RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force.
Samedi 31 octobre 2026
19 h 00 — EN DIRECT
Présentation :
Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
Depuis Bezons, en Île-de-France
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à toutes les Africaines et à tous les Africains, et bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA et merci de nous retrouver pour cette nouvelle édition de la Revue de presse des médias africains.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France, pour vous proposer un regard panafricain sur les événements qui façonnent notre continent et influencent son avenir.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Ce soir, nous revenons sur les informations de ces derniers jours à travers une sélection de médias africains et internationaux.
Derrière les titres, les déclarations et les décisions, il y a des populations, des familles, des aspirations et des conséquences concrètes. Notre rôle est de les rendre visibles, en distinguant les faits établis, les annonces officielles et les accusations.
À LA UNE CE SOIR
— Tchad : Paris et N’Djamena poursuivent leur rapprochement en matière de défense.
— Mali : RFI rapporte des destructions de bétail attribuées à l’armée malienne et à ses partenaires russes.
— Cameroun : des familles demandent des réponses sur les filières de recrutement vers l’armée russe.
— République démocratique du Congo : la coalition C64 porte son appel au dialogue national à Bruxelles.
— Sénégal : Dakar accueille les Jeux olympiques de la jeunesse, un rendez-vous majeur pour le sport africain.
Et maintenant, place à notre revue de presse.
1. TCHAD — PARIS ET N’DJAMENA REDÉFINISSENT LEUR COOPÉRATION MILITAIRE
Selon Africanews, avec l’AFP.
La France et le Tchad poursuivent leur rapprochement en matière de défense.
Selon Africanews, qui reprend une dépêche de l’AFP, l’armée française a annoncé une prochaine escale au Tchad de deux avions de chasse Mirage 2000 et d’un avion de transport CASA. Des activités de formation doivent accompagner ce passage.
Cette annonce intervient après la dénonciation, par le Tchad, de son accord de coopération militaire avec la France en 2024, puis le retrait des forces françaises.
Les deux capitales cherchent désormais à définir les nouvelles bases de leur relation. Le média inscrit cette évolution dans le prolongement des échanges entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron.
Il faut toutefois distinguer une escale accompagnée de formations d’une installation militaire permanente. L’annonce rapportée ne permet pas, à elle seule, de conclure au retour durable des troupes françaises.
Pour les citoyens tchadiens, les questions restent celles des objectifs de cette coopération, de sa durée et des engagements pris par chaque partenaire.
Restons dans le Sahel, où la protection des populations et de leurs moyens de subsistance demeure une préoccupation centrale.
2. MALI — DES DESTRUCTIONS DE BÉTAIL RAPPORTÉES PRÈS DE DIÉMA
Selon RFI.
Au Mali, RFI rapporte que plus de deux cents animaux auraient été tués le 28 octobre à Mangara, dans la zone de Diéma.
Le média attribue ces destructions à l’armée malienne et à ses partenaires russes de l’Africa Corps. Des habitations auraient également été incendiées.
Ces accusations doivent rester attribuées à leur source. Les éléments réunis dans notre dossier ne permettent pas de les confirmer de manière indépendante ni de présenter la réponse des forces mises en cause.
RFI évoque un autre épisode similaire survenu une semaine auparavant dans la même zone.
Pour les familles d’éleveurs, le troupeau représente bien davantage qu’un patrimoine : il fournit des revenus, de la nourriture et les moyens de poursuivre une activité.
La destruction de ces ressources peut donc aggraver durablement la précarité des communautés concernées.
La présence de groupes armés dans une région ne dispense pas de protéger les civils et leurs biens. Documenter les circonstances et établir les responsabilités reste indispensable.
Au Cameroun, d’autres familles se mobilisent pour connaître le sort de leurs proches.
3. CAMEROUN — DES FAMILLES DÉNONCENT DES FILIÈRES DE RECRUTEMENT VERS L’ARMÉE RUSSE
Selon Africanews.
Au Cameroun, le collectif « Ramenez nos fils et nos frères » a organisé, selon Africanews, une marche pacifique vers l’ambassade de Russie le 28 octobre.
