateurs macroéconomiques.
Une économie confrontée à de nombreux défis
Le port d’Owendo, principal poumon logistique du pays, demeure un baromètre de l’activité économique nationale.
Or, plusieurs acteurs économiques évoquent un ralentissement de certaines activités et des difficultés persistantes liées à la compétitivité, aux coûts logistiques et à l’environnement des affaires.
Pour de nombreux experts, la relance économique nécessite davantage que des réformes administratives : elle suppose également des investissements productifs, une diversification économique et un soutien accru à l’entrepreneuriat local.
La jeunesse gabonaise face à l’incertitude
Avec une population majoritairement jeune, le Gabon dispose d’un potentiel humain considérable.
Cependant, plusieurs défis persistent :
·         insuffisance de l’offre universitaire ;
·         manque de formations spécialisées ;
·         chômage des jeunes diplômés ;
·         exode des compétences vers l’étranger.
L’éducation et l’emploi restent au cœur des attentes exprimées par une grande partie de la jeunesse gabonaise.
Libertés publiques : un sujet toujours sensible
Au-delà des questions économiques et sociales, les libertés publiques continuent d’alimenter le débat.
L’opposition dénonce régulièrement des restrictions de l’espace politique et médiatique.
Les critiques concernent notamment :
·         la liberté d’expression ;
·         le pluralisme politique ;
·         l’accès à l’information ;
·         les restrictions ponctuelles observées sur Internet et les réseaux sociaux lors de périodes de tension.
Pour de nombreuses organisations de défense des droits civiques, la stabilité durable d’un pays repose autant sur ses institutions que sur la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.
Le défi de la Ve République : transformer le pouvoir en résultats
La réforme institutionnelle engagée après la transition de 2023 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs au Gabon.
La question centrale n’est plus celle du pouvoir détenu par les institutions, mais celle de son efficacité concrète.
Les Gabonais attendent avant tout :
·         de l’eau potable ;
·         une électricité stable ;
·         des routes praticables ;
·         des écoles performantes ;
·         des universités modernes ;
·         des opportunités d’emploi ;
·         des libertés garanties.
Car au final, la réussite d’un régime politique ne se mesure pas uniquement à l’étendue de ses prérogatives constitutionnelles, mais à sa capacité à améliorer durablement la vie de la population.

Gabon 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema, Ve République gabonaise, politique gabonaise, économie du Gabon, crise de l'eau au Gabon, coupures d'électricité Gabon, port d'Owendo, infrastructures Gabon, jeunesse gabonaise, libertés publiques au Gabon, développement du Gabon, gouvernance africaine, actualité Gabon, analyse politique Gabon.

 
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<span>Quand l’hyperprésidentialisme ne résout ni la crise de l’eau, ni celle des infrastructures</span>

<p><span><strong>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</strong></span></p>
<p><span>Journaliste indépendante – Éditorialiste</span></p>
<p><span>Fondatrice de <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong></span></p>

<p><span> <strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong> – La Voix Primordiale de l’Afrique dans le Monde</span></p>

<p><span>Libreville – En juin 2026, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema s’est livré à un exercice inédit sous la Ve République gabonaise : un long discours sur l’état de la Nation devant un Parlement largement acquis à sa majorité.</span></p>
<p><span>Durant plus de deux heures, le chef de l’État a présenté ses réformes, défendu son action et affiché sa volonté de transformer le pays. Pourtant, derrière les annonces officielles et les chiffres avancés, une interrogation demeure : les Gabonais constatent-ils réellement une amélioration de leurs conditions de vie ?</span></p>
<span>Une phrase qui interroge sur le fonctionnement des institutions</span>
<p><span>L’un des passages les plus commentés du discours concerne cette déclaration :</span></p>
<p><span>« J’ai instruit le Premier ministre d’accélérer les réformes. »</span></p>
<p><span>Une formulation qui a surpris de nombreux observateurs.</span></p>
<p><span>Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, le poste de Premier ministre a été supprimé. Le président exerce désormais directement les fonctions de Chef du Gouvernement.</span></p>
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<p><span>La Ve République a instauré un régime présidentiel particulièrement centralisé.</span></p>
<p><span>Le président est aujourd’hui :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>Chef de l’État ;</span></p>
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<p><span>Toutefois, sur le terrain, de nombreux citoyens continuent de faire face à des difficultés quotidiennes majeures.</span></p>
<span>Eau, électricité : des services essentiels toujours défaillants</span>
<p><span>Malgré les promesses de modernisation, les coupures d’électricité et les pénuries d’eau restent fréquentes dans plusieurs localités du pays.</span></p>
<p><span>Dans de nombreux quartiers, les habitants doivent encore composer avec :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des délestages récurrents ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des interruptions prolongées de la distribution d’eau ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une détérioration des équipements publics.</span></p>
<p><span>Pour une partie de la population, ces problèmes constituent aujourd’hui l’une des principales préoccupations du quotidien.</span></p>
<span>Des infrastructures qui peinent à suivre</span>
<p><span>Autre défi majeur : l’état du réseau routier.</span></p>
<p><span>Si plusieurs projets ont été annoncés, certaines régions demeurent difficilement accessibles pendant les saisons pluvieuses.</span></p>
<p><span>L’amélioration des infrastructures reste pourtant un enjeu stratégique pour :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le développement économique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le désenclavement des provinces ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l’accès aux services publics ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l’attractivité des investissements.</span></p>
<p><span>Le développement d’un pays se mesure souvent à la qualité de ses infrastructures autant qu’à ses indicateurs macroéconomiques.</span></p>
<span>Une économie confrontée à de nombreux défis</span>
<p><span>Le port d’Owendo, principal poumon logistique du pays, demeure un baromètre de l’activité économique nationale.</span></p>
<p><span>Or, plusieurs acteurs économiques évoquent un ralentissement de certaines activités et des difficultés persistantes liées à la compétitivité, aux coûts logistiques et à l’environnement des affaires.</span></p>
<p><span>Pour de nombreux experts, la relance économique nécessite davantage que des réformes administratives : elle suppose également des investissements productifs, une diversification économique et un soutien accru à l’entrepreneuriat local.</span></p>
<span>La jeunesse gabonaise face à l’incertitude</span>
<p><span>Avec une population majoritairement jeune, le Gabon dispose d’un potentiel humain considérable.</span></p>
<p><span>Cependant, plusieurs défis persistent :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>insuffisance de l’offre universitaire ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>manque de formations spécialisées ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>chômage des jeunes diplômés ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>exode des compétences vers l’étranger.</span></p>
<p><span>L’éducation et l’emploi restent au cœur des attentes exprimées par une grande partie de la jeunesse gabonaise.</span></p>
<span>Libertés publiques : un sujet toujours sensible</span>
<p><span>Au-delà des questions économiques et sociales, les libertés publiques continuent d’alimenter le débat.</span></p>
<p><span>L’opposition dénonce régulièrement des restrictions de l’espace politique et médiatique.</span></p>
<p><span>Les critiques concernent notamment :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la liberté d’expression ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>le pluralisme politique ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>l’accès à l’information ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les restrictions ponctuelles observées sur Internet et les réseaux sociaux lors de périodes de tension.</span></p>
<p><span>Pour de nombreuses organisations de défense des droits civiques, la stabilité durable d’un pays repose autant sur ses institutions que sur la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.</span></p>
<span>Le défi de la Ve République : transformer le pouvoir en résultats</span>
<p><span>La réforme institutionnelle engagée après la transition de 2023 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs au Gabon.</span></p>
<p><span>La question centrale n’est plus celle du pouvoir détenu par les institutions, mais celle de son efficacité concrète.</span></p>
<p><span>Les Gabonais attendent avant tout :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>de l’eau potable ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>une électricité stable ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des routes praticables ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des écoles performantes ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des universités modernes ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des opportunités d’emploi ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des libertés garanties.</span></p>
<p><span>Car au final, la réussite d’un régime politique ne se mesure pas uniquement à l’étendue de ses prérogatives constitutionnelles, mais à sa capacité à améliorer durablement la vie de la population.</span></p>

<p><span><strong>Gabon 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema, Ve République gabonaise, politique gabonaise, économie du Gabon, crise de l'eau au Gabon, coupures d'électricité Gabon, port d'Owendo, infrastructures Gabon, jeunesse gabonaise, libertés publiques au Gabon, développement du Gabon, gouvernance africaine, actualité Gabon, analyse politique Gabon.</strong></span></p>


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      <pubDate>Fri, 19 Jun 2026 22:28:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Gabon : l’illusion des pleins pouvoirs face à la réalité du quotidien</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/communique-de-presse-247</link>
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

RADIOTAMTAM AFRICA ET NEW MEDIA GROUP ENGAGENT UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE
POUR ÉLARGIR LA VOIX DE L’AFRIQUE DANS LE MONDE

Bezons, France – Juin 2026
RADIOTAMTAM AFRICA a le plaisir d’annoncer qu’elle travaille activement au développement d’un nouveau projet stratégique avec NEW MEDIA GROUP, acteur majeur de la distribution audiovisuelle africaine.
Ce partenariat permettra à RADIOTAMTAM AFRICA TV d’être diffusée sur le Canal 17 du Bouquet NEW MEDIA GROUP, offrant ainsi à nos émissions une visibilité accrue auprès des publics africains et de la diaspora.
Par ailleurs, le streaming HD de RADIOTAMTAM AFRICA sera également intégré au bouquet de diffusion de NEW MEDIA GROUP, renforçant ainsi notre présence sur les plateformes audiovisuelles africaines et internationales.
Cette collaboration marque une étape importante dans le développement de notre média. Elle nous permettra de toucher un marché potentiel de plus de 1,58 milliard d’habitants en Afrique en 2026, tout en poursuivant notre mission première : informer, éduquer, valoriser et connecter les peuples africains à travers une information libre et indépendante.
Grâce à cette nouvelle dynamique, RADIOTAMTAM AFRICA pourra mettre davantage en lumière :

L’actualité africaine et internationale ;
Les initiatives économiques et entrepreneuriales du continent ;
La culture et le patrimoine africains ;
Les enjeux de la diaspora ;
La promotion des artistes et de la musique africaine ;
Les débats de société qui façonnent l’Afrique de demain.

Cette ambition repose sur des valeurs essentielles qui font la force de notre média depuis sa création : le travail, la confiance, l’engagement et la proximité avec nos auditrices, nos auditeurs, nos téléspectateurs et nos partenaires.
Nous remercions chaleureusement NEW MEDIA GROUP pour sa confiance et sa volonté de contribuer au rayonnement des médias africains.
Suivez-nous dès maintenant afin d’être informés des prochaines étapes de ce projet ambitieux qui ouvrira une nouvelle page de l’histoire de RADIOTAMTAM AFRICA.

