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1. Les élections en Zambie sont marquées par l'héritage de Lungu.
La Zambie abordait les élections de jeudi avec le président Hakainde Hichilema largement favori pour un second mandat, mais l' héritage politique de son défunt rival , Edgar Lungu, est devenu un atout inattendu pour la campagne. Le décès de Lungu en juin 2025 n'a pas mis fin à leur querelle, une vive dispute concernant ses funérailles ayant terni l'image d'Hichilema auprès de certains électeurs. Le candidat de l'opposition, Brian Mundubile, a fait sienne la mémoire de Lungu, promettant de rapatrier la dépouille de l'ancien président. Son alliance a également accusé le gouvernement de réprimer l'opposition. Hichilema rejette ces accusations, soulignant une plus grande liberté politique qu'auparavant. Sur le plan économique, son gouvernement a permis de réduire l'inflation, d'instaurer la gratuité de l'enseignement et d'améliorer les perspectives d'investissement, notamment dans le secteur du cuivre. Cependant, la hausse du coût de la vie fait que de nombreux électeurs n'ont pas ressenti les effets de la reprise. L'élection oppose donc les progrès macroéconomiques aux difficultés du quotidien, la controverse autour de Lungu influençant également la perception du leadership d'Hichilema.
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2. La Cour bloque la tentative de relance de l'enquête de destitution de Ramaphosa.
La Cour constitutionnelle sud-africaine a rejeté la demande des partis d'opposition de relancer l'enquête parlementaire publique de destitution du président Cyril Ramaphosa, suspendant ainsi la procédure. La Cour a estimé que l'affaire devait d'abord être tranchée par la Haute Cour du Cap-Occidental, où M. Ramaphosa conteste le rapport de la commission d'enquête qui sous-tend la procédure de destitution. Ce rapport conclut que M. Ramaphosa a des comptes à rendre concernant le détournement de 580 000 dollars de sa ferme. L'examen du dossier par la Haute Cour du Cap-Occidental, attendu début septembre, pourrait rendre caduque l'ordonnance provisoire suspendant les audiences publiques. M. Ramaphosa soutient que poursuivre la procédure avant cet examen lui causerait un préjudice irréparable et compromettrait sa contestation judiciaire. L'arrêt de la Cour constitutionnelle constitue un revers pour les partis d'opposition qui souhaitent relancer l'enquête. En revanche, il permet à M. Ramaphosa d'éviter les audiences publiques, du moins pour le moment. Cette longue bataille juridique illustre comment les institutions sud-africaines mettent à l'épreuve les limites de la responsabilité de l'exécutif, des années après l'éclatement du scandale.
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3. L'Espagne rejette les revendications renouvelées du Maroc sur des enclaves.
L'Espagne a rejeté la revendication renouvelée du Maroc sur sa souveraineté sur Ceuta et Melilla, ravivant un différend territorial susceptible de compliquer leurs relations, pourtant améliorées. Le ministre marocain de la Justice a déclaré que Rabat continue de mettre en avant le statut des enclaves lors des négociations et souhaite une solution par le dialogue. Madrid a répliqué que ces villes sont incontestablement espagnoles, la ministre de la Défense, Margarita Robles, avertissant que toute attaque contre elles serait considérée comme une attaque contre l'Espagne. Le différend a ressurgi après la crise frontalière de juillet à Ceuta, lors de laquelle environ 72 000 migrants ont brièvement franchi la frontière, faisant au moins 96 morts. Malgré ce différend, les deux pays continuent de coopérer en matière de gestion des migrations et de rapatriement des migrants. Néanmoins, cette impasse souligne la fragilité persistante de la coopération bilatérale, malgré des intérêts communs en matière de gestion des migrations.
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4. Le Zimbabwe prend des mesures pour restituer certaines fermes saisies.
