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#Rester  en position de victime est le pire que vous puissiez faire

05 février 2018 - 49 vues

Chère Lectrice, Cher Lecteur,

Qu'arrive-t-il quand quelqu'un ne reconnaît pas et n'utilise pas son pouvoir ? Eh bien, il attribue aux autres la responsabilité de ce qui se produit dans sa vie ·

"Si j'avais eu..."; "Si mes parents avaient eu de l'argent..."; "S'il ne m'était pas arrivé... "; "Si j'avais eu l'opportunité... ".

Nombreux sont ceux qui se sentent malheureux, infortunés et opprimés par les circonstances. Ils sont attentifs aux méchancetés et injustices que le monde a pour eux et se plaignent tout le temps de leur existence, mais ils ne font rien pour la changer. Ces gens se complaisent dans la pitié pour eux-mêmes. Ils nient leur pouvoir d'agir sur leur destin et se déchargent de leur responsabilité sur les circonstances externes.

Quand vous pensez que quelque chose ou quelqu'un est la cause de votre malheur et que, de plus, vous croyez que vous ne pouvez rien y faire, vous vous mettez en situation de victime.

L'histoire de certaines personnes se réduit aux événements qui les ont empêchées d'obtenir ceci ou cela. Ou bien c'est la malchance qu'elles ont eue, ou l'injustice de certaines réglementations, ou les patrons qu'elles ont eus.

Face à de telles personnes, il se peut que nous commencions par avoir de la peine pour leur triste sort et que nous ayons de la compassion et des attentions particulières pour elles. Mais nous comprenons rapidement que, derrière des circonstances diverses, c'est toujours la même histoire qu'elles revivent. Leurs récits pourraient porter un même titre: "Mon histoire de victime" dont le but est de montrer la culpabilité d'autrui dans ce qui leur arrive.

"Je ne pouvais pas avoir agi différemment et maintenant j'en paye injustement les conséquences."

Les gens qui se perçoivent comme victimes n'apprennent pas de leurs propres erreurs. Par conséquent, même s'ils changent complètement d'environnement et établissent des relations avec des personnes très différentes, ils se retrouvent dans le même pétrin au bout de quelques temps.

Bien entendu, ce n'est pas la faute de leur "malchance", comme ils le croient souvent eux-mêmes. C'est leur attitude et leur comportement qui sont à l'origine de leurs nouvelles difficultés.

En vous sentant victime, vous perdez votre confiance en VOUS

Se sentir victime est une position commode à court terme. Les gens vous plaignent, vous démontrent leur affection et exigent peu de vous, "compte tenu des circonstances que vous traversez". Ils sont même prêts à vous excuser pour vos résultats médiocres.

Mais à long terme, se sentir victime est une très mauvaise affaire. Nous commençons par perdre notre confiance en nous-mêmes et finissons par renoncer à manifester notre pouvoir face aux circonstances. Les autres cessent de compter sur nous et nous cessons de compter pour eux, car si nous nous montrons incapables de gérer notre propre vie, personne ne fera plus appel à nous.

Bien évidemment, les personnes que l'on admire ne sont pas celles qui passent leur vie à se plaindre de la mauvaise situation ou à se lamenter de ne pas pouvoir faire ce qu'elles veulent à cause des autres. Le leadership appartient à ceux qui croient en leur capacité d'action et qui agissent pour obtenir ce qu'ils veulent dans n'importe quelles conditions.

Il n'y a pas de personne sans force, il n'y a que des personnes qui ne s'en servent pas

Quand nous nous sentons victimes, nous oublions notre pouvoir et notre force. Il y a, sans doute, des situations face auxquelles nous ne pouvons rien faire: nous n'avons pas choisi la famille dans laquelle nous sommes nés, ni l'environnement et les influences de nos premières années d'existence. Cependant, l'être humain a fait la preuve de son immense pouvoir à transformer ce qui ne lui plaît pas et fait obstacle à ses projets. Il y a des milliers d'histoires de gens qui ont réussi à contribuer à la prospérité de leur entourage, au lieu de se plaindre de leur malchance, de l'injustice sociale ou des difficultés de l'existence.

Quand vous racontez un épisode douloureux de votre vie, vous pouvez le faire de deux manières: d'un point de vue de victime ou d'un point de vue "proactif". Plus loin, nous allons vous donner quelques- unes des caractéristiques d'une "histoire de victime" mais avant, nous vous proposons un petit exercice.

