OPINION : L’ère des superprofits pour les entreprises mondiales opérant dans le secteur des ressources en Afrique est à son apogée
Après des décennies de mise à l’écart, où les profits de leurs ressources minérales revenaient à des entreprises étrangères et à des dirigeants locaux kleptocrates, les nouveaux dirigeants africains, démocratiques ou autocratiques, veulent une plus grande part du gâteau. Certains veulent y parvenir à la table des négociations, tandis que d’autres emploient des méthodes beaucoup plus brutales. Les multinationales devraient se dépêcher de trouver des moyens durables de partager les risques et les revenus avec les gouvernements, comme elles le font dans des pays comme la Norvège (où les impôts atteignent 78 %) et les Émirats arabes unis. À l’origine de la fermeture du gouvernement contre les impôts au Kenya cette année, les concepts de « décolonialité » sont désormais à l’origine des manifestations de la jeunesse, inspirent les chefs de coup d’État comme ceux du Mali et orientent certaines politiques dans les États démocratiques. Ils sont particulièrement influents dans les pays où d’importantes découvertes de pétrole, de gaz et de minéraux ont été faites, de la Namibie au Mozambique en passant par l’Afrique du Sud. Leur influence a permis de renégocier d’anciens et de nouveaux contrats miniers au Botswana, au Sénégal, en République démocratique du Congo, en Zambie et ailleurs.
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