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1. Le Camerounais Paul Biya rentre au pays après une longue absence
Le président Paul Biya est rentré au Cameroun après plus de deux mois passés à l'étranger, mettant fin à l'une de ses plus longues absences de ces dernières années et relançant les interrogations sur sa santé et ses projets de succession. Les médias d'État ont rapporté que son avion a atterri à Yaoundé, où une foule l'a accueilli, bien que les images de son arrivée n'aient pu être vérifiées de manière indépendante. Biya, au pouvoir depuis 1982, avait passé son dernier séjour à l'étranger en Suisse et s'était tenu à l'écart de la vie publique. Selon les analystes, cette absence prolongée a nui à l'image qu'il renvoie du pays, qui continue de faire face à une insurrection séparatiste qui dure depuis une décennie et à des attaques liées à l'État islamique dans le nord. Malgré une modification constitutionnelle prévoyant la nomination d'un vice-président, Biya a refusé d'en désigner un, une décision qui, d'après les experts, témoigne de sa réticence à désigner un successeur.
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2. La Tanzanie inaugure une importante centrale hydroélectrique
La Tanzanie a mis en service sa plus grande centrale hydroélectrique jamais construite , le projet Julius Nyerere d'une capacité de 2 115 mégawatts, qui augmentera considérablement sa capacité de production d'électricité. Construite sur le fleuve Rufiji pour un coût estimé à 2,84 milliards de dollars, cette centrale porte la capacité de production nationale à 4 646 MW, contre une demande de pointe de 2 271 MW. Il en résulte un excédent substantiel susceptible d'être exporté vers les pays voisins, notamment le Kenya et la Zambie. Le président Samia Suluhu Hassan a qualifié la centrale de tournant décisif pour mettre fin aux coupures de courant chroniques et a affirmé qu'elle stimulerait l'investissement, la création d'emplois et la croissance du PIB. Le projet, construit sur un fleuve traversant la réserve de gibier de Selous, a fait l'objet de critiques pendant des années de la part des défenseurs de l'environnement, inquiets de son impact potentiel sur la faune et les habitats de la réserve. Grâce à cette centrale, l'hydroélectricité fournit désormais environ 60 % de l'électricité tanzanienne.
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3. Le Nigéria offre des subventions pour exploiter ses richesses minières
Le Nigéria lance un programme de subventions à l'exploration afin d'encourager la découverte et le développement d'opportunités minières commercialement viables, dans le but d'attirer davantage d'investissements dans le secteur minier. Le Fonds de développement des minéraux solides prévoit d'octroyer des subventions couvrant jusqu'à 70 % des coûts d'exploration admissibles pour les titulaires de permis miniers. La secrétaire exécutive, Fatima Umaru Shinkafi, a déclaré que cette initiative s'adresse aux petites sociétés minières capables de découvrir des gisements susceptibles de soutenir de nouvelles exploitations commerciales. Les autorités ciblent plus de 44 minéraux répartis sur environ 500 sites, avec un intérêt particulier pour le lithium, le nickel, le cobalt et les terres rares nécessaires à la fabrication de batteries et d'infrastructures numériques. Le programme financera également la recherche sur les capacités de traitement locales, s'inscrivant ainsi dans un effort africain plus large visant à valoriser les ressources au niveau national plutôt qu'à exporter le minerai brut.
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4. La Zambie ferme ses tribunaux à l'approche de la date limite pour contester les élections.