Les familles demandent aux autorités camerounaises et russes d’enquêter sur des filières de recrutement présentées comme clandestines.
Certaines affirment que leurs proches seraient partis en Russie avec la promesse d’un emploi avant de se retrouver engagés dans la guerre en Ukraine.
Le média cite également un rapport du collectif All Eyes on Wagner sur le recrutement de ressortissants africains. Les chiffres avancés nécessitent un examen de la méthode et de la période étudiée avant leur reprise.
Pour les familles, les demandes sont concrètes : localiser leurs proches, obtenir des informations sur leur situation et examiner les possibilités de retour.
Cette affaire pose aussi la question de la responsabilité des intermédiaires et des conditions dans lesquelles les engagements ont été conclus.
Passons maintenant à la Corne de l’Afrique.
4. ÉTHIOPIE — UNE ANNONCE DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS MILITAIRES
Selon l’Agence de presse africaine, APA.
L’Agence de presse africaine rapporte une déclaration du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed annonçant la réception de douze avions de combat russes Su-35.
Le même article évoque la livraison ultérieure de quatre systèmes de défense aérienne S-400.
Ces éléments doivent être présentés comme une annonce des autorités éthiopiennes. Notre dossier ne contient pas de confirmation indépendante du matériel effectivement livré.
Selon APA, Abiy Ahmed présente ce renforcement comme un moyen de consolider la sécurité nationale et de dissuader une agression.
Le montant de l’accord et le calendrier précis des livraisons antiaériennes ne sont pas indiqués dans le texte transmis.
Dans une région traversée par des tensions, ces annonces soulèvent plusieurs questions : les équilibres militaires, les dépenses publiques et les perspectives de règlement diplomatique des différends.
Direction les Grands Lacs, avec les démarches internationales de l’opposition congolaise.
5. RDC — LA COALITION C64 PORTE SON APPEL AU DIALOGUE À BRUXELLES
Selon RFI.
Une délégation de la coalition d’opposition congolaise C64 a rencontré, le 29 octobre à Bruxelles, des responsables du Service européen pour l’action extérieure, rapporte RFI.
Cette démarche vise à obtenir un soutien européen à l’organisation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.
Martin Fayulu défend le respect de la Constitution. Il rejette les prises de pouvoir par les armes comme les changements anticonstitutionnels.
Il critique également l’attitude de la diplomatie européenne et lui demande davantage de cohérence sur les droits humains et le dialogue politique.
Ces déclarations expriment la position de la coalition. Elles ne constituent pas un accord entre les différents acteurs congolais.
Les questions demeurent celles des participants à un éventuel dialogue, de son cadre et des garanties permettant d’en faire un processus crédible.
Pour les populations, l’attente reste celle d’une amélioration de la sécurité et d’institutions capables de répondre à leurs besoins.
6. RWANDA–ÉTATS-UNIS — UNE DÉCLARATION DE CULPABILITÉ POUR PARJURE ET OBSTRUCTION
Selon la BBC.
Aux États-Unis, la BBC rapporte qu’un jury fédéral de Boston a déclaré Eric Nshimiye coupable de parjure et d’obstruction à la justice.
Cette décision concerne son témoignage dans une précédente procédure judiciaire.
Selon l’accusation, il aurait dissimulé son implication dans le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda.
La distinction juridique est importante : les infractions rapportées sont le parjure et l’obstruction à la justice. Il ne faut donc pas présenter cette décision comme une condamnation américaine pour génocide.
Le texte fourni indique que le prononcé de la peine serait prévu le 26 janvier 2027, une date qui reste à confirmer.
Cette affaire rappelle la portée internationale des procédures liées aux mensonges présumés dans les démarches d’immigration et devant la justice.
Abordons maintenant les préoccupations sanitaires en Afrique centrale.
7. CENTRAFRIQUE–RDC — DES CONTRÔLES SANITAIRES RENFORCÉS RAPPORTÉS SUR L’OUBANGUI
Selon Sahel Intelligence.
Sahel Intelligence rapporte un renforcement des contrôles sanitaires pour les voyageurs arrivant de République démocratique du Congo en République centrafricaine.
