Découvrez tous nos artistes

08 janvier 2019 à 23h54 - 377 vues
Genre afrobeat, jazz, african, funk, world

Fela Anikulapo Kuti est un chanteur, saxophoniste, chef d'orchestre et homme politique nigérian né en 1938 à Abeokuta et mort en 1997. Époux de plusieurs femmes, président de la république de « Kalakuta » (Nigeria), il fut l’inventeur de l’afrobeat, mélange de jazz, de funk et de musique traditionnelle.

De mémoire d'Africain, aucun musicien n’aura marqué d’un tel impact la vie socio-politique d’une nation, qui de plus est la plus puissante du continent. Nous sommes au Nigeria au début des années 1970. Le pays à peine sorti de la guerre du Biafra connaît un véritable boom pétrolier qui le propulse en quelques mois au rang des premiers pays exportateurs de l’OPEP. Les juntes militaires se succèdent, l’élite et les multinationales se partagent alors les bénéfices de la manne pétrolière dans une corruption généralisée, tandis que les ghettos se multiplient dans la périphérie de Lagos. Dans cette atmosphère où la corruption et l’arbitraire sont loi, émerge un chanteur : Fela Anikulapo Kuti.

Il se sert de sa musique comme d’une redoutable arme pour brosser un sombre tableau des mœurs socio-politiques. Ses chansons en pidgin — l’anglais du petit peuple — qui durent en moyenne un quart d’heure sont souvent de virulentes diatribes contre la dictature militaire, la corruption qui gangrène les élites, mais décrivent aussi la misère de la rue et suggèrent à l’Africain qu’il doit conquérir sa liberté par un retour aux sources qui lui rendra son identité et sa vérité.

Musicien génial et inspiré, Fela allie le jazz et la soul aux rythmes locaux, le ju-ju et le high-life dans un cocktail explosif : l’afrobeat. Sa popularité s’étend bientôt au-delà même des frontières du pays grâce à des tubes qui font de véritables cartons dans toute la sous-région : Shakara, Zombie, Lady , No agreement… Le petit peuple des ghettos a trouvé son héros, celui qui dénonce les bassesses de la haute société et fait trembler les puissants. Mais très vite, il va s’attirer les foudres du pouvoir militaire qui supporte très mal ses satires qui le tournent en bourrique. Fela est plusieurs fois jeté en prison, torturé. Sa résidence baptisée Kalakuta Republic est saccagée dans une opération commando au cours de laquelle sa mère âgée de 78 ans est défenestrée — elle succombera quelques mois plus tard des suites de ses blessures.


Source

Fela Anikulapo Kuti est un chanteur, saxophoniste, chef d'orchestre et homme politique nigérian né en 1938 à Abeokuta et mort en 1997. Époux de plusieurs femmes, président de la république de « Kalakuta » (Nigeria), il fut l’inventeur de l’afrobeat, mélange de jazz, de funk et de musique traditionnelle.

De mémoire d'Africain, aucun musicien n’aura marqué d’un tel impact la vie socio-politique d’une nation, qui de plus est la plus puissante du continent. Nous sommes au Nigeria au début des années 1970. Le pays à peine sorti de la guerre du Biafra connaît un véritable boom pétrolier qui le propulse en quelques mois au rang des premiers pays exportateurs de l’OPEP. Les juntes militaires se succèdent, l’élite et les multinationales se partagent alors les bénéfices de la manne pétrolière dans une corruption généralisée, tandis que les ghettos se multiplient dans la périphérie de Lagos. Dans cette atmosphère où la corruption et l’arbitraire sont loi, émerge un chanteur : Fela Anikulapo Kuti.

Il se sert de sa musique comme d’une redoutable arme pour brosser un sombre tableau des mœurs socio-politiques. Ses chansons en pidgin — l’anglais du petit peuple — qui durent en moyenne un quart d’heure sont souvent de virulentes diatribes contre la dictature militaire, la corruption qui gangrène les élites, mais décrivent aussi la misère de la rue et suggèrent à l’Africain qu’il doit conquérir sa liberté par un retour aux sources qui lui rendra son identité et sa vérité.

Musicien génial et inspiré, Fela allie le jazz et la soul aux rythmes locaux, le ju-ju et le high-life dans un cocktail explosif : l’afrobeat. Sa popularité s’étend bientôt au-delà même des frontières du pays grâce à des tubes qui font de véritables cartons dans toute la sous-région : Shakara, Zombie, Lady , No agreement… Le petit peuple des ghettos a trouvé son héros, celui qui dénonce les bassesses de la haute société et fait trembler les puissants. Mais très vite, il va s’attirer les foudres du pouvoir militaire qui supporte très mal ses satires qui le tournent en bourrique. Fela est plusieurs fois jeté en prison, torturé. Sa résidence baptisée Kalakuta Republic est saccagée dans une opération commando au cours de laquelle sa mère âgée de 78 ans est défenestrée — elle succombera quelques mois plus tard des suites de ses blessures.


Source

Top Titres

Zombie 1

Zombie

Water No Get Enemy 2

Water No Get Enemy

Expensive Shit 3

Expensive Shit

Lady 4

Lady

Gentleman 5

Gentleman

Roforofo Fight 6

Roforofo Fight

Shakara 7

Shakara

Trouble Sleep Yanga Wake Am 8

Trouble Sleep Yanga Wake Am

Everything Scatter 9

Everything Scatter

He Miss Road 10

He Miss Road

Top Albums

The Best of the Black President
The Best of the Black President
pistes
Zombie
Zombie
pistes
Expensive Shit
Expensive Shit
pistes

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article