BURKINA FASO : Célébration du 8 mars au Burkina Faso : Le Capitaine Traoré à la rencontre des femmes cultivatrices d’oignons

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À propos de Félicité Amaneyâ Râ VINCENT - Rédactrice en chef à RADIOTAMTAM AFRICA , Félicité s'engage à façonner la radio de demain pour une Afrique prospère, inspirante , et prête à illuminer le monde.

Une Journée Internationale des Droits des Femmes sous le signe du travail et de la résilience

Le 8 mars 2025, le Burkina Faso a célébré la Journée internationale des droits des femmes d’une manière symbolique et engagée. Contrairement aux cérémonies habituelles marquées par des discours officiels et des festivités, le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, a choisi une approche différente : se rendre directement sur le terrain à la rencontre de celles qui, chaque jour, participent à l'économie du pays dans l’ombre et avec abnégation.

Cette année, son choix s’est porté sur les femmes cultivatrices d’oignons, une communauté dévouée et essentielle au secteur agricole burkinabè. Ce geste, loin d’être anodin, reflète une volonté politique affirmée de valoriser le rôle des femmes rurales et de les intégrer davantage dans les stratégies de développement du pays.

Les femmes cultivatrices d’oignons : un pilier de l’économie locale

L’agriculture représente près de 30 % du PIB du Burkina Faso, et les femmes y jouent un rôle majeur. Dans la filière oignon, leur contribution est incontournable. Présentes à toutes les étapes de la production – de la préparation des sols à la récolte, en passant par la commercialisation – elles assurent l’autonomie alimentaire et la stabilité économique de nombreuses familles.

Malgré leur impact crucial, ces travailleuses de la terre font face à de nombreux défis :
✅ Manque d’accès aux financements et aux équipements agricoles modernes
✅ Difficultés d’écoulement des produits sur le marché national et international
✅ Conditions de travail précaires, exacerbées par les défis climatiques et sécuritaires

En se rendant directement à leur rencontre, le Capitaine Traoré a voulu mettre en lumière leur résilience et leur importance dans le tissu socio-économique du Burkina Faso.

Un engagement présidentiel pour l’autonomisation des femmes rurales

Au cours de cette visite, plusieurs annonces fortes ont été faites en faveur des agricultrices :

 Accès aux crédits agricoles : Mise en place de fonds de soutien pour les femmes entrepreneures dans l’agriculture.
 Mécanisation du secteur : Distribution de semences améliorées et de matériel pour accroître la productivité.
 Meilleure structuration des coopératives : Encouragement à la formation de groupements féminins pour renforcer leur pouvoir de négociation.
 Soutien à la transformation locale : Développement de filières de transformation pour ajouter de la valeur aux produits agricoles et favoriser l’exportation.

Cette approche pragmatique et tournée vers l’action confirme la volonté des autorités de donner aux femmes rurales les moyens de réussir et d’accéder à une véritable autonomie financière.

Une reconnaissance méritée pour les femmes burkinabè

En choisissant de célébrer le 8 mars sur le terrain, aux côtés des travailleuses de l’ombre, le Capitaine Ibrahim Traoré envoie un message fort : les droits des femmes ne doivent pas être un simple slogan, mais une réalité concrète à travers des actions tangibles.

Ce geste s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance du rôle des femmes dans le développement du Burkina Faso. Car au-delà de la culture des oignons, ce sont elles qui nourrissent le pays, assurent la survie des familles et participent activement à l’essor économique de la nation.

Cette célébration du 8 mars 2025 restera donc un moment marquant, illustrant l’importance d’un engagement politique fort en faveur des femmes burkinabè, et en particulier celles du monde rural.

Vers un avenir où la femme cultivatrice sera au cœur des politiques publiques

Si cette rencontre symbolique a mis en avant les femmes rurales et leurs défis, elle doit surtout marquer le début d’un engagement durable. Car valoriser la femme cultivatrice, c’est garantir la souveraineté alimentaire du pays, lutter contre la pauvreté et bâtir une économie plus inclusive et prospère.

La balle est désormais dans le camp des décideurs pour transformer ces promesses en actions concrètes et faire en sorte que le 8 mars ne soit plus seulement une journée de célébration, mais aussi une date de prise de décisions en faveur des femmes burkinabè.