À propos de RADIOTAMTAM AFRICA
Fondée en 2017, RADIOTAMTAM AFRICA est une web radio panafricaine indépendante basée à Bezons, en France.
Notre mission est de donner la parole aux peuples africains, de promouvoir les cultures du continent et de favoriser un journalisme libre, responsable et accessible à tous.
Notre slogan :« La Parole est une Force »

À propos de NEW MEDIA GROUP
NEW MEDIA GROUP est un groupe africain spécialisé dans l’hébergement, la distribution et le transport de chaînes de télévision et de radio.
Le groupe accompagne les médias africains dans leur diffusion locale et internationale en collaborant avec les principaux opérateurs de diffusion : IPTV, OTT, satellite, câble et plateformes numériques.
En tant que bouquet 100 % africain, NEW MEDIA GROUP a pour mission de valoriser les contenus africains, d’élargir leur audience et de garantir une diffusion fiable, continue et de haute qualité à travers l’Afrique et dans le monde.
Grâce à une infrastructure moderne et à une expertise technique reconnue, NEW MEDIA GROUP contribue activement au rayonnement de l’audiovisuel africain et au développement des médias du continent.


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Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Fondatrice &amp; CEO – RADIOTAMTAM AFRICA
 contact@radiotamtam.info
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La Voix Primordiale de l’Afrique dans le Monde
« Ensemble, RADIOTAMTAM AFRICA et NEW MEDIA GROUP construisent un pont médiatique entre l’Afrique, sa diaspora et le reste du monde. »


 
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<p><span>RADIOTAMTAM AFRICA ET NEW MEDIA GROUP ENGAGENT UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE</span></p>
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<p><span><b>Bezons, France – Juin 2026</b></span></p>
<p><span><strong>RADIOTAMTAM AFRICA</strong> a le plaisir d’annoncer qu’elle travaille activement au développement d’un nouveau projet stratégique avec <b>NEW MEDIA GROUP</b>, acteur majeur de la distribution audiovisuelle africaine.</span></p>
<p><span>Ce partenariat permettra à <b>RADIOTAMTAM AFRICA TV d’être diffusée sur le Canal 17 du Bouquet NEW MEDIA GROUP</b>, offrant ainsi à nos émissions une visibilité accrue auprès des publics africains et de la diaspora.</span></p>
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<ul>
<li><span>L’actualité africaine et internationale ;</span></li>
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      <pubDate>Fri, 19 Jun 2026 20:17:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quand Washington prive le reste du monde des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/quand-washington-prive-le-reste-du-monde-des-modeles-d-intelligence-artificielle-les-plus-avances-245</link>
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      <description>
Quand Washington prive le reste du monde des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés

Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste indépendante – ÉditorialisteFondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA

Le monde de l’intelligence artificielle a connu un séisme géopolitique majeur.
Le vendredi 12 juin, à 17h21 (heure de New York), le gouvernement américain a adressé une notification officielle à Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle générative et créateur du célèbre assistant Claude.
L’ordre était clair : suspendre immédiatement l’accès aux deux modèles d’IA les plus avancés de l’entreprise, Fable 5 et Mythos 5, pour tous les ressortissants étrangers, qu’ils résident aux États-Unis ou à l’étranger.
Quelques heures plus tard, la décision entrait en vigueur.
Des millions d’utilisateurs à travers le monde ont vu disparaître l’accès à ces technologies stratégiques. Même certains ingénieurs étrangers travaillant pour Anthropic ont été concernés par cette mesure exceptionnelle.
La justification avancée par Washington repose sur des considérations de sécurité nationale et de contrôle des exportations technologiques.
Mais derrière cette décision se cache une réalité beaucoup plus profonde : un simple acte administratif américain a suffi à déconnecter instantanément le reste du monde d’outils d’intelligence artificielle considérés comme parmi les plus puissants de la planète.
L’intelligence artificielle est devenue un instrument de puissance
Depuis plusieurs années, les débats sur l’IA se concentrent principalement sur les risques liés à l’automatisation, aux biais algorithmiques, à la désinformation ou encore à la protection de l’emploi.
Pourtant, l’événement de ce week-end rappelle une évidence stratégique :
L’intelligence artificielle n’est plus seulement une innovation technologique. Elle est devenue un levier de puissance économique, militaire et géopolitique.
La maîtrise des grands modèles de langage représente désormais un avantage comparable à celui qu’ont pu constituer autrefois l’énergie nucléaire, les satellites ou les infrastructures internet.
Au cœur de cette affaire se trouvent deux technologies particulièrement sensibles :
Mythos 5
Présenté comme un modèle d’IA de nouvelle génération, Mythos 5 est réputé pour ses capacités avancées d’analyse informatique et de détection de vulnérabilités dans les systèmes numériques complexes.
Fable 5
Version plus accessible destinée à un usage élargi, Fable 5 conserve une puissance remarquable malgré certaines limitations de sécurité. Selon plusieurs observateurs, des possibilités de contournement de ces restrictions auraient alimenté les inquiétudes des autorités américaines.
L’Europe face à sa dépendance technologique
L’épisode a provoqué une onde de choc dans plusieurs capitales européennes.
Aux Pays-Bas, certains responsables politiques ont publiquement demandé la réouverture des accès.
En France, la question a immédiatement trouvé un écho dans le débat politique et les discussions autour de la souveraineté numérique.
Dans de nombreux pays européens, les appels à renforcer l’autonomie technologique se sont multipliés.
Mais cette crise révèle surtout une faiblesse structurelle :
L’Europe dépend encore massivement de technologies développées, hébergées et contrôlées par des entreprises américaines.
Lorsque ces services fonctionnent normalement, cette dépendance paraît invisible.
Elle devient brutale lorsque l’accès peut être suspendu par une décision prise à plusieurs milliers de kilomètres.
Souveraineté numérique : un défi pour l’Europe et l’Afrique
La question dépasse largement le cadre européen.
Pour les pays africains, qui accélèrent leur transformation numérique et leur adoption de l’intelligence artificielle, cette situation constitue également un signal d’alerte.
Les administrations publiques, les universités, les médias, les entreprises et les centres de recherche africains utilisent de plus en plus des solutions technologiques étrangères.
La crise actuelle pose donc une interrogation fondamentale :
Comment construire une véritable souveraineté numérique lorsque les outils stratégiques demeurent contrôlés par des acteurs extérieurs ?
L’Afrique, comme l’Europe, doit désormais réfléchir à la diversification de ses partenaires technologiques, au développement de compétences locales et à la création d’écosystèmes numériques plus autonomes.
Une nouvelle géopolitique du pouvoir
Ce qui s’est produit dépasse le simple cadre d’un différend commercial ou réglementaire.
L’événement démontre que le pouvoir au XXIe siècle ne se mesure plus uniquement par les armées, les ressources naturelles ou les capacités industrielles.
Il se mesure également par le contrôle :
·         des infrastructures numériques ;
·         des centres de données ;
·         des semi-conducteurs ;
·         des réseaux de communication ;
·         et désormais des modèles d’intelligence artificielle.
Si un État est capable de suspendre instantanément l’accès mondial à une technologie essentielle, il dispose d’un levier d’influence considérable sur les économies, les administrations et les sociétés qui en dépendent.
Ce que révèle réellement cette crise
L’affaire Anthropic marque peut-être un tournant historique.
Elle rappelle que l’intelligence artificielle n’est pas seulement un marché en pleine croissance.
Elle est devenue un enjeu de souveraineté, de sécurité nationale et d’influence mondiale.
Le véritable enseignement de cette crise est simple :
Le pouvoir appartient à ceux qui possèdent l’infrastructure, les données et les technologies stratégiques.
Le reste du monde découvre aujourd’hui ce que signifie dépendre d’un interrupteur situé ailleurs.
Et cet interrupteur est, pour l’instant, largement entre les mains de Washington.
#IntelligenceArtificielle #IA #ArtificialIntelligence #Anthropic #ClaudeAI #SouverainetéNumérique #Technologie #Géopolitique #Innovation #Europe #Afrique #TransformationNumérique #Cybersécurité #TechAfrica #DigitalAfrica #Data #CloudComputing #Numérique #Washington #RADIOTAMTAFRAICA #LaParoleEstUneForce #AnalyseGéopolitique #TechPolicy #AIStrategy #SouverainetéTechnologique#Geopolitique #IntelligenceArtificielle #Souverainete #Technologie #Anthropic #Europe #EtatsUnis
 
 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>Quand Washington prive le reste du monde des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés</span>

<p><span>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></p>
<p><span>Journaliste indépendante – Éditorialiste</span><br /><span>Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA</span></p>

