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1. Le Kenya dévoile un plan sur 30 ans pour une économie à revenu élev
Le Kenya a lancé une stratégie de développement sur 30 ans visant à transformer le pays en une économie industrialisée à revenu élevé d'ici 2060, grâce à des investissements dans l'agriculture, l'industrie, les technologies et les infrastructures. Présenté à Nairobi, le plan 2030-2060 succède à l'initiative Vision 2030, menée sur deux décennies. Le président William Ruto a déclaré que ce cadre comprend une nouvelle loi sur le développement et un organe de contrôle indépendant, conçu pour empêcher les futures administrations d'abandonner le plan, une pratique qui a compromis la mise en œuvre de la stratégie Vision 2030. Parallèlement, l'administration Ruto prévoit de mettre en place un enseignement supérieur entièrement financé dès septembre afin de former une main-d'œuvre qualifiée. Elle a également priorisé les investissements majeurs dans les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires grâce à un nouveau Fonds national d'infrastructure, doté déjà de 2,7 milliards de dollars provenant de la vente d'actifs publics. Un fonds souverain distinct est également prévu afin de préserver les ressources nationales pour les générations futures.
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2. Le Sénégalais Faye soutient la candidature de son prédécesseur au poste de secrétaire général de l'ONU.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement apporté son soutien à la candidature de l'ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies, malgré des années de rivalité politique entre les deux hommes. Ce soutien fait suite à une rencontre entre M. Faye et M. Sall, à l'issue de laquelle M. Faye a chargé son gouvernement d'appuyer pleinement la candidature, soulignant que ce soutien reflétait l'engagement plus large du Sénégal envers l'Afrique. M. Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, figure parmi les cinq candidats en lice pour succéder à António Guterres à la fin de son mandat, le 31 décembre. Ce soutien est d'autant plus remarquable que l'administration Faye avait auparavant critiqué le bilan de M. Sall, notamment en raison d'allégations de mauvaise gestion financière que ce dernier réfute. La candidature de M. Sall avait été initialement proposée par le Burundi, en sa qualité de président de l'Union africaine, mais le Sénégal s'était jusqu'à présent abstenu de tout soutien officiel.
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3. La raffinerie Dangote augmente ses exportations malgré la pénurie de pétrole brut
La plus grande raffinerie d'Afrique, la raffinerie Dangote, a accru ses exportations de carburant face à la réduction des approvisionnements nationaux en pétrole brut, conséquence de l'accord de change naira-pétrole au Nigéria. Pour maintenir sa pleine production, la raffinerie s'est tournée vers l'achat de pétrole brut à l'international, mais la vente locale de carburants raffinés en nairas a rendu difficile l'obtention des dollars américains nécessaires au paiement des fournisseurs étrangers. La hausse des prix mondiaux du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques, a encore alourdi les coûts d'exploitation, le prix du brut de référence dépassant les 80 dollars le baril. Par conséquent, la raffinerie exporte davantage de produits pour générer les devises étrangères indispensables au maintien de sa production. Cette situation souligne les difficultés persistantes à concilier les ambitions du Nigéria en matière d'approvisionnement national en carburant et la viabilité financière de la raffinerie.
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4. La CEDEAO réaffirme son objectif de monnaie unique pour 2027.
Les dirigeants de la CEDEAO ont réaffirmé leur intention de lancer une monnaie commune , l'ECO, l'année prochaine. Toutefois, ils privilégient désormais une approche progressive plutôt qu'un déploiement simultané dans l'ensemble du bloc. Les pays respectant certains critères économiques en matière d'inflation, d'endettement et de stabilité monétaire seront les premiers à y adhérer, selon un communiqué publié à l'issue d'un sommet des dirigeants en Sierra Leone. Bien que la marque ECO soit officiellement déposée, d'importantes questions demeurent, notamment celle de savoir si les membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisant le franc CFA participeront dès le départ. Parmi les autres points en suspens figurent la structure d'une banque centrale régionale et les règles de gouvernance. Le projet se complexifie davantage depuis que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté la CEDEAO tout en continuant d'utiliser le franc CFA. De nouvelles discussions, dont une réunion d'un groupe de travail, sont prévues avant le sommet de décembre 2026 qui finalisera les derniers détails.
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5. Une étude sur les singes révèle les racines anciennes des liens sociaux
Les chimpanzés et les bonobos utilisent les câlins, les baisers et les caresses pour renforcer la confiance avant des situations stressantes, offrant ainsi un nouvel éclairage sur les origines évolutives des liens sociaux humains . Des scientifiques ont observé ces animaux dans des sanctuaires en République démocratique du Congo et en Zambie, concevant des expériences autour de l'arrivée de cacahuètes afin d'étudier leurs comportements en prévision de conflits potentiels. Ils ont enregistré des comportements tels que des étreintes, des contacts physiques, et même le fait de mettre les doigts dans la bouche d'un autre singe, dans les cinq minutes précédant la distribution de nourriture aux groupes. L'étude a révélé que les groupes de singes qui manifestaient davantage de contacts rassurants étaient plus enclins à partager la nourriture pacifiquement et à éviter les conflits. Les scientifiques pensent que ces comportements, décrits comme un moyen de renforcer la cohésion du groupe, pourraient remonter à au moins sept millions d'années, à un ancêtre commun avec les humains. Ces découvertes suggèrent que les gestes d'encouragement humains modernes pourraient avoir des racines évolutives profondes.