Exercice

Choisissez, dans vos souvenirs, une circonstance dans laquelle vous vous êtes senti victime. Dans votre journal de bord, rédigez cette version de votre histoire en insistant, si besoin est, sur ce qui a fait de vous une victime dans ce cas. Les caractéristiques d'une histoire de victime que nous vous avons données, devraient vous y aider. Ne craignez pas d'être excessif, ce n'est qu'un exercice.

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Ceci fait, écrivez la même histoire mais en la racontant comme si vous aviez tout fait exprès pour vous mettre dans cette situation. Là aussi, nous vous invitons à forcer le trait. Utilisez pour cela, les caractéristiques d'une histoire responsable. Dans cette nouvelle version, il ne doit rien rester qui vous désigne comme victime. C'est possible, et rappelez-vous que ce n'est qu'un exercice...

Caractéristiques d'une histoire de victime
  • La personne raconte tout ce qu'elle a "perdu".
  • Ce qu'elle met le plus en relief, c'est la "méchanceté" des autres.
  • Elle cherche des coupables.
  • Elle souligne et exagère combien ce qu'elle a vécu fut "douloureux', "terrible", "effroyable".
  • Elle raconte son histoire, comme si elle lui était arrivée totalement par surprise. Comme si elle l'avait disposé d'aucun élément d'information préalable qui lui indiquait que quelque chose pouvait arriver.
  • Elle laisse les circonstances dont elle a souffert contaminer le reste de son existence, pour "démontrer'' à quel point ce qu'elle a traversé fut terrible. Elle utilise cela afin d'obtenir de la "compréhension" sur les mauvais résultats obtenus par ailleurs.
  • Quand elle se raconte, elle cherche à obtenir de la compassion, du soutien ou de l'attention.
  • Elle insiste sur tous les efforts qu'elle a faits pour "supporter" la situation.
  • Elle se convainc de la véracité de sa propre histoire et de ce qu'il "n'y avait pas d'autre issue possible''.
Caractéristiques d'une histoire responsable
  • La personne raconte tout ce qu'elle a appris de cette épreuve.
  • Elle assume les erreurs qu'elle a pu commettre.
  • Elle a recherché des solutions.
  • Elle met en lumière les côtés positifs de la situation et souligne que cela aurait pu être pire et que, par chance, cela ne l'a pas été.
  • Elle raconte les faits en réfléchissant aux informations dont elle disposait qui lui auraient permis de prévoir ce qui s'est passé et dont elle n'a pas tenu compte, parce qu'elle a pensé "qu'avec elle, ce serait différent".
  • Elle évite au maximum que cet épisode n'affecte le reste de son existence.
  • En racontant son histoire, elle cherche des alternatives et des conseils pour aller au-delà.
  • Elle se sent fière d'avoir géré son problème de cette façon et de tout ce que cela lui a appris.
4 exemples: victime ou responsable ?

A titre d'exemple, nous allons vous raconter 4 histoires qui sont celles de beaucoup de gens. Vous serez surpris de constater à quel point elles sont différentes, selon qu'elles sont racontées en forçant le point de vue de la victime ou en prenant un point de vue responsable. Les exemples sont réels et ont été empruntés à des personnes que nous avons connues.

 

Divorce de mes parents: version victime

"Mes parents se sont séparés quand j'avais 8 ans. J'étais l'aînée de 4 enfants. Nous sommes restés avec mon père parce que, soit-disant, ma mère n'avait pas la maturité suffisante pour s'occuper de nous. Tout cela fut terrible pour moi. Grandir sans maman est très triste, surtout quand on est une petite fille. Quand on n'a personne pour vous consoler et vous amener à jouer avec les autres enfants, on se sent très triste et désemparée.

Quelquefois, j'étais honteuse de ne pas avoir de mère et je ne voulais pas qu'on le sache. A cause de cela, je n'ai pas eu le même soutien que mes camarades de classe, ni pour mes études, ni pour tout le reste dont je ressentais le besoin. Je ne savais jamais si ce que je faisais était bien ou mal car le n'avais personne avec qui en parler. Je n'aime pas me souvenir de mon enfance: cela ne m'amène que de tristes souvenirs. Rien d'agréable ne m'est arrivé pendant cette époque de ma vie. Je sais que cela m'a marquée et que beaucoup de ce qui m'arrive maintenant est dû à mon enfance malheureuse."

