Yilian Cañizares est l’une des violonistes, chanteuses et compositrices les plus intéressantes de la scène contemporaine.
Sans jamais trahir ses origines, elle mélange dans un style qui lui est devenu propre des rythmes jazz, classiques et afro-cubains avec une voix qui semble venir d’un autre monde. Il existe peu d’artistes, que ce soit sur scène ou en studio, aussi talentueux et polyvalent que Yilian Cañizares.
Née à La Havane et installée en Suisse depuis 20 années, elle voue un grand respect pour le passé, tout en nourrissant une sensibilité tournée vers le futur. Les succès de ses deux albums, «Ochumare» autoproduit en 2013 et «Invocación» produit en 2015 sous la direction de Alê Siqueira (Roberto Fonseca, Omara Portuondo) ont renforcé sa réputation en tant qu’artiste novatrice, capable de s’aventurer au-delà des frontières musicales. L’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur l’a sacrée «révélation de l’année» pour son charisme, les influences qui la caractérisent et la facilité avec laquelle elle chante et joue du violon.
En 2019, elle a publié un nouvel album Erzulie, dédié à la divinité haïtienne de l’amour et de la liberté qui porte le même nom avec sa nouvelle formation Yilian & The Maroons. Enregistré à La Nouvelle-Orléans, le disque est enrichi par la participation d’invités tels que Christian Scott (trompette), Michael League (contrebasse), Bill Laurance (piano), Bobby Sparks (orgue) et Justin Stanton (synthés). Aujourd'hui, en la faveur de la journée mondiale des océans, elle nous offre un nouveau single, Yemayá, pour attirer l'attention sur les dangers qui menacent les océans et les cultures de la planète qui en dépendent.