|
|
1. Les sondages indiquent un nouveau déclin pour l'ANC sud-africain.
Quatre sondages nationaux publiés entre août et mi-octobre 2026 indiquent un déclin du soutien au Congrès national africain (ANC) d'Afrique du Sud, une progression de l'Alliance démocratique (DA) et une relative stagnation du soutien au parti uMkhonto weSizwe (MK). Ces sondages montrent que le soutien à l'ANC a chuté d'au moins six points de pourcentage par rapport à ses 40,2 % obtenus lors des élections de 2024. À l'inverse, la DA a gagné au moins trois points de pourcentage. Ces résultats suggèrent que l'ANC perd de son influence dominante sur la scène politique sud-africaine et pourrait avoir de plus en plus besoin de s'allier à des partis plus petits pour former des coalitions gouvernementales dans certaines municipalités.
|
|
|
2. Le Soudan du Sud enregistre quatre coalitions avant les élections
Le Conseil des partis politiques du Soudan du Sud a enregistré quatre coalitions préélectorales regroupant 25 partis en vue des prochaines élections générales. Ce scrutin, prévu le 22 décembre, sera le premier depuis l'indépendance du pays en 2011. La Coalition pour l'Agenda National est la plus importante avec dix partis, suivie de la Coalition de l'Alliance Nationale des Partis Politiques (six partis), de l'Alliance de l'Opposition du Soudan du Sud (cinq partis) et de l'Alliance Nationale des Partis Politiques (quatre partis). Le président du Conseil, James Akol Zakayo, a confirmé que les groupes avaient rempli les conditions d'enregistrement. Il les a exhortés à finaliser les documents manquants, à obtenir les signatures requises et à effectuer les dépôts légaux avant le 22 octobre. Ces alliances pourraient renforcer la coordination électorale des petits partis, même si leur capacité à être compétitifs dépendra de leur organisation et du contexte électoral.
|
|
|
|
|
3. Comment l'idéologie anti-Tutsi du FDLR persiste
D'anciens officiers supérieurs des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) affirment que l' idéologie anti-Tutsi du groupe était enseignée dans les écoles et l'armée rwandaises avant le génocide de 1994, puis propagée en exil par des soldats et des miliciens ayant fui le pays. L'organisation, fondée en 2000, est issue de réseaux de soldats et de miliciens ayant fui le Rwanda après le génocide. Ces officiers allèguent que les FDLR reçoivent le soutien des autorités congolaises et d'alliés armés locaux, et qu'elles tirent leurs revenus de barrages routiers, de taxes minières, du bois et du charbon de bois. L'idéologie restant profondément ancrée au sein du groupe, son démantèlement exigera des autorités non seulement le désarmement de ses combattants, mais aussi la remise en question de ses convictions, le démantèlement de ses réseaux de financement et la rupture de ses alliances militaires.
|
|
|
4. Les nouvelles lois sud-africaines visent à responsabiliser la fonction publique
L'Afrique du Sud a adopté trois réformes législatives visant à professionnaliser l'administration publique, à renforcer la responsabilité et à améliorer la qualité des services publics. La loi sur la Commission de la fonction publique, promulguée en septembre, complète deux lois modificatives adoptées en 2025. Ensemble, ces mesures clarifient les responsabilités administratives, renforcent le principe du mérite dans les nominations, développent la formation professionnelle et durcissent les dispositions relatives à l'intégrité, notamment en encadrant les activités commerciales des fonctionnaires avec l'État. Les chefs de département se verront confier certains pouvoirs de nomination auparavant dévolus aux ministres, ce qui accentuera l'importance de sélectionner des administrateurs compétents. Ces changements pourraient améliorer la performance de l'État et réduire les risques d'ingérence politique. Toutefois, leur impact dépendra de leur mise en œuvre, de leur application et de la capacité des institutions à traduire ces nouveaux pouvoirs en services de meilleure qualité.
|
|
|
|
|
5. Au Nigéria, le débat sur les subventions aux carburants s'intensifie à l'approche des élections.
La question des subventions sur les carburants au Nigéria est devenue un enjeu central de la prochaine élection présidentielle. Le président Bola Tinubu, candidat à un second mandat en janvier, a supprimé ces subventions en 2023, arguant qu'elles représentaient un gaspillage d'argent public. Ce programme, qualifié d'opaque et de corrompu par les enquêteurs, a coûté 10 milliards de dollars en 2022, soit plus que les budgets cumulés de la santé et de l'éducation. Ce mois-ci, afin d'atténuer la hausse du coût de la vie, M. Tinubu a instauré une réduction temporaire sur l'essence. Ses adversaires ont également promis de soutenir les consommateurs s'ils sont élus. La décision de M. Tinubu de supprimer les subventions est un sujet particulièrement sensible au Nigéria, un récent sondage révélant que plus des deux tiers des électeurs sont favorables au rétablissement d'une forme ou d'une autre de subventions. Quel que soit le vainqueur de l'élection, le choix politique qui en découlera déterminera les finances publiques, le coût de la vie et les priorités économiques du pays pour les quatre années à venir.