Le divorce de mes parents: version responsable

"Mes parents se sont séparés quand j'avais 8 ans. Je n'ai jamais revu ma mère. Cependant, mon père s'est beaucoup occupé de nous. Il s'est toujours assuré que nous ne nous sentions pas seuls, et mes tantes aussi. Quand j'avais un problème ou des difficultés à l'école, ma mère me manquait beaucoup, mais mes tantes étaient là pour la remplacer.

J'ai reçu l'affection de beaucoup d'adultes, amis de mon père et de mes oncles et tantes, et je me rends bien compte que je me suis mis bien souvent dans une position de victime, consciemment ou inconsciemment, pour obtenir leur attention et leur compassion.

A force de jouer le jeu de la petite fille désemparée, j'en étais arrivée à avoir pitié de moi-même et à me convaincre que rien ne pourrait réparer le malheur passé. Maintenant, j'ai mûri et je suis capable de me souvenir des bons côtés de mon enfance. Je me souviens de tous les efforts que mon père faisait pour me faire plaisir.

Je reconnais que j'avais choisi la mélancolie pour manipuler les adultes, sans me rendre compte du mal que je me faisais à moi-même.

Il y a encore beaucoup de choses qui ne vont pas comme je voudrais. Mais il y en a au moins une qui a changé complètement: j'ai cessé de me sentir victime et je sais maintenant qu'il ne tient qu'à moi de trouver, dans la vie, ce que j'en attends."

L'associé qui m'a miné: version victime

"Je ne sais même pas par où commencer. Je me suis associé avec un ami, ou quelqu'un que je considérais comme tel. Nous avons monté une entreprise à laquelle nous croyions tous les deux. J'ai donné tout ce que j'avais, en travail et en capital. A tel point que j'avais même vendu ma maison et que je faisais des journées doubles pour lancer l'affaire.

Au début, cela marcha très bien. Mais, petit à petit, mon ami trouva toutes sortes d'excuses pour ne pas faire sa part. De plus, comme c'était lui qui s'occupait de la gestion, il a commencé à se faire des avances qu'il rembourserait "plus tard". Par manque de liquidité, nous avons perdu des occasions d'acheter à un meilleur prix au comptant. Et enfin, il commença à donner des emplois à des membres de sa famille en leur permettant de n'en faire qu'à leur tête.

Malgré tout, notre affaire était tellement bonne qu'elle commença à produire des bénéfices. C'est là que tout commença à s'envenimer parce que mon associé devint encore plus vorace. Il chercha à abaisser les coûts de production de notre produit, au détriment de la qualité, ce avec quoi j'étais en total désaccord. Nos relations devinrent tellement tendues que j'ai voulu me retirer de l'affaire.

Le pire fut le moment de la négociation de notre séparation. Il ne me reconnut même pas la moitié de ce que je considérais comme juste pour mon apport. Il s'est comporté comme un requin parce qu'il a tout sous-estimé pour me payer le moins possible. Quand je m'en suis enfin sorti, je me suis retrouvé sans maison, endetté et sans travail. Par dessus le marché, il raconte à qui veut l'entendre que c'est de ma faute si l'affaire allait mal et qu'il a dû me mettre dehors pour redresser la situation !"

L'associé qui m'a miné: version responsable

"Je connaissais cet ami depuis des années. Il avait un très bon potentiel professionnel et je savais qu'il avait une tendance à travailler peu et à dépenser l'argent de façon désordonnée. Cependant, je n'avais jamais eu de problème avec lui et je me suis imaginé que ses défauts ne se manifesteraient pas avec moi. Je suis donc responsable de ne pas avoir prévu qu'il agirait avec moi comme avec les autres.

J'ai utilisé toutes mes économies et vendu ma maison, non pas parce qu'il me l'a demandé, mais parce que je l'ai voulu. Je voyais un tel potentiel dans cette affaire, que j'ai voulu commencer "en grand" dès le début.

Le fait que je travaillais plus que mon ami ne signifiait pas qu'il ne tenait pas ses engagements: j'étais particulièrement motivé par le travail et je voulais veiller à tout, personnellement.

S'il manqua de rigueur dans la gestion et confia des postes à des membres de sa famille, c'est en partie parce que je l'ai laissé faire.

