L’armée gabonaise est classée 126e sur 136 pays par le Global Firepower en 2018. © Gabonreview

L’armée gabonaise serait moins puissante qu’on le croit. Sur les 136 pays notés par le Global Firepower (GFP) en 2018, elle arrive au 126e rang mondial. Seules les armées namibienne (127e), mauritanienne (129e), centrafricaine (130e) ou libérienne (135e) sont en dessous d’elle sur le plan mondial.

Sur le plan continental, c’est l’Egypte (12e mondiale) qui arrive en haut du tableau, avec 454 250 militaires actifs et 875 000 réservistes, pour 4 946 chars, 1 132 avions militaires, dont 309 avions de chasse, et 319 navires et bâtiments de guerre.

La RDC (75e mondiale et 10e continentale) est la première dans la sous-région Afrique centrale, suivie par le Tchad (16e continental et 94è mondial), le Cameroun (22e continental et 110e mondial), le Congo (26e continental et 120e mondial), la République centrafricaine (31e continentale).

Avec un budget pour sa défense estimé par GFP à 81 millions de dollars, soit environ 43 milliards de francs CFA, l’armée du Gabon est classée 28e sur 34 en Afrique, et arrive avant-dernier dans la sous-région. Le pays comptabiliserait 4 850 militaires actifs, et possèderait au total 6 avions de chasse, 15 avions de transport, 16 hélicoptères et 250 véhicules blindés de combat.

Le classement final de Global Firepower s’appuie sur plus de 55 facteurs individuels pour déterminer le score PowerIndex (‘PwrIndx’) de chacun des pays notés. «Le classement ne dépend pas uniquement du nombre total d’armes disponibles pour un pays donné (bien qu’il s’agisse d’un facteur important), mais met plutôt l’accent sur la diversité des armes dans les totaux afin de fournir un meilleur équilibre de puissance disponible», précisent les auteurs du classement, qui ne prend pas en compte les stocks nucléaires de certains pays.

Pour établir le classement final, les éléments ci-après ont été pris en compte : les statuts du Premier Monde, du Second Monde et du Tiers Monde, les facteurs géographiques, la flexibilité logistique, les ressources naturelles, l’industrie locale, la main-d’œuvre disponible et la stabilité financière.

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Source : Gabonrewiew