|
|
|
6. Mbeki nie avoir bloqué les poursuites judiciaires datant de l'apartheid.
L'ancien président sud-africain Thabo Mbeki a déclaré devant une commission d'enquête judiciaire à Johannesburg n'avoir jamais ordonné, autorisé ni approuvé la suppression d'enquêtes ou de poursuites concernant les crimes commis durant l'apartheid, et n'avoir conclu aucun accord secret pour protéger d'anciens responsables des forces de sécurité. Il a reconnu avoir rencontré d'anciens militaires et policiers, mais a précisé que ces discussions visaient à encourager leur participation à la Commission Vérité et Réconciliation. M. Mbeki a indiqué à la commission que les procureurs devaient expliquer pourquoi certaines affaires qui leur avaient été transmises n'avaient abouti à rien. La commission a reçu environ 7 000 demandes d'amnistie, dont près de 300 ont été transmises au Parquet national pour complément d'enquête et éventuelles poursuites. Cependant, seules quelques-unes ont abouti à des condamnations. Le président Cyril Ramaphosa a mis en place cette commission d'enquête suite à une action en justice intentée par des survivants et leurs proches. Ses conclusions pourraient permettre de déterminer si des ingérences politiques ont entravé le cours de la justice et d'exercer une pression accrue sur les institutions étatiques afin qu'elles résolvent les affaires en suspens.
|
|
|
7. Les États d'Afrique de l'Ouest se tournent vers la coopération bilatérale en matière de sécurité.
Les gouvernements d'Afrique de l'Ouest privilégient de plus en plus les accords bilatéraux de sécurité , les divisions politiques fragilisant la coopération entre la CEDEAO et l'AES. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l'AES, se sont retirés de la CEDEAO en janvier 2025, accentuant les dissensions au sein de l'architecture de sécurité régionale. Néanmoins, ces trois pays ont poursuivi leur coopération bilatérale en matière de sécurité avec leurs voisins. Le Ghana et le Burkina Faso ont signé un accord de défense en août 2026, tandis que le Mali et la Guinée ont renforcé leurs mécanismes de partage de renseignements. Le Sénégal et le Mali ont également maintenu des patrouilles conjointes. Ces initiatives permettent aux gouvernements de faire face aux menaces communes sans attendre un accord politique plus large. Cependant, des lacunes persistent le long des frontières vulnérables, notamment entre le Bénin, le Niger et le Nigéria, où les groupes armés exploitent le manque de coordination. Les analystes estiment que des partenariats bilatéraux flexibles pourraient progressivement reconstruire la coopération régionale en matière de sécurité, à condition que les gouvernements surmontent la méfiance politique et traduisent les accords en opérations conjointes efficaces.
|
|
|
|
|
8. Les tensions entre l'Éthiopie et l'Érythrée font craindre une guerre régionale
Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé la mise en place d'un gouvernement intérimaire au Tigré, lui accordant six mois pour préparer les élections régionales. Cette annonce faisait suite à une offensive menée en septembre par le Front populaire de libération du Tigré (FPLT) et six groupes armés alliés, dont les forces ont été contraintes de se replier. Les combats ont ravivé les inquiétudes quant à l'instabilité régionale et à une possible confrontation entre l'Éthiopie et l'Érythrée voisine. L'Éthiopie accuse l'Érythrée de soutenir l'offensive du FPLT. Asmara a démenti ces accusations, les qualifiant de prétexte d'Addis-Abeba pour attaquer. Des mouvements de troupes ont été signalés près de leur frontière commune. Selon les analystes, un conflit entre les deux pays pourrait perturber la navigation en mer Rouge, menacer le commerce régional et aggraver l'instabilité dans la Corne de l'Afrique, rendant la diplomatie d'une importance stratégique capitale.
|
|
|
9. L'Égypte limite le soutien militaire saoudien à la défense
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que le soutien militaire de l'Égypte à l'Arabie saoudite se limitait à la défense du territoire et des frontières du royaume et n'incluait aucune attaque contre le Yémen. S'exprimant lors du Forum Égypte 2026, M. Sissi a affirmé que la sécurité du Golfe était indissociable des intérêts nationaux de l'Égypte et a réaffirmé l'engagement de son gouvernement en faveur de la sécurité arabe collective. Ses propos interviennent dans un contexte d'escalade des attaques de missiles et de drones menées par les Houthis contre l'Arabie saoudite. En définissant les limites de son engagement militaire, le Caire manifeste sa solidarité avec Riyad tout en cherchant à éviter une implication offensive accrue au Yémen. Cette distinction pourrait influencer la coordination militaire régionale et l'ampleur d'une éventuelle confrontation plus large.
|
|
|
|
|
10. Madagascar suspend les poursuites pour corruption contre l'ancien président
L'Unité anticorruption de Madagascar a suspendu temporairement les poursuites visant l'ancien président Andry Rajoelina, l'ancien Premier ministre Christian Ntsay et d'autres responsables, dans l'attente d'une décision de la Haute Cour constitutionnelle sur sa compétence, compte tenu du statut des accusés. Les principales accusations portées contre ces responsables concernent le détournement présumé de 36 kilogrammes d'or, des soupçons de malversations financières dans le cadre de contrats d'acquisition de mobilier scolaire et la gestion du fonds souverain du pays. D'autres allégations portent sur des faux, des documents falsifiés et du blanchiment d'argent liés au ministère de l'Éducation. La suspension ne préjuge pas de la culpabilité ou de l'innocence des personnes mises en cause, mais elle retarde la mise en cause potentielle de leurs responsabilités dans les affaires impliquant d'anciens hauts fonctionnaires. La décision de la Cour pourrait déterminer le déroulement des enquêtes et mettre à l'épreuve l'indépendance et l'efficacité des institutions anticorruption malgaches.
|
|
|