La négociation que nous avons menée pour qu'il garde l'affaire, fut vraiment injuste. Mais je dois reconnaître qu'à ce moment là, j'ai préféré partir en y laissant des plumes pour ne plus le voir, car je me sentais terriblement offensé par tout ce qu'il m'avait fait.

Je sais qu'il raconte cette histoire en l'arrangeant, pour avoir le beau rôle aux yeux de ses relations. Mais je me rends compte que, de mon côté, j'ai fait la même chose en exagérant mon rôle de victime alors que, dans cette affaire, ma responsabilité est presque égale à la sienne."

 

A la maison, personne ne m'aide: version victime

"Je suis mariée, j'ai 3 garçons et je suis désespérée... Je travaille toute la journée comme mon mari et, quand je rentre, je dois continuer avec les tâches ménagères. J'en ai assez parce que cela ne vient à l'idée de personne de m'aider. Ils veulent que tout soit prêt au moment où ils en ont envie et ils se plaignent si ce n'est pas exactement conforme à leurs exigences. Ils n'ont aucune attention envers moi et ne valorisent pas ce que je fais pour eux. Ça leur est complètement égal que je sois "crevée" et mon travail ne se voit même pas. Quand je leur demande de l'aide, ils sont "exténués" et après, ils disent ne pas comprendre pourquoi je me plains."

 

A la maison personne ne m'aide: version responsable

"Je suis mariée et j'ai 3 garçons. J'ai toujours pensé que c'était à la femme de s'occuper des tâches domestiques. Autrefois, quand l'un d'eux voulait m'aider, je mettais des obstacles à ses initiatives. En fin de compte, je préférais me débrouiller toute seule parce que je trouvais que cela me prenait moins de temps. Sinon, il fallait que je leur explique comment faire et que je refasse presque tout derrière eux.

C'est moi qui leur ai appris à dépendre de moi à la maison. De cette façon, je me sentais plus importante. Il m'est même arrivé de les critiquer pour avoir fait des choses en mon absence, sans me le demander. Je me plains de ce qu'ils ne valorisent pas mon travail à la maison mais je suis la première à ne pas le valoriser. En réalité, si je fais ce que je fais, c'est parce que je me sens bien dans mon rôle de maîtresse de maison. Cela me fatigue peut-être, mais je ne conçois pas que quelqu'un d'autre le fasse à ma place.'

 

Je suis pauvre: version victime

"Je travaille depuis plus de 10 ans. J'ai un salaire de misère qui suffit de moins en moins à nos besoins. Autrefois, nous pouvions faire des sorties en famille. Maintenant, ce n'est plus possible et nous devons rester pour les vacances, ou même ne plus en prendre.

Mes espérances de réussite économique sont de plus en plus lointaines. Il y a chaque jour plus de concurrence dans mon domaine et les gens se vendent pour rien. Pas moyen de m'installer à mon compte dans ces conditions. Pour cela, il me faudrait des réserves et je ne saurais comment faire face à mes besoins en attendant les premiers bénéfices..."

 

Je suis pauvre : version responsable

Il y a plusieurs années que je travaille dans cette entreprise où il n'y a pas de perspective de promotion, et j'ai souvent pensé que j'étais en train de m'y ankyloser. Cependant, même si j'ai dit que j'allais chercher autre chose, en réalité, je n'ai jamais rien fait de sérieux en ce sens. Mes amis m'ont offert plusieurs fois leur aide, pour obtenir un autre poste. Je n'en ai pas profité parce que j'ai préféré rester où j'étais car je m'y sens en sécurité, je connais les gens et j'y gagne ma vie, sans faire trop d'efforts. Par ailleurs, pendant toutes ces années, je ne me suis pas préoccupé de continuer à me former pour rester à niveau, même si j'ai des collègues qui ont fait cet effort. Je pensais que ce que je savais était suffisant pour faire mon travail. C'est pourquoi je n'ai pas beaucoup progressé.

J'ai eu plusieurs opportunités de m'installer à mon compte, comme d'autres collègues qui étaient dans les mêmes conditions que moi et qui ont très bien réussi depuis. Mais j'ai préféré la sécurité et la tranquillité d'un emploi salarié, plutôt que de prendre des risques et de m'angoisser sans nécessité.

Je sais que je pourrais prendre mon indépendance à tout moment ou améliorer mes conditions de travail, si je le décide."

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