Gabon: Privatisation opaque – La SMAG passe sous contrôle ivoirien.

Nous avons une petite faveur à vous demander pour soutenir notre travail  Cliquez ici

À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde.

 Après la vente controversée de la BICIG à AFG Bank, une autre cession stratégique soulève des interrogations : la Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG) vient d’être rachetée par l’homme d’affaires ivoirien Jean-Marie Ackah, président du groupe Avos. Cette nouvelle acquisition, qui s’inscrit dans une vague de privatisations avant la réorganisation post-transition, interpelle sur la souveraineté économique du Gabon et le manque de transparence des transactions.

Une transaction sous le sceau de l’opacité

Montant inconnu, conditions floues…

 Un responsable de Somdia – groupe propriétaire de la SMAG – évoque un "changement de paradigme", mais le manque de transparence autour de cette cession inquiète autant qu’il questionne.

La SMAG, un pilier industriel du Gabon

Depuis sa création en 1969, la SMAG s’est imposée comme un acteur incontournable de la filière agro-industrielle gabonaise. Sa capacité de production est impressionnante :
✅ 75 000 tonnes de farine produites chaque année.
✅ 32 000 tonnes d’aliments pour bétail.
✅ 450 000 poussins d’un jour.
✅ 40 millions d’œufs commercialisés.

 Un modèle de résilience industrielle, selon les experts, qui a permis au Gabon de structurer une chaîne agroalimentaire locale solide.

 Jean-Marie Ackah ambitionne désormais d’élargir les activités de la SMAG au secteur céréalier et avicole à travers le groupe Avos, qui entend renforcer sa présence régionale.

Quel avenir pour l’industrie gabonaise ?

Une privatisation qui interroge sur la souveraineté alimentaire

 Le gouvernement justifie cette vente par la volonté d’attirer des investissements étrangers et de dynamiser le secteur industriel. Un budget de 30 milliards de FCFA serait prévu pour moderniser les installations et créer de nouveaux emplois.

 Mais à quel prix ?

Une privatisation qui mérite un débat national sur la gestion des entreprises stratégiques et la souveraineté industrielle.

 Affaire à suivre…