JOURNAL PARLÉ – RADIOTAMTAM AFRICA LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

JOURNAL PARLÉ

RADIOTAMTAM AFRICA

LE GRAND JOURNAL DE L’AFRIQUE

Première partie

Gazoduc Africain Atlantique :
comment l’Afrique de l’Ouest accueille-t-elle ce projet stratégique ?

RADIOTAMTAM AFRICA — La Parole est une Force

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Je suis Félicité Amaneyâ Râ VINCENT, journaliste, éditorialiste et fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA.

Bienvenue dans Le Grand Journal de l’Afrique, votre rendez-vous consacré aux grandes actualités et aux enjeux géopolitiques, économiques et sociaux qui façonnent l’avenir du continent.

LES TITRES

Dans cette édition :

Le Gazoduc Africain Atlantique Nigeria–Maroc franchit une nouvelle étape. Comment les pays d’Afrique de l’Ouest accueillent-ils ce projet énergétique de près de 6 800 kilomètres ?

Au Gabon, l’arrivée du président Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris suscite une polémique sur les réseaux sociaux. Visite d’État, protocole diplomatique ou sentiment de manque de considération ?

À São Tomé-et-Príncipe, le président Carlos Vila Nova est réélu pour un second mandat de cinq ans.

Diplomatie toujours : Sergueï Lavrov reçoit l’ancien président sénégalais Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Et puis, en football, l’Espagne remporte la Coupe du monde 2026 après sa victoire face à l’Argentine.

Enfin, dans notre chronique économique : comment monétiser une compétence rare et commencer à entreprendre, même sans capital financier important ?

Tout de suite, l’actualité.

AFRIQUE DE L’OUEST — LE GAZODUC AFRICAIN ATLANTIQUE FRANCHIT UNE NOUVELLE ÉTAPE

C’est un projet énergétique majeur pour l’Afrique de l’Ouest.

Le Gazoduc Africain Atlantique Nigeria–Maroc devrait traverser jusqu’à treize pays et s’étendre sur près de 6 800 kilomètres.

Son objectif est d’acheminer le gaz naturel du Nigeria le long de la façade atlantique ouest-africaine jusqu’au Maroc, avec la perspective d’un raccordement au réseau gazier européen.

Le dimanche 19 juillet 2026, les pays concernés ont franchi une nouvelle étape avec la signature, à Freetown, en Sierra Leone, d’un accord intergouvernemental encadrant le développement de cette infrastructure.

La cérémonie s’est déroulée en marge de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO.

Plusieurs gouvernements de la région ont publiquement salué cette avancée.

Le Ghana a qualifié l’initiative d’historique.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a déclaré que son pays était fier d’être un membre actif de ce projet. Il a également insisté sur son importance pour l’intégration économique du continent et pour l’industrialisation des pays concernés.

La Sierra Leone considère, de son côté, ce gazoduc comme un projet structurant pour l’Afrique de l’Ouest.

Selon son ministre des Affaires étrangères, Timothy Kabba, cette infrastructure pourrait favoriser une nouvelle dynamique économique et renforcer les échanges entre les États de la région.

Le président libérien Joseph Boakai a parlé d’une avancée majeure et d’un investissement susceptible de transformer durablement les économies ouest-africaines.

Pour le dirigeant libérien, ce projet montre également que la coopération entre les pays africains peut l’emporter sur la fragmentation régionale.

Le Togo a notamment salué les perspectives de renforcement de l’intégration régionale.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a également évoqué les effets possibles du projet pour les pays du Sahel, notamment en matière d’accès à l’énergie et de désenclavement économique.

La Gambie rappelle, pour sa part, que l’accès à une énergie fiable et abordable demeure une condition essentielle au développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest.

Le président de la Commission de la CEDEAO a qualifié ce gazoduc d’initiative transformatrice.

Selon lui, le projet pourrait contribuer à renforcer la sécurité énergétique, soutenir l’industrialisation, favoriser la création d’emplois et développer l’interdépendance économique entre les pays de la région.