Le Zimbabwe s'attelle à la résolution de conflits fonciers de longue date, héritage des expropriations de fermes des années 2000, et autorise la cession de certaines exploitations. Cette mesure concerne trois groupes : 67 fermes protégées par des accords bilatéraux d'investissement seront restituées aux investisseurs étrangers ; 840 propriétés, acquises par erreur selon les autorités, seront rendues à leurs propriétaires zimbabwéens noirs ; et 409 agriculteurs blancs, restés sur place aux côtés des bénéficiaires de la réforme agraire, auront la possibilité d'acquérir les terres qu'ils occupent. Les autorités insistent sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un retour en arrière sur la réforme agraire, mais d'une tentative de résoudre les litiges juridiques et de renforcer la confiance des investisseurs. Cette politique pourrait profiter aux investisseurs étrangers, aux propriétaires zimbabwéens noirs dont les fermes ont été acquises par erreur, ainsi qu'à certains agriculteurs blancs installés de longue date. Toutefois, elle pourrait créer de l'incertitude pour les anciens combattants et les bénéficiaires de la réforme agraire qui ont milité pour la redistribution des terres. À plus long terme, des droits de propriété plus clairs pourraient favoriser l'investissement agricole, mais le gouvernement doit trouver un équilibre entre ses obligations légales et la portée politique de la réforme agraire.
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5. La crise de l'eau à Johannesburg attise la colère des électeurs
La crise de l'eau qui s'aggrave à Johannesburg devient un handicap politique pour le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, à l'approche des élections municipales sud-africaines. La ville perd quotidiennement plus d'un tiers de son approvisionnement en eau à cause des ruptures de canalisations, privant ainsi de nombreux habitants d'un approvisionnement fiable. Les ménages les plus aisés contournent le problème en forant des puits et en se tournant vers des solutions privées. Cependant, cela réduit les recettes municipales nécessaires aux réparations, aggravant ainsi le problème. Par conséquent, les habitants les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens de se payer d'alternatives, subissent de plein fouet les pénuries. Cette crise est le reflet d'infrastructures vieillissantes, d'un entretien insuffisant et de restrictions budgétaires ; le Trésor national a suspendu le financement de la ville en raison de sa mauvaise gestion financière. La crise de l'eau a également incité de nombreux habitants à s'engager à ne pas voter pour l'ANC lors des prochaines élections. Malgré cela, le risque majeur lié à la défaillance des infrastructures est l'aggravation des inégalités et la perte de confiance envers les autorités locales.
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6. L'Europe envisage l'Ouganda comme centre de transfert de migrants
L'Ouganda est envisagé comme destination potentielle pour les migrants déboutés dans les pays de l'UE. L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, le Danemark et la Grèce seraient en discussions avancées avec Kampala concernant un centre pilote pouvant accueillir jusqu'à 10 000 personnes. Ce projet part du principe que nombre de migrants transférés choisiraient à terme de retourner volontairement dans leur pays d'origine plutôt que de rester indéfiniment en Ouganda. Des équipes techniques devraient se rendre prochainement dans le pays pour poursuivre les discussions, le Rwanda demeurant une destination alternative. Si ce dispositif aboutit, il offrirait aux gouvernements européens un outil pour gérer les demandes d'asile rejetées hors d'Europe, tandis que l'Ouganda pourrait en retirer un avantage diplomatique et économique. Les migrants seraient toutefois confrontés à un déplacement loin des pays où ils ont sollicité une protection. Ce plan pourrait influencer la politique migratoire de l'UE en élargissant les accords d'accueil dans des pays tiers, mais sa faisabilité et ses conséquences humanitaires restent incertaines.
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7. Pourquoi certains Nigérians restent malgré les attaques meurtrières
Au Nigéria, dans la ceinture centrale, certaines communautés demeurent dans des zones de conflit malgré leurs moyens de fuite, car partir signifierait abandonner leurs terres ancestrales, leurs moyens de subsistance et un mode de vie qu'elles jugent irremplaçable. Amnesty International a recensé plus de 6 896 décès dans l'État de Benue entre mai 2023 et mai 2025, soulignant l'ampleur de l'insécurité. Pourtant, nombreux sont ceux qui choisissent de rester, même avec une protection gouvernementale minimale. Une étude basée sur des entretiens menés dans les États de Benue et de Nasarawa a révélé que l'attachement aux terres agricoles héritées, aux maisons familiales, aux cimetières, aux sites sacrés et aux traditions communautaires influence fortement ces décisions. Ceux qui restent ne sont pas nécessairement moins craintifs. Leur calcul porte sur le coût social, culturel et économique d'un déplacement. Ces conclusions remettent en question les réponses qui considèrent la fuite comme la seule stratégie de survie rationnelle. Elles suggèrent que les décideurs politiques et les organisations humanitaires devraient mieux comprendre pourquoi les gens restent, et pas seulement pourquoi ils fuient, afin de concevoir des stratégies de protection et de soutien plus efficaces pour les communautés touchées par le conflit dans le pays.
