Une enquête sur ce qui s'est réellement passé à la compagnie d'électricité d'Afrique du Sud
L'ancien patron de la société énergétique nationale sud-africaine, Eskom, a refusé de nommer le ministre et homme politique qui aurait toléré sa corruption. André de Ruyter, qui répondait aux questions des législateurs par liaison vidéo en raison de menaces de mort à son encontre, a évoqué des risques sécuritaires et juridiques. Quelques mois après que de Ruyter a allégué que quelqu'un avait tenté de l'empoisonner en mettant du cyanure dans son café à son bureau, il s'est engagé dans une interview avec une chaîne d'information locale. Sa comparution devant le Comité permanent des comptes publics du Parlement découle de ce qu'il a révélé alors sur le niveau de corruption à Eskom. De Ruyter a déclaré au comité dans un affidavit cette semaine que, selon son estimation, la société perd environ 54 millions de dollars par mois à cause de la corruption. Il a qualifié ce chiffre d'"estimation prudente" basée sur les pertes qui ont été portées à son attention. Bien qu'il se soit vu offrir le privilège parlementaire mercredi, de Ruyter n'était pas disposé à nommer le politicien qui, selon lui, est impliqué dans la corruption, ni le ministre du gouvernement qui, selon lui, la tolère.
SOURCE : VOA |