Mais au-delà des déclarations officielles, plusieurs questions restent posées.

Comment ce projet sera-t-il financé ?

Dans quels délais pourra-t-il être construit ?

Les populations locales bénéficieront-elles réellement de cette nouvelle infrastructure ?

Et surtout, les pays africains pourront-ils transformer eux-mêmes une partie de cette énergie afin de développer leurs industries, plutôt que de rester de simples territoires de transit ou d’exportation ?

Pour RADIOTAMTAM AFRICA, l’enjeu central est là.

Un gazoduc de près de 6 800 kilomètres ne doit pas seulement transporter du gaz. Il doit aussi transporter des opportunités, des investissements, des emplois et de la valeur ajoutée au bénéfice des populations africaines.

L’intégration énergétique ne pourra devenir une véritable réussite que si elle s’accompagne d’une stratégie africaine d’industrialisation, de formation et de souveraineté économique.

GABON–FRANCE — VISITE D’ÉTAT OU MANQUE DE CONSIDÉRATION ?

Une photographie de l’arrivée à Paris du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema circule massivement sur les réseaux sociaux.

Le chef de l’État gabonais est arrivé en France le dimanche 19 juillet 2026 pour une visite d’État.

À son arrivée à l’aéroport, il a été accueilli par la ministre française de la Culture, en présence d’autorités françaises et gabonaises.

Il n’en fallait pas davantage pour déclencher une vive polémique.

De nombreux internautes gabonais et africains se sont interrogés sur le niveau de représentation choisi par la France.

Pour une visite présentée comme une visite d’État, certains estiment que l’accueil aurait dû être assuré par le président Emmanuel Macron lui-même, ou, à défaut, par le Premier ministre.

La comparaison revient régulièrement dans les commentaires :

Que se serait-il passé si Emmanuel Macron avait été accueilli à Libreville par le ministre gabonais de la Culture lors d’une visite d’État ?

La question est légitime, mais elle mérite également une précision.

L’accueil à l’aéroport et la cérémonie officielle d’une visite d’État constituent deux séquences protocolaires différentes. L’arrivée du président gabonais, le dimanche 19 juillet, précédait le début des cérémonies officielles organisées à Paris.

L’accueil institutionnel par le président français, les honneurs militaires, les entretiens officiels et les autres séquences prévues au programme permettent donc d’apprécier l’ensemble du protocole réservé au chef de l’État gabonais.

Cependant, cette polémique révèle quelque chose de plus profond.

Elle montre la sensibilité croissante des opinions publiques africaines aux questions de respect, de réciprocité et d’égalité diplomatique.

Les citoyens africains ne veulent plus voir leurs dirigeants traités comme des partenaires secondaires.

Ils demandent des relations équilibrées, fondées sur le respect mutuel et la dignité des États.

Une relation internationale saine ne peut reposer ni sur la condescendance, ni sur les habitudes héritées du passé.

Elle doit s’appuyer sur la réciprocité.

Autrement dit : le respect que l’on exige chez soi doit également être accordé aux autres.

L’Afrique ne demande pas de privilège.

Elle exige simplement d’être considérée à la hauteur de son importance politique, économique, culturelle et stratégique.

SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE — CARLOS VILA NOVA RÉÉLU POUR UN SECOND MANDAT

Direction maintenant São Tomé-et-Príncipe.

Le président sortant Carlos Vila Nova a été réélu pour un second mandat de cinq ans.

Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale et rapportés par plusieurs médias, le chef de l’État a obtenu plus de 55 % des suffrages.

Ce résultat lui permet d’être réélu dès le premier tour.

Son principal adversaire, Nito d’Abreu, a recueilli un peu plus de 41 % des voix.

Les autres candidats se partagent une faible proportion des suffrages exprimés.

Carlos Vila Nova s’était présenté comme candidat indépendant, après s’être éloigné de l’Action démocratique indépendante, le parti qui l’avait soutenu lors de son élection en 2021.

Cette élection intervient dans un contexte marqué par des difficultés économiques et sociales.

