Paris – France. Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre du Gabon et président de la Plateforme Ensemble pour le Gabon, a rencontré la diaspora gabonaise en France lors d’un échange marqué par des prises de parole franches, des réactions engagées et des adhésions spontanées.
Un soutien affirmé à la Plateforme Ensemble pour le Gabon
La rencontre a débuté par deux brèves allocutions d’intervenants issus de la diaspora. Ces derniers ont exprimé leur volonté de soutenir la Plateforme Ensemble pour le Gabon, soulignant la nécessité de structurer une alternative politique crédible. Plusieurs adhésions spontanées ont été enregistrées dès l’ouverture, traduisant un intérêt immédiat.
Bilan politique : une responsabilité assumée
Prenant la parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze est revenu sur les six mois durant lesquels il a exercé les fonctions de Premier ministre. Il a assumé sa part de responsabilité politique, notamment sur la question sensible de l’augmentation de la dette publique gabonaise. Sans renier son héritage, il a dénoncé ce qu’il considère comme une forme de déni entretenue par certains acteurs de l’ancien régime, motivés par la crainte de perdre des avantages acquis.
Crise sociale : eau, électricité, factures impayées
L’ancien chef du gouvernement a insisté sur la réalité sociale vécue par les Gabonais. L’accès à l’eau potable et à l’électricité reste problématique dans plusieurs zones du pays. Les factures liées au branchement de l’électricité, notamment via la Guinée équatoriale, s’accumulent et demeurent impayées pour de nombreux foyers.
Grève des enseignants : une inquiétude durable
À ces difficultés s’ajoute la grève des enseignants, qui perdure et fragilise durablement le système éducatif. Le sujet a suscité de nombreuses réactions dans la salle, entre inquiétude, colère et demande de solutions concrètes.
Interview, photos et clôture conviviale
La rencontre s’est achevée par une interview ouverte avec les journalistes, suivie d’une séance de photos et d’un moment convivial autour d’une collation. Les échanges ont mis en évidence l’attente forte de la diaspora gabonaise en France, désireuse de jouer un rôle actif dans le débat politique et l’avenir du pays.