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6. L'absence de Biya alimente les interrogations politiques au Cameroun
Le parti au pouvoir au Cameroun a convoqué une réunion de direction exceptionnelle, alors que les interrogations s'intensifient quant à l' absence du président Paul Biya, absent du pays depuis 45 jours. Le dirigeant de 93 ans, au pouvoir depuis 1982, s'est rendu en Europe le 7 juin pour ce que les autorités ont présenté comme une brève visite privée, mais n'est pas rentré depuis. Aucune date de retour n'a été annoncée. Le secrétaire général du parti, Jean Nkuete, a convoqué la réunion sans en dévoiler l'ordre du jour, et rien n'indique qu'elle soit liée à l'absence de M. Biya. Ce dernier a souvent effectué de longs séjours à l'étranger, mais ce voyage est le plus long à ce jour, alimentant les spéculations sur son état de santé. L'opposition réclame des éclaircissements, un parlementaire suggérant même de déclarer la présidence vacante. En avril, le Parlement a approuvé le rétablissement d'un poste de vice-président, désigné pour succéder à M. Biya en cas d'empêchement, mais ce poste reste vacant.
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7. La Tanzanie lance la modernisation du chemin de fer TAZARA
La Tanzania and China Civil Engineering Construction Corporation a lancé la construction d'un centre de formation et d'un centre de contrôle des opérations, marquant le début d'un vaste programme de modernisation de la ligne ferroviaire TAZARA, d'un montant de 1,4 milliard de dollars. Le centre de formation préparera le personnel à l'exploitation des locomotives modernes, des systèmes de fret et des infrastructures de communication. Le centre de contrôle des opérations supervisera le trafic ferroviaire sur l'ensemble du corridor grâce à des outils de surveillance et de gestion numérique de pointe. Construite par la Chine dans les années 1970, la ligne TAZARA, longue de 1 860 kilomètres, est une voie d'exportation essentielle pour le cuivre zambien via le port tanzanien de Dar es Salaam. Cependant, la vétusté des infrastructures en limite la capacité. Ce projet, financé par la Chine, permettra de convertir la ligne à l'écartement standard et d'accroître sa capacité de fret, renforçant ainsi le commerce régional. Toutefois, sa compétitivité à long terme dépendra de sa capacité à rivaliser avec les nouvelles routes de transport telles que le corridor de Lobito en Angola et le corridor de Nacala au Mozambique.
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8. Les réformes minières au Congo suscitent des inquiétudes chez les investisseurs
La République démocratique du Congo affirme qu'elle examinera les préoccupations soulevées par les sociétés minières concernant les réformes proposées , qui renforceraient considérablement le contrôle gouvernemental sur le secteur. Le projet de loi modifierait une quarantaine de dispositions du code minier de 2018, conférant aux autorités des pouvoirs accrus sur la production et le stockage de minéraux stratégiques, Kinshasa cherchant à obtenir une part plus importante des revenus miniers. Les acteurs du secteur mettent en garde contre le risque que des changements réglementaires fréquents découragent les investissements, notamment après les réformes précédentes qui ont augmenté les redevances et les taxes. Les autorités estiment que cet examen est nécessaire pour améliorer la transparence et s'adapter à l'évolution du marché. Le débat est d'autant plus complexe que le pays est lié aux États-Unis par un partenariat stratégique dans le domaine des minéraux, qui accorde à certains projets soutenus par les États-Unis une protection fiscale renforcée, soulevant des questions quant à l'égalité de traitement pour tous les investisseurs.
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9. Les coûts d'emprunt élevés du Nigéria relancent les appels à une baisse des taux.
La banque centrale du Nigeria a maintenu son taux directeur à 26,5 % pour la deuxième réunion consécutive, une décision qui maintient les taux d'intérêt des prêts commerciaux au-dessus de 30 % pour de nombreuses entreprises. Le Comité de politique monétaire a justifié sa décision par la nécessité de maîtriser l'inflation et de préserver la stabilité macroéconomique. Cependant, cette décision divise les analystes : certains estiment que les taux élevés freinent l'investissement privé, le secteur manufacturier et la création d'emplois, tandis que d'autres affirment que le maintien de cette discipline favorise la confiance des investisseurs et la stabilité de la monnaie. Malgré des coûts d'emprunt élevés, le crédit au secteur privé a progressé pour atteindre environ 52,8 milliards de dollars en mai, contre environ 52,5 milliards le mois précédent. L'inflation globale a également légèrement diminué pour s'établir à 15,91 %, tandis que les réserves de change ont dépassé les 52 milliards de dollars, renforçant ainsi l'espoir que des baisses de taux puissent être envisagées à terme.
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10. Le lac rose du Sénégal retrouve ses couleurs.
Le célèbre lac rose du Sénégal, ou lac Retba, a retrouvé sa teinte rosée caractéristique et la production de sel a repris après des années d'efforts pour sa restauration, suite aux inondations dévastatrices de 2022. Les eaux de crue d'urgence, déversées dans ce lac de faible altitude à cette époque, avaient dilué sa salinité, perturbant la production de sel et les conditions qui lui confèrent sa couleur. Ce changement a durement touché près de 3 000 sauniers et des milliers d'autres personnes dépendant du commerce et du tourisme liés à cette activité. Pour restaurer le lac, des associations locales ont collecté environ 40 000 dollars afin de financer les opérations de pompage qui ont permis d'évacuer l'excès d'eau douce, tandis que les autorités locales ont fourni du matériel supplémentaire et de l'électricité. Le retour progressif de la salinité a permis au lac de retrouver son aspect emblématique, incitant les autorités à autoriser officiellement sa réouverture à l'extraction du sel. Cette restauration a redonné des moyens de subsistance aux travailleurs locaux et ravivé l'espoir que des milliers de touristes visiteront à nouveau l'un des sites naturels les plus emblématiques du Sénégal.
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