<p><span>Le monde de l’intelligence artificielle a connu un séisme géopolitique majeur.</span></p>
<p><span>Le vendredi 12 juin, à 17h21 (heure de New York), le gouvernement américain a adressé une notification officielle à Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle générative et créateur du célèbre assistant Claude.</span></p>
<p><span>L’ordre était clair : suspendre immédiatement l’accès aux deux modèles d’IA les plus avancés de l’entreprise, <strong><span>Fable 5</span></strong> et <strong><span>Mythos 5</span></strong>, pour tous les ressortissants étrangers, qu’ils résident aux États-Unis ou à l’étranger.</span></p>
<p><span>Quelques heures plus tard, la décision entrait en vigueur.</span></p>
<p><span>Des millions d’utilisateurs à travers le monde ont vu disparaître l’accès à ces technologies stratégiques. Même certains ingénieurs étrangers travaillant pour Anthropic ont été concernés par cette mesure exceptionnelle.</span></p>
<p><span>La justification avancée par Washington repose sur des considérations de sécurité nationale et de contrôle des exportations technologiques.</span></p>
<p><span>Mais derrière cette décision se cache une réalité beaucoup plus profonde : un simple acte administratif américain a suffi à déconnecter instantanément le reste du monde d’outils d’intelligence artificielle considérés comme parmi les plus puissants de la planète.</span></p>
<span>L’intelligence artificielle est devenue un instrument de puissance</span>
<p><span>Depuis plusieurs années, les débats sur l’IA se concentrent principalement sur les risques liés à l’automatisation, aux biais algorithmiques, à la désinformation ou encore à la protection de l’emploi.</span></p>
<p><span>Pourtant, l’événement de ce week-end rappelle une évidence stratégique :</span></p>
<p><strong><span>L’intelligence artificielle n’est plus seulement une innovation technologique. Elle est devenue un levier de puissance économique, militaire et géopolitique.</span></strong><span></span></p>
<p><span>La maîtrise des grands modèles de langage représente désormais un avantage comparable à celui qu’ont pu constituer autrefois l’énergie nucléaire, les satellites ou les infrastructures internet.</span></p>
<p><span>Au cœur de cette affaire se trouvent deux technologies particulièrement sensibles :</span></p>
<span>Mythos 5</span>
<p><span>Présenté comme un modèle d’IA de nouvelle génération, Mythos 5 est réputé pour ses capacités avancées d’analyse informatique et de détection de vulnérabilités dans les systèmes numériques complexes.</span></p>
<span>Fable 5</span>
<p><span>Version plus accessible destinée à un usage élargi, Fable 5 conserve une puissance remarquable malgré certaines limitations de sécurité. Selon plusieurs observateurs, des possibilités de contournement de ces restrictions auraient alimenté les inquiétudes des autorités américaines.</span></p>
<span>L’Europe face à sa dépendance technologique</span>
<p><span>L’épisode a provoqué une onde de choc dans plusieurs capitales européennes.</span></p>
<p><span>Aux Pays-Bas, certains responsables politiques ont publiquement demandé la réouverture des accès.</span></p>
<p><span>En France, la question a immédiatement trouvé un écho dans le débat politique et les discussions autour de la souveraineté numérique.</span></p>
<p><span>Dans de nombreux pays européens, les appels à renforcer l’autonomie technologique se sont multipliés.</span></p>
<p><span>Mais cette crise révèle surtout une faiblesse structurelle :</span></p>
<p><strong><span>L’Europe dépend encore massivement de technologies développées, hébergées et contrôlées par des entreprises américaines.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Lorsque ces services fonctionnent normalement, cette dépendance paraît invisible.</span></p>
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<span>Souveraineté numérique : un défi pour l’Europe et l’Afrique</span>
<p><span>La question dépasse largement le cadre européen.</span></p>
<p><span>Pour les pays africains, qui accélèrent leur transformation numérique et leur adoption de l’intelligence artificielle, cette situation constitue également un signal d’alerte.</span></p>
<p><span>Les administrations publiques, les universités, les médias, les entreprises et les centres de recherche africains utilisent de plus en plus des solutions technologiques étrangères.</span></p>
<p><span>La crise actuelle pose donc une interrogation fondamentale :</span></p>
<p><strong><span>Comment construire une véritable souveraineté numérique lorsque les outils stratégiques demeurent contrôlés par des acteurs extérieurs ?</span></strong><span></span></p>
<p><span>L’Afrique, comme l’Europe, doit désormais réfléchir à la diversification de ses partenaires technologiques, au développement de compétences locales et à la création d’écosystèmes numériques plus autonomes.</span></p>
<span>Une nouvelle géopolitique du pouvoir</span>
<p><span>Ce qui s’est produit dépasse le simple cadre d’un différend commercial ou réglementaire.</span></p>
<p><span>L’événement démontre que le pouvoir au XXIe siècle ne se mesure plus uniquement par les armées, les ressources naturelles ou les capacités industrielles.</span></p>
<p><span>Il se mesure également par le contrôle :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des infrastructures numériques ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des centres de données ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des semi-conducteurs ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>des réseaux de communication ;</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>et désormais des modèles d’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Si un État est capable de suspendre instantanément l’accès mondial à une technologie essentielle, il dispose d’un levier d’influence considérable sur les économies, les administrations et les sociétés qui en dépendent.</span></p>
<span>Ce que révèle réellement cette crise</span>
<p><span>L’affaire Anthropic marque peut-être un tournant historique.</span></p>
<p><span>Elle rappelle que l’intelligence artificielle n’est pas seulement un marché en pleine croissance.</span></p>
<p><span>Elle est devenue un enjeu de souveraineté, de sécurité nationale et d’influence mondiale.</span></p>
<p><span>Le véritable enseignement de cette crise est simple :</span></p>
<p><strong><span>Le pouvoir appartient à ceux qui possèdent l’infrastructure, les données et les technologies stratégiques.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Le reste du monde découvre aujourd’hui ce que signifie dépendre d’un interrupteur situé ailleurs.</span></p>
<p><span>Et cet interrupteur est, pour l’instant, largement entre les mains de Washington.</span></p>
<p><span>#IntelligenceArtificielle #IA #ArtificialIntelligence #Anthropic #ClaudeAI #SouverainetéNumérique #Technologie #Géopolitique #Innovation #Europe #Afrique #TransformationNumérique #Cybersécurité #TechAfrica #DigitalAfrica #Data #CloudComputing #Numérique #Washington #RADIOTAMTAFRAICA #LaParoleEstUneForce #AnalyseGéopolitique #TechPolicy #AIStrategy #SouverainetéTechnologique#Geopolitique #IntelligenceArtificielle #Souverainete #Technologie #Anthropic #Europe #EtatsUnis</span></p>
<p></p><p> </p>

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]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 23:39:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Quand Washington prive le reste du monde des modèles d’intelligence artificielle les plus avancés</itunes:title>
      <itunes:image href="https://radiotamtam.org/upload/podcasts/photos/rss/6a2f3c911da7a6.59098298.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>A LA UNE — DÉVELOPPEMENT DURABLE • ÉCONOMIE • FINANCE</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/a-la-une-developpement-durable-economie-finance-225</link>
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      <description>
Agriculture et entrepreneuriat féminin en Afrique :

Proparco et Ecobank annoncent 300 millions d’euros d’investissements, mais où sont les résultats visibles pour les femmes africaines ?

 Développement durable • Économie • Finance • Entrepreneuriat féminin
Une question centrale : les financements internationaux transforment-ils réellement la vie des femmes entrepreneures africaines sur le terrain ?

 RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE


À l’occasion de l’Africa Forward Summit 2026 organisé à Nairobi les 11 et 12 mai 2026, Proparco et Ecobank Group ont annoncé un nouveau partenariat stratégique destiné à soutenir l’agriculture africaine et l’entrepreneuriat féminin sur le continent.
Les deux institutions affirment vouloir mobiliser jusqu’à 300 millions d’euros sur une période de trois ans afin de financer les chaînes de valeur agricoles africaines, de renforcer les PME agroalimentaires et de favoriser l’accès des femmes entrepreneures au financement.
Sur le papier, l’annonce paraît ambitieuse. Pourtant, en visitant le site Internet de Proparco, une question demeure : où sont les réalisations concrètes des femmes entrepreneures africaines ayant réellement transformé leur activité grâce à ces dispositifs financiers ?
Un financement massif pour l’agriculture africaine
L’accord signé entre Proparco et Ecobank vise principalement à soutenir :

les PME agricoles dans 33 pays africains ; 
les investissements agro-industriels à long terme ; 
le financement du commerce des matières premières agricoles ; 
le renforcement de la sécurité alimentaire africaine. 

L’agriculture représente aujourd’hui près de 20 % du PIB africain et demeure un secteur vital pour l’emploi, la souveraineté alimentaire et la stabilité économique du continent.
Dans un contexte international marqué par :

la hausse des prix de l’énergie ; 
l’augmentation du coût des engrais ; 
les tensions géopolitiques mondiales ; 
les perturbations des chaînes logistiques internationales, les institutions financières internationales cherchent désormais à repositionner l’Afrique comme un acteur stratégique de la production agricole mondiale.

Entrepreneuriat féminin : un discours désormais incontournable
Au cœur de cette nouvelle stratégie figure également le programme Ellever, lancé par Ecobank en 2020 afin de soutenir les entreprises dirigées par des femmes africaines.
Selon les chiffres communiqués par les partenaires, plus de 84 000 entreprises féminines auraient déjà bénéficié d’un accompagnement dans plus de 30 pays africains.
Grâce au nouvel appui de Proparco, 400 entrepreneures du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Kenya bénéficieront d’un programme intensif de formation de 12 mois consacré :

à la gestion d’entreprise ; 
à la finance ; 
au développement stratégique ; 
au leadership économique. 

Pour Jeremy Awori, Directeur Général du Groupe Ecobank, cette initiative doit permettre de financer « l’alimentation, les moyens de subsistance et la création de valeur locale ».
De son côté, Françoise Lombard, Directrice Générale de Proparco, rappelle que l’agriculture reste « au cœur de l’avenir de l’Afrique ».
Une interrogation persistante : où sont les impacts visibles ?
Malgré ces annonces et ces montants impressionnants, de nombreuses observatrices africaines s’interrogent désormais sur la visibilité réelle des résultats obtenus sur le terrain.
Combien d’entreprises féminines africaines ont réellement changé d’échelle grâce à ces financements ?
Combien d’emplois durables ont été créés ?
Quels projets agricoles dirigés par des femmes sont devenus des références continentales grâce à ces programmes ?
Car au-delà des communiqués institutionnels et des chiffres globaux, l’Afrique attend désormais des preuves concrètes :

des success stories identifiables ; 
des entreprises visibles ; 
des transformations économiques mesurables ; 
des entrepreneures devenues des modèles régionaux. 

Dans de nombreux pays africains, les femmes restent confrontées à :

un accès limité au crédit ; 
des taux d’intérêt élevés ; 
des garanties bancaires difficiles à fournir ; 
une faible intégration dans les chaînes de valeur internationales. 

Le défi n’est donc plus uniquement d’annoncer des milliards, mais de démontrer l’impact réel des financements sur les économies locales et sur la vie quotidienne des entrepreneures africaines.
L’Afrique réclame désormais des résultats mesurables
L’annonce du partenariat entre Proparco et Ecobank intervient à un moment où les débats sur la souveraineté économique africaine prennent une ampleur croissante.
Face aux crises alimentaires mondiales et à la dépendance persistante aux importations, plusieurs voix africaines appellent désormais à :

financer davantage les producteurs locaux ; 
industrialiser les filières agricoles africaines ; 
soutenir les coopératives féminines ; 
créer de véritables champions africains de l’agro-industrie. 

Le développement durable en Afrique ne pourra pas reposer uniquement sur des annonces financières internationales.
Il devra également s’appuyer sur :

la transparence ; 
l’évaluation des impacts ; 
la valorisation des réussites locales ; 
et la capacité des femmes africaines à accéder durablement aux leviers économiques stratégiques. 

Car derrière les grands sommets internationaux, l’Afrique attend aujourd’hui une chose essentielle : des résultats visibles, mesurables et durables.

 
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      <content:encoded><![CDATA[
<span>Agriculture et entrepreneuriat féminin en Afrique :</span>

<span>Proparco et Ecobank annoncent 300 millions d’euros d’investissements, mais où sont les résultats visibles pour les femmes africaines ?</span>

<p><span> Développement durable • Économie • Finance • Entrepreneuriat féminin</span></p>
<p><span>Une question centrale : les financements internationaux transforment-ils réellement la vie des femmes entrepreneures africaines sur le terrain ?</span></p>

