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Une critique directe de la gestion militaire
L’ancien chef du gouvernement dénonce la gouvernance du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), dirigé par le général Brice Oligui Nguema. Il fustige une transition marquée par l’instabilité, l’absence de vision économique claire, et une confusion des rôles, les militaires étant à la fois au pouvoir et candidats à l’élection.
« On ne peut pas être juge et partie », affirme-t-il, en appelant les Gabonais à un retour aux institutions démocratiques.
Depuis la chute d’Ali Bongo, qui a mis fin à près de 15 ans de pouvoir présidentiel, le Gabon vit une transition inédite. Si le général Oligui Nguema bénéficie d’un certain capital symbolique lié au renversement du régime Bongo, l’opposition dénonce une instrumentalisation du processus électoral par la junte.
Bilie-By-Nze estime que seule une large mobilisation citoyenne pourrait permettre un véritable changement, en restaurant la souveraineté populaire.
Alors que la transition militaire a promis des réformes, des voix s’élèvent pour dénoncer une dérive autoritaire : atteintes aux libertés publiques, restriction de l’espace politique, harcèlement de l’opposition.
Face à cela, Bilie-By-Nze prône une rupture claire avec le régime militaire, en mettant en avant un programme centré sur les droits humains, la réforme institutionnelle, et une nouvelle gouvernance participative.
Sur le terrain, son discours semble trouver un écho, notamment chez les jeunes et les citoyens déçus par la transition.
Plusieurs observateurs estiment qu’il pourrait créer la surprise si la dynamique de rejet du pouvoir militaire se traduit dans les urnes.
Entre l’espoir d’un retour à la démocratie incarné par Bilie-By-Nze, et la continuité d’une transition controversée sous contrôle militaire, les Gabonais sont appelés à faire un choix crucial.
Ce scrutin pourrait bien tracer les contours de l’avenir politique du Gabon pour les années à venir.