Mardi 13 octobre 2026
20 h 00 — En direct
Présentation :
Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Réalisation : G.-V.
RADIOTAMTAM AFRICA
La Parole est une Force.
Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir l’Afrique, bonsoir à toutes les Africaines et à tous les Africains. Bonsoir à nos diasporas partout dans le monde.
Bienvenue sur RADIOTAMTAM AFRICA pour cette nouvelle édition de la Revue de presse des médias africains.
Nous sommes en direct de notre studio de Bezons, en Île-de-France.
Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.
Ce mardi 13 octobre 2026, nous parcourons la presse africaine et les dépêches internationales pour comprendre les événements qui touchent notre continent.
Derrière chaque information, nous cherchons les faits, leur contexte et leurs conséquences pour les populations. Les déclarations doivent être attribuées, les bilans provisoires présentés avec prudence et les annonces distinguées des résultats.
À la une ce soir :
Nous parlerons également de sécurité au Nigeria, des violences au Soudan du Sud, de la transition malgache, des tensions en mer Rouge et de la recherche contre Ebola en Ouganda.
Et maintenant, place à l’actualité.
Nous ouvrons cette édition en République démocratique du Congo.
Selon Actualité.cd, une déclaration datée du 12 octobre, à Goma, annonce la création du Front pour la refondation de la nation, le FRN, dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Le texte annonce la fin de l’Alliance Fleuve Congo et revendique le recours à la force contre le pouvoir de Kinshasa. Africanews rapporte également la constitution de ce nouveau regroupement autour de Joseph Kabila et de responsables de l’AFC/M23. actualite.cd
Il faut distinguer cette annonce politique de ses effets sur le terrain. Une déclaration de réorganisation ne permet pas, à elle seule, de déterminer comment évolueront les structures militaires et les rapports de commandement.
Pour les populations de l’est du pays, l’enjeu demeure la protection des civils, l’accès à l’aide et la possibilité de retrouver une vie hors des combats.
Quittons les Grands Lacs pour le Soudan, où l’urgence alimentaire s’aggrave.
Selon une alerte de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire, relayée le 12 octobre par l’Organisation mondiale de la santé, le risque de famine augmente dans certaines parties du Grand Darfour et du Grand Kordofan.
Les conflits, les déplacements massifs, la sécheresse et le manque de financement humanitaire se cumulent. L’accès aux soins et à l’eau potable reste extrêmement limité dans plusieurs zones. who.int
Un repère permet de mesurer l’ampleur de la crise : l’analyse couvrant février à mai 2026 estimait à près de 19,5 millions le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou supérieur. Ce chiffre correspond à cette période d’évaluation ; il ne constitue pas un nouveau bilan national d’octobre. Integrated Food Security Phase Classification
Derrière ces données, ce sont des familles privées de nourriture, de revenus et de soins.
L’urgence concerne l’acheminement de l’aide, la protection des personnels humanitaires et le maintien des services essentiels.
Face à cette catastrophe, des acteurs civils poursuivent leurs efforts diplomatiques.
Le Sudan Tribune rapporte qu’une coalition civile soudanaise opposée à la guerre a rencontré, lundi 12 octobre à Addis-Abeba, le mécanisme de haut niveau de l’Union africaine.
L’ancien Premier ministre Abdalla Hamdok et des représentants internationaux ont participé aux consultations.
Selon le responsable de la coalition, Shehab Ibrahim, la proposition repose sur trois démarches parallèles : un cessez-le-feu temporaire, l’acheminement de l’aide humanitaire et un dialogue politique inclusif.
Les participants ont convenu de constituer un comité préparatoire pour organiser les prochaines discussions. sudantribune.com
Il s’agit d’une étape de concertation. Elle ne signifie pas qu’un cessez-le-feu a été accepté par les forces combattantes.
La portée de cette initiative dépendra de sa capacité à associer les acteurs concernés et à produire des engagements applicables sur le terrain.
Au Soudan du Sud voisin, les violences communautaires provoquent également de lourdes pertes.
Selon Associated Press, des affrontements entre groupes armés de communautés rivales ont touché la région de Rumbek, dans l’État de Lakes, vendredi dernier.
Le ministère sud-soudanais de l’Information évoque environ 70 morts, dont quatre soldats. Ce bilan reste à vérifier.
Les structures hospitalières ont été débordées par l’arrivée de blessés. apnews.com
La priorité immédiate est de soigner les victimes et d’empêcher de nouvelles violences.
Dans une région marquée par des cycles de représailles, la médiation locale et la protection des habitants sont essentielles pour éviter que ces affrontements ne se prolongent.
Direction maintenant l’Afrique de l’Ouest.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, alerte sur l’aggravation des déplacements au Burkina Faso, au Mali et au Niger.