<p> RADIOTAMTAM AFRICA — LA PAROLE EST UNE FORCE</p>


<p><span>À l’occasion de l’<span>Africa Forward Summit 2026</span> organisé à Nairobi les 11 et 12 mai 2026, <span>Proparco</span> et <span>Ecobank Group</span> ont annoncé un nouveau partenariat stratégique destiné à soutenir l’agriculture africaine et l’entrepreneuriat féminin sur le continent.</span></p>
<p><span>Les deux institutions affirment vouloir mobiliser jusqu’à 300 millions d’euros sur une période de trois ans afin de financer les chaînes de valeur agricoles africaines, de renforcer les PME agroalimentaires et de favoriser l’accès des femmes entrepreneures au financement.</span></p>
<p><span>Sur le papier, l’annonce paraît ambitieuse. Pourtant, en visitant le site Internet de Proparco, une question demeure : où sont les réalisations concrètes des femmes entrepreneures africaines ayant réellement transformé leur activité grâce à ces dispositifs financiers ?</span></p>
<span>Un financement massif pour l’agriculture africaine</span>
<p><span>L’accord signé entre Proparco et Ecobank vise principalement à soutenir :</span></p>
<ul>
<li><span>les PME agricoles dans 33 pays africains ; </span></li>
<li><span>les investissements agro-industriels à long terme ; </span></li>
<li><span>le financement du commerce des matières premières agricoles ; </span></li>
<li><span>le renforcement de la sécurité alimentaire africaine. </span></li>
</ul>
<p><span>L’agriculture représente aujourd’hui près de 20 % du PIB africain et demeure un secteur vital pour l’emploi, la souveraineté alimentaire et la stabilité économique du continent.</span></p>
<p><span>Dans un contexte international marqué par :</span></p>
<ul>
<li><span>la hausse des prix de l’énergie ; </span></li>
<li><span>l’augmentation du coût des engrais ; </span></li>
<li><span>les tensions géopolitiques mondiales ; </span></li>
<li><span>les perturbations des chaînes logistiques internationales, les institutions financières internationales cherchent désormais à repositionner l’Afrique comme un acteur stratégique de la production agricole mondiale.</span></li>
</ul>
<span>Entrepreneuriat féminin : un discours désormais incontournable</span>
<p><span>Au cœur de cette nouvelle stratégie figure également le programme Ellever, lancé par Ecobank en 2020 afin de soutenir les entreprises dirigées par des femmes africaines.</span></p>
<p><span>Selon les chiffres communiqués par les partenaires, plus de 84 000 entreprises féminines auraient déjà bénéficié d’un accompagnement dans plus de 30 pays africains.</span></p>
<p><span>Grâce au nouvel appui de Proparco, 400 entrepreneures du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Kenya bénéficieront d’un programme intensif de formation de 12 mois consacré :</span></p>
<ul>
<li><span>à la gestion d’entreprise ; </span></li>
<li><span>à la finance ; </span></li>
<li><span>au développement stratégique ; </span></li>
<li><span>au leadership économique. </span></li>
</ul>
<p><span>Pour Jeremy Awori, Directeur Général du Groupe Ecobank, cette initiative doit permettre de financer « l’alimentation, les moyens de subsistance et la création de valeur locale ».</span></p>
<p><span>De son côté, Françoise Lombard, Directrice Générale de Proparco, rappelle que l’agriculture reste « au cœur de l’avenir de l’Afrique ».</span></p>
<span>Une interrogation persistante : où sont les impacts visibles ?</span>
<p><span>Malgré ces annonces et ces montants impressionnants, de nombreuses observatrices africaines s’interrogent désormais sur la visibilité réelle des résultats obtenus sur le terrain.</span></p>
<p><span>Combien d’entreprises féminines africaines ont réellement changé d’échelle grâce à ces financements ?</span></p>
<p><span>Combien d’emplois durables ont été créés ?</span></p>
<p><span>Quels projets agricoles dirigés par des femmes sont devenus des références continentales grâce à ces programmes ?</span></p>
<p><span>Car au-delà des communiqués institutionnels et des chiffres globaux, l’Afrique attend désormais des preuves concrètes :</span></p>
<ul>
<li><span>des success stories identifiables ; </span></li>
<li><span>des entreprises visibles ; </span></li>
<li><span>des transformations économiques mesurables ; </span></li>
<li><span>des entrepreneures devenues des modèles régionaux. </span></li>
</ul>
<p><span>Dans de nombreux pays africains, les femmes restent confrontées à :</span></p>
<ul>
<li><span>un accès limité au crédit ; </span></li>
<li><span>des taux d’intérêt élevés ; </span></li>
<li><span>des garanties bancaires difficiles à fournir ; </span></li>
<li><span>une faible intégration dans les chaînes de valeur internationales. </span></li>
</ul>
<p><span>Le défi n’est donc plus uniquement d’annoncer des milliards, mais de démontrer l’impact réel des financements sur les économies locales et sur la vie quotidienne des entrepreneures africaines.</span></p>
<span>L’Afrique réclame désormais des résultats mesurables</span>
<p><span>L’annonce du partenariat entre Proparco et Ecobank intervient à un moment où les débats sur la souveraineté économique africaine prennent une ampleur croissante.</span></p>
<p><span>Face aux crises alimentaires mondiales et à la dépendance persistante aux importations, plusieurs voix africaines appellent désormais à :</span></p>
<ul>
<li><span>financer davantage les producteurs locaux ; </span></li>
<li><span>industrialiser les filières agricoles africaines ; </span></li>
<li><span>soutenir les coopératives féminines ; </span></li>
<li><span>créer de véritables champions africains de l’agro-industrie. </span></li>
</ul>
<p><span>Le développement durable en Afrique ne pourra pas reposer uniquement sur des annonces financières internationales.</span></p>
<p><span>Il devra également s’appuyer sur :</span></p>
<ul>
<li><span>la transparence ; </span></li>
<li><span>l’évaluation des impacts ; </span></li>
<li><span>la valorisation des réussites locales ; </span></li>
<li><span>et la capacité des femmes africaines à accéder durablement aux leviers économiques stratégiques. </span></li>
</ul>
<p><span>Car derrière les grands sommets internationaux, l’Afrique attend aujourd’hui une chose essentielle : des résultats visibles, mesurables et durables.</span></p>


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      <pubDate>Tue, 12 May 2026 20:45:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>A LA UNE — DÉVELOPPEMENT DURABLE • ÉCONOMIE • FINANCE</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>LE JOURNAL D’ACTUALITÉ AFRICAINE – RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/le-journal-d-actualite-africaine-radiotamtam-africa-220</link>
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      <description>

 Édition spéciale – Crise sécuritaire au Mali
INTRODUCTION 
Bonsoir à toutes et à tous.Bienvenue dans votre Journal d’actualité africaine sur RADIOTAMTAM AFRICA.
La voix de l’Afrique…Le pouvoir des faits.
Ce soir, direction le Sahel, où le Mali fait face à une escalade sécuritaire majeure qui pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique de toute l’Afrique de l’Ouest.
 
⚠️ MALI : UNE OFFENSIVE COORDONNÉE QUI ÉBRANLE LE RÉGIME
Les attaques survenues les 25 et 26 avril ont marqué un tournant.
Des groupes armés, dont la coalition djihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin et les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad, ont mené des opérations simultanées à travers le territoire malien.
 Une coordination sans précédent. Une portée géographique exceptionnelle. Un choc sécuritaire pour toute la région.
Des villes stratégiques, de Kidal jusqu’à Kati, ont été ciblées.
Le bilan est lourd :Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans une attaque suicide.
 UNE ALLIANCE INÉDITE ENTRE DJIHADISTES ET SÉPARATISTES
Fait majeur : le rapprochement entre groupes aux objectifs pourtant divergents.

Le JNIM vise l’instauration d’un État basé sur la charia 
Le FLA revendique l’autonomie, voire l’indépendance de l’Azawad 

 Une alliance tactique, fondée sur un principe simple :« L’ennemi de mon ennemi est mon allié. »
Mais cette coalition reste fragile et opportuniste.
 UN ÉCHEC DU MODÈLE SÉCURITAIRE MILITAIRE
Ces attaques remettent en cause le discours de souveraineté porté par le président malien Assimi Goïta et ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel.
 Le modèle sécuritaire basé sur la force montre ses limites.
Malgré :

Le retrait des forces françaises 
La fin de la mission de l’ONU 
Le recours aux mercenaires russes du « Africa Corps » 

 La situation sécuritaire continue de se dégrader.
La chute de Kidal et le retrait précipité des forces russes illustrent une réalité :
La solution militaire seule ne fonctionne pas.
 AES VS CEDEAO : DES ALLIANCES SOUS PRESSION
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés dans l’Alliance des États du Sahel (AES), peinent à coordonner une réponse efficace.
Face à eux, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest propose une approche régionale élargie.
Mais les tensions politiques ralentissent toute coopération.
Résultat :

Faible réaction opérationnelle immédiate 
Coordination sécuritaire insuffisante 
Menace djihadiste en expansion 

⚡ MENACE INTERNE : UN RISQUE DE DÉSTABILISATION POLITIQUE
Au-delà du front militaire, une autre menace émerge : celle d’une instabilité interne.
Ces attaques fragilisent la légitimité du pouvoir militaire.
Des voix s’élèvent :

La Coalition des Forces pour la République appelle à une transition civile 
Des figures comme l’imam Mahmoud Dicko pourraient jouer un rôle clé 

Le spectre d’un nouveau coup d’État n’est plus à exclure.
 QUELLES SOLUTIONS ? VERS UNE APPROCHE POLITIQUE GLOBALE
Les experts sont formels :
 Une solution purement militaire est impossible dans le Sahel.
Les pistes envisagées :

Négociations locales avec les communautés 
Médiations régionales 
Réintégration des acteurs civils 
Coopération entre AES et CEDEAO 

 Une approche politique globale devient incontournable.
 ÉDITORIAL 
Le Mali est aujourd’hui à un point de bascule.
Ce qui se joue dépasse les frontières du pays.
C’est toute l’architecture sécuritaire du Sahel qui est remise en question.
 Gouverner par la force ne suffit pas. Sécuriser sans dialoguer ne tient pas.
L’histoire l’a déjà prouvé.
Et aujourd’hui… elle le rappelle avec force.
 CONCLUSION
C’était votre Journal d’actualité africaine sur RADIOTAMTAM AFRICA.
Une Afrique lucide.Une Afrique en mouvement.Mais une Afrique confrontée à ses réalités les plus complexes.
 
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      <content:encoded><![CDATA[