Le média évoque notamment le débarcadère de M’Poko Bac, près de Bangui.
Les mesures décrites comprennent le lavage des mains, la prise de température et l’enregistrement des voyageurs, dans un contexte d’inquiétude lié à Ebola.
Le statut de cette alerte et l’étendue de la circulation du virus doivent être confirmés auprès des autorités sanitaires et de l’Organisation mondiale de la santé avant diffusion.
Il convient également de rappeler qu’un renforcement des contrôles préventifs à une frontière ne signifie pas, à lui seul, que des cas ont été détectés dans le pays voisin.
L’enjeu est de prévenir les risques tout en maintenant une information claire pour les voyageurs et les communautés frontalières.
8. SOUDAN DU SUD — RIEK MACHAR CONTESTE LES ACCUSATIONS PORTÉES CONTRE LUI
Selon RFI.
Au Soudan du Sud, RFI revient sur le procès de Riek Machar et de plusieurs membres de son parti.
Il est poursuivi en lien avec les attaques de Nasir, survenues en mars 2025.
Riek Machar rejette les accusations et présente la procédure comme politique. Cette qualification est la sienne et doit être attribuée comme telle.
Selon le média, il conteste avoir ordonné l’attaque de la caserne et affirme avoir cherché à apaiser les tensions.
Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire pèse sur les relations entre les acteurs de l’accord de paix de 2018.
L’enjeu est double : permettre l’établissement des responsabilités dans le respect des droits de la défense et prévenir une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire.
Revenons vers l’Afrique de l’Ouest et les traversées de l’Atlantique.
9. MAURITANIE — LA MARINE ANNONCE L’INTERCEPTION DE 204 MIGRANTS
Selon RFI.
La marine mauritanienne a annoncé avoir intercepté, le 27 octobre, une embarcation transportant 204 personnes qui cherchaient à rejoindre les îles Canaries, rapporte RFI.
Le groupe comprendrait vingt mineurs et dix femmes.
Selon le média, l’embarcation serait partie de Barra, en Gambie. Ses occupants auraient ensuite été conduits à Nouadhibou.
Les conditions d’accueil et les procédures appliquées à chaque personne doivent être distinguées de l’opération menée en mer.
Derrière les chiffres, il y a des trajectoires individuelles, parfois marquées par l’insécurité, la précarité ou l’absence de perspectives.
La protection des personnes, l’accès aux soins et l’examen de leurs besoins restent essentiels.
Nous terminons ce tour d’horizon au Sénégal, avec un rendez-vous consacré à la jeunesse et au sport.
10. SÉNÉGAL — DAKAR ACCUEILLE LES JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE
Selon l’Agence de presse africaine, APA.
La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 est programmée ce samedi 31 octobre au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio, selon APA.
L’événement est annoncé jusqu’au 13 novembre, sur plusieurs sites à Dakar, Diamniadio et Saly.
Cette édition marque la première organisation d’un événement olympique sur le continent africain.
Pour le Sénégal et la jeunesse africaine, ce rendez-vous porte des ambitions sportives, culturelles et éducatives.
Il offre aussi l’occasion de mettre en lumière les talents, les bénévoles et les professionnels mobilisés autour de son organisation.
Au-delà des compétitions, son héritage se mesurera à l’accès des jeunes aux équipements, à la formation et à la pratique sportive.
Note pour la préparation : actualiser ce passage avant le direct selon le déroulement de la cérémonie et confirmer les horaires locaux.
CONCLUSION ÉDITORIALE
De la sécurité au Sahel aux démarches diplomatiques congolaises, des préoccupations des familles camerounaises à la jeunesse réunie au Sénégal, cette sélection rappelle la diversité des réalités africaines.
Elle montre aussi pourquoi l’information doit expliquer les conséquences concrètes des décisions politiques, militaires, sanitaires et sociales.
Notre responsabilité est de nommer les sources, de distinguer les accusations des faits établis et de replacer les populations au cœur de l’actualité.
Merci d’avoir suivi cette Revue de presse des médias africains.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
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