Les autorités zambiennes ont fermé les plus hautes juridictions du pays lundi 24 août, dernier jour pour le chef de l'opposition, Brian Mundubile, de déposer un recours contre l'élection présidentielle contestée. Une note interne du pouvoir judiciaire, invoquant des raisons de sécurité, a demandé au personnel de ne pas se présenter au travail, tandis que la police a indiqué que des évaluations de sécurité étaient toujours en cours. Mundubile, arrivé deuxième derrière le président Hakainde Hichilema lors du scrutin du 13 août, avait prévu de saisir la Cour constitutionnelle avant l'expiration du délai, mardi matin. Si des figures de l'opposition et des juristes ont exprimé leur crainte que cette fermeture n'empêche Mundubile de déposer son recours, le parti d'Hichilema a maintenu que des voies légales restaient ouvertes. Par ailleurs, plusieurs proches de Mundubile ont été arrêtés, et ce dernier a récemment été convoqué par la police pour être interrogé au sujet de menaces présumées contre la sécurité nationale, qu'il a qualifiées de mensongères.
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5. Le festival des cultures du Gabon fait son retour.
Libreville a relancé son Festival des Cultures après huit ans d'interruption, réunissant traditions, langues, rituels, artisanat et spectacles des neuf provinces du Gabon. Du 21 au 23 août, la 15e édition, placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles » , visait à souligner l'importance de la préservation des traditions pour les générations futures. Artisans, groupes culturels et artistes ont présenté artisanat traditionnel, contes, danses et démonstrations afin de faire découvrir aux jeunes générations leur patrimoine culturel, notamment des objets et des pratiques qu'ils n'avaient souvent jamais vus de près. Cette année, le festival a également ouvert ses portes au-delà des frontières gabonaises, accueillant le Sénégal comme pays invité d'honneur avec un village dédié à l'artisanat, à la musique et aux vêtements sénégalais. Les organisateurs affirment que l'événement reflète une ambition plus large : faire de la culture un pont entre les communautés et les nations.
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6. Un tribunal sud-africain bloque l'exploration de la Côte Sauvage par Shell
La Cour constitutionnelle sud-africaine a invalidé un permis d'exploration qui aurait autorisé Shell et Impact Africa à mener des études sismiques pétrolières et gazières le long de la Côte Sauvage, une zone écologiquement sensible. La Cour a relevé de graves irrégularités dans la procédure d'approbation du gouvernement, notamment une consultation insuffisante des communautés concernées et une prise en compte inadéquate des enjeux environnementaux et climatiques. Cette décision met fin à un litige qui a débuté en 2021 et constitue la première affaire liée au climat à être portée devant la plus haute juridiction d'Afrique du Sud. Son importance dépasse le cadre du projet de Shell, car le jugement place le changement climatique au cœur des décisions environnementales et met l'accent sur la justice procédurale, la reconnaissance des droits, la justice distributive et la justice intergénérationnelle. La Cour a également souligné que le développement économique ne saurait primer sur la protection de l'environnement ni sur les droits constitutionnels. Shell et Impact Africa avaient investi environ 62 millions de dollars dans le projet, mais la Cour a rejeté l'idée que les dépenses commerciales puissent l'emporter sur les droits des communautés. Cette décision pourrait renforcer les futurs contentieux climatiques en Afrique du Sud.
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7. Les nations africaines accélèrent leurs ambitions spatiales
Les pays africains développent rapidement leur présence spatiale , utilisant des technologies satellitaires de plus en plus abordables pour relever des défis concrets sur Terre. Près de 20 nations du continent possèdent désormais des satellites en orbite, témoignant d'une vague d'investissements qui devrait quasiment doubler les dépenses spatiales collectives du continent en deux ans. Cette expansion est motivée par les applications pratiques des satellites, notamment la surveillance des cultures, du bétail, des ressources minérales, des conditions météorologiques, des niveaux d'eau et des communications. L'accès à ces données peut aider les responsables gouvernementaux à améliorer la planification et la gestion des catastrophes. Grâce aux nanosatellites, les pays africains développent localement l'expertise nécessaire pour concrétiser leurs ambitions spatiales. Le Sénégal illustre cette tendance, ayant lancé son premier satellite il y a deux ans. Ce pays d'Afrique de l'Ouest construit actuellement son deuxième satellite et prévoit de déployer à terme une constellation de six à douze satellites.
