AFRIQUE 2050 : Afrique économie Le boom de l'or en Afrique de l'Ouest

21 août 2020 à 00h27 - 617 vues

Tunnel d'une mine d'or, au Mali. Getty Images/Aldo Pavan

Par RadioTamTam avec RFI

Le boom de l'or en Afrique de l'Ouest

Deuxième volet de notre série sur l’exploitation de l’or en Afrique de l’Ouest. Le métal précieux a dépassé cet été la barre des 2 000 dollars l’once sur les marchés internationaux, et la tendance à la hausse devrait se poursuivre pour le plus grand bonheur des pays d’Afrique de l’Ouest devenus des producteurs majeurs de métal jaune. Si les industriels assurent l’essentiel de l’extraction aurifère, les orpailleurs artisanaux se comptent en millions et les pays tentent de mieux structurer la filière artisanale.

Au Burkina Faso les mines d’or industrielles produisent environ 50 tonnes d’or par an, un total auquel il faut ajouter la production artisanale. Un million et demi d’orpailleurs travaillent dans ce secteur et beaucoup d’entre eux oublient de payer leurs impôts, selon Toussaint Bamouni, directeur exécutif de la chambre des mines.

« Une étude en 2017 a démontré que l’artisanal était autour de dix tonnes par an. Mais en réalité ce qui est déclaré à l’État c’est moins de quatre cents kilos. Donc vous mesurez la dimension de la fraude pour ce qui concerne les recettes de l’État. »

Comment faire en sorte que l’or artisanal profite à l’État ? Le Burkina Faso a commencé par diviser par trois la taxe. Passée de 600 000 CFA le kilo d’or à 200 000 afin d’inciter les orpailleurs à vendre aux structures officielles. Au Mali, le problème concerne surtout les relations difficiles entre industriel et artisans. Les conflits de territoires sont nombreux et la Chambre des mines travaille à structurer les orpailleurs avec l’aide de la Banque mondiale.

Abdoulaye Pona, président de la chambre des mines du Mali.
« Il faut que les artisans soient formés et regroupés en coopérative. Il faut aussi que l’état crée des corridors pour que les artisanaux évoluent dans ces couloirs. Une fois qu’ils auront leurs corridors, il n’y aura plus de raison pour eux d’aller squatter le terrain d’un industriel. Tant qu’il n’y aura pas cela, les conflits perdureront. Et avec ces corridors, nous allons pouvoir éviter ces conflits. »

Le Burkina Faso rêve de voir ses orpailleurs devenir de petites unités industrielles. Toussaint Bamouni. « Je pense que la vision de l’État, c’est de faire évoluer l’orpaillage vers la petite mine, la petite mine mécanisée, et justement, nous faisons un travail dans ce sens. L’essentiel est de pouvoir faire le travail dans les règles de l’art tout en respectant la réglementation. »

Au Burkina Faso les mines d’or industrielles produisent environ 50 tonnes d’or par an, un total auquel il faut ajouter la production artisanale. Un million et demi d’orpailleurs travaillent dans ce secteur et beaucoup d’entre eux oublient de payer leurs impôts, selon Toussaint Bamouni, directeur exécutif de la chambre des mines.

« Une étude en 2017 a démontré que l’artisanal était autour de dix tonnes par an. Mais en réalité ce qui est déclaré à l’État c’est moins de quatre cents kilos. Donc vous mesurez la dimension de la fraude pour ce qui concerne les recettes de l’État. »

Comment faire en sorte que l’or artisanal profite à l’État ? Le Burkina Faso a commencé par diviser par trois la taxe. Passée de 600 000 CFA le kilo d’or à 200 000 afin d’inciter les orpailleurs à vendre aux structures officielles. Au Mali, le problème concerne surtout les relations difficiles entre industriel et artisans. Les conflits de territoires sont nombreux et la Chambre des mines travaille à structurer les orpailleurs avec l’aide de la Banque mondiale.

Abdoulaye Pona, président de la chambre des mines du Mali.
« Il faut que les artisans soient formés et regroupés en coopérative. Il faut aussi que l’état crée des corridors pour que les artisanaux évoluent dans ces couloirs. Une fois qu’ils auront leurs corridors, il n’y aura plus de raison pour eux d’aller squatter le terrain d’un industriel. Tant qu’il n’y aura pas cela, les conflits perdureront. Et avec ces corridors, nous allons pouvoir éviter ces conflits. »

Le Burkina Faso rêve de voir ses orpailleurs devenir de petites unités industrielles. Toussaint Bamouni. « Je pense que la vision de l’État, c’est de faire évoluer l’orpaillage vers la petite mine, la petite mine mécanisée, et justement, nous faisons un travail dans ce sens. L’essentiel est de pouvoir faire le travail dans les règles de l’art tout en respectant la réglementation. »

source : RFI

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