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8. Le renforcement militaire au Tigré ravive les craintes de guerre
Les habitants d'Alamata, ville disputée située à la frontière entre le Tigré et l'Amhara, signalent une présence militaire croissante qui ravive les craintes d'une reprise du conflit. Les forces du Front populaire de libération du Tigré (FPLT) ont pris le contrôle de la ville en janvier, suite au retrait des troupes fédérales éthiopiennes. Des affrontements ont récemment éclaté entre les deux camps, le gouvernement régional du Tigré accusant les forces fédérales éthiopiennes, prétendument soutenues par des forces paramilitaires soudanaises, d'avoir lancé une offensive contre les forces tigréennes. Si le gouvernement éthiopien n'a pas réagi à ces accusations, un ministre fédéral a reconnu la tenue d'affrontements, tout en imputant leur déclenchement aux forces tigréennes. La guerre de 2020-2022 entre l'Éthiopie et le Tigré a fait environ 600 000 morts et des millions de déplacés. Une reprise des affrontements pourrait engendrer une nouvelle crise de déplacements de population, perturber les routes commerciales et mettre à rude épreuve les organisations humanitaires déjà fortement sollicitées par les conflits au Soudan et en Somalie. Cette escalade militaire illustre la fragilité de la paix en l'absence d'un accord politique et d'un contrôle indépendant.
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9. La Guinée est confrontée à une recrudescence des répercussions terroristes du Mali
La Guinée a été épargnée par des attaques majeures d'extrémistes, mais l'instabilité à sa frontière avec le Mali révèle des faiblesses susceptibles de permettre aux militants de s'implanter. Les activités du JNIM au Mali, près de la frontière guinéenne, se sont intensifiées, notamment les attaques contre les postes de sécurité, les sites miniers et les voies de transport. Le président Mamady Doumbouya a mis en place un nouveau commandement de sécurité. Cependant, les analystes soulignent que les seules réponses militaires ne tiennent pas compte des vulnérabilités internes, telles que les conflits intercommunautaires, la faible gouvernance de l'exploitation minière artisanale et les réseaux de contrebande, que les groupes extrémistes pourraient exploiter pour se financer et recruter. Par conséquent, les experts exhortent la Guinée à associer les mesures de sécurité à des réformes de la gouvernance, à la coopération communautaire et à un contrôle accru de l'exploitation minière afin de prévenir les infiltrations observées ailleurs au Sahel.
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10. La RDC livre des prisonniers au M23 dans le cadre d'un accord de paix
La République démocratique du Congo a transféré ses 15 premiers prisonniers aux rebelles du M23, marquant une étape concrète dans la mise en œuvre de l' accord de paix de 2025 après des mois de retard. La Croix-Rouge a facilité ce transfert, en transportant les détenus via l'Ouganda avant de les remettre aux autorités de l'AFC/M23. Cette opération fait suite à un accord d'avril 2026 concernant près de 500 prisonniers, qui a ensuite été bloqué par des désaccords sur la vérification et les conditions de libération simultanée. On ignore si les 15 prisonniers figuraient sur la liste d'avril. Pour les familles séparées par le conflit, ce transfert représente un signe tangible de progrès. Le gouvernement et le M23 constatent ainsi que les accords peuvent produire des résultats concrets. Cependant, la poursuite des combats montre que les échanges de prisonniers ne peuvent se substituer à une résolution du conflit de fond dans l'est du Congo. Ce transfert constitue donc un progrès, mais souligne également la difficulté persistante de sa mise en œuvre.
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