Par Félicité Amaneyâ Râ VINCENT
Journaliste indépendante, éditorialiste – Ingénierie sociale
Fondatrice de RADIOTAMTAM AFRICA
Le monde change. Il s’accélère, se transforme, se fracture parfois — et pourtant, nous débattons encore des modalités de la numérisation de la radio.
Entre DRM, DAB et HD, les standards reconnus par l’Union internationale des télécommunications (UIT) structurent un débat technique… mais surtout stratégique.
Car derrière ces normes se joue bien plus qu’une question technologique :
l’avenir de la souveraineté médiatique.
En deux décennies, la radio a connu deux grandes mutations :
· La première : la diffusion traditionnelle, fondée sur l’AM et la FM
· La seconde : la révolution numérique, portée par le streaming, les Podcasts et l’accès global
Mais cette transition reste incomplète.
La diffusion terrestre numérique — pourtant essentielle — demeure inachevée.
Et le streaming, aussi puissant soit-il, présente des limites :
· dépendance aux plateformes
· coûts liés aux droits et aux infrastructures
· accessibilité inégale selon les régions
La question n’est donc plus technologique, elle est stratégique.
Aujourd’hui, les radios font face à une pression multidimensionnelle :
· mutation des usages
· explosion des contenus à la demande
· fragilisation des modèles économiques
· montée en puissance de l’intelligence artificielle
Dans ce contexte, une chose devient centrale :
la confiance du public.
Et cette confiance repose sur la capacité des médias à :
· innover
· s’adapter
· rester accessibles
Comme le souligne Muhsen Hassan (Dubai Media) :
« L’objectif n’est pas de concurrencer les plateformes numériques, mais de les compléter et de proposer une expérience d’écoute fluide et intégrée. »
Une vision lucide :
la radio ne disparaît pas, elle évolue.
Deux approches structurent aujourd’hui la transition :
· diffusion locale (bande VHF III)
· mutualisation des coûts via multiplex
· couverture limitée
· diffusion toutes fréquences (AM + VHF)
· couverture locale à internationale
· indépendance des diffuseurs
· efficacité énergétique et spectrale
Conclusion :
Le DRM offre une flexibilité stratégique supérieure, notamment pour les pays en développement.
Certains pays ont choisi une norme unique.
D’autres — comme l’Afrique du Sud ou l’Indonésie — optent pour une approche hybride DRM-DAB.
Pour l’Afrique, l’enjeu est clair :
Éviter le piège du choix imposé
et privilégier une approche adaptée aux réalités locales.
Adopter deux technologies sans coordination peut créer :
· confusion industrielle
· incompatibilité des équipements
· fragmentation des audiences
La solution :
Déployer dès le départ des récepteurs multistandards
et garantir une cohérence stratégique.
La radio numérique ne sert pas uniquement à diffuser du contenu.
Elle permet aussi :
· des systèmes d’alerte d’urgence
· l’éducation à distance
· la diffusion d’informations critiques
C’est un outil de résilience nationale.
La numérisation de la radio ne doit pas être un simple choix technique.
C’est une décision :
· politique
· économique
· stratégique
Les États africains doivent :
· définir leurs propres priorités
· choisir des standards durables
· coordonner régulateurs, industriels et diffuseurs
La radio n’est pas un vestige du passé.
C’est un outil de souveraineté pour l’avenir.
RADIOTAMTAM AFRICA
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