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8. RDC : les rebelles du M23 s’accordent sur une feuille de route pour les pourparlers de paix
La République démocratique du Congo et l'Alliance du fleuve Congo, menée par le M23, se sont entendues sur une feuille de route pour les négociations visant à mettre fin au conflit dans l'est du Congo. Cet accord fait suite à cinq jours de pourparlers en Suisse, réunissant des représentants des États-Unis, du Qatar, du Togo, de la Suisse et de la Commission de l'Union africaine. Les parties ont également convenu d'un système standardisé de signalement des violations du cessez-le-feu et de la mise en place d'un mécanisme de règlement des différends relatifs à son application, dans le cadre plus large de l'Accord de Doha. Malgré ces avancées diplomatiques, les combats se poursuivent, le M23 dénonçant de récentes attaques de drones menées par les forces congolaises qui auraient fait des victimes civiles. Le conflit a fait des milliers de morts, déplacé environ 5,3 millions de personnes et déstabilisé le Nord et le Sud-Kivu. Il a également engendré des tensions entre le Congo et le Rwanda, ce dernier soutenant les rebelles du M23.
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9. L'Ouganda et le Burundi envisagent de déployer des troupes à Gaza
Des responsables militaires ougandais et burundais se sont rendus en Israël pour discuter d'une éventuelle participation à une force de sécurité internationale proposée pour Gaza. L'Ouganda, dont le parlement a déjà approuvé cette participation, finalise les détails concernant le déploiement d'environ 1 200 hommes, tandis que la participation du Burundi reste à l'étude. Si elle est confirmée, l'Ouganda et le Burundi rejoindraient le Maroc, le Kosovo, le Kazakhstan et l'Albanie parmi les pays engagés dans cette initiative. La mission proposée serait dirigée par les États-Unis et aurait pour mission de surveiller le cessez-le-feu, de former la police palestinienne et de contribuer à l'acheminement de l'aide humanitaire. Les experts soulignent que l'Ouganda et le Burundi possèdent une solide expérience en matière de maintien de la paix, acquise lors de leurs longs déploiements en Somalie contre Al-Shabab. Par ailleurs, la participation à la mission à Gaza pourrait apporter aux deux pays un soutien financier et matériel à leurs forces armées, alors que la mission en Somalie touche à sa fin. Les progrès sont toutefois lents, en raison de désaccords concernant le retrait d'Israël de la bande de Gaza et le désarmement du Hamas.
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10. Sept villes africaines où la nature rencontre la vie urbaine
Les villes africaines offrent aux voyageurs un accès de plus en plus facile à la nature sans qu'ils aient à quitter les zones urbaines. Nairobi, la capitale du Kenya, abrite un parc national où lions, girafes et zèbres évoluent en liberté près des gratte-ciel, tandis que la forêt de Karura, toute proche, propose des sentiers de randonnée, des cascades et une faune aviaire abondante. Au Rwanda, le parc écologique de Nyandungu, à Kigali, une zone humide restaurée, abrite une faune diversifiée et plus de 100 espèces d'oiseaux. En Afrique du Sud, Johannesburg est le berceau du jardin botanique national Walter Sisulu, véritable sanctuaire pour la faune sauvage, tandis que les zones humides de Zandvlei, près du Cap, abritent environ 150 espèces d'oiseaux. Freetown, en Sierra Leone, possède la péninsule boisée de la zone occidentale et le sanctuaire de chimpanzés de Tacugama, qui permettent de découvrir la forêt tropicale à proximité de la ville. Addis-Abeba, en Éthiopie, offre des possibilités de randonnée et de cyclisme dans les monts Entoto. Enfin, en Ouganda, les zones humides de Kampala et la ville voisine d'Entebbe offrent des habitats lacustres et des sites d'observation des oiseaux. Ensemble, ces destinations illustrent comment les villes africaines préservent, restaurent et intègrent les espaces naturels dans la vie urbaine.
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