<p><span> Édition spéciale – Crise sécuritaire au Mali</span></p>
<p><b><span>INTRODUCTION </span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Bonsoir à toutes et à tous.<br />Bienvenue dans votre Journal d’actualité africaine sur RADIOTAMTAM AFRICA.</span></p>
<p><span>La voix de l’Afrique…<br />Le pouvoir des faits.</span></p>
<p><span>Ce soir, direction le Sahel, où le Mali fait face à une <b>escalade sécuritaire majeure</b> qui pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique de toute l’Afrique de l’Ouest.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><b><span>⚠️</span></b><b><span> MALI : UNE OFFENSIVE COORDONNÉE QUI ÉBRANLE LE RÉGIME</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les attaques survenues les 25 et 26 avril ont marqué un tournant.</span></p>
<p><span>Des groupes armés, dont la coalition djihadiste <b>Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin</b> et les rebelles touaregs du <b>Front de libération de l’Azawad</b>, ont mené des opérations simultanées à travers le territoire malien.</span></p>
<p><span> Une coordination sans précédent.<br /></span><span> Une portée géographique exceptionnelle.<br /></span><span> Un choc sécuritaire pour toute la région.</span></p>
<p><span>Des villes stratégiques, de <b>Kidal</b> jusqu’à <b>Kati</b>, ont été ciblées.</span></p>
<p><span>Le bilan est lourd :<br />Le ministre de la Défense <b>Sadio Camara</b> a été tué dans une attaque suicide.</span></p>
<p><b><span> UNE ALLIANCE INÉDITE ENTRE DJIHADISTES ET SÉPARATISTES</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Fait majeur : le rapprochement entre groupes aux objectifs pourtant divergents.</span></p>
<ul>
<li><span>Le JNIM vise l’instauration d’un État basé sur la charia </span></li>
<li><span>Le FLA revendique l’autonomie, voire l’indépendance de l’Azawad </span></li>
</ul>
<p><span> Une alliance tactique, fondée sur un principe simple :<br /><b>« L’ennemi de mon ennemi est mon allié. »</b></span></p>
<p><span>Mais cette coalition reste fragile et opportuniste.</span></p>
<p><b><span> UN ÉCHEC DU MODÈLE SÉCURITAIRE MILITAIRE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Ces attaques remettent en cause le discours de souveraineté porté par le président malien <b>Assimi Goïta</b> et ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel.</span></p>
<p><span> Le modèle sécuritaire basé sur la force montre ses limites.</span></p>
<p><span>Malgré :</span></p>
<ul>
<li><span>Le retrait des forces françaises </span></li>
<li><span>La fin de la mission de l’ONU </span></li>
<li><span>Le recours aux mercenaires russes du « Africa Corps » </span></li>
</ul>
<p><span> La situation sécuritaire continue de se dégrader.</span></p>
<p><span>La chute de Kidal et le retrait précipité des forces russes illustrent une réalité :</span></p>
<p><span><b>La solution militaire seule ne fonctionne pas.</b></span></p>
<p><b><span> AES VS CEDEAO : DES ALLIANCES SOUS PRESSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, regroupés dans l’Alliance des États du Sahel (AES), peinent à coordonner une réponse efficace.</span></p>
<p><span>Face à eux, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest propose une approche régionale élargie.</span></p>
<p><span>Mais les tensions politiques ralentissent toute coopération.</span></p>
<p><span>Résultat :</span></p>
<ul>
<li><span>Faible réaction opérationnelle immédiate </span></li>
<li><span>Coordination sécuritaire insuffisante </span></li>
<li><span>Menace djihadiste en expansion </span></li>
</ul>
<p><b><span>⚡</span></b><b><span> MENACE INTERNE : UN RISQUE DE DÉSTABILISATION POLITIQUE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Au-delà du front militaire, une autre menace émerge :<br /></span><span> celle d’une instabilité interne.</span></p>
<p><span>Ces attaques fragilisent la légitimité du pouvoir militaire.</span></p>
<p><span>Des voix s’élèvent :</span></p>
<ul>
<li><span>La <b>Coalition des Forces pour la République</b> appelle à une transition civile </span></li>
<li><span>Des figures comme l’imam <b>Mahmoud Dicko</b> pourraient jouer un rôle clé </span></li>
</ul>
<p><span>Le spectre d’un nouveau coup d’État n’est plus à exclure.</span></p>
<p><b><span> QUELLES SOLUTIONS ? VERS UNE APPROCHE POLITIQUE GLOBALE</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Les experts sont formels :</span></p>
<p><span> Une solution purement militaire est impossible dans le Sahel.</span></p>
<p><span>Les pistes envisagées :</span></p>
<ul>
<li><span>Négociations locales avec les communautés </span></li>
<li><span>Médiations régionales </span></li>
<li><span>Réintégration des acteurs civils </span></li>
<li><span>Coopération entre AES et CEDEAO </span></li>
</ul>
<p><span> Une approche politique globale devient incontournable.</span></p>
<p><b><span> ÉDITORIAL </span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>Le Mali est aujourd’hui à un point de bascule.</span></p>
<p><span>Ce qui se joue dépasse les frontières du pays.</span></p>
<p><span>C’est toute l’architecture sécuritaire du Sahel qui est remise en question.</span></p>
<p><span> Gouverner par la force ne suffit pas.<br /></span><span> Sécuriser sans dialoguer ne tient pas.</span></p>
<p><span>L’histoire l’a déjà prouvé.</span></p>
<p><span>Et aujourd’hui… elle le rappelle avec force.</span></p>
<p><b><span> CONCLUSION</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
<p><span>C’était votre Journal d’actualité africaine sur RADIOTAMTAM AFRICA.</span></p>
<p><span>Une Afrique lucide.<br />Une Afrique en mouvement.<br />Mais une Afrique confrontée à ses réalités les plus complexes.</span></p>

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      <pubDate>Tue, 05 May 2026 21:14:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>LE JOURNAL D’ACTUALITÉ AFRICAINE – RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/le-grand-journal-radiotamtam-africa-219</link>
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      <description>

 LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA
Bonsoir à toutes et à tous.Bienvenue dans Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA.