Dans une communication du 9 octobre, l’agence fait état de près de quatre millions de personnes déracinées, dont plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d’asile.
Les attaques contre les civils, les chocs climatiques et les difficultés de financement humanitaire aggravent la situation. UNHCR
Ces déplacements bouleversent aussi la vie des communautés d’accueil : accès au logement, à l’eau, aux soins, aux écoles et aux moyens de subsistance.
La réponse doit donc protéger les personnes déplacées tout en accompagnant les territoires qui les accueillent.
Au Nigeria, une attaque rappelle les risques auxquels sont exposés les habitants dans leurs activités quotidiennes.
Selon une dépêche Reuters publiée le 12 octobre, au moins 20 personnes ont été tuées lors d’une attaque contre un convoi de commerçants dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria.
Le convoi, placé sous escorte militaire, se rendait au marché de Nasarawa, dans le secteur de Bukkuyum.
Les informations rapportées reposent notamment sur le témoignage d’un habitant et sur une source militaire. MarketScreener
Cette attaque touche directement la circulation des personnes et les échanges locaux.
Quand se rendre au marché devient dangereux, toute une économie de proximité se fragilise : les commerçants, les producteurs et les familles qui dépendent de ces approvisionnements.
Restons au Nigeria, avec un autre enjeu de sécurité : la manipulation de l’information.
Selon Premium Times et PRNigeria, le chef d’état-major de la Défense, le général Olufemi Oluyede, a mis en garde contre l’utilisation de vidéos fabriquées par intelligence artificielle.
Son message a été présenté le 12 octobre à Abuja, lors de la conférence de l’association nigériane des correspondants de défense.
Il estime que ces contenus peuvent tromper le public, provoquer la panique et compromettre des opérations militaires. premiumtimesng.com
Pour notre rédaction, cette alerte rappelle une exigence : vérifier avant de relayer.
Une image spectaculaire ne suffit pas à établir un fait. Il faut rechercher son origine, sa date, son lieu et des confirmations indépendantes.
Cette vigilance s’applique aussi aux communications officielles. Le rôle du journaliste reste d’informer le public avec indépendance.
Rejoignons maintenant la Corne de l’Afrique.
Selon Reuters et Associated Press, citant l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 139 personnes, dont des enfants, sont mortes dans le naufrage d’une embarcation partie de Djibouti vers le Yémen.
Le bateau transportait plus de 300 personnes. Il a chaviré dans la nuit du 8 au 9 octobre, près d’Obock.
Le bilan communiqué le 11 octobre faisait également état de 84 personnes disparues et d’environ 82 survivants. reuters.com
Ces chiffres restent susceptibles d’évoluer avec les recherches et l’identification des victimes.
Cette tragédie rappelle les dangers de la route migratoire entre la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique.
Derrière chaque victime, il y a une histoire, une famille et, parfois, des proches qui attendent encore des nouvelles.
Dans cette même région, les tensions au Yémen soulèvent aussi des enjeux économiques.
Les analyses consacrées au conflit entre les Houthis et leurs adversaires soulignent l’importance du détroit de Bab el-Mandeb, passage entre la mer Rouge et le golfe d’Aden.
Reuters décrit ce secteur comme un front stratégique du conflit. Les informations publiées ces derniers jours sur le contrôle de certaines positions, notamment autour de l’île de Perim, restent disputées. reuters.com
Pour les économies africaines, les enjeux concernent notamment la sécurité des échanges maritimes et le coût des approvisionnements.
Notre lecture économique est la suivante : des perturbations durables sur ces routes peuvent alourdir les frais de transport et d’assurance, puis peser sur les prix des marchandises importées.
Il convient donc de suivre les conséquences commerciales de cette crise sans présenter comme acquise une fermeture complète du détroit.
Cap maintenant sur Madagascar, où la transition est confrontée aux attentes de la jeunesse.
Dans un article publié le 12 octobre et repris par allAfrica, RFI revient sur l’année écoulée depuis les manifestations de jeunes et le départ d’Andry Rajoelina.
Le média décrit une transition soutenue par l’armée dont les promesses de refondation restent confrontées aux attentes de la population. allAfrica.com
L’enjeu dépasse le changement de dirigeants.
La crédibilité d’une transition se mesure à ses résultats : amélioration de la vie quotidienne, participation citoyenne et perspectives institutionnelles claires.
Les jeunes qui réclament un avenir doivent pouvoir suivre les décisions, comprendre le calendrier et demander des comptes.
Poursuivons avec la recherche médicale en Ouganda.
La London School of Hygiene and Tropical Medicine et l’Université d’Oxford confirment le lancement en Ouganda d’un essai clinique de phase I consacré à un candidat vaccin contre le virus Bundibugyo