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#EDITORIAL. « Un nouveau contrat mondial » Actus Internationales

07 février 2018 - 139 vues
 

En soixante ans, la pauvreté a considérablement diminué dans le monde.

En Chine et en Inde, une classe moyenne a émergé de l’océan de la misère. Mais il reste encore beaucoup à faire car 800 millions de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour. L’écrasante majorité de la population mondiale, 80 %, ne dispose que de 10 % des richesses !

Une mondialisation plus humaine et plus juste est donc nécessaire. Mais comment y parvenir ? Est-il possible, sinon de l’organiser, du moins de l’orienter vers le bien de l’humanité ? «Un nouveau contrat mondial pour investir, protéger, partager», est indispensable a plaidé le président de la République au forum économique de Davos. Cela suppose un «effort collectif» des institutions internationales, des chefs d’État, des entreprises, des sociétés civiles.

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Car il s’agit d’intégrer dans leurs actions les « biens communs mondiaux » : le développement économique durable, la santé, l’éducation, la sécurité et la cohésion sociale, les droits de l’Homme, etc. «On ne peut jamais renoncer», a déclaré Emmanuel Macron, affirmant avec force que «la croissance économique ne peut être une fin, elle reste un moyen». Il avance l’idée d’un cadre fiscal mondial permettant de financer ce Bien Commun tout en mettant fin à l’évasion fiscale.

Son message cherche non seulement à remédier aux maux hérités du passé, mais aussi à relever les défis qui s’annoncent. Ainsi, pour conjurer le risque de déstabilisation du système financier mondial, il propose que le Fonds monétaire international contrôle tout le secteur financier, jusqu’aux monnaies virtuelles.

Pour un développement plus humain

La rapidité des progrès technologiques risque aussi de déstabiliser les sociétés en détruisant massivement des emplois. Emmanuel Macron invite donc les États du G20 à réguler ces évolutions avec les géants du numérique : «À quel moment va-t-on décider de stopper des innovations? À quel moment va-t-on mettre une ligne rouge à l’intelligence artificielle?»car elle porte atteinte à «notre rapport à la liberté individuelle, au respect des droits privés, parce que ça met en cause l’intégrité de l’humain, du vivant».

Ce nouveau contrat mondial est «le seul moyen de protéger, à long terme, nos biens communs et nos populations». Car aucun pays ne peut surmonter seul ce qui avive les guerres et affaiblit les démocraties : « Les grandes migrations, le terrorisme, les grands changements technologiques… imposent une coopération internationale », a dit Emmanuel Macron. Il déplore la non-coopération actuelle qui affaiblit les organisations internationales, comme les Nations unies. Des États s’en détournent, d’autres les contournent. Chacun joue pour soi au lieu de coopérer pour le bien des peuples.

Or, le monde est à la croisée des chemins. Face à «la menace d’une dérive vers des situations de chaos et de conflits d’une violence sans précédent», il est nécessaire de «rechercher en nous-mêmes l’énergie et le courage de les affronter ensemble», écrit Michel Camdessus (1). Le mérite du chef de l’État est d’appeler à cette coopération malgré les vents contraires. Et de relancer cette idée qui n’est pas nouvelle et qui avance aux Nations unies (1). Les peuples européens qui ont toujours aspiré à un développement plus humain, alliant justice et liberté, ont l’occasion de soutenir cette initiative. Si elle l’emporte, le monde avancera plus sûrement vers la paix.

(1) Vers le monde de 2050, Michel Camdessus, éd. Fayard.

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