Le chômage des jeunes, l’émigration, l’inflation, les pénuries de carburant et les coupures d’électricité figuraient parmi les principales préoccupations des électeurs.

Avec cette réélection, Carlos Vila Nova dispose désormais de cinq années supplémentaires pour répondre aux attentes de la population et consolider la stabilité institutionnelle de cet archipel du golfe de Guinée.

DIPLOMATIE — SERGUEÏ LAVROV REÇOIT MACKY SALL À MOSCOU

L’ancien président sénégalais Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Le 20 juillet 2026, il s’est entretenu à Moscou avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, Macky Sall a présenté les grandes orientations de son programme et sa vision de l’avenir des Nations unies.

Sergueï Lavrov lui a, de son côté, exposé les attentes de la Russie concernant le profil et les priorités du prochain secrétaire général de l’organisation.

Macky Sall est officiellement candidat à la succession d’António Guterres, dont le mandat doit prendre fin le 31 décembre 2026.

Sa candidature a été soumise par le Burundi, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a également apporté son soutien officiel à cette candidature, présentée comme celle du Sénégal au service de l’Afrique.

Cette rencontre avec Sergueï Lavrov revêt une importance particulière.

La Russie fait partie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et dispose, à ce titre, d’un droit de veto.

Pour Macky Sall, l’enjeu est donc de convaincre les grandes puissances, mais aussi de rassembler les États africains autour d’une candidature commune.

L’Afrique a déjà donné deux secrétaires généraux aux Nations unies : l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan.

La candidature de Macky Sall relance ainsi le débat sur la place du continent africain dans la gouvernance mondiale et dans la réforme du système multilatéral.

SPORT — L’ESPAGNE CHAMPIONNE DU MONDE 2026

En football, l’Espagne est championne du monde.

La sélection espagnole a remporté la Coupe du monde 2026 après avoir battu l’Argentine sur le score d’un but à zéro.

Au terme du temps réglementaire, les deux équipes étaient toujours à égalité, zéro à zéro.

Il a donc fallu disputer les prolongations.

Entré en cours de jeu, Ferran Torres a inscrit l’unique but de la rencontre à la 106ᵉ minute.

Grâce à cette victoire, l’Espagne décroche la deuxième Coupe du monde de son histoire, seize ans après son premier sacre obtenu en Afrique du Sud, en 2010.

L’Argentine, championne du monde en titre, n’est donc pas parvenue à conserver son trophée.

CHRONIQUE COACHING ET ENTREPRENEURIAT

MONÉTISER UNE COMPÉTENCE RARE : LE SECRET POUR RÉUSSIR SANS CAPITAL

Connaissez-vous Muriel ?

Muriel n’est pas née dans une famille riche.

Elle n’avait ni relations influentes, ni bureau, ni capital financier pour créer une entreprise.

Mais Muriel possédait quelque chose qu’elle n’avait pas encore appris à reconnaître : sa capacité à apprendre.

Pendant que certains attendaient qu’un emploi corresponde exactement à leur diplôme, elle a décidé de construire elle-même sa place.

Chaque soir, avec son ordinateur et une connexion parfois instable, Muriel apprenait le développement web.

Au début, elle ne comprenait presque rien.

Les codes lui semblaient compliqués. Les erreurs s’accumulaient. Certains jours, elle avait envie d’abandonner.

Mais elle a continué.

Une heure par jour.

Un exercice après l’autre.

Une difficulté après l’autre.

Quelques mois plus tard, elle a créé son premier site internet.

Il n’était pas parfait, mais il fonctionnait.

Elle l’a montré autour d’elle. Un commerçant lui a demandé de créer une petite vitrine numérique pour présenter ses produits. Puis une association l’a contactée. Ensuite, un entrepreneur lui a confié une nouvelle mission.

Progressivement, Muriel a transformé une compétence acquise en autodidacte en une véritable activité professionnelle.

Aujourd’hui, elle vit de son savoir-faire.

