L'explosion désastreuse de Beyrouth le 4 août 2020, qui aurait fait au moins 135 morts, a été alimentée par 2750 tonnes de nitrate d'ammonium chimique hautement réactif qui se trouvait dans le port depuis près de sept ans. À ce titre, la catastrophe met en lumière le commerce mondial des matières dangereuses et l'importance de la sécurité portuaire. Il contient également des avertissements importants pour les ports africains. Le fait même que les produits chimiques étaient destinés au Mozambique suscite des inquiétudes.
Des matières dangereuses sont fréquemment expédiées vers les ports africains. Même lorsque les ports africains ne sont pas la destination ultime des substances dangereuses, les conteneurs peuvent être retenus en transit. Une mauvaise gestion peut augmenter la durée de gestion de ces matériaux et les risques qu'ils comportent. Alors que les ports africains sont de plus en plus développés dans le cadre des stratégies d'économie bleue, ces risques doivent être pris au sérieux. Les ports africains sont également confrontés à un autre type de matériau qui peut être dangereux: les déchets. Le commerce des déchets est une économie mondiale florissante, avec des matériaux allant des déchets électroniques (déchets électroniques) aux déchets plastiques, médicaux, chimiques ou même radioactifs expédiés quotidiennement à travers le monde. Les ports d'Afrique de l'Ouest et de l'Est sont les principales destinations de ces marchandises.
SOURCE: AFRICAN BUSINESS MAGAZINE
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