La voix de l’Afrique… Le pouvoir des faits.
Ce soir… édition spéciale.
L’Afrique entre dans une nouvelle ère :celle de l’intelligence artificielle.
Santé, gouvernance, justice, créativité…le continent accélère.
Mais derrière l’innovation… une question essentielle :
 Qui contrôle cette révolution ?
Premier constat :la gouvernance est en retard sur la technologie.
Les cadres existent…les politiques sont écrites…
Mais sur le terrain ? 
Les décisions critiques échappent encore aux systèmes.
Aujourd’hui, peu de dirigeants africainssont réellement préparés aux risques de l’IA.
Et encore moins… dans des situations de crise.
 La vraie gouvernance ne se voit pas sur le papier.Elle se révèle sous pression.
Signal fort du continent :
L’Union africaine désigneAbiy Ahmedcomme figure clé de l’IA en santé.
Objectif :
✔ moderniser les systèmes✔ renforcer la souveraineté✔ accélérer l’innovation
 L’Afrique veut maîtriser sa technologie.Et ne plus la subir.
À Lagos… une nouvelle génération se lève.
Des centaines de développeursrejoignent des réseaux mondiaux d’intelligence artificielle.
Résultat :
 Une explosion de candidatures une soif d’apprentissage une ambition claire
Créer. Innover. Exporter.
Le Nigeria ne veut plus suivre.Il veut diriger.
Mais attention…
Une ligne rouge apparaît.
Aux États-Unis, certains projetsproposent une justice pilotée par l’IA.
Soutenus notamment parPeter Thiel
Décisions automatisées.Arbitrages privés.Justice accélérée.
Mais à quel prix ?
 Une justice sans contrôle démocratique Un pouvoir concentré Une dérive possible
La question est posée :
L’IA peut-elle remplacer… la justice humaine ?
Rythme : optimiste
En Éthiopie, une autre vision émerge.
Des milliers d’étudiants accèdent désormaisà des outils d’intelligence artificielle.
Créer une application…lancer un projet…bâtir une entreprise…
 Sans coder.
C’est une révolution silencieuse.
 L’IA devient un levier d’émancipation.
Et dans le cinéma africain…
Une innovation majeure.
Le doublage par intelligence artificielle.
Des voix plus justes…des émotions respectées…des langues valorisées…
 À coût réduit.
Résultat :
Le cinéma africain peut enfin voyager.
Sans perdre son âme.
L’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie.
C’est un instrument de pouvoir.
Celui qui contrôle les données…contrôle les décisions.
Celui qui conçoit les algorithmes…façonne la réalité.
Alors une question s’impose :
 L’Afrique sera-t-elle actrice…ou dépendante ?
L’enjeu n’est pas technologique.
Il est politique.Il est stratégique.Il est civilisationnel.
C’était Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA.
Une Afrique qui avance.Une Afrique qui crée.Mais une Afrique qui doit… rester souveraine.
RADIOTAMTAM AFRICA est un média indépendant.
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Santé, gouvernance, justice, créativité…le continent accélère.
Mais derrière l’innovation… une question essentielle :
Qui contrôle cette révolution ?
Premier constat :la gouvernance est en retard sur la technologie.
Les cadres existent…les politiques sont écrites…
Mais sur le terrain ? 
Les décisions critiques échappent encore aux systèmes.
Aujourd’hui, peu de dirigeants africainssont réellement préparés aux risques de l’IA.
Et encore moins… dans des situations de crise.
 La vraie gouvernance ne se voit pas sur le papier.Elle se révèle sous pression.
Signal fort du continent :
L’Union africaine désigneAbiy Ahmedcomme figure clé de l’IA en santé.
Objectif :
✔ moderniser les systèmes✔ renforcer la souveraineté✔ accélérer l’innovation
 L’Afrique veut maîtriser sa technologie.Et ne plus la subir.
À Lagos… une nouvelle génération se lève.
Des centaines de développeursrejoignent des réseaux mondiaux d’intelligence artificielle.
Résultat :
 Une explosion de candidatures une soif d’apprentissage une ambition claire
 Créer. Innover. Exporter.
Le Nigeria ne veut plus suivre.Il veut diriger.
Mais attention…
Une ligne rouge apparaît.
Aux États-Unis, certains projetsproposent une justice pilotée par l’IA.
Soutenus notamment parPeter Thiel
Décisions automatisées.Arbitrages privés.Justice accélérée.
Mais à quel prix ?
 Une justice sans contrôle démocratique Un pouvoir concentré Une dérive possible
La question est posée :
L’IA peut-elle remplacer… la justice humaine ?
En Éthiopie, une autre vision émerge.
Des milliers d’étudiants accèdent désormaisà des outils d’intelligence artificielle.
Créer une application…lancer un projet…bâtir une entreprise…
 Sans coder.
C’est une révolution silencieuse.
 L’IA devient un levier d’émancipation.
Et dans le cinéma africain…
Une innovation majeure.
Le doublage par intelligence artificielle.
Des voix plus justes…des émotions respectées…des langues valorisées…
 À coût réduit.
Résultat :
Le cinéma africain peut enfin voyager.
Sans perdre son âme.
L’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie.
C’est un instrument de pouvoir.
Celui qui contrôle les données…contrôle les décisions.
Celui qui conçoit les algorithmes…façonne la réalité.
Alors une question s’impose :
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<p><span>Santé, gouvernance, justice, créativité…<br />le continent accélère.</span></p>
<p><span>Mais derrière l’innovation… <br />une question essentielle :</span></p>
<p><span> Qui contrôle cette révolution ?</span></p>
<p><span>Premier constat :<br />la gouvernance est en retard sur la technologie.</span></p>
<p><span>Les cadres existent…<br />les politiques sont écrites…</span></p>
<p><span>Mais sur le terrain ? </span></p>
<p><span>Les décisions critiques échappent encore aux systèmes.</span></p>
<p><span>Aujourd’hui, peu de dirigeants africains<br />sont réellement préparés aux risques de l’IA.</span></p>
<p><span>Et encore moins… <br />dans des situations de crise.</span></p>
<p><span> La vraie gouvernance ne se voit pas sur le papier.<br />Elle se révèle sous pression.</span></p>
<p><span>Signal fort du continent :</span></p>
<p><span>L’Union africaine désigne<br /><span>Abiy Ahmed</span><br />comme figure clé de l’IA en santé.</span></p>
<p><span>Objectif :</span></p>
<p><span>✔</span><span> moderniser les systèmes<br /></span><span>✔</span><span> renforcer la souveraineté<br /></span><span>✔</span><span> accélérer l’innovation</span></p>
<p><span> L’Afrique veut maîtriser sa technologie.<br />Et ne plus la subir.</span></p>
<p><span>À Lagos… une nouvelle génération se lève.</span></p>
<p><span>Des centaines de développeurs<br />rejoignent des réseaux mondiaux d’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Résultat :</span></p>
<p><span> Une explosion de candidatures<br /></span><span> une soif d’apprentissage<br /></span><span> une ambition claire</span></p>
<p><span>Créer. Innover. Exporter.</span></p>
<p><span>Le Nigeria ne veut plus suivre.<br />Il veut diriger.</span></p>
<p><span>Mais attention…</span></p>
<p><span>Une ligne rouge apparaît.</span></p>
<p><span>Aux États-Unis, certains projets<br />proposent une justice pilotée par l’IA.</span></p>
<p><span>Soutenus notamment par<br /><span>Peter Thiel</span></span></p>
<p><span>Décisions automatisées.<br />Arbitrages privés.<br />Justice accélérée.</span></p>
<p><span>Mais à quel prix ?</span></p>
<p><span> Une justice sans contrôle démocratique<br /></span><span> Un pouvoir concentré<br /></span><span> Une dérive possible</span></p>
<p><span>La question est posée :</span></p>
<p><span>L’IA peut-elle remplacer… la justice humaine ?</span></p>
<p><strong><span>Rythme : optimiste</span></strong></p>
<p><span>En Éthiopie, une autre vision émerge.</span></p>
<p><span>Des milliers d’étudiants accèdent désormais<br />à des outils d’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Créer une application…<br />lancer un projet…<br />bâtir une entreprise…</span></p>
<p><span> Sans coder.</span></p>
<p><span>C’est une révolution silencieuse.</span></p>
<p><span> L’IA devient un levier d’émancipation.</span></p>
<p><span>Et dans le cinéma africain…</span></p>
<p><span>Une innovation majeure.</span></p>
<p><span>Le doublage par intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Des voix plus justes…<br />des émotions respectées…<br />des langues valorisées…</span></p>
<p><span> À coût réduit.</span></p>
<p><span>Résultat :</span></p>
<p><span>Le cinéma africain peut enfin voyager.</span></p>
<p><span>Sans perdre son âme.</span></p>
<p><span>L’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie.</span></p>
<p><span>C’est un instrument de pouvoir.</span></p>
<p><span>Celui qui contrôle les données…<br />contrôle les décisions.</span></p>
<p><span>Celui qui conçoit les algorithmes…<br />façonne la réalité.</span></p>
<p><span>Alors une question s’impose :</span></p>
<p><span> L’Afrique sera-t-elle actrice…<br />ou dépendante ?</span></p>
<p><span>L’enjeu n’est pas technologique.</span></p>
<p><span>Il est politique.<br />Il est stratégique.<br />Il est civilisationnel.</span></p>
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<p><span>Une Afrique qui avance.<br />Une Afrique qui crée.<br />Mais une Afrique qui doit… rester souveraine.</span></p>
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<p><span>L’Afrique entre dans une nouvelle ère :<br />celle de l’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Santé, gouvernance, justice, créativité…<br />le continent accélère.</span></p>
<p><span>Mais derrière l’innovation… <br />une question essentielle :</span></p>
<p><span>Qui contrôle cette révolution ?</span></p>
<p><span>Premier constat :<br />la gouvernance est en retard sur la technologie.</span></p>
<p><span>Les cadres existent…<br />les politiques sont écrites…</span></p>
<p><span>Mais sur le terrain ? </span></p>
<p><span>Les décisions critiques échappent encore aux systèmes.</span></p>
<p><span>Aujourd’hui, peu de dirigeants africains<br />sont réellement préparés aux risques de l’IA.</span></p>
<p><span>Et encore moins… <br />dans des situations de crise.</span></p>
<p><span> La vraie gouvernance ne se voit pas sur le papier.<br />Elle se révèle sous pression.</span></p>
<p><span>Signal fort du continent :</span></p>
<p><span>L’Union africaine désigne<br /><span>Abiy Ahmed</span><br />comme figure clé de l’IA en santé.</span></p>
<p><span>Objectif :</span></p>
<p><span>✔</span><span> moderniser les systèmes<br /></span><span>✔</span><span> renforcer la souveraineté<br /></span><span>✔</span><span> accélérer l’innovation</span></p>
<p><span> L’Afrique veut maîtriser sa technologie.<br />Et ne plus la subir.</span></p>
<p><span>À Lagos… une nouvelle génération se lève.</span></p>
<p><span>Des centaines de développeurs<br />rejoignent des réseaux mondiaux d’intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Résultat :</span></p>
<p><span> Une explosion de candidatures<br /></span><span> une soif d’apprentissage<br /></span><span> une ambition claire</span></p>
<p><span> Créer. Innover. Exporter.</span></p>
<p><span>Le Nigeria ne veut plus suivre.<br />Il veut diriger.</span></p>
<p><span>Mais attention…</span></p>
<p><span>Une ligne rouge apparaît.</span></p>
<p><span>Aux États-Unis, certains projets<br />proposent une justice pilotée par l’IA.</span></p>
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<p><span>Mais à quel prix ?</span></p>
<p><span> Une justice sans contrôle démocratique<br /></span><span> Un pouvoir concentré<br /></span><span> Une dérive possible</span></p>
<p><span>La question est posée :</span></p>
<p><span>L’IA peut-elle remplacer… la justice humaine ?</span></p>
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<p><span>Le doublage par intelligence artificielle.</span></p>
<p><span>Des voix plus justes…<br />des émotions respectées…<br />des langues valorisées…</span></p>
<p><span> À coût réduit.</span></p>
<p><span>Résultat :</span></p>
<p><span>Le cinéma africain peut enfin voyager.</span></p>
<p><span>Sans perdre son âme.</span></p>
<p><span>L’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie.</span></p>
<p><span>C’est un instrument de pouvoir.</span></p>
<p><span>Celui qui contrôle les données…<br />contrôle les décisions.</span></p>
<p><span>Celui qui conçoit les algorithmes…<br />façonne la réalité.</span></p>
<p><span>Alors une question s’impose :</span></p>
<p><span>L’Afrique sera-t-elle actrice…<br />ou dépendante ?</span></p>
<p><span>L’enjeu n’est pas technologique.</span></p>
<p><span>Il est politique.<br />Il est stratégique.<br />Il est civilisationnel.</span></p>
<p><span>C’était <strong><span>Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong>.</span></p>
<p><span>Une Afrique qui avance.<br />Une Afrique qui crée.<br />Mais une Afrique qui doit… rester souveraine.</span></p>
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      <pubDate>Mon, 04 May 2026 23:09:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>RDC : Judith Suminwa prône l'intégration des femmes dans la sécurité nationale</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/rdc-judith-suminwa-prone-l-integration-des-femmes-dans-la-securite-nationale-199</link>
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      <description>Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT — Journaliste indépendante, éditorialiste • RADIOTAMTAM AFRICA
La République Démocratique du Congo franchit une étape historique vers une gouvernance inclusive. Ce lundi 30 mars 2026 à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a clôturé un forum stratégique dédié à l'intégration du genre dans la future Politique de Sécurité Nationale.
« Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires de la sécurité ; elles en sont des actrices de première ligne », a martelé la Cheffe du Gouvernement.
Un diagnostic alarmant sur la représentativité féminine
Malgré les ambitions affichées, les chiffres révèlent un déséquilibre profond au sein des institutions de défense et de sécurité congolaises. Une étude menée par le GCFRSS (Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de sécurité) dans les provinces de Kinshasa, de l'Ituri, de l'Équateur et de la Tshopo souligne une sous-représentation critique :
·         FARDC (Armée) : Seulement 2,13 % de femmes parmi les officiers généraux.
·         PNC (Police) : Une présence féminine dérisoire de 0,2 % des effectifs globaux.
Vers une réforme structurelle du secteur de la sécurité
Organisé au Centre Judo du Commissariat de la PNC à Lingwala, ce forum a réuni le ministère du Genre, la MONUSCO et des figures de la société civile comme Faida Mwangilwa. L'objectif est clair : briser les plafonds de verre au sein de l'ANR, de la DGM et du Conseil National de Sécurité.
Les piliers de la vision de Judith Suminwa
Pour la Première ministre, une politique de sécurité ne peut être "crédible" sans une approche inclusive. Elle a insisté sur le rôle polyvalent des femmes congolaises :
1.     Prévention des conflits et alerte communautaire.
2.     Médiation et reconstruction du tissu social.
3.     Leadership opérationnel dans les postes de commandement.
Des engagements concrets au sommet de l'État
La Première ministre s'est engagée à porter ces recommandations directement en Conseil des ministres. Parmi les mesures phares attendues par les organisations de défense des droits des femmes :
·         La levée des barrières administratives au recrutement.
·         La nomination de femmes compétentes à des postes de décision.
·         L'institutionnalisation du genre dans les réformes de la défense.
Cette volonté politique marque un tournant pour la RDC, positionnant le pays comme un modèle potentiel de l'agenda "Femmes, Paix et Sécurité" en Afrique centrale.
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      <content:encoded><![CDATA[<span>Par </span><strong><span>Félicité Amaneyâ Râ VINCENT</span></strong><span> — Journaliste indépendante, éditorialiste • RADIOTAMTAM AFRICA</span>
<p><span>La République Démocratique du Congo franchit une étape historique vers une gouvernance inclusive. Ce lundi 30 mars 2026 à Kinshasa, la Première ministre <b>Judith Suminwa Tuluka</b> a clôturé un forum stratégique dédié à l'intégration du genre dans la future <b>Politique de Sécurité Nationale</b>.</span></p>
<p><span>« Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires de la sécurité ; elles en sont des actrices de première ligne », a martelé la Cheffe du Gouvernement.</span></p>
<span>Un diagnostic alarmant sur la représentativité féminine</span>
<p><span>Malgré les ambitions affichées, les chiffres révèlent un déséquilibre profond au sein des institutions de défense et de sécurité congolaises. Une étude menée par le <b>GCFRSS</b> (Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de sécurité) dans les provinces de Kinshasa, de l'Ituri, de l'Équateur et de la Tshopo souligne une sous-représentation critique :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><b><span>FARDC (Armée) :</span></b><span> Seulement <b>2,13 %</b> de femmes parmi les officiers généraux.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><b><span>PNC (Police) :</span></b><span> Une présence féminine dérisoire de <b>0,2 %</b> des effectifs globaux.</span></p>
<span>Vers une réforme structurelle du secteur de la sécurité</span>
<p><span>Organisé au Centre Judo du Commissariat de la PNC à <b>Lingwala</b>, ce forum a réuni le ministère du Genre, la <b>MONUSCO</b> et des figures de la société civile comme <b>Faida Mwangilwa</b>. L'objectif est clair : briser les plafonds de verre au sein de l'ANR, de la DGM et du Conseil National de Sécurité.</span></p>
<span>Les piliers de la vision de Judith Suminwa</span>
<p><span>Pour la Première ministre, une politique de sécurité ne peut être "crédible" sans une approche inclusive. Elle a insisté sur le rôle polyvalent des femmes congolaises :</span></p>
<p><span><span>1.<span>     </span></span></span><b><span>Prévention des conflits</span></b><span> et alerte communautaire.</span></p>
<p><span><span>2.<span>     </span></span></span><b><span>Médiation</span></b><span> et reconstruction du tissu social.</span></p>
<p><span><span>3.<span>     </span></span></span><b><span>Leadership opérationnel</span></b><span> dans les postes de commandement.</span></p>
<span>Des engagements concrets au sommet de l'État</span>
<p><span>La Première ministre s'est engagée à porter ces recommandations directement en <b>Conseil des ministres</b>. Parmi les mesures phares attendues par les organisations de défense des droits des femmes :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>La levée des barrières administratives au recrutement.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>La nomination de femmes compétentes à des postes de décision.</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>L'institutionnalisation du genre dans les réformes de la défense.</span></p>
<p><span>Cette volonté politique marque un tournant pour la RDC, positionnant le pays comme un modèle potentiel de l'agenda "Femmes, Paix et Sécurité" en Afrique centrale.</span></p>
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      <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 19:35:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>RDC : Judith Suminwa prône l'intégration des femmes dans la sécurité nationale</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA</title>
      <link>https://radiotamtam.org/podcasts/le-grand-journal-radiotamtam-africa-191</link>
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      <description>
LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA
 18 mars 2026   •    Durée : ~10 minutes

Bonjour à toutes et à tous.
Depuis Bezons, aux portes de Paris,vous écoutez RADIOTAMTAM AFRICA.
Bienvenue dans Le Grand Journal.
Dix minutes pour comprendrel’essentiel de l’actualité africaineet internationale.
Avec rigueur.Avec indépendance.Et sans détour.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ Vincent.Et voici les titres.
ACTUALITÉ AFRICAINE
GABON – TOURNANT STRATÉGIQUE
Au Gabon, une décision présidentielle vient de marquer un tournant majeur dans l’appareil sécuritaire.
Selon le média spécialisé Africa Intelligence,le président Brice Clotaire Oligui Nguemaa mis fin aux fonctions de Jean-Charles Solon,figure clé du système d’écoutes présidentiel.
Depuis plus de treize ans,cet expert français supervisait le Silam,un dispositif stratégique d’interceptionau cœur du renseignement gabonais.
 Mais pour la première fois,ce système sensible passe sous contrôle national.
Le président a nomméle général Bernard Gnamankala,figure du renseignement gabonais.
 Une décision hautement symbolique :
➡️ Elle marque une volonté claire :reprendre le contrôle souverain des outils de surveillance
➡️ Et redéfinir les équilibresdans la coopération sécuritaire avec la France
UNE NOUVELLE STRATÉGIE DIPLOMATIQUE
Libreville ne rompt pas… mais rééquilibre.
Le Gabon renforce ses liens avec :
·         la France
·         les Émirats arabes unis
·         et d’autres partenaires internationaux
Objectif :
construire un multilatéralisme pragmatiquediversifier ses alliancessécuriser son autonomie stratégique
 CONGO – PRESSION FINANCIÈRE
En République du Congo,l’État devra rembourser plus de 2 000 milliards de FCFA en 2026.
Une dette majoritairement intérieure,liée aux obligations du Trésor.
➡️ Un défi majeur pour les finances publiques➡️ Et un test de stabilité économique
POLITIQUE – RÉÉLECTION
Le président Denis Sassou Nguessoa été réélu dès le premier touravec plus de 94 % des voix.
 Un résultat massifqui relance les débats sur :
·         la gouvernance
·         la démocratie
·         et l’alternance politique
SOUDAN DU SUD – CAP SUR 2026
Le président Salva Kiirannonce la tenue d’élections législativesen décembre 2026.
Un rendez-vous crucialpour la stabilité politique du pays
CÔTE D’IVOIRE – MÉMOIRE ET RESTITUTION
Moment historique.
Le tambour sacré Djidji Ayôkwèa été restitué à la Côte d’Ivoire par la France.
Après huit années de négociations.
 Un symbole fort :
➡️ Justice➡️ mémoire➡️ réappropriation culturelle
TANZANIE – GESTE FORT
La présidente Samia Suluhu Hassana adopté un nourrisson abandonné.
Un geste personnel, mais aussi politique.
Message clair :
« Les enfants sont notre avenir. »
ACTUALITÉ INTERNATIONALE
·       Donald Trump reporte sa visite en Chineen raison des tensions avec l’Iran
·          Emmanuel Macron affirme : la France n’interviendra pas dans le détroit d’Ormuz
·       La Russie profite de la hausse du pétrolepour renforcer ses recettes budgétaires
⏳ FLASHBACK HISTORIQUE
Il y a 48 ans…
Le pétrolier Amoco Cadizs’échouait en Bretagne.
220 000 tonnes de pétrole déversées350 kilomètres de côtes polluées
Une des plus grandes catastrophes écologiques françaises.
DÉMOGRAPHIE – CHIFFRE CLÉ
Si 100 bébés naissaient aujourd’hui :
·         47 en Asie
·         38 en Afrique
·         15 dans le reste du monde
 Une tendance claire :
 L’avenir démographique du mondese joue entre l’Asie et l’Afrique
LA PENSÉE DU JOUR
Trois clés pour décider avec clarté :
✔️ Arrêter l’excès d’information✔️ Fixer une échéance✔️ Décider le matin
 Parce qu’une décision vaut mieuxqu’une hésitation permanente.
C’était Le Grand Journalde RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous avoir suivis.
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 </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<span>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA</span>
 18 mars 2026   •    Durée : ~10 minutes

<p><span>Bonjour à toutes et à tous.</span></p>
<p><span>Depuis Bezons, aux portes de Paris,<br />vous écoutez </span><strong><span>RADIOTAMTAM AFRICA</span></strong><span>.</span></p>
<p><span>Bienvenue dans </span><strong><span>Le Grand Journal</span></strong><span>.</span></p>
<p><span>Dix minutes pour comprendre<br />l’essentiel de l’actualité africaine<br />et internationale.</span></p>
<p><span>Avec rigueur.<br />Avec indépendance.<br />Et sans détour.</span></p>
<p><span>Je suis </span><strong><span>Félicité Amaneyâ Râ Vincent</span></strong><span>.<br />Et voici les titres.</span></p>
<strong><span>ACTUALITÉ AFRICAINE</span></strong>
<strong><span>GABON – TOURNANT STRATÉGIQUE</span></strong>
<p><span>Au Gabon, une décision présidentielle vient de marquer un tournant majeur dans l’appareil sécuritaire.</span></p>
<p><span>Selon le média spécialisé <em><span>Africa Intelligence</span></em>,<br />le président </span><strong><span>Brice Clotaire Oligui Nguema</span></strong><span><br />a mis fin aux fonctions de </span><strong><span>Jean-Charles Solon</span></strong><span>,<br />figure clé du système d’écoutes présidentiel.</span></p>
<p><span>Depuis plus de treize ans,<br />cet expert français supervisait le </span><strong><span>Silam</span></strong><span>,<br />un dispositif stratégique d’interception<br />au cœur du renseignement gabonais.</span></p>
<p><span> Mais pour la première fois,<br />ce système sensible passe sous contrôle national.</span></p>
<p><span>Le président a nommé<br />le général </span><strong><span>Bernard Gnamankala</span></strong><span>,<br />figure du renseignement gabonais.</span></p>
<p><span> Une décision hautement symbolique :</span></p>
<p><span>➡</span><span>️</span><span> Elle marque une volonté claire :<br /></span><strong><span>reprendre le contrôle souverain des outils de surveillance</span></strong><span></span></p>
<p><span>➡</span><span>️</span><span> Et redéfinir les équilibres<br />dans la coopération sécuritaire avec la France</span></p>
<strong><span>UNE NOUVELLE STRATÉGIE DIPLOMATIQUE</span></strong>
<p><span>Libreville ne rompt pas… mais rééquilibre.</span></p>
<p><span>Le Gabon renforce ses liens avec :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la France</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>les Émirats arabes unis</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>et d’autres partenaires internationaux</span></p>
<p><span>Objectif :</span></p>
<p><span>construire un </span><strong><span>multilatéralisme pragmatique</span></strong><span><br /></span><span>diversifier ses alliances<br /></span><span>sécuriser son autonomie stratégique</span></p>
<strong><span><span> </span></span><span>CONGO – PRESSION FINANCIÈRE</span></strong>
<p><span>En République du Congo,<br />l’État devra rembourser plus de </span><strong><span>2 000 milliards de FCFA</span></strong><span> en 2026.</span></p>
<p><span>Une dette majoritairement intérieure,<br />liée aux obligations du Trésor.</span></p>
<p><span>➡</span><span>️</span><span> Un défi majeur pour les finances publiques<br /></span><span>➡</span><span>️</span><span> Et un test de stabilité économique</span></p>
<strong><span>POLITIQUE – RÉÉLECTION</span></strong>
<p><span>Le président </span><strong><span>Denis Sassou Nguesso</span></strong><span><br />a été réélu dès le premier tour<br />avec plus de </span><strong><span>94 % des voix</span></strong><span>.</span></p>
<p><span> Un résultat massif<br />qui relance les débats sur :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la gouvernance</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>la démocratie</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>et l’alternance politique</span></p>
<strong><span>SOUDAN DU SUD – CAP SUR 2026</span></strong>
<p><span>Le président </span><strong><span>Salva Kiir</span></strong><span><br />annonce la tenue d’élections législatives<br />en décembre 2026.</span></p>
<p><span>Un rendez-vous crucial<br />pour la stabilité politique du pays</span></p>
<strong><span>CÔTE D’IVOIRE – MÉMOIRE ET RESTITUTION</span></strong>
<p><span>Moment historique.</span></p>
<p><span>Le </span><strong><span>tambour sacré Djidji Ayôkwè</span></strong><span><br />a été restitué à la Côte d’Ivoire par la France.</span></p>
<p><span>Après huit années de négociations.</span></p>
<p><span> Un symbole fort :</span></p>
<p><span>➡</span><span>️</span><span> Justice<br /></span><span>➡</span><span>️</span><span> mémoire<br /></span><span>➡</span><span>️</span><span> réappropriation culturelle</span></p>
<strong><span>TANZANIE – GESTE FORT</span></strong>
<p><span>La présidente </span><strong><span>Samia Suluhu Hassan</span></strong><span><br />a adopté un nourrisson abandonné.</span></p>
<p><span>Un geste personnel, mais aussi politique.</span></p>
<p><span>Message clair :</span></p>
<p><strong><span>« Les enfants sont notre avenir. »</span></strong><span></span></p>
<strong><span>ACTUALITÉ INTERNATIONALE</span></strong>
<p><span><span>·<span>       </span></span></span><strong><span>Donald Trump</span></strong><span> reporte sa visite en Chine<br />en raison des tensions avec l’Iran</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span> </span><strong><span>Emmanuel Macron</span></strong><span> affirme :<br /></span><span> la France n’interviendra pas dans le détroit d’Ormuz</span></p>
<p><span><span>·<span>       </span></span></span><span>La Russie profite de la hausse du pétrole<br />pour renforcer ses recettes budgétaires</span></p>
<strong><span>⏳</span><span>FLASHBACK HISTORIQUE</span></strong>
<p><span>Il y a 48 ans…</span></p>
<p><span>Le pétrolier </span><strong><span>Amoco Cadiz</span></strong><span><br />s’échouait en Bretagne.</span></p>
<p><span>220 000 tonnes de pétrole déversées<br /></span><span>350 kilomètres de côtes polluées</span></p>
<p><span>Une des plus grandes catastrophes écologiques françaises.</span></p>
<strong><span>DÉMOGRAPHIE – CHIFFRE CLÉ</span></strong>
<p><span>Si 100 bébés naissaient aujourd’hui :</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>47 en Asie</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>38 en Afrique</span></p>
<p><span><span>·<span>         </span></span></span><span>15 dans le reste du monde</span></p>
<p><span> Une tendance claire :</span></p>
<p><span> L’avenir démographique du monde<br />se joue entre </span><strong><span>l’Asie et l’Afrique</span></strong><span></span></p>
<strong><span>LA PENSÉE DU JOUR</span></strong>
<p><span>Trois clés pour décider avec clarté :</span></p>
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      <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 23:07:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>LE GRAND JOURNAL - RADIOTAMTAM AFRICA</title>
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      <description>
LE GRAND JOURNAL – RADIOTAMTAM AFRICA
Bonjour à toutes et à tous.
Depuis Bezons, aux portes de Paris,vous écoutez RADIOTAMTAM AFRICA.
Bienvenue dans Le Grand Journal.
Dix minutes pour comprendrel’essentiel de l’actualité africaineet internationale.
Avec rigueur.Avec indépendance.Et sans détour.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ Vincent.
Et voici les titres.
LES TITRES
Dans l’actualité :
▪ Dix ans après la présidentielle gabonaise de 2016, une enquête relance les interrogations sur les violences postélectorales.
▪ Au Zimbabwe, les entreprises étrangères devront s’associer à des investisseurs locaux… ou quitter certains secteurs d’ici 2027.
▪ Maurice pourrait attaquer le Royaume-Uni en justice dans le dossier sensible de l’archipel des Chagos.
▪ Au Burkina Faso, réforme foncière et recrutement massif de fonctionnaires.
▪ Et sur le plan international, la hausse du prix du pétrole ravive les inquiétudes sur l’économie mondiale.
GABON
Nous ouvrons ce journal au Gabon.
Dix ans après la crise postélectorale de 2016,de nouvelles révélations viennent relancer les interrogations.
Le magazine Marianne évoque le rôle que la diplomatie française aurait pu jouer dans une enquête judiciaire liée à l’attaque du quartier général de l’opposant Jean Ping.
Pour rappel :
En août 2016, la réélection contestée d’Ali Bongo plonge le pays dans une crise politique majeure.
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre,le siège de campagne de Jean Ping est pris pour cible lors d’une opération sécuritaire spectaculaire.
Selon plusieurs témoignages,le bâtiment aurait été attaqué par hélicoptèreavant l’intervention d’hommes armés.
Le bilan évoqué à l’époque parle de nombreux blesséset de plusieurs dizaines de morts présumés.
Depuis, la justice française a ouvert une enquête après des plaintes déposées par des victimes.
Mais selon les révélations publiées récemment,sur 315 documents demandés par les magistrats,seuls 35 auraient été transmis par le Quai d’Orsay.
Cette coopération partielle relance le débat entre :
Justiceet raison d’État.
Une affaire sensibledans les relations entre Paris et Libreville.
ZIMBABWE
Direction maintenant le Zimbabwe.
Le gouvernement veut renforcer la participation économique des citoyens dans certains secteurs.
D’ici 2027,les entreprises étrangères devront :
soit s’associer à des investisseurs locaux,soit cesser leurs activités.
Une politique qui s’inscrit dans la loi visant à renforcer la souveraineté économique nationale.
MAURICE
Maurice pourrait engager une action judiciaire contre le Royaume-Uni.
En cause : le dossier de l’archipel des Chagos.
Bien qu’un accord de transfert de souveraineté ait été signé en 2025,Londres tarde toujours à le ratifier.
L’archipel abrite notamment la base militaire stratégique de Diego Garcia,utilisée par les États-Unis.
Un dossier qui illustre les tensions entre souveraineté nationale et intérêts géopolitiques.
BURKINA FASO
Au Burkina Faso, le gouvernement annonce deux décisions majeures.
Premièrement : une réforme foncière.
Le délai de mise en valeur des terrains passe de 5 à 8 ans,et il sera désormais interdit de posséder plus d’un terrain par région.
Deuxièmement :un recrutement massif dans la fonction publique.
Plus de 15 500 agents seront recrutés en 2026.
Objectif :
Renforcer l’administrationet soutenir le développement du pays.
ÉNERGIE MONDIALE
Enfin, sur le plan international,le prix du pétrole continue de grimper.
Le baril de Brent dépasse désormais 87 dollars.
Selon certains analystes,si la navigation était perturbée dans le détroit d’Ormuz,
le prix du pétrole pourrait atteindre150 dollars le baril.
Un scénario qui inquiète les marchéset pourrait peser sur l’économie mondiale.
LA PENSÉE DU JOUR
Avant de refermer ce journal…
Voici la pensée du jour.
Prends le temps de fleurir.
La chenille ne devient pas papillon en un jour.
Ce qui te semble lent aujourd’huiprépare peut-être ta transformation de demain.
Alors prends le temps de devenirce que tu es appelé à être.
C’était Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA.
Merci de nous avoir suivis.
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<span>Bonjour à toutes et à tous.</span>
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<p><span>Bienvenue dans <strong><span>Le Grand Journal.</span></strong></span></p>
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<p><span>Et voici les titres.</span></p>
<span><strong>LES TITRES</strong></span>
<p><span>Dans l’actualité :</span></p>
<p><span>▪ Dix ans après la présidentielle gabonaise de 2016, une enquête relance les interrogations sur les violences postélectorales.</span></p>
<p><span>▪ Au Zimbabwe, les entreprises étrangères devront s’associer à des investisseurs locaux… ou quitter certains secteurs d’ici 2027.</span></p>
<p><span>▪ Maurice pourrait attaquer le Royaume-Uni en justice dans le dossier sensible de l’archipel des Chagos.</span></p>
<p><span>▪ Au Burkina Faso, réforme foncière et recrutement massif de fonctionnaires.</span></p>
<p><span>▪ Et sur le plan international, la hausse du prix du pétrole ravive les inquiétudes sur l’économie mondiale.</span></p>
<span><strong>GABON</strong></span>
<p><span>Nous ouvrons ce journal au Gabon.</span></p>
<p><span>Dix ans après la crise postélectorale de 2016,<br />de nouvelles révélations viennent relancer les interrogations.</span></p>
<p><span>Le magazine <strong><span>Marianne</span></strong> évoque le rôle que la diplomatie française aurait pu jouer dans une enquête judiciaire liée à l’attaque du quartier général de l’opposant Jean Ping.</span></p>
<p><span>Pour rappel :</span></p>
<p><span>En août 2016, la réélection contestée d’Ali Bongo plonge le pays dans une crise politique majeure.</span></p>
<p><span>Dans la nuit du 31 août au 1er septembre,<br />le siège de campagne de Jean Ping est pris pour cible lors d’une opération sécuritaire spectaculaire.</span></p>
<p><span>Selon plusieurs témoignages,<br />le bâtiment aurait été attaqué par hélicoptère<br />avant l’intervention d’hommes armés.</span></p>
<p><span>Le bilan évoqué à l’époque parle de nombreux blessés<br />et de plusieurs dizaines de morts présumés.</span></p>
<p><span>Depuis, la justice française a ouvert une enquête après des plaintes déposées par des victimes.</span></p>
<p><span>Mais selon les révélations publiées récemment,<br />sur <strong><span>315 documents demandés par les magistrats</span></strong>,<br />seuls <strong><span>35 auraient été transmis par le Quai d’Orsay</span></strong>.</span></p>
<p><span>Cette coopération partielle relance le débat entre :</span></p>
<p><span>Justice<br />et raison d’État.</span></p>
<p><span>Une affaire sensible<br />dans les relations entre Paris et Libreville.</span></p>
<span><strong>ZIMBABWE</strong></span>
<p><span>Direction maintenant le Zimbabwe.</span></p>
<p><span>Le gouvernement veut renforcer la participation économique des citoyens dans certains secteurs.</span></p>
<p><span>D’ici <strong><span>2027</span></strong>,<br />les entreprises étrangères devront :</span></p>
<p><span>soit s’associer à des investisseurs locaux,<br />soit cesser leurs activités.</span></p>
<p><span>Une politique qui s’inscrit dans la loi visant à renforcer la souveraineté économique nationale.</span></p>
<span>MAURICE</span>
<p><span>Maurice pourrait engager une action judiciaire contre le Royaume-Uni.</span></p>
<p><span>En cause : le dossier de l’archipel des <strong><span>Chagos</span></strong>.</span></p>
<p><span>Bien qu’un accord de transfert de souveraineté ait été signé en 2025,<br />Londres tarde toujours à le ratifier.</span></p>
<p><span>L’archipel abrite notamment la base militaire stratégique de <strong><span>Diego Garcia</span></strong>,<br />utilisée par les États-Unis.</span></p>
<p><span>Un dossier qui illustre les tensions entre souveraineté nationale et intérêts géopolitiques.</span></p>
<span>BURKINA FASO</span>
<p><span>Au Burkina Faso, le gouvernement annonce deux décisions majeures.</span></p>
<p><span>Premièrement : une <strong><span>réforme foncière</span></strong>.</span></p>
<p><span>Le délai de mise en valeur des terrains passe de <strong><span>5 à 8 ans</span></strong>,<br />et il sera désormais interdit de posséder plus d’un terrain par région.</span></p>
<p><span>Deuxièmement :<br />un <strong><span>recrutement massif dans la fonction publique</span></strong>.</span></p>
<p><span>Plus de <strong><span>15 500 agents</span></strong> seront recrutés en 2026.</span></p>
<p><span>Objectif :</span></p>
<p><span>Renforcer l’administration<br />et soutenir le développement du pays.</span></p>
<span>ÉNERGIE MONDIALE</span>
<p><span>Enfin, sur le plan international,<br />le prix du pétrole continue de grimper.</span></p>
<p><span>Le baril de Brent dépasse désormais <strong><span>87 dollars</span></strong>.</span></p>
<p><span>Selon certains analystes,<br />si la navigation était perturbée dans le détroit d’Ormuz,</span></p>
<p><span>le prix du pétrole pourrait atteindre<br /><strong><span>150 dollars le baril</span></strong>.</span></p>
<p><span>Un scénario qui inquiète les marchés<br />et pourrait peser sur l’économie mondiale.</span></p>
<span>LA PENSÉE DU JOUR</span>
<p><span>Avant de refermer ce journal…</span></p>
<p><span>Voici la pensée du jour.</span></p>
<p><strong><span>Prends le temps de fleurir.</span></strong><span></span></p>
<p><span>La chenille ne devient pas papillon en un jour.</span></p>
<p><span>Ce qui te semble lent aujourd’hui<br />prépare peut-être ta transformation de demain.</span></p>
<p><span>Alors prends le temps de devenir<br />ce que tu es appelé à être.</span></p>
<p><span>C’était <strong><span>Le Grand Journal de RADIOTAMTAM AFRICA.</span></strong></span></p>
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<p><strong><span>Est une force.</span></strong><span></span></p>
<p><span>Je vous donne rendez-vous demain<br />pour une nouvelle édition du Grand Journal.</span></p>
<p><span>Excellente journée à toutes et à tous.</span></p>
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      <pubDate>Fri, 06 Mar 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
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