Muriel est un personnage fictif, mais son parcours ressemble à celui de nombreuses personnes qui ont compris une chose essentielle :

Votre premier capital n’est pas toujours l’argent.

Votre premier capital peut être une compétence.

LE DIPLÔME NE SUFFIT PLUS TOUJOURS

Nous connaissons tous des personnes très diplômées, parfois titulaires d’un doctorat, qui restent malheureusement sans emploi.

Le problème n’est pas leur intelligence.

Le problème n’est pas non plus la valeur de leurs études.

Mais dans un marché du travail difficile, le titre académique ne garantit plus automatiquement une activité professionnelle ni un revenu.

On peut porter un grand titre et rester dépendant des décisions des autres.

À l’inverse, une personne qui sait résoudre un problème concret peut progressivement créer sa propre activité.

La véritable question n’est donc pas seulement :

« Quel diplôme possédez-vous ? »

La véritable question est aussi :

« Que savez-vous faire concrètement ? »

Pouvez-vous rédiger un projet ?

Créer un site internet ?

Réparer un appareil ?

Former des jeunes ?

Transformer un produit agricole ?

Gérer une communauté numérique ?

Réaliser une vidéo ?

Conseiller une entreprise ?

Enseigner une langue ?

Organiser un événement ?

Votre compétence devient précieuse lorsqu’elle répond à un besoin réel.

TRANSFORMER LE SAVOIR EN SAVOIR-FAIRE

Un diplôme représente des connaissances.

Une compétence démontre ce que vous êtes capable de réaliser avec ces connaissances.

Et une compétence monétisable répond à un problème pour lequel une personne, une association ou une entreprise accepte de payer.

Un docteur en sciences peut devenir consultant, formateur, chercheur indépendant, rédacteur scientifique ou créateur de contenus pédagogiques.

Un diplômé en agronomie peut accompagner des producteurs, concevoir des formations agricoles, développer des projets de transformation locale ou conseiller des collectivités.

Un juriste peut rédiger des documents, accompagner des associations ou proposer des formations accessibles au grand public.

Un journaliste peut produire des podcasts, former à l’éducation aux médias, rédiger des articles ou conseiller des organisations dans leur stratégie éditoriale.

Le diplôme n’est donc pas inutile.

Il doit simplement être transformé en service, en solution et en valeur ajoutée.

COMMENCEZ AVEC CE QUE VOUS POSSÉDEZ

N’attendez pas nécessairement un grand financement.

N’attendez pas que quelqu’un vienne reconnaître votre potentiel à votre place.

Commencez avec ce que vous savez déjà faire.

Identifiez votre compétence la plus solide.

Choisissez un problème concret que cette compétence peut résoudre.

Déterminez ensuite à qui votre service pourrait être utile.

Créez une première offre simple.

Présentez votre travail sur les réseaux sociaux.

Parlez-en autour de vous.

Proposez une première mission.

Demandez un témoignage lorsque votre client est satisfait.

Puis améliorez votre offre progressivement.

Vous n’avez pas besoin de maîtriser dix compétences.

Une seule compétence, bien développée, bien présentée et bien commercialisée peut ouvrir de nombreuses portes.

LE MESSAGE DE MURIEL

Muriel aurait pu passer plusieurs années à attendre l’emploi idéal.

Elle a choisi d’apprendre, d’essayer, d’échouer, de recommencer et de progresser.

Son histoire nous rappelle que la réussite ne commence pas toujours avec un compte bancaire bien rempli.

Elle commence parfois par une décision :

« Je vais apprendre à faire quelque chose dont les autres ont réellement besoin. »

Alors, posez-vous cette question :

Quelle compétence pouvez-vous développer aujourd’hui pour transformer votre avenir demain ?

Ne vous contentez pas d’annoncer votre titre.

Montrez ce que vous savez construire, résoudre, transmettre ou améliorer.

Votre diplôme vous donne une identité académique.

Votre compétence vous donne une capacité d’action.

Et votre capacité à résoudre les problèmes des autres peut devenir votre indépendance financière.

N’